Les dernières Articles - Gestion des collectivités https://www.sidesa.fr/tous-les-articles Les dernières Articles - Gestion des collectivités fr-FR Copyright 2018, Sidesa Mon, 24 Sep 2018 22:03:22 +0200 720 Le bornage https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/le-bornage <p style="text-align: justify;">Le bornage de terrains est l&#39;op&eacute;ration qui consiste &agrave; fixer d&eacute;finitivement la limite s&eacute;parative de deux terrains contigus.</p> <p style="text-align: justify;">Le bornage &eacute;tabli de deux mani&egrave;res : &agrave; l&#39;amiable ou par d&eacute;cision de justice.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Bornage amiable </strong></h1> <p style="text-align: justify;">Le bornage est amiable lorsqu&#39;il est &eacute;tabli avec l&#39;accord des propri&eacute;taires des deux terrains concern&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Le bornage est alors r&eacute;alis&eacute; par un g&eacute;om&egrave;tre-expert d&eacute;sign&eacute; par les propri&eacute;taires.</p> <p style="text-align: justify;">Une fois que le g&eacute;om&egrave;tre s&#39;est rendu sur le terrain, il r&eacute;dige un proc&egrave;s-verbal fixant d&eacute;finitivement les limites s&eacute;paratives de chaque terrain. Pour &ecirc;tre valable, le proc&egrave;s-verbal doit &ecirc;tre sign&eacute; par les tous les propri&eacute;taires.</p> <p style="text-align: justify;">Une fois sign&eacute; par les parties, le proc&egrave;s-verbal vaut titre d&eacute;finitif, tant pour les contenances des parcelles que pour les limites qu&#39;il leur assigne.</p> <p style="text-align: justify;">Ce bornage s&#39;impose au juge et n&#39;autorise plus le recours &agrave; un bornage par la voie judiciaire.</p> <p style="text-align: justify;">Les frais d&#39;acte notari&eacute; servant &agrave; l&#39;enregistrement du bornage amiable sont partag&eacute;s pour moiti&eacute; entre les deux parties.</p> <h2 style="text-align: justify;">L&#39;action en bornage</h2> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence d&#39;accord amiable, tout propri&eacute;taire peut obliger son voisin &agrave; d&eacute;limiter son terrain en sollicitant l&#39;&eacute;tablissement du bornage par le tribunal d&#39;instance<em> (art.<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000018922524&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071164&amp;dateTexte=20121003" target="_blank">R.221-12</a> Code de l&#39;organisation judiciaire).</em>&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006429902&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070721&amp;dateTexte=20121003&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=759060805&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article 646</a> du Code civil </em>dispose en effet que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Tout propri&eacute;taire peut obliger son voisin au bornage de leurs propri&eacute;t&eacute;s contigu&euml;s. Le bornage se fait &agrave; frais communs.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">C&#39;est le tribunal qui nomme le g&eacute;om&egrave;tre expert et le bornage est &eacute;tabli par jugement.</p> <p style="text-align: justify;">Comme pour le proc&egrave;s-verbal du g&eacute;om&egrave;tre dans le bornage amiable, le jugement doit &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute; chez un notaire, puis publi&eacute; au bureau des hypoth&egrave;ques. Les frais d&#39;acte notari&eacute; servant &agrave; l&#39;enregistrement du bornage judiciaire sont r&eacute;partis entre les deux parties.</p> <p>&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/le-bornage Wed, 03 Oct 2012 19:20:00 +0200 Offres de base et offres variantes https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/offres-de-base-et-offres-variantes <p style="text-align: justify;">L&rsquo;offre de base est l&rsquo;offre qu&rsquo;un candidat &agrave; un march&eacute; public soumet &agrave; l&rsquo;acheteur public afin de r&eacute;pondre au besoin tel que ce dernier&nbsp;l&rsquo;a exprim&eacute; dans le r&egrave;glement de consultation.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;finition</h1> <p style="text-align: justify;">Les variantes constituent :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;des modifications, &agrave; l&#39;initiative des candidats, de sp&eacute;cifications pr&eacute;vues dans la solution de base d&eacute;crite dans les documents de la consultation&quot;&nbsp; (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000023429764&amp;fastReqId=1402891178&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 05 janvier 2011, Commune Bonneval-sur-Arc, n&deg;343206</a>). </em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Elles permettent aux candidats de proposer &agrave; l&rsquo;acheteur public une solution ou des moyens, autres que ceux fix&eacute;s dans le cahier des charges ou, plus g&eacute;n&eacute;ralement dans le dossier de consultation, pour effectuer les prestations du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;acheteur public doit veiller &agrave; ce que les variantes propos&eacute;es ne portent pas sur des &eacute;l&eacute;ments du cahier des charges identifi&eacute;s par lui comme ne pouvant pas faire l&#39;objet d&#39;une variante et ne remettent pas en cause le projet de base.</p> <p style="text-align: justify;">Toute proposition de variante qui ne respecte pas les exigences minimales et les limites impos&eacute;es doit &ecirc;tre rejet&eacute;e.</p> <h1 style="text-align: justify;">R&eacute;gime des variantes</h1> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;gime des variantes est plus restrictif dans les proc&eacute;dures formalis&eacute;es que dans les proc&eacute;dures adapt&eacute;es :</p> <ul> <li style="text-align: justify;"><strong>Dans les proc&eacute;dures formalis&eacute;es</strong>, les variantes doivent &ecirc;tre express&eacute;ment autoris&eacute;es par le l&rsquo;acheteur public dans l&#39;avis de publicit&eacute; ou dans les documents de la consultation. A d&eacute;faut, elles r&eacute;put&eacute;es interdites. Par cons&eacute;quent, la CAO est tenue d&#39;&eacute;carter une offre d&egrave;s lors qu&#39;il s&#39;agit d&#39;une variante non admise par le dossier de consultation ;</li> <li style="text-align: justify;"><strong>Dans les MAPA</strong>, les variantes sont, en principe, autoris&eacute;es, sauf si l&rsquo;acheteur public les a express&eacute;ment interdites.<br /> Pour les entit&eacute;s adjudicatrices, &agrave; l&#39;inverse de la r&egrave;gle en vigueur pour les march&eacute;s pass&eacute;s selon une proc&eacute;dure formalis&eacute;e des pouvoirs adjudicateurs, les variantes sont admises par principe, sauf indications contraires dans les documents de la consultation. Les entit&eacute;s adjudicatrices n&#39;ont donc pas besoin de les autoriser express&eacute;ment (art. 157 du CMP).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Dans le silence du march&eacute;, les principes ci-dessous s&rsquo;appliquent.<br /> &nbsp;</p> <table align="center" border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" height="138" width="475"> <tbody> <tr> <td style="text-align: justify;">&nbsp;</td> <td style="text-align: justify;"><strong>Proc&eacute;dure adapt&eacute;e</strong></td> <td style="text-align: justify;"><strong>Proc&eacute;dures formalis&eacute;es</strong></td> </tr> <tr> <td style="text-align: justify;"><strong>Pouvoir Adjudicateur </strong></td> <td> <p style="text-align: justify;">Autorisation<span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>*</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">(art.50 II)</p> </td> <td> <p style="text-align: justify;">Interdiction<span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>*</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">(art.50 I)</p> </td> </tr> <tr> <td style="text-align: center;"> <p style="text-align: justify;"><strong>Entit&eacute; </strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Adjudicatrice</strong></p> </td> <td> <p style="text-align: justify;">Autorisation<span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>*</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">(art. 157)</p> </td> <td> <p style="text-align: justify;">Autorisation<span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>*</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">(art.157)</p> </td> </tr> </tbody> </table> <p style="text-align: justify;">&nbsp;<br /> <span style="color: rgb(255, 0, 0);"><em>&nbsp;&nbsp; &nbsp;*Sauf disposition expresse contraire dans AAPC ou DCE</em></span></p> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;cret n&deg;2011-1000 du 25 ao&ucirc;t 2011 modifiant certaines dispositions applicables aux march&eacute;s et contrats relevant de la commande publique ouvre la possibilit&eacute; de pr&eacute;senter une offre variante sans que celle-ci accompagne n&eacute;cessairement une offre de base.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#39;acheteur a toujours la possibilit&eacute; d&#39;exiger, dans l&#39;avis d&#39;appel public &agrave; la concurrence ou dans les documents de la consultation, qu&#39;une offre de base accompagne la ou les variantes.<br /> Toute proposition de variante, lorsqu&#39;elle n&#39;est pas autoris&eacute;e (proc&eacute;dures formalis&eacute;es) ou lorsqu&#39;elle est express&eacute;ment interdite (proc&eacute;dure adapt&eacute;e), doit &ecirc;tre rejet&eacute;e, sans examen. Ainsi, lorsque le r&egrave;glement de la consultation interdit la pr&eacute;sentation de variante, la CAO qui retient l&#39;offre d&#39;un candidat sur la base d&#39;une variante commet une ill&eacute;galit&eacute;<em> (CAA Lyon, 23 mai 2002, D&eacute;partement&nbsp; Haute-Savoie c/ pr&eacute;fet Haute-Savoie ; CAA Marseille, 18 juin 2002, Centre Hospitalier Brian&ccedil;on).</em></p> <p style="text-align: justify;">Si la variante est d&eacute;pos&eacute;e avec une offre de base, celle-ci pourra, en revanche, &ecirc;tre accept&eacute;e, &agrave; condition qu&#39;elle soit compl&egrave;te, individualis&eacute;e, distincte de la variante et conforme au cahier des charges.</p> <p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;acheteur public d&eacute;cide de limiter le nombre de variantes autoris&eacute;es, le d&eacute;p&ocirc;t d&#39;un nombre sup&eacute;rieur rend toutes les variantes irr&eacute;guli&egrave;res et doit conduire &agrave; leur rejet en bloc, sans qu&#39;il soit proc&eacute;d&eacute; &agrave; leur examen.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 50 impose, en proc&eacute;dure formalis&eacute;e, que les documents de la consultation mentionnent les exigences minimales que les variantes devront respecter, ainsi que les modalit&eacute;s de leur pr&eacute;sentation. Il s&#39;agit de d&eacute;finir les &eacute;l&eacute;ments sur lesquels elles peuvent porter ou bien de pr&eacute;ciser les &eacute;l&eacute;ments du cahier des charges qu&#39;elles doivent n&eacute;cessairement respecter. En proc&eacute;dure adapt&eacute;e, ces mentions ne sont pas obligatoires. Elles sont, cependant, recommand&eacute;es, afin de faciliter la comparaison des offres et de garantir la transparence des proc&eacute;dures.</p> <p style="text-align: justify;">Les offres de base et les variantes sont jug&eacute;es sur la base des m&ecirc;mes crit&egrave;res et selon les m&ecirc;mes modalit&eacute;s, d&eacute;finis dans l&#39;avis d&#39;appel public &agrave; concurrence ou les documents de la consultation.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur public doit donc d&eacute;finir des crit&egrave;res et des modalit&eacute;s de jugement des offres adapt&eacute;s tant &agrave; l&rsquo;offre de base qu&rsquo;aux variantes.</p> <p style="text-align: justify;">Afin de pouvoir appr&eacute;cier les variantes par rapport &agrave; ces crit&egrave;res, le r&egrave;glement de la consultation devra donc mentionner non seulement les documents &agrave; produire au titre de la solution de base, mais &eacute;galement les pi&egrave;ces n&eacute;cessaires &agrave; l&#39;appr&eacute;ciation de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t des variantes.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB :</strong> Depuis la publication du <em>d&eacute;cret n&deg;2011-1000 du 25 ao&ucirc;t du 2011,</em> qui a supprim&eacute; l&#39;obligation de lier variante et offre de base, une entreprise peut proposer une offre variante sans proposer une offre de base.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, si les variantes sont autoris&eacute;es (en proc&eacute;dure formalis&eacute;e) ou ne sont pas interdites (en&nbsp;MAPA) (article 50&nbsp;du CMP), les candidats peuvent remettre :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit une offre de base seule ;</li> <li style="text-align: justify;">soit une offre de base et une variante ;</li> <li style="text-align: justify;">soit une variante seulement.</li> </ul> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/offres-de-base-et-offres-variantes Wed, 25 Feb 2015 00:00:00 +0100 Droit d’accès à l’information en matière d’environnement https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/droit-dacces-a-linformation-en-matiere-denvironnement <p style="text-align: justify;">Le droit d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information relative &agrave; l&rsquo;environnement s&rsquo;exerce dans les conditions d&eacute;finies par <em><a href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000339241" target="_blank">loi n&deg;78-753 du 17 juillet 1978</a> et le <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000265304" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2005-1755 du 30 d&eacute;cembre 2005</a></em>, sous r&eacute;serve des dispositions sp&eacute;cifiques du <em>Code de l&rsquo;Environnement (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=F6BC316B52A8A3C7BAFB4AF7AD2A984F.tpdjo12v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006159212&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20140516" target="_blank">art.L.124-1 &agrave; L.124-8</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=F6BC316B52A8A3C7BAFB4AF7AD2A984F.tpdjo12v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006159334&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20140516" target="_blank">R.124-1 &agrave; R.124-5</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Diff&eacute;rence&nbsp;avec le r&eacute;gime&nbsp;de droit commun de communication des documents administratifs</h1> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;gime particulier du<em>&nbsp;&quot;droit &agrave; l&rsquo;information en mati&egrave;re d&rsquo;environnement&quot;&nbsp;</em>est plus large que le r&eacute;gime g&eacute;n&eacute;ral de communication des documents administratifs <em>(loi du 17 juillet 1978) </em>et est encore peu connu des administr&eacute;s et de l&rsquo;administration.</p> <p style="text-align: justify;">Le droit d&rsquo;acc&egrave;s porte sur des &quot;informations&quot;&nbsp;(et non sur des &quot;documents administratifs&quot;).</p> <p style="text-align: justify;">Le demandeur n&rsquo;a donc pas &agrave; identifier un document pr&eacute;cis et peut formuler une demande de renseignements. Le droit d&rsquo;acc&egrave;s s&rsquo;exerce non seulement aupr&egrave;s des autorit&eacute;s publiques mais aussi de toute personne publique ou priv&eacute;e charg&eacute;e d&rsquo;une mission de service public en rapport avec l&rsquo;environnement.</p> <p style="text-align: justify;">Le refus de communication est fond&eacute; sur les motifs de l&rsquo;article 6 de la loi du 17 juillet 1978, notamment la protection de la vie priv&eacute;e et le secret industriel et commercial, &agrave; l&rsquo;exception du secret de la monnaie et du cr&eacute;dit public et des secrets prot&eacute;g&eacute;s par la loi ; lorsque la demande porte sur des informations en cours d&rsquo;&eacute;laboration (l&rsquo;administration doit alors indiquer au demandeur dans quel d&eacute;lai le document-support sera achev&eacute; ainsi que l&rsquo;autorit&eacute; publique charg&eacute;e de son &eacute;laboration) ; lorsque la demande porte sur des informations que l&rsquo;administration ne d&eacute;tient pas ; lorsque la demande est formul&eacute;e de mani&egrave;re trop g&eacute;n&eacute;rale (&agrave; condition d&rsquo;avoir pr&eacute;alablement invit&eacute; le demandeur &agrave; la pr&eacute;ciser) ; lorsque la communication porterait atteinte &agrave; la protection de l&rsquo;environnement auquel l&rsquo;information se rapporte ou aux int&eacute;r&ecirc;ts de la personne physique ayant fourni l&rsquo;information ; lorsque la communication porterait atteinte &agrave; la protection des renseignements pr&eacute;vue par l&rsquo;article 6 de la loi n&ordm; 51-711 du 7 juin 1951 sur l&rsquo;obligation, la coordination et le secret en mati&egrave;re de statistiques.</p> <p style="text-align: justify;">En revanche, l&rsquo;administration ne peut refuser la communication d&rsquo;une information au motif qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrirait dans un processus de d&eacute;cision en cours. Ainsi, les informations relatives &agrave; l&rsquo;environnement que contient une &eacute;tude pr&eacute;paratoire &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un plan local d&rsquo;urbanisme ou d&rsquo;un zonage d&rsquo;assainissement doivent &ecirc;tre communiqu&eacute;es sans attendre l&rsquo;enqu&ecirc;te publique ni l&rsquo;adoption du projet, d&egrave;s lors que ces informations sont achev&eacute;es, i.e exploitables en l&rsquo;&eacute;tat.</p> <p style="text-align: justify;">Les autorit&eacute;s publiques doivent &eacute;galement faciliter l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information en mati&egrave;re d&rsquo;environnement en &eacute;tablissant des r&eacute;pertoires et listes de ces informations et en proc&eacute;dant &agrave; la d&eacute;signation d&rsquo;un responsable.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;finition de l&#39;information relative &agrave; l&#39;environnement</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;information relative &agrave; l&rsquo;environnement est :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">&quot;<em>toute information disponible, quel qu&rsquo;en soit le support qui a pour objet : 1&deg; L&rsquo;&eacute;tat des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;environnement, notamment l&rsquo;air, l&rsquo;atmosph&egrave;re, l&rsquo;eau, le sol, les terres, les paysages, les sites naturels, les zones c&ocirc;ti&egrave;res ou marines et la diversit&eacute; biologique, ainsi que les interactions entre ces &eacute;l&eacute;ments ; 2&deg; Les d&eacute;cisions, les activit&eacute;s et les facteurs, notamment les substances, l&rsquo;&eacute;nergie, le bruit, les rayonnements, les d&eacute;chets, les &eacute;missions, les d&eacute;versements et autres rejets, susceptibles d&rsquo;avoir des incidences sur l&rsquo;&eacute;tat des &eacute;l&eacute;ments vis&eacute;s au 1&deg; ; 3&deg; L&rsquo;&eacute;tat de la sant&eacute; humaine, la s&eacute;curit&eacute; et les conditions de vie des personnes, les constructions et le patrimoine culturel, dans la mesure o&ugrave; ils sont ou peuvent &ecirc;tre alt&eacute;r&eacute;s par des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;environnement, des d&eacute;cisions, des activit&eacute;s ou des facteurs mentionn&eacute;s ci-dessus ; 4&deg; Les analyses des co&ucirc;ts et avantages ainsi que les hypoth&egrave;ses &eacute;conomiques utilis&eacute;es dans le cadre des d&eacute;cisions et activit&eacute;s vis&eacute;es au 2&deg; ; 5&deg; Les rapports &eacute;tablis par les autorit&eacute;s publiques ou pour leur compte sur l&rsquo;application des dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires relatives &agrave; l&rsquo;environnement &raquo; (art.L.124-2).</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Est ainsi communicable &agrave; toute personne qui en fait la demande le rapport de contr&ocirc;le d&#39;une installation d&#39;ANC, sous r&eacute;serve&nbsp;d&#39;occulter les informations&nbsp;confidentielles <em>(CADA, Avis n&deg;20160688, 17 mars 2016).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u><strong>En savoir plus : </strong></u></p> <p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/communication-des-documents-administratifs" target="_blank">Communication des documents administratifs</a></em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/fonctionnement/071018-CIRC-DIEnvt.pdf" target="_blank">Circulaire du 18 octobre 2007 relative &agrave; la mise en &oelig;uvre des dispositions r&eacute;gissant le droit d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information relative &agrave; l&rsquo;environnement</a></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/droit-dacces-a-linformation-en-matiere-denvironnement Fri, 16 May 2014 00:00:00 +0200 Consultation de l'ABF https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/consultation-de-l-abf <p style="text-align: justify;">L&rsquo;Architecte des B&acirc;timents de France (ABF) doit &ecirc;tre consult&eacute; pour certains projets en fonction des secteurs o&ugrave; ils sont envisag&eacute;s :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Secteur sauvegard&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbanistique et Paysager (ZPPAUP) et Aires de mise en Valeur de l&rsquo;Architecture et du Patrimoine (AVAP) ;</li> <li style="text-align: justify;">Site class&eacute; ou en instance de classement (avis donn&eacute; au pr&eacute;fet) ;</li> <li style="text-align: justify;">Site inscrit ;</li> <li style="text-align: justify;">P&eacute;rim&egrave;tre de protection des immeubles class&eacute;s ou inscrits au titre des monuments historiques.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Il appartient au maire de consulter l&#39;ABF, en lui transmettant le dossier de demande d&#39;autorisation d&#39;urbanisme.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le projet est soumis &agrave; la consultation de l&rsquo;ABF, le demandeur doit fournir un exemplaire suppl&eacute;mentaire du dossier complet (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=E53D559EFA49F9159FA567470C3BBCBE.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006820555&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art. R.423-2</a> du code de l&rsquo;urbanisme). S&rsquo;il ne dispose pas de tous les &eacute;l&eacute;ments pour rendre son avis, l&#39;ABF doit pr&eacute;venir le service instructeur, qui notifie alors au demandeur une demande de pi&egrave;ces manquantes, dans la limite des pi&egrave;ces exigibles au vu des textes.</p> <p style="text-align: justify;">La consultation de&nbsp;l&#39;ABF&nbsp;peut &ecirc;tre n&eacute;cessaire en fonction&nbsp;de la situation du terrain sur lequel sera implant&eacute;e une&nbsp;STEP. &nbsp;La loi du 25 f&eacute;vrier 1943 a institu&eacute; une servitude d&rsquo;utilit&eacute; publique dite &laquo; servitude d&rsquo;abords &raquo;. La servitude d&rsquo;abords gr&egrave;ve automatiquement&nbsp; (d&egrave;s inscription ou classement de l&rsquo;&eacute;difice en &laquo; monument historique &raquo;) les immeubles qui se situent dans le rayon de protection (500 m&egrave;tres) et dans le champ de visibilit&eacute;&nbsp;<em>(art.L.621-30-1&nbsp;du code du patrimoine).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Champ de visibilit&eacute;</h1> <p style="text-align: justify;">Est consid&eacute;r&eacute; comme se situant dans le &laquo; champ de visibilit&eacute; &raquo; :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">tout immeuble nu ou b&acirc;ti ;</li> <li style="text-align: justify;">visible du monument ou visible en m&ecirc;me temps que lui ;</li> <li style="text-align: justify;">situ&eacute; dans un rayon de moins de 500 m&egrave;tres.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La servitude entra&icirc;ne l&rsquo;obligation d&rsquo;obtenir l&rsquo;avis conforme de l&rsquo;architecte des b&acirc;timents de France pour tout projet susceptible de modifier l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur des abords d&rsquo;un monument&nbsp;historique (transformation, construction nouvelle, d&eacute;molition, d&eacute;boisement)<em>&nbsp;(art.L.621-31&nbsp;du Code du patrimoine).</em></p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, si le terrain sur lequel sera implant&eacute;e une&nbsp;STEP&nbsp;est visible du monument ou visible en m&ecirc;me temps que lui et situ&eacute; dans le rayon de 500 m&egrave;tres, la construction sera soumise &agrave; l&rsquo;avis conforme de l&rsquo;ABF. A d&eacute;faut de cet avis conforme, la construction sera impossible.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;ABF doit r&eacute;pondre dans les d&eacute;lais qui lui sont impartis (cf. tableau ci-dessous), aucune prolongation de d&eacute;lai ne peut lui &ecirc;tre accord&eacute;e. Pass&eacute; ce d&eacute;lai, le service instructeur doit pr&eacute;parer le projet de d&eacute;cision.</p> <h1 style="text-align: justify;">La d&eacute;cision de l&#39;ABF</h1> <p style="text-align: justify;">Elle prend la forme d&#39;un avis simple ou d&#39;un accord.</p> <p style="text-align: justify;">Les projets soumis &agrave; <strong>accord</strong> sont ceux r&eacute;alis&eacute;s dans les secteurs sauvegard&eacute;s <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=BC2A75389CE5F5328C0DEA50FF33CE94.tpdjo15v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006175972&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art.&nbsp;R.423-54</a> Code urb.)</em>, ZPPAUP, AVAP <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=58A3462A6DC38252B569E023B7467236.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006820010&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art.&nbsp;R.425-2 </a>Code urb.)</em>, p&eacute;rim&egrave;tres de protection des immeubles class&eacute;s ou inscrits au titre des monuments historiques (avec co-visibilit&eacute;) et la d&eacute;molition de sites inscrits <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=58A3462A6DC38252B569E023B7467236.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006820059&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art.&nbsp;R.425-18</a> Code urb.)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">En cas de d&eacute;saccord expr&egrave;s de l&#39;ABF, le maire doit motiver sa d&eacute;cision en reprenant l&#39;argumentation de l&#39;ABF, la d&eacute;cision du maire devant viser sa r&eacute;ponse.</p> <p style="text-align: justify;">Les projets soumis &agrave; <strong>avis simple</strong> sont ceux situ&eacute;s dans un p&eacute;rim&egrave;tre de protection d&rsquo;un monument historique mais sans co-visibilit&eacute; avec le monument, un site inscrit <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=58A3462A6DC38252B569E023B7467236.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006820076&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art.&nbsp;R.425-30</a> Code urb.) </em>ou un site class&eacute; (ou en cours de classement) <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=58A3462A6DC38252B569E023B7467236.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006820058&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20081126" target="_blank">art.&nbsp;R.425-17</a> Code urb.)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pic.gif" width="16" /> <a href="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/TableauconsultABF.jpg" target="_blank">D&eacute;lais de r&eacute;ponse de l&#39;ABF</a></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/consultation-de-l-abf Tue, 28 Aug 2012 00:00:00 +0200 Transmission des contrats de DSP au représentant de l'Etat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/transmission-des-contrats-de-dsp-au-representant-de-l-etat <p style="text-align: justify;">La transmission des actes des collectivit&eacute;s territoriales au pr&eacute;fet constitue une des conditions de l&rsquo;acquisition de leur caract&egrave;re ex&eacute;cutoire<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=D6C313C5947376EDB6A1B3F5492A5AD3.tpdjo02v_2?idArticle=LEGIARTI000006390077&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20130912&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.2131-1</a> du CGCT).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Obligation de transmission</h1> <p style="text-align: justify;">Toutes les conventions de concession ou d&rsquo;affermage de services publics locaux sont soumises &agrave; l&rsquo;obligation de transmission au pr&eacute;fet en vertu de l<em>&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389233&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140102" target="_blank">article L.1411-9</a> du CGCT</em> <em>(&quot;les&nbsp;conventions de d&eacute;l&eacute;gation de service public (&hellip;)</em>&nbsp;[sont]&nbsp;t<em>ransmises (&hellip;) au repr&eacute;sentant de l&#39;Etat dans le d&eacute;partement (&hellip;), dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de leur signature, l&#39;autorit&eacute; territoriale joint l&#39;ensemble des pi&egrave;ces dont la liste est fix&eacute;e par d&eacute;cret en Conseil d&#39;Etat&quot;).</em></p> <p style="text-align: justify;">Or, aucun d&eacute;cret n&rsquo;a encore &eacute;t&eacute; pris. A d&eacute;faut, les services pr&eacute;fectoraux se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; la liste de documents exig&eacute;s dans le cadre des conventions de march&eacute;s.</p> <h1 style="text-align: justify;">Documents &agrave; transmettre</h1> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, il est habituellement demand&eacute; aux collectivit&eacute;s de transmettre les documents suivants :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la d&eacute;cision de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante acceptant le principe de la d&eacute;l&eacute;gation ;</li> <li style="text-align: justify;">les publicit&eacute;s parues dans la presse ;</li> <li style="text-align: justify;">le r&egrave;glement de consultation ou de mise en concurrence s&rsquo;il en a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli un distinct de la publicit&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">la liste des candidats admis &agrave; pr&eacute;senter une offre ;</li> <li style="text-align: justify;">le document adress&eacute; &agrave; chacun des candidats admis &agrave; soumettre une offre, pr&eacute;sentant les caract&eacute;ristiques quantitatives et qualitatives des prestations et, s&rsquo;il y a lieu, les conditions de tarification du service rendu &agrave; l&rsquo;usager ;</li> <li style="text-align: justify;">le rapport de la commission de d&eacute;l&eacute;gation de service public portant sur l&rsquo;ouverture des plis contenant les offres des candidats ;</li> <li style="text-align: justify;">le rapport de pr&eacute;sentation des motifs du choix de l&rsquo;entreprise retenue et l&rsquo;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale du contrat (rapport du pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante) ;</li> <li style="text-align: justify;">la d&eacute;lib&eacute;ration pronon&ccedil;ant le choix du&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;et du contrat de DSP, et autorisant l&#39;ex&eacute;cutif &agrave; signer le contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">le contrat de DSP&nbsp;<em>(<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q11/11-2780QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;2780,&nbsp;JOAN&nbsp;16&nbsp;mars&nbsp;1998, page&nbsp;1515</a>).​</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u>&nbsp;: Cette liste n&rsquo;&eacute;tant pas exhaustive, le repr&eacute;sentant de l&rsquo;Etat peut demander la transmission d&rsquo;autres documents.</p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> :&nbsp;Il est possible de notifier le contrat alors que les services pr&eacute;fectoraux ont demand&eacute; la production de pi&egrave;ces manquantes.&nbsp;L&rsquo;obligation de transmission de la convention de DSP concerne le caract&egrave;re ex&eacute;cutoire de l&rsquo;acte.&nbsp;En revanche, le d&eacute;faut de production de certaines pi&egrave;ces, s&rsquo;il ne remet pas en cause le caract&egrave;re ex&eacute;cutoire de la convention, a une incidence sur le d&eacute;lai de recours dont dispose le pr&eacute;fet dans l&rsquo;exercice du contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, le Conseil d&rsquo;Etat consid&egrave;re que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;la transmission, m&ecirc;me incompl&egrave;te, marque le point de d&eacute;part du caract&egrave;re ex&eacute;cutoire de l&rsquo;acte&quot;&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007704497&amp;fastReqId=1290462849&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, Section, 13 janvier 1988, Mutuelle g&eacute;n&eacute;rale des personnels des collectivit&eacute;s locales et de leurs &eacute;tablissements, n&deg;68166</a>).</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;faut de production de certaines pi&egrave;ces proroge le d&eacute;lai de recours contre l&rsquo;acte, ce d&eacute;lai ne commencera &agrave; courir qu&rsquo;&agrave; compter de la production des pi&egrave;ces manquantes.<br /> &nbsp;&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/transmission-des-contrats-de-dsp-au-representant-de-l-etat Thu, 02 Jan 2014 00:00:00 +0100 Cession de contrat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/cession-de-contrat <p style="text-align: justify;">La cession de contrat correspond &agrave; la situation dans laquelle un cocontractant (&laquo; cessionnaire &raquo;) est substitu&eacute; au titulaire du march&eacute; (&laquo; c&eacute;dant &raquo;), avec l&rsquo;accord de la collectivit&eacute; publique, sans qu&#39;un nouveau contrat soit conclu entre la collectivit&eacute; et le cessionnaire (<em><em><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/000608-CE-367803.pdf" target="_blank">Conseil d&rsquo;Etat, Avis, 8 juin 2000, n&deg;364803 </a>: </em>&laquo; La cession d&#39;un march&eacute; doit s&#39;entendre de la reprise pure et simple, par le cessionnaire qui constitue son nouveau titulaire, de l&#39;ensemble des droits et obligations r&eacute;sultant du pr&eacute;c&eacute;dent contrat. &raquo; </em><em>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Les deux crit&egrave;res essentiels de la cession sont : d&rsquo;une part, la v&eacute;ritable substitution d&rsquo;un cocontractant par un tiers et, d&rsquo;autre part, l&rsquo;absence de modification des &eacute;l&eacute;ments essentiels du<em> </em>contrat initial.</p> <p style="text-align: justify;">La cession de contrat peut r&eacute;sulter de diverses situations : d&eacute;c&egrave;s du cocontractant, apport du march&eacute; par son titulaire &agrave; une soci&eacute;t&eacute; ou &agrave; un GIE, disparition de l&#39;entreprise titulaire par fusion ou scission-absorption aboutissant &agrave; la cr&eacute;ation d&#39;une soci&eacute;t&eacute; nouvelle, cession d&#39;actifs ou transmission de patrimoine &agrave; un tiers.</p> <p style="text-align: justify;">En revanche, un avenant n&#39;est pas n&eacute;cessaire en cas de reprise du contrat par l&#39;administrateur judiciaire lorsque l&#39;entreprise fait l&#39;objet d&#39;une proc&eacute;dure collective, changement n&#39;affectant pas la forme juridique de l&#39;entreprise mais sa raison sociale ou sa domiciliation, changement de la forme juridique de l&rsquo;entreprise n&#39;entra&icirc;nant pas la cr&eacute;ation d&#39;une nouvelle personne morale.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Forme de la cession</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La cession de contrat doit &ecirc;tre express&eacute;ment autoris&eacute;e par la collectivit&eacute; <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007764580&amp;fastReqId=461139758&amp;fastPos=1" target="_blank">Conseil d&rsquo;Etat, 26 mai 1989, n&deg;54531</a>)</em>, via une d&eacute;lib&eacute;ration autorisant la conclusion d&rsquo;un avenant dit &quot;de transfert&quot; et la signature de ce dernier<em> (<a href="http://www.economie.gouv.fr/daj/formulaires-dexecution-des-marches" target="_blank">cf. Formulaire non obligatoire EXE 10 et sa notice explicative</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Avant de se prononcer sur cette cession, la collectivit&eacute; doit :</p> <p style="text-align: justify;">a) d&rsquo;une part, appr&eacute;cier les garanties professionnelles et financi&egrave;res du cessionnaire ;</p> <p style="text-align: justify;">b) d&rsquo;autre part, rechercher si la cession s&rsquo;accompagne d&rsquo;une modification substantielle du contrat initial.</p> <p style="text-align: justify;">Concernant le point a), la collectivit&eacute; ne peut refuser la cession que si les garanties pr&eacute;sent&eacute;es par le cessionnaire sont insuffisantes.</p> <p style="text-align: justify;">Concernant le point b), si la cession lui para&icirc;t de nature &agrave; remettre en cause les &eacute;l&eacute;ments essentiels relatifs au choix du titulaire initial du contrat (dur&eacute;e, prix, nature des prestations, &hellip;), ou &agrave; modifier substantiellement l&#39;&eacute;conomie du contrat, la collectivit&eacute; publique a l&rsquo;obligation de refuser cette cession. La modification du cocontractant ne pourra &eacute;ventuellement &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e qu&rsquo;apr&egrave;s r&eacute;alisation des proc&eacute;dures de publicit&eacute; et de mise en concurrence pr&eacute;alables pr&eacute;vues par le Code des March&eacute;s Publics <em>(<a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/000608-CE-367803.pdf" target="_blank">Conseil d&rsquo;Etat, Avis, 8 juin 2000, n&deg;364803</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Cons&eacute;quences de la cession</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Le cessionnaire se voit attribuer l&#39;ensemble des droits d&eacute;coulant du contrat depuis sa passation et reprend &agrave; son compte l&#39;int&eacute;gralit&eacute; des obligations r&eacute;sultant de ce contrat. Le c&eacute;dant est d&eacute;gag&eacute; de toute obligation, y compris pour la p&eacute;riode durant laquelle il a assum&eacute; personnellement l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le titulaire du march&eacute; c&egrave;de le contrat &agrave; un tiers et qu&rsquo;il n&rsquo;obtient pas autorisation expresse de la collectivit&eacute; publique, la cession ne produit aucun effet. Le cessionnaire ne peut se pr&eacute;valoir de la qualit&eacute; de cocontractant aupr&egrave;s de la personne publique et le titulaire initial est toujours tenu au respect de ses engagements contractuels (c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution du march&eacute;). La collectivit&eacute; peut &eacute;ventuellement r&eacute;silier le march&eacute; aux torts du titulaire initial, sous r&eacute;serve de lui adresser pr&eacute;alablement une mise en demeure de renoncer &agrave; l&#39;op&eacute;ration de cession.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB : La cession du contrat doit &ecirc;tre distingu&eacute;e de la cession de cr&eacute;ances.</strong><br /> &nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/cession-de-contrat Tue, 14 Jan 2014 00:00:00 +0100 Election des délégués au comité d’un EPCI sans fiscalité propre https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/election-des-delegues-au-comite-dun-epci-sans-fiscalite-propre <p style="text-align: justify;">Un EPCI &laquo; sans fiscalit&eacute; propre &raquo; est un groupement de collectivit&eacute;s territoriales qui se d&eacute;finit par opposition avec les EPCI &laquo; &agrave; fiscalit&eacute; propre &raquo; que sont les m&eacute;tropoles, communaut&eacute;s urbaines, d&rsquo;agglom&eacute;ration et de communes. Sont ainsi des &laquo; EPCI sans fiscalit&eacute; propre &raquo; les syndicats de communes (&laquo; syndicats intercommunaux &raquo;) et syndicats mixtes (ferm&eacute;s ou ouverts).</p> <p style="text-align: justify;">Un <strong>syndicat de communes </strong>ne regroupe que des communes.</p> <p style="text-align: justify;">Un <strong>syndicat mixte ferm&eacute;</strong> est un syndicat qui regroupe soit des communes et des EPCI ; soit uniquement des EPCI (<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006393400&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140129&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.5711-1</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Un <strong>syndicat mixte ouvert</strong> est constitu&eacute; d&rsquo;au moins une collectivit&eacute; territoriale ou un groupement de collectivit&eacute;s territoriales et d&rsquo;autres personnes morales de droit public <em>(exemples : chambre d&rsquo;agriculture, chambre de commerce et d&rsquo;industrie, chambre des m&eacute;tiers, etc.)</em> <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=3BF0C7D9C8B315EFFF684353F19D2BF5.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000022563355&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140129" target="_blank">art.L.5721-2</a> du CGCT).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Qui peut &ecirc;tre &eacute;lu au comit&eacute; d&#39;un EPCI sans fiscalit&eacute; propre ?</h1> <h2 style="text-align: justify;">Pour les syndicats de communes et syndicats mixtes ferm&eacute;s</h2> <p style="text-align: justify;">Si la collectivit&eacute; membre du syndicat (de communes ou mixte ferm&eacute;) est une commune, le choix du conseil municipal peut porter sur tout citoyen r&eacute;unissant les conditions requises pour faire partie d&#39;un conseil municipal &agrave; l&rsquo;exception des&nbsp; agents employ&eacute;s par le syndicat ou une de ses communes membres<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006393400&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140129&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.5711-1</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F5D67367FB5298D870667DE333F460C7.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000027469178&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140323" target="_blank">L.5211-7</a> du CGCT)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">Il n&rsquo;est donc pas obligatoire que le repr&eacute;sentant de la commune au comit&eacute; syndical un &eacute;lu municipal, ni m&ecirc;me qu&rsquo;il soit &eacute;ligible dans la commune concern&eacute;e ou une commune membre du syndicat.</p> <p style="text-align: justify;">Le conseil municipal peut d&eacute;signer comme d&eacute;l&eacute;gu&eacute; une personne qui ne serait &eacute;ligible que dans une commune n&rsquo;appartenant pas au syndicat <em>(cf. <a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-27833QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;27833, JOAN du 28 octobre 2008, page 9223</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">i la collectivit&eacute; membre du syndicat mixte est un syndicat de communes ou un autre syndicat mixte, la r&egrave;gle est identique.</p> <p style="text-align: justify;">Si la collectivit&eacute; membre du syndicat mixte ferm&eacute; est un EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre, le choix du conseil communautaire peut porter sur l&#39;un de ses membres ou sur tout conseiller municipal d&#39;une commune membre de l&rsquo;EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006393397&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.L.5711-1</a> du CGCT)</em>, &agrave; l&rsquo;exception des agents employ&eacute;s par le syndicat mixte <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F5D67367FB5298D870667DE333F460C7.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000027469178&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140323" target="_blank">art.L.5211-7</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte qu&rsquo;une commune X peut &eacute;lire comme repr&eacute;sentant au sein d&rsquo;un syndicat de communes ou mixte tout citoyen &eacute;ligible dans n&rsquo;importe quelle commune (y compris une commune non membre du syndicat de communes ou du syndicat mixte), sans aucune obligation d&rsquo;&eacute;lire une personne d&eacute;j&agrave; &eacute;lue conseiller municipal. La seule limite r&eacute;side dans l&rsquo;emploi exerc&eacute; par la personne que le conseil municipal envisage de d&eacute;signer.</p> <p style="text-align: justify;">Il pourra d&eacute;signer un salari&eacute; d&rsquo;une commune non membre du syndicat<em> (cf. Tableau cas C6, D6 et D7)</em>, mais ne pourra d&eacute;signer ni un salari&eacute; de sa propre commune <em>(cf. Tableau cas B6 et B7)</em>, ni un salari&eacute; d&rsquo;une autre commune membre du syndicat <em>(cf. Tableau cas C7)</em>, ni un salari&eacute; du syndicat<em> (cf. Tableau cas F6 et G7).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre membre du syndicat mixte ne pourra &eacute;lire comme repr&eacute;sentant au comit&eacute; du syndicat un salari&eacute; de ce syndicat <em>(cf. Tableau cas G7).</em></p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em><strong>ATTENTION ! </strong>A compter du 1er mars 2020, les r&egrave;gles changeront :</em></p> <ul> <li style="text-align: justify;"><em>Pour l&#39;&eacute;lection des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des communes et des EPCI&nbsp;au comit&eacute; du syndicat mixte, le choix de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant peut porter <u>uniquement</u> sur l&#39;un de ses membres ;</em></li> <li style="text-align: justify;"><em><em>Pour l&#39;&eacute;lection des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des EPCI&nbsp;dot&eacute;s d&#39;une fiscalit&eacute; propre au comit&eacute; du syndicat mixte, le choix de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant peut porter sur l&#39;un de ses membres ou sur tout conseiller municipal d&#39;une commune membre.</em></em></li> </ul> </blockquote> <h2 style="text-align: justify;">Pour les syndicats mixtes ouverts</h2> <p style="text-align: justify;">Les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; sont librement d&eacute;finis par la d&eacute;cision institutive (arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral portant statuts du syndicat mixte ouvert).&nbsp;La seule contrainte qui s&rsquo;applique est que le salari&eacute; du syndicat mixte ouvert de peut &ecirc;tre &eacute;lu par un des membres pour le repr&eacute;senter au comit&eacute; syndical <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F5D67367FB5298D870667DE333F460C7.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000027469178&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140323" target="_blank">art.L.5211-7 </a>du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">NB : Les r&egrave;gles relatives au non-cumul des mandats ne sont pas applicables pour les &eacute;lections des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s au comit&eacute; des EPCI sans fiscalit&eacute; propre.</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em><strong>ATTENTION ! </strong>A compter du 1er mars 2020, les r&egrave;gles changeront : pour l&#39;&eacute;lection des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des communes, des &eacute;tablissements publics de coop&eacute;ration intercommunale, des d&eacute;partements et des r&eacute;gions au comit&eacute; du syndicat mixte, le choix de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant pourra&nbsp;porter <u>uniquement</u> sur l&#39;un de ses membres (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=1765CD0E5A40768F48029DCAD6A08F9D.tpdila14v_2?idArticle=LEGIARTI000031111784&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20200301&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.L.5721-2</a> du CGCT).</em></p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;">Nombre et r&eacute;partition des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s</h1> <p style="text-align: justify;">Le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et la r&eacute;partition des si&egrave;ges au comit&eacute; syndical des syndicats de communes et des syndicats mixtes ferm&eacute;s est en principe de deux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s titulaires par collectivit&eacute; membre <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=FC9A9EDAC5B424CA6EF968BC974BDA29.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000023243586&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140301" target="_blank">art.L.5212-7</a> du CGCT).</em> Cependant, l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral portant statuts du syndicat de communes peut d&eacute;roger &agrave; ce principe <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=FC9A9EDAC5B424CA6EF968BC974BDA29.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000006392977&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140301&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.5212-6</a> du CGCT)</em>, en pr&eacute;voyant un nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s diff&eacute;rent, notamment en prenant en compte des r&egrave;gles sp&eacute;cifiques de r&eacute;partition.</p> <p style="text-align: justify;">Le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et la r&eacute;partition des si&egrave;ges au comit&eacute; syndical des syndicats mixtes ouverts sont d&eacute;finis par les statuts <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=3BF0C7D9C8B315EFFF684353F19D2BF5.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000022563355&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20140129" target="_blank">art.L.5721-2</a> du CGCT).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Op&eacute;rations de vote</h1> <p style="text-align: justify;">La parit&eacute; n&rsquo;est pas applicable &agrave; l&rsquo;&eacute;lection des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;ensemble des candidatures doivent &ecirc;tre port&eacute;es &agrave; la connaissance des &eacute;lecteurs (conseillers municipaux, conseillers communautaires, d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s) avant le d&eacute;but des op&eacute;rations de vote.<br /> Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s sont &eacute;lus au scrutin secret, &agrave; majorit&eacute; absolue aux deux premiers tours, &agrave; majorit&eacute; relative au troisi&egrave;me. En cas d&rsquo;&eacute;galit&eacute; des suffrages, le plus &acirc;g&eacute; est &eacute;lu <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389921&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.L.2122-7</a> par renvoi de l&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F5D67367FB5298D870667DE333F460C7.tpdjo06v_2?idArticle=LEGIARTI000027469178&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140323" target="_blank">article L.5211-7</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;&eacute;lection d&#39;un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; par un vote &agrave; main&nbsp;lev&eacute;e est donc clairement ill&eacute;gale<em> (TA Amiens, 14 avril 2005,n&deg;0500421).</em></p> <p style="text-align: justify;">En revanche, l&#39;usage d&#39;isoloirs et d&#39;urnes pour les op&eacute;rations de vote n&#39;est pas obligatoire et les dispositions du Code &eacute;lectoral relatives au d&eacute;pouillement des votes ne sont pas applicables.</p> <p style="text-align: justify;">Mais les conditions de l&rsquo;&eacute;lection doivent garantir le respect du secret du vote et de la sinc&eacute;rit&eacute; du scrutin. Les votants peuvent utiliser des bulletins pr&eacute;-imprim&eacute;s ou inscrire leur choix de mani&egrave;re manuscrite sur des bulletins vierges. Ils doivent voter de mani&egrave;re secr&egrave;te, sans que la teneur de leur vote puisse &ecirc;tre vue du public ou des autres votants. La configuration des lieux doit permette de respecter ces conditions<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000025041159&amp;fastReqId=1011175968&amp;fastPos=1" target="_blank">Conseil d&rsquo;Etat, 23 d&eacute;cembre 2011, n&deg;347417</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Date d&#39;&eacute;lection</h1> <p style="text-align: justify;">Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une date pr&eacute;cise mais plut&ocirc;t d&rsquo;un d&eacute;lai dans lequel les &eacute;lections doivent avoir lieu.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<em><a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=E9BFC76D1ECB9CC557552733E1B3224E.tpdjo11v_3?idArticle=LEGIARTI000023243591&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140301" target="_blank">article L.5211-8</a> du CGCT</em> indique en effet que la premi&egrave;re r&eacute;union du comit&eacute; syndical (ou &laquo; r&eacute;union d&rsquo;installation &raquo;) apr&egrave;s renouvellement g&eacute;n&eacute;ral des conseils municipaux doit avoir lieu au plus tard le vendredi de la 4&egrave;me semaine qui suit l&rsquo;&eacute;lection des maires .</p> <p style="text-align: justify;">Or, la date limite d&rsquo;&eacute;lection des maires est fix&eacute;e <em>&quot;au plus t&ocirc;t le vendredi et au plus tard le dimanche suivant le tour de scrutin &agrave; l&rsquo;issue duquel le conseil municipal a &eacute;t&eacute; &eacute;lu au complet&quot; (<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389862&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.L.2121-7</a> alin&eacute;a 2 du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<em><a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ACB08E93ADEC4F9A26DE69DEA345BEE6.tpdjo11v_3?idArticle=LEGIARTI000023243591&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=20140301" target="_blank">article L.5211-8</a> alin&eacute;a 5 du CGCT</em> pr&eacute;voit qu&rsquo;&agrave; d&eacute;faut de d&eacute;signation des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s dans le d&eacute;lai imparti,&nbsp; chaque collectivit&eacute; membre est repr&eacute;sent&eacute;e par son maire/pr&eacute;sident (si le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de la collectivit&eacute; membre est fix&eacute; &agrave; 1) et par le maire/pr&eacute;sident et son 1er adjoint/vice-pr&eacute;sident (si le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la collectivit&eacute; membre est de 2 et plus).</p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/sidesa/reunions/140129-T-Salaries.pdf" target="_blank">Tableau relatif aux &eacute;ligibilit&eacute;, in&eacute;ligibilti&eacute;s et incompatibilit&eacute;s applicables aux salari&eacute;s des communes et EPCI</a> pour les &eacute;lections communales et intercommunales (Derni&egrave;re MAJ : 29/01/2014)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/election-des-delegues-au-comite-dun-epci-sans-fiscalite-propre Wed, 29 Jan 2014 00:00:00 +0100 Servitudes d'Utilité Publique https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/servitudes-d-utilite-publique <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;finition</h1> <p style="text-align: justify;">Les Servitudes d&#39;Utilit&eacute; Publiques sont des limitations administratives au droit de propri&eacute;t&eacute; instaur&eacute;es par l&#39;Etat dans un but d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral.</p> <p style="text-align: justify;">Mises en oeuvre par l&#39;Etat &agrave; son initiative ou &agrave; celle d&#39;autres personnes publiques, les servitudes d&#39;utilit&eacute; publique constituent une limitation voire une interdiction de l&#39;exercice de leurs droits par les propri&eacute;taires des terrains assiette de la servitude. Elles peuvent aussi constituer pour les propri&eacute;taires du sol une obligation de faire (par exemple r&eacute;aliser des travaux).</p> <p style="text-align: justify;">Ces servitudes sont dites d&#39; &quot;utilit&eacute; publique&quot; car elles sont pr&eacute;vues par des lois et r&egrave;glements sp&eacute;cifiques et sont instaur&eacute;es dans un but d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral.</p> <h1 style="text-align: justify;">Objectifs</h1> <p style="text-align: justify;">Elles peuvent poursuivre des objectifs divers tels que :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la conservation du patrimoine naturel <em>(parcs nationaux, r&eacute;serves naturelles, ...)</em>, culturel <em>(monuments historiques, ...), </em>etc. ;</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;utilisation de ressources naturelles <em>(&eacute;lectricit&eacute;, gaz, mines, carri&egrave;res, ...), </em>d&#39;&eacute;quipements (canalisations notamment d&#39;eau et d&#39;assainissement), de voies de communications <em>(voies ferr&eacute;es, cours d&#39;eau, circulation a&eacute;rienne, etc)</em>, de t&eacute;l&eacute;communications ;</li> <li style="text-align: justify;">la d&eacute;fense nationale <em>(arsenaux militaires, ...)</em> ;</li> <li style="text-align: justify;">la pr&eacute;servation de la salubrit&eacute; ou la s&eacute;curit&eacute; publiques<em> (bruit, cimeti&egrave;res, &eacute;tablissements agricoles, etc).</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;">Toutes les servitudes d&#39;utilit&eacute; publique ne doivent pas figurer dans les documents d&#39;urbanisme, et notamment le PLU. Leur opposabilit&eacute; est alors assur&eacute;e par d&#39;autres moyens (notification au propri&eacute;taire, publicit&eacute; fonci&egrave;re, etc.).</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006814805&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120619&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article L.126-1</a> du Code de l&#39;urbanisme pr&eacute;cise que seules les servitudes d&#39;utilit&eacute; publique figurant sur une liste exhaustive &eacute;tablie par d&eacute;cret en Conseil d&#39;Etat doivent figurer en annexe du PLU (cf. liste dans l&#39;annexe &agrave; l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025800933&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120619&amp;fastPos=5&amp;fastReqId=612766218&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article R.126-1</a> du Code de l&#39;Urbanisme</em>).</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, les servitudes mentionn&eacute;es dans cette liste ne sont opposables aux demandes d&#39;utilisation du sol <strong>que si </strong>elles sont annex&eacute;es au PLU (<em>art.L.126-1 </em>et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007472172&amp;fastReqId=1953869423&amp;fastPos=1" target="_blank"><em>CAA Lyon, 6 juillet 2004, Detry, n&deg;01LY00120</em></a>). Si elles le sont, l&#39;autorit&eacute; administrative charg&eacute;e de la d&eacute;livrance des autorisations d&#39;urbanisme a l&#39;obligation de refuser le permis de construire portant atteinte &agrave; la servitude d&#39;utilit&eacute; publique<em>.</em></p> <p style="text-align: justify;">Dans le domaine de l&#39;eau et de l&#39;assainissement, l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000006582143&amp;idSectionTA=LEGISCTA000006167613&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071367&amp;dateTexte=20000920" target="_blank">article L.152-1</a> du Code rural et de la p&ecirc;che maritime institue une servitude d&#39;utilit&eacute; publique d&#39;&eacute;tablissement de canalisations souterraines dans des terrains priv&eacute;s non b&acirc;tis, except&eacute; les cours et jardins attenant aux habitations. Cette servitude est institu&eacute;e &agrave; l&#39;initiative des collectivit&eacute;s, &eacute;tablissements ou concessionaires de services publics d&#39;eau (eau potable, eaux pluviales, eaux us&eacute;es)<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=C2F3D686A53775EEF15A04AE1805553C.tpdjo13v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006168140&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071367&amp;dateTexte=20120620" target="_blank">art.&nbsp;R.152-1 &agrave; R.152-15</a> du Code rural et de la p&ecirc;che maritime). </em></p> <h1 style="text-align: justify;">Opposabilit&eacute;</h1> <p style="text-align: justify;">Cette servitude, &eacute;tablie par arr&ecirc;t&eacute;e pr&eacute;fectoral apr&egrave;s enqu&ecirc;te publique, est rendue opposable :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">au propri&eacute;taire du terrain grev&eacute; de la servitude et au demandeur de celle-ci : par notification individuelle de l&#39;arr&ecirc;t&eacute; ;<em> </em></li> <li style="text-align: justify;">aux tiers : par affichage de l&#39;arr&ecirc;t&eacute; &agrave; la mairie int&eacute;ress&eacute;e mais &eacute;galement par publicit&eacute; fonci&egrave;re (pour l&#39;information de l&#39;acqu&eacute;reur en cas de vente du terrain assiette de la servitude).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Cette servitude ne figurant pas dans la liste de celles devant &ecirc;tre annex&eacute;es au PLU <em>(cf. supra), </em>un permis de construire pourrait th&eacute;oriquement &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; sur le terrain assiette de la servitude, ce qui pourrait avoir des cons&eacute;quence sur cette autorisation de construire.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, si le rejet d&#39;une demande de permis de construire a pour motif l&#39;exercice du droit de servitude dans la parcelle consid&eacute;r&eacute;e, son propri&eacute;taire peut requ&eacute;rir son acquisition totale par le ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage, soit &agrave; l&#39;amiable, soit par voie d&#39;expropriation. Si le permis de construire est accord&eacute; sous r&eacute;serve d&#39;un d&eacute;placement des canalisations, les frais de ce d&eacute;placement sont &agrave; la charge du b&eacute;n&eacute;ficiaire de la servitude <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=C2F3D686A53775EEF15A04AE1805553C.tpdjo13v_1?idArticle=LEGIARTI000006587605&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071367&amp;dateTexte=20120620" target="_blank">art.&nbsp;R. 152-15</a> du code rural et de la p&ecirc;che maritime).</em></p> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Formalit&eacute;s de publication</strong></h2> <p style="text-align: justify;">La publication au Service de Publicit&eacute; Fonci&egrave;re (SPF) est express&eacute;ment exclue depuis 2004<em>&nbsp; (art.L.1321-2 du CSP</em>&nbsp;:&nbsp;<em>&quot;Les servitudes aff&eacute;rentes aux p&eacute;rim&egrave;tres de protection ne font pas l&#39;objet d&#39;une publication aux hypoth&egrave;ques. Un d&eacute;cret en Conseil d&#39;&Eacute;tat pr&eacute;cise les mesures de publicit&eacute; de l&#39;acte portant d&eacute;claration d&#39;utilit&eacute; publique pr&eacute;vu au premier alin&eacute;a, et notamment les conditions dans lesquelles les propri&eacute;taires sont individuellement inform&eacute;s des servitudes portant sur leurs terrains.</em>&quot;)</p> <p style="text-align: justify;">La publication de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral est organis&eacute;e par le d&eacute;cret n&deg;2007-1581 du 7 novembre du 2007 :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral est publi&eacute; au recueil des actes administratifs de l&rsquo;Etat dans le D&eacute;partement (formalit&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par l&rsquo;Etat) (art.R.1321-1 CSP) ;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral est affich&eacute; &agrave; la mairie de chacune des communes int&eacute;ress&eacute;es pendant au moins deux mois (formalit&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par chaque commune) (art.R.1321-1 CSP) ;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Une mention de cet affichage en mairie est ins&eacute;r&eacute;e en caract&egrave;res apparents dans deux journaux locaux (formalit&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par chaque commune concern&eacute;e) (art.R.1321-1 CSP) ;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral est notifi&eacute; par LRAR &agrave; chaque propri&eacute;taire int&eacute;ress&eacute; (Formalit&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la servitude) Lorsque l&#39;identit&eacute; ou l&#39;adresse d&#39;un propri&eacute;taire est inconnue, la notification est faite au maire de la commune sur le territoire de laquelle est situ&eacute;e la propri&eacute;t&eacute; soumise &agrave; servitudes, qui en assure l&#39;affichage et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, la communique &agrave; l&#39;occupant des lieux) (art.R.1321-1 CSP) ;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les servitudes aff&eacute;rentes aux p&eacute;rim&egrave;tres de protection sont annex&eacute;es au PLU (art. R.1321-13-2&nbsp;du CSP ;&nbsp;art.L.126-1,&nbsp;art.R-126-1&nbsp;et suivants du Code de l&rsquo;Urbanisme) (formalit&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par les collectivit&eacute;s comp&eacute;tentes en urbanisme).&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> :&nbsp;Les maires des communes concern&eacute;es conservent l&#39;acte portant d&eacute;claration d&#39;utilit&eacute; publique et d&eacute;livrent &agrave; toute personne qui le demande les informations sur les servitudes qui y sont rattach&eacute;es<em> (art.R.1321-1 CSP).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/servitudes-d-utilite-publique Tue, 19 Jun 2012 00:00:00 +0200 Transmission des actes au représentant de l'Etat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/transmission-des-actes-au-representant-de-l-etat <p style="text-align: justify;">La transmission des actes des collectivit&eacute;s territoriales au pr&eacute;fet constitue une des conditions de l&rsquo;acquisition de leur caract&egrave;re ex&eacute;cutoire <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031039480&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=802404126&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.2131-1</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il ne s&rsquo;agit donc pas simplement d&rsquo;une formalit&eacute; mat&eacute;rielle.</p> <p style="text-align: justify;">Cette transmission permet au pr&eacute;fet de r&eacute;aliser un contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute; sur les actes, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;alerter les collectivit&eacute;s sur le mode de formation et les cons&eacute;quences de certaines d&eacute;cisions, voire exercer les voies de recours contre les actes transmis.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>L&#39;obligation de transmission</strong></h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;obligation de transmission ne concerne pas tous les actes des collectivit&eacute;s locales. Les actes soumis &agrave; l&rsquo;obligation de transmission sont limitativement &eacute;num&eacute;r&eacute;s par la loi (notamment <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=AE2E5E7A8D111DC2F4B847A0D3D12C13.tpdila17v_1?idArticle=LEGIARTI000025553271&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.L.2131-2</a> du CGCT)</em> :</p> <p style="text-align: justify;">1&deg;- Les d&eacute;lib&eacute;rations de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante et les d&eacute;cisions prises par l&rsquo;ex&eacute;cutif par d&eacute;l&eacute;gation de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante en application de l&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031039436&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=2108929793&amp;nbResultRech=1" target="_blank"><em>article L.2122-22</em></a>, &agrave; l&rsquo;exception des d&eacute;lib&eacute;rations relatives aux tarifs des droits de voirie et de stationnement, au classement, au d&eacute;classement, &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement des plans d&rsquo;alignement et de nivellement, &agrave; l&rsquo;ouverture, au redressement et &agrave; l&rsquo;&eacute;largissement des voies communales ; des d&eacute;lib&eacute;rations relatives aux taux de promotion pour l&rsquo;avancement de grade des fonctionnaires, &agrave; l&rsquo;affiliation ou &agrave; la d&eacute;saffiliation aux centres de gestion ainsi qu&rsquo;aux conventions portant sur les missions suppl&eacute;mentaires &agrave; caract&egrave;re facultatif confi&eacute;es aux centres de gestion ;</p> <p style="text-align: justify;">2&deg;- Les d&eacute;cisions r&eacute;glementaires et individuelles prises par le maire dans l&rsquo;exercice de son pouvoir de police, &agrave; l&rsquo;exclusion de celles relatives &agrave; la circulation et au stationnement et de celles relatives &agrave; l&rsquo;exploitation, par les associations, de d&eacute;bits de boissons pour la dur&eacute;e des manifestations publiques qu&rsquo;elles organisent ;</p> <p style="text-align: justify;">3&deg;- Les actes &agrave; caract&egrave;re r&eacute;glementaire pris par les autorit&eacute;s dans tous les autres domaines qui rel&egrave;vent de leur comp&eacute;tence en application de la loi ;</p> <p style="text-align: justify;">4&deg;- Les conventions relatives aux emprunts, aux march&eacute;s et aux accords-cadres, &agrave; l&rsquo;exception des conventions relatives &agrave; des march&eacute;s et &agrave; des accords-cadres d&rsquo;un montant sup&eacute;rieur &agrave; un seuil d&eacute;fini par d&eacute;cret, ainsi que les conventions de concession ou d&rsquo;affermage de services publics locaux et les contrats de partenariat ;</p> <p style="text-align: justify;">5&deg;- Les d&eacute;cisions individuelles relatives &agrave; la nomination, au recrutement, y compris le contrat d&rsquo;engagement, et au licenciement des agents non titulaires, &agrave; l&rsquo;exception de celles prises pour faire face &agrave; un besoin li&eacute; &agrave; un accroissement temporaire ou saisonnier d&rsquo;activit&eacute; ;</p> <p style="text-align: justify;">6&deg;- Les d&eacute;cisions individuelles de nomination des fonctionnaires, les arr&ecirc;t&eacute;s (et conventions) de mise &agrave; disposition des fonctionnaires <em>(Circulaire pr&eacute;fectorale du 20 octobre 2010 relative &agrave; la r&eacute;duction des actes transmissibles au titre du contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;)</em> ;</p> <p style="text-align: justify;">7&deg;- Le permis de construire et les autres autorisations d&rsquo;utilisation du sol et le certificat d&rsquo;urbanisme d&eacute;livr&eacute;s par le maire ou le pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;tablissement public de coop&eacute;ration intercommunale, lorsqu&rsquo;il a re&ccedil;u comp&eacute;tence dans les conditions pr&eacute;vues aux <em>articles <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000028810368&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20160122&amp;fastPos=12&amp;fastReqId=1458730009&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">L.422-1</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=AE2E5E7A8D111DC2F4B847A0D3D12C13.tpdila17v_1?idArticle=LEGIARTI000006815847&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20160122&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;nbResultRech=" target="_blank">L.422-3</a> du code de l&rsquo;urbanisme</em> ;</p> <p style="text-align: justify;">8&deg;- Les ordres de r&eacute;quisition du comptable pris par l&rsquo;ex&eacute;cutif ;</p> <p style="text-align: justify;">9&deg;- Les d&eacute;cisions relevant de l&rsquo;exercice de pr&eacute;rogatives de puissance publique, prises par les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;conomie mixte locales pour le compte d&rsquo;une commune ou d&rsquo;un EPCI;</p> <p style="text-align: justify;">10&deg;- Les conventions en mati&egrave;re de coop&eacute;ration d&eacute;centralis&eacute;e <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=AE2E5E7A8D111DC2F4B847A0D3D12C13.tpdila17v_1?idSectionTA=LEGISCTA000029212220&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122" target="_blank">art.L.1115-1 et suivants</a> du&nbsp;CGCT)</em> ;</p> <p style="text-align: justify;">11&deg;- Les actes adopt&eacute;s par voie de r&eacute;f&eacute;rendum <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389054&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=2053462044&amp;nbResultRech=1" target="_blank">art.L.O.1112-7</a> du&nbsp;CGCT).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Mode de transmission</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La transmission doit &ecirc;tre faite en la forme d&rsquo;&quot;exp&eacute;dition&quot;, c&rsquo;est-&agrave; dire la copie litt&eacute;rale et int&eacute;grale de l&rsquo;acte certifi&eacute;e conforme par le pouvoir ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">La transmission doit &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e dans des conditions permettant : d&rsquo;une part de s&rsquo;assurer de la volont&eacute; de transmettre de l&rsquo;ex&eacute;cutif ; d&rsquo;autre part, d&rsquo;apporter la preuve certaine de sa r&eacute;alisation (apposition imm&eacute;diate sur l&rsquo;acte d&rsquo;un cachet portant timbre de la pr&eacute;fecture/sous-pr&eacute;fecture, LRAR, remise de l&rsquo;acte par voie d&rsquo;huissier &eacute;tablissant un constat, ...).</p> <p style="text-align: justify;">Depuis 2004, les collectivit&eacute;s peuvent, sur la base du volontariat, transmettre les actes par voie &eacute;lectronique <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000448653&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=1135566923&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2005-324 du 07 avril 2005 </a>et <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000635417&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 26 octobre 2005</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Contenu de la transmission</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Les actes doivent &ecirc;tre transmis en int&eacute;gralit&eacute;, avec &eacute;ventuellement les pi&egrave;ces annexes n&eacute;cessaires pour mettre le pr&eacute;fet <em>&quot;&agrave; m&ecirc;me d&rsquo;appr&eacute;cier la port&eacute;e et la l&eacute;galit&eacute; de l&rsquo;acte&quot;</em>. C&rsquo;est le cas lorsqu&rsquo;une d&eacute;lib&eacute;ration autorise la conclusion ou approuve un contrat particulier, le projet de contrat doit &ecirc;tre transmis avec la d&eacute;lib&eacute;ration.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>D&eacute;lai de la transmission</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Aucun d&eacute;lai g&eacute;n&eacute;ral de transmission n&rsquo;est pr&eacute;vu par la loi. La transmission conditionnant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de l&rsquo;acte, il appartient &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cutif de d&eacute;finir lui-m&ecirc;me la date de transmission.</p> <p style="text-align: justify;">Il existe cependant des d&eacute;lais dans des cas particuliers : la d&eacute;lib&eacute;ration relative au budget primitif et celle approuvant le compte administratif doivent &ecirc;tre transmises dans les 15 jours suivant le d&eacute;lai limite fix&eacute; pour leur adoption <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389565&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=1285236305&amp;nbResultRech=1" target="_blank">art.L.1612-8</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=AE2E5E7A8D111DC2F4B847A0D3D12C13.tpdila17v_1?idArticle=LEGIARTI000006389569&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;nbResultRech=1" target="_blank">L.1612-13</a> du&nbsp;CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Pour les d&eacute;cisions individuelles, les contrats de march&eacute;s publics et de D&eacute;l&eacute;gation de Service Public (DSP), la transmission doit &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e dans le d&eacute;lai de 15 jours &agrave; compter de leur signature (En savoir plus sur la transmission des actes relatifs aux <a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/controle-de-legalite-des-marches-publics" target="_blank">march&eacute;s publics</a> et <a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/delegation-de-service-public/transmission-des-contrats-de-dsp-au-representant-de-l-etat" target="_blank">d&eacute;l&eacute;gations de service public</a>).</p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u><strong> : </strong>Le pr&eacute;fet peut demander communication &agrave; tout moment des actes non soumis &agrave; l&rsquo;obligation de transmission, via l&rsquo;exercice du &quot;pouvoir d&rsquo;&eacute;vocation&quot;&nbsp;<em>(a<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006390085&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160122&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1232141428&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">rt.L.2131-3</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;faut, retard ou refus de transmission a avant tout pour cons&eacute;quence d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de l&rsquo;acte.</p> <p style="text-align: justify;">Ils prorogent en outre le d&eacute;lai de recours contre ces actes. Le refus de transmission est constitutif d&rsquo;une ill&eacute;galit&eacute; susceptible d&rsquo;annulation pour exc&egrave;s de pouvoir.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/transmission-des-actes-au-representant-de-l-etat Thu, 02 Jan 2014 00:00:00 +0100 Contrôle de légalité des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/controle-de-legalite-des-marches-publics <p style="text-align: justify;">La transmission des actes des collectivit&eacute;s territoriales au pr&eacute;fet constitue une des conditions de l&rsquo;acquisition de leur caract&egrave;re ex&eacute;cutoire <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=D6C313C5947376EDB6A1B3F5492A5AD3.tpdjo02v_2?idArticle=LEGIARTI000006390077&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20130912&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.2131-1</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il ne s&rsquo;agit donc pas simplement d&rsquo;une formalit&eacute; mat&eacute;rielle.</p> <p style="text-align: justify;">Cette transmission permet au pr&eacute;fet de r&eacute;aliser un contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute; sur les actes, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;alerter les collectivit&eacute;s sur le mode de formation et les cons&eacute;quences de certaines d&eacute;cisions, voire exercer les voies de recours contre les actes transmis. Par transmission des contrats, on entend celles des contrats <em>&quot;sign&eacute;s par les parties&quot;</em>. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une transmission qui s&rsquo;ajoute &agrave; la celle des d&eacute;lib&eacute;rations autorisant la passation ou la signature de ces contrats.</p> <h1 style="text-align: justify;">Seuil de transmission</h1> <p style="text-align: justify;">Les march&eacute;s dont le montant est sup&eacute;rieur au<strong> </strong>seuil de 209 000 &euro; HT (depuis le 1er janvier 2016) doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une transmission au pr&eacute;fet aux fins de contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;, quelle que soit leur nature (travaux, fournitures, services), la proc&eacute;dure de passation (formalis&eacute;e ou adapt&eacute;e) et la qualit&eacute; du ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage (pouvoir&nbsp;adjudicateur, entit&eacute;&nbsp;adjudicatrice, Etat, collectivit&eacute;s locales ...). <u>NB</u> :&nbsp;Le seuil de transmission est ind&eacute;pendant du seuil de proc&eacute;dure de passation des march&eacute;s. Ainsi, TOUS les march&eacute;s d&#39;un montant sup&eacute;rieur &agrave; 209&nbsp;000 &euro; HT, quelle que soit leur nature (travaux, fournitures, services) et la qualit&eacute; du ma&icirc;tre d&#39;ouvrage (pouvoir&nbsp;adjudicateur, entit&eacute;&nbsp;adjudicatrice, Etat, collectivit&eacute;s locales ...) doivent &ecirc;tre transmis au contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;<em>&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=1FB7583EA3B9FA96C8AAB37384BD0D0D.tpdila15v_3?idArticle=LEGIARTI000031822513&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;categorieLien=id&amp;dateTexte=" target="_blank">art.D.2131-5-1</a>&nbsp;du&nbsp;CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">En cas de march&eacute;&nbsp;alloti, si l&rsquo;ensemble des lots atteint le seuil de 209&nbsp;000 &euro; HT, tous les lots doivent &ecirc;tre transmis.</p> <p style="text-align: justify;">En cas d&rsquo;avenant aux march&eacute;s dont le montant initial est sup&eacute;rieur &agrave; 209&nbsp;000 &euro; HT, ces avenants doivent &eacute;galement &ecirc;tre transmis.</p> <p style="text-align: justify;">En outre, le pr&eacute;fet peut effectuer incidemment un contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute; sur les march&eacute;s d&rsquo;un montant inf&eacute;rieur lorsqu&rsquo;ils constituent l&rsquo;annexe des d&eacute;lib&eacute;rations qui sont, elles, toutes obligatoirement soumises au contr&ocirc;le&nbsp;<em>(<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-64592QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, n&deg;64592,&nbsp;JOAN&nbsp;du 08 novembre 2005, p.10372</a>).&nbsp;</em>Ainsi, si l&rsquo;assembl&eacute;e&nbsp;d&eacute;lib&eacute;rante autorise l&rsquo;ex&eacute;cutif &agrave; signer un march&eacute; sp&eacute;cifique d&rsquo;un montant inf&eacute;rieur &agrave; 209&nbsp;000&nbsp;&euro; HT avec une entreprise d&eacute;termin&eacute;e, le texte du contrat (par d&eacute;finition non encore sign&eacute;) doit &ecirc;tre joint en annexe de la d&eacute;lib&eacute;ration autorisant la signature du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, le pr&eacute;fet peut, par son pouvoir d&rsquo;&eacute;vocation, demander communication des march&eacute;s dont le montant est inf&eacute;rieur &agrave; 209&nbsp;000 &euro; HT.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;lai de transmission</h1> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de transmission imparti pour les contrats est fix&eacute; &agrave; <strong>15 jours</strong> &agrave; compter de leur signature et en tout &eacute;tat de cause avant leur notification au cocontractant.</p> <h1 style="text-align: justify;">Liste des pi&egrave;ces &agrave; transmettre</h1> <p style="text-align: justify;">La liste des pi&egrave;ces &agrave; transmettre est fix&eacute;e &agrave; l&rsquo;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?=LEGIARTI000024507167&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160123" target="_blank">article R.2131-5</a> du CGCT</em> :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">La copie des pi&egrave;ces constitutives du march&eacute; (AE, CCAP, CCTP, BPU, DQE), &agrave; l&rsquo;exception des plans ;</li> <li style="text-align: justify;">La d&eacute;lib&eacute;ration autorisant le repr&eacute;sentant l&eacute;gal de la commune ou de l&rsquo;&eacute;tablissement &agrave; passer le march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">La copie de l&rsquo;avis d&rsquo;appel public &agrave; la concurrence ainsi que, s&rsquo;il y a lieu, de la lettre de consultation ;</li> <li style="text-align: justify;">Le r&egrave;glement de la consultation, lorsque l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un tel document est obligatoire ;</li> <li style="text-align: justify;">Les proc&egrave;s-verbaux et rapports de la CAO, de la commission de la proc&eacute;dure de dialogue comp&eacute;titif et les avis du jury de concours, avec les noms et qualit&eacute;s des personnes qui y ont si&eacute;g&eacute;, ainsi que le rapport de pr&eacute;sentation de la personne responsable du march&eacute; pr&eacute;vu par l&rsquo;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204374&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article 79</a> du CMP</em> ;</li> <li style="text-align: justify;">Les renseignements, attestations et d&eacute;clarations fournis en vertu des <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=24F36EA26247FE4BBDB142C94D023CB2.tpdila07v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006145857&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;dateTexte=20160123" target="_blank">articles 45 et 46</a> du CMP</em>.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le pr&eacute;fet peut demander, pour exercer le contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;, que des pi&egrave;ces suppl&eacute;mentaires lui soient fournies&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=EFAD2B97DC215A839A3CC79317B0DD80.tpdila15v_3?idArticle=LEGIARTI000006395821&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160123&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.R.2131-7</a>&nbsp;du&nbsp;CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> : Les actes relatifs &agrave; la seule&nbsp;ex&eacute;cution du march&eacute; n&#39;ont en revanche pas &agrave; &ecirc;tre transmis au contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute; (ordres de service, bons de commande, etc<i>. <a href="http://www.senat.fr/questions/base/2008/qSEQ080905532.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;05532,&nbsp;JO S&eacute;nat du 25 d&eacute;cembre 2008, page 2607</a>).</i></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><em><a href="http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2010/12/cir_32156.pdf" target="_blank">Instruction n&deg;10-028-M0 du 22 novembre 2010</a>&nbsp;relative au&nbsp;contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute; des actes des&nbsp;collectivit&eacute;s territoriales et de leurs &eacute;tablissements publics en mati&egrave;re de commande publique</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/controle-de-legalite-des-marches-publics Thu, 02 Jan 2014 00:00:00 +0100 Comités Consultatifs de Règlement Amiable des Différends https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/comites-consultatifs-de-reglement-amiable-des-differends <p style="text-align: justify;">Le Comit&eacute; Consultatif de r&egrave;glement amiable des diff&eacute;rends a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; au niveau national par le <em>d&eacute;cret n&deg;81-272 du 18 mars 1981</em>. Des comit&eacute;s consultatifs &agrave; comp&eacute;tence locale ont ensuite &eacute;t&eacute; ajout&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Ces organismes consultatifs de conciliation sont charg&eacute;s rechercher des &eacute;l&eacute;ments de droit ou de fait en vue d&#39;une solution amiable et &eacute;quitable &agrave; des diff&eacute;rends relatifs &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des march&eacute;s publics <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006204422&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;dateTexte=20130606&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=2095054352&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. 127</a> du CMP).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette comp&eacute;tence est strictement entendue.</p> <p style="text-align: justify;">D&#39;une part, seuls les diff&eacute;rends portant sur des contrats pass&eacute;s en application du Code des March&eacute;s Publics peuvent &ecirc;tre soumis aux comit&eacute;s. Sont donc exclus de&nbsp; leur comp&eacute;tence les contrats de d&eacute;l&eacute;gation de service public, contrats de partenariat, conventions d&rsquo;occupation du domaine public, contrats r&eacute;gis par l&rsquo;<em>ordonnance n&deg;2005-649 du 6 juin 2005, etc.</em></p> <p style="text-align: justify;">D&#39;autre part, ces diff&eacute;rends doivent concerner l&rsquo;ex&eacute;cution des march&eacute;s publics, &agrave; l&rsquo;exclusion de ceux portant sur la passation des march&eacute;s publics ou sur l&rsquo;application d&rsquo;une garantie post-contractuelle (garantie biennale et d&eacute;cennale) <em>(art. 1er <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023217416&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=410078576&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">D&eacute;cret n&deg;2010-1525</a> du 8 d&eacute;cembre 2010).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il existe un comit&eacute; consultatif au niveau national et sept comit&eacute;s consultatifs r&eacute;gionaux, interr&eacute;gionaux ou interd&eacute;partementaux.<br /> <br /> Un comit&eacute; peut &ecirc;tre saisi soit par le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage, de sa propre initiative ou sur demande du titulaire du march&eacute; ; soit par le titulaire du march&eacute;. Les tiers au march&eacute; public ne peuvent donc saisir valablement le CCRA (repr&eacute;sentant de l&rsquo;Etat dans le d&eacute;partement, sous-traitants, fournisseurs, f&eacute;d&eacute;rations professionnelles, etc.).<br /> <br /> Le comit&eacute; peut &ecirc;tre peut &ecirc;tre saisi avant ou apr&egrave;s la d&eacute;cision du ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage sur le r&egrave;glement du diff&eacute;rend.</p> <p style="text-align: justify;">La saisine d&rsquo;un comit&eacute; interrompt le cours des diff&eacute;rentes prescriptions et suspend les d&eacute;lais de recours contentieux jusqu&#39;&agrave; la d&eacute;cision prise par le pouvoir adjudicateur apr&egrave;s avis du comit&eacute; &agrave; deux conditions cumulatives :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">que la saisine soit r&eacute;guli&egrave;re en la forme ;</li> <li style="text-align: justify;">et qu&#39;elle &eacute;t&eacute; form&eacute;e avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai qu&rsquo;il s&rsquo;agit de suspendre ou d&rsquo;interrompre.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le comit&eacute; doit rendre un avis dans les 6 mois de sa saisine (prolongation possible dans la limite de 3 mois). Les parties sont libres de suivre ou de ne pas suivre l&rsquo;avis &eacute;mis par le comit&eacute;. De m&ecirc;me, cet&nbsp; avis ne s&rsquo;impose pas au juge administratif. Lorsque le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage suit l&rsquo;avis du comit&eacute; sur un diff&eacute;rend relatif au d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral du march&eacute;, l&rsquo;acceptation par le titulaire du march&eacute; de la d&eacute;cision du ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage au vu de l&rsquo;avis suffit &agrave; conf&eacute;rer un caract&egrave;re d&eacute;finitif au d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008163238&amp;fastReqId=588505137&amp;fastPos=1" target="_blank">Conseil d&#39;Etat, 4 novembre 2005, St&eacute; AMEC-SPIE, n&deg;263429</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/comites-consultatifs-de-reglement-amiable-des-differends Thu, 06 Jun 2013 13:35:00 +0200 Résiliation du contrat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/resiliation-du-contrat <p style="text-align: justify;">Si les diff&eacute;rentes <a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/delegation-de-service-public/avenants" target="_blank">hypoth&egrave;ses de modification du contrat</a> sont insuffisantes pour permettre la poursuite de l&#39;ex&eacute;cution&nbsp;du contrat, il peut &ecirc;tre r&eacute;sili&eacute; par l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante.</p> <p style="text-align: justify;">Quant &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; due au concessionnaire, l&#39;ordonnance pr&eacute;cise que<em>&nbsp;:</em></p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;en cas d&#39;annulation, de r&eacute;solution&nbsp;ou de r&eacute;siliation du contrat de concession par le juge, faisant suite au recours d&#39;un tiers, le concessionnaire&nbsp;peut pr&eacute;tendre &agrave; l&#39;indemnisation des d&eacute;penses qu&#39;il a engag&eacute;es conform&eacute;ment au contrat d&egrave;s&nbsp;lors qu&#39;elles ont &eacute;t&eacute; utiles &agrave; l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante, parmi lesquelles figurent, s&#39;il y a lieu, les frais li&eacute;s au&nbsp;financement mis en place dans le cadre de l&#39;ex&eacute;cution du contrat y compris, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les co&ucirc;ts&nbsp;pour le concessionnaire aff&eacute;rents aux instruments de financement et r&eacute;sultant de la fin anticip&eacute;e du&nbsp;contrat&quot;. </em></p> </blockquote> <blockquote> <p style="text-align: justify;">La <em>&quot;prise en compte des frais li&eacute;s au financement est subordonn&eacute;e &agrave; la mention, dans les&nbsp;annexes du contrat de concession, des principales caract&eacute;ristiques des financements &agrave; mettre en place&nbsp;pour les besoins de l&#39;ex&eacute;cution de la concession&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><u><strong>NB :</strong></u><strong>&nbsp;</strong>Ces nouvelles dispositions s&rsquo;appliquent aux contrats de concession pour lesquels, au 1er avril 2016, une&nbsp;consultation a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e ou un avis de concession a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; &agrave; la publication.&nbsp;Cependant, certaines dispositions sont d&#39;application imm&eacute;diate aux conventions en cours d&#39;ex&eacute;cution :&nbsp;c&rsquo;est notamment&nbsp;le cas des r&egrave;gles relatives aux modalit&eacute;s particuli&egrave;res&nbsp;d&#39;indemnisation du concessionnaire.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/resiliation-du-contrat Fri, 13 Apr 2012 00:00:00 +0200 Certificat d'urbanisme https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/certificat-d-urbanisme <p style="text-align: justify;">Les certificats d&#39;urbanisme sont des actes informatifs indiquant l&#39;&eacute;tat des normes d&#39;occupation des sols.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006815656&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120616&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article L.410-1</a> du Code de l&#39;Urbanisme pr&eacute;voit la d&eacute;livrance de deux types de certificats en fonction de la demande du particulier : &quot;ordinaire&quot; et &quot;d&eacute;taill&eacute;&quot;.</p> <h1 style="text-align: justify;">Certificat ordinaire</h1> <p style="text-align: justify;">Le certificat ordinaire (ou <em>&quot;certificat A&quot;</em>) indique les dispositions d&#39;urbanisme et la limitation administrative au droit de propri&eacute;t&eacute; et le r&eacute;gime des taxes et des participations d&#39;urbanisme applicables &agrave; un terrain.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, depuis 2005, il n&#39;a plus &agrave; indiquer la constructibilit&eacute; du terrain ni l&#39;&eacute;tat des &eacute;quipements publics existants ou pr&eacute;vus.</p> <h1 style="text-align: justify;">Certificat d&eacute;taill&eacute;</h1> <p style="text-align: justify;">Le certificat d&eacute;taill&eacute; (ou <em>&quot;certificat B&quot;</em>) pr&eacute;cise si un projet sp&eacute;cifique pr&eacute;sent&eacute; par le demandeur est juridiquement r&eacute;alisable sur le terrain en cause. Il indique non seulement les mentions pr&eacute;vues pour le certificat ordinaire mais &eacute;galement l&#39;accord pr&eacute;alable de l&#39;administration sur le projet et sur les conditions de desserte du terrain par les &eacute;quipements publics (existants ou pr&eacute;vus) <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006818982&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120616" target="_blank">art.&nbsp;R.410-13</a> du Code de l&#39;urbanisme). </em>C&#39;est donc ce certificat qui donne un avis positif ou n&eacute;gatif.</p> <p style="text-align: justify;">Bien que le certificat d&#39;urbanisme soit un document purement informatif dont la d&eacute;livrance est facultative, il n&#39;est pas pour autant d&eacute;pourvu de tout effet juridique.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, le b&eacute;n&eacute;ficiaire du CU se voit garantir, pendant un d&eacute;lai limit&eacute; (18 mois &agrave; compter de la d&eacute;livrance du CU), le respect des mentions que le CU contient, &agrave; l&#39;exception des dispositions relatives &agrave; la pr&eacute;servation de la s&eacute;curit&eacute; ou de la salubrit&eacute; publique, qui peuvent &ecirc;tre remises en cause au moment de la demande d&#39;autorisation ou de la d&eacute;claration pr&eacute;alable pr&eacute;sent&eacute;e dans ce d&eacute;lai.</p> <p style="text-align: justify;">A titre d&#39;exemple, le classement d&#39;un terrain en &quot;espace bois&eacute; class&eacute;&quot; pendant le d&eacute;lai de validit&eacute; du CU n&#39;est pas opposable au b&eacute;n&eacute;ficiaire du CU (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007852870&amp;fastReqId=1613012319&amp;fastPos=1" target="_blank"><em>CE, 23 novembre 1994, n&deg;135215</em></a>).</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>D&eacute;lai de validit&eacute;</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de validit&eacute; est de dix-huit mois.</p> <p style="text-align: justify;">Ce d&eacute;lai s&#39;applique aux deux types de certificat d&#39;urbanisme.</p> <p style="text-align: justify;">Ce d&eacute;lai peut &ecirc;tre prorog&eacute; par p&eacute;riodes d&#39;un an aux conditions (cumulatives) suivantes<em>&nbsp;(art.&nbsp;R.410-17&nbsp;du Code de l&#39;urbanisme)&nbsp;</em>:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la demande de prorogation doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e dans le d&eacute;lai de deux mois avant l&#39;expiration du d&eacute;lai de validit&eacute; initial (18 mois) ou de prolongation d&eacute;j&agrave; accord&eacute; (12 mois) ;</li> <li style="text-align: justify;">les prescriptions d&#39;urbanisme, servitudes administratives, r&eacute;gime des taxes et participations applicables au terrain concern&eacute; ne doivent pas avoir chang&eacute;.</li> </ul> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/certificat-d-urbanisme Sat, 16 Jun 2012 00:00:00 +0200 Dotation d'Equipement des Territoires Ruraux (DETR) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/dotation-d-equipement-des-territoires-ruraux-detr <p style="text-align: justify;">La Dotation d&rsquo;&Eacute;quipement des Territoires Ruraux (DETR) a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par la<em> loi n&deg;2010-1657 de finances pour 2011</em> et r&eacute;sulte de la fusion de la Dotation Globale d&rsquo;&Eacute;quipement (DGE) des communes et de la Dotation de D&eacute;veloppement Rural (DDR).</p> <p style="text-align: justify;">Seules peuvent en b&eacute;n&eacute;ficier certains EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre et certaines communes, selon des crit&egrave;res d&eacute;mographiques <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=DBB43089A81A30DA583CDB05340C388C.tpdjo17v_2?idArticle=LEGIARTI000025074140&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20131217" target="_blank">art.L.2334-32</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=DBB43089A81A30DA583CDB05340C388C.tpdjo17v_2?idArticle=LEGIARTI000026948602&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20131217&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=" target="_blank">L.2334-33 </a>du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Les communes b&eacute;n&eacute;ficiaires sont les suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Celles dont la population est &le; &agrave; 2000 habitants ;</li> <li style="text-align: justify;">Celles dont la population est sup&eacute;rieure &agrave; 2000 habitants et inf&eacute;rieure &agrave; 20 000 habitants et dont le potentiel financier par habitant est inf&eacute;rieur &agrave; 1,3 fois le potentiel financier moyen par habitant de l&#39;ensemble des communes dont la population est sup&eacute;rieure &agrave; 2000 habitants et n&#39;exc&egrave;de pas 20 000 habitants ;</li> <li style="text-align: justify;">Les communes nouvelles issues de la transformation d&rsquo;EPCI &eacute;ligibles &agrave; la DETR l&#39;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant leur transformation ou issues de la fusion de communes dont l&#39;une d&#39;entre elles &eacute;tait &eacute;ligible &agrave; cette dotation l&#39;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant leur fusion pendant les trois premiers exercices &agrave; compter de leur cr&eacute;ation.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Les EPCI &eacute;ligibles sont les suivants :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Les EPCI qui remplissent les trois conditions suivantes : 1) Population &le; &agrave; 50 000 habitants ; 2) Territoire d&rsquo;un seul tenant et sans enclave ; 3) Absence de communes membres de plus de 15 000 habitants ;</li> <li style="text-align: justify;">Les EPCI &eacute;ligibles &agrave; la DGE ou &agrave; la DDR en 2010 ;</li> <li style="text-align: justify;">Les syndicats mixtes ferm&eacute;s et syndicats de communes, dont la population est&nbsp; &le;&nbsp; &agrave; 60 000 habitants.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Les donn&eacute;es relatives &agrave; la population servant &agrave; la d&eacute;termination des communes/EPCI &eacute;ligibles s&rsquo;appr&eacute;cient au 1er janvier de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant celle au cours de laquelle est faite la r&eacute;partition<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000023382435&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20131217" target="_blank">art.L.2334-2</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">La commission d&rsquo;&eacute;lus de chaque d&eacute;partement fixe chaque ann&eacute;e les cat&eacute;gories d&rsquo;op&eacute;rations prioritaires et les taux minimaux et maximaux de subventions applicables &agrave; chacune d&rsquo;elles<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000023650610&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20131217" target="_blank">art.L.2334-37</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong><u>NB :</u> <span style="color: rgb(255, 0, 0);">Les conditions d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; &agrave; la DETR &eacute;tant tr&egrave;s restrictives, il convient, avant toute pr&eacute;sentation de dossier, de se r&eacute;f&eacute;rer au contenu de la circulaire pr&eacute;fectorale et </span></strong><strong><span style="color: rgb(255, 0, 0);">de prendre contact avec la personne charg&eacute;e de l&rsquo;instruction des dossiers dans l&rsquo;arrondissement concern&eacute;.</span> </strong>La Pr&eacute;fecture envoie par courrier postal la circulaire annuelle &agrave; chaque commune ou EPCI &eacute;ligible. Par cons&eacute;quent, si la collectivit&eacute; n&rsquo;a pas re&ccedil;u cette circulaire, elle n&rsquo;est probablement pas b&eacute;n&eacute;ficiaire de la DETR<strong> </strong>.<strong>​</strong></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/dotation-d-equipement-des-territoires-ruraux-detr Tue, 17 Dec 2013 00:00:00 +0100 Surface de plancher https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/surface-de-plancher <p style="text-align: justify;">La d&eacute;finition de la surface de plancher a &eacute;t&eacute; r&eacute;form&eacute;e par l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024804731&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=284796415&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">ordonnance n&deg;2011-1539</a> du 16 novembre 2011 et le <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025059730&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=408182114&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2011-2054</a> du 29 d&eacute;cembre 2011.</p> <p style="text-align: justify;">La distinction entre &quot;Surface Hors Oeuvre Brute&quot; (SHOB) et &quot;Surface Hors Oeuvre Nette&quot; (SHON) est ainsi supprim&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">La surface de plancher est la :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;somme des surfaces de plancher closes et couvertes sous une hauteur de plafond sup&eacute;rieure &agrave; 1,80 m&egrave;tres, calcul&eacute;e &agrave; partir du nu int&eacute;rieur des fa&ccedil;ades du b&acirc;timent&quot;</em> <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024808459&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120417&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. L.112-1</a> du Code de l&#39;urbanisme).</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">La surface de plancher ne prend notamment pas en compte l&#39;&eacute;paisseur des murs ext&eacute;rieurs, ni celle des mat&eacute;riaux isolants, les caves, des vides (notamment les mezzanines et les surfaces destin&eacute;es au passage des canalisations - <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007832205&amp;fastReqId=700666046&amp;fastPos=1" target="_blank"><em>CE, 15 juin 1992, M. Marmoz et Mme Corolleur, n&deg;115264</em></a>) et tr&eacute;mies aff&eacute;rentes aux escaliers et ascenceurs,&nbsp; les surfaces am&eacute;nag&eacute;es en vue du stationnement de v&eacute;hicules motoris&eacute;s ou non, les combles non am&eacute;nageables, les locaux de stockage des d&eacute;chets, etc. (Liste compl&egrave;te des surfaces d&eacute;duites : <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025100231&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120417&amp;fastPos=11&amp;fastReqId=1333747223&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. R.112-2</a> du Code de l&#39;urbanisme</em>). Doivent donc &ecirc;tre prises en compte pour le calcul les surfaces de plancher de <strong>tous les niveaux</strong> (rez-de-chauss&eacute;e, &eacute;tages, etc.).</p> <p style="text-align: justify;">La surface de plancher est un &eacute;l&eacute;ment fondamental du droit de l&#39;urbanisme car elle permet de d&eacute;terminer le champ d&#39;application des autorisations d&#39;urbanisme (et le contenu du dossier de demande aff&eacute;rent) et de proc&eacute;dures, la densit&eacute; constructible dans les lotissements et les ZAC, etc.</p> <p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le champ d&#39;application des autorisations d&#39;urbanisme et le seuil du recours obligatoire &agrave; un architecte, la surface de plancher est utilis&eacute;e cumulativement ou alternativement avec la notion d&#39; &quot;emprise au sol&quot; (d&eacute;finie comme la<em> &quot;projection verticale du volume de la construction, tous d&eacute;bors et surplombs inclus&quot; - <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025095646&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20120417&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=887769504&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. R.420-1</a> du Code de l&#39;urbanisme</em>).</p> <p style="text-align: justify;">La nouvelle d&eacute;finition de la surface de plancher s&#39;applique depuis le 1er mars 2012.</p> <p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne l&#39;instruction des permis de construire et d&#39;am&eacute;nager, les nouvelles dispositions s&#39;appliquent aux demandes de permis de construire d&eacute;pos&eacute;es post&eacute;rieurement au 1er mars 2012. Pour les demandes en cours d&#39;instruction (donc d&eacute;pos&eacute;es avant le 1er mars 2012), les dispositions ant&eacute;rieures (notions de SHON et de SHOB) s&#39;appliquent.</p> <p style="text-align: justify;"><u><strong>NB :</strong></u> <strong>Aucune substitution automatique n&#39;est pr&eacute;vue par les textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires </strong>pour les d&eacute;lib&eacute;rations des collectivit&eacute;s locales faisant r&eacute;f&eacute;rence aux notions de SHON et de SHOB. Par cons&eacute;quent, ces d&eacute;lib&eacute;rations devront &ecirc;tre express&eacute;ment modifi&eacute;es par l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante.</p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/02/cir_34719.pdf" target="_blank">Circulaire du 3 f&eacute;vrier 2012</a> relative au&nbsp;respect des modalit&eacute;s de calcul de la surface de plancher (NOR : DEVL1202266C)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/surface-de-plancher Tue, 17 Apr 2012 00:00:00 +0200 Transmission du fichier abonnés et des bases de données en fin de contrat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/transmission-du-fichier-abonnes-et-des-bases-de-donnees-en-fin-de-contrat <h1 style="text-align: justify;">Fichier abonn&eacute;s</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000022494729&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20120127&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L2224-11-4 CGCT" target="_blank" title="article L2224-11-4 CGCT">article L.2224-11-4 du CGCT</a> dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&ldquo;le fichier des abonn&eacute;s, constitu&eacute; des donn&eacute;es &agrave; caract&egrave;re personnel pour la facturation de l&#39;eau et de l&#39;assainissement ... sont remis par le d&eacute;l&eacute;gataire au d&eacute;l&eacute;gant au moins six mois avant l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du contrat&rdquo;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;cret n&deg;2011-1907 du 20 d&eacute;cembre 2011<em> (JO 22 d&eacute;cembre 2011)</em>, codifi&eacute; &agrave; l&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025008152&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20120127&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article R2224-18 CGCT" target="_blank" title="article R2224-18 CGCT">article R.2224-18 du CGCT</a>, fixe les modalit&eacute;s de transmission des supports techniques n&eacute;cessaires &agrave; la facturation de l&rsquo;eau.</p> <p style="text-align: justify;">Ces supports sont constitu&eacute;s des<em>&nbsp;:</em></p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&ldquo;&eacute;l&eacute;ments n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration des factures, titres de recettes et pi&egrave;ces comptables requises pour la production des quittances et le recouvrement des sommes dues ainsi qu&rsquo;&agrave; la perception et au recouvrement des taxes et droits rattach&eacute;s et &agrave; la gestion des comptes des personnes concern&eacute;es&rdquo;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Ainsi, doivent &ecirc;tre communiqu&eacute;s &agrave; la collectivit&eacute; conc&eacute;dante les informations suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">caract&eacute;ristiques du compteur d&rsquo;eau incluant la r&eacute;f&eacute;rence du carnet m&eacute;trologique et de la date de pose ;</li> <li style="text-align: justify;">&eacute;l&eacute;ments relatifs aux facturations r&eacute;alis&eacute;es (dans la limite de 2 ans) ;</li> <li style="text-align: justify;">diligences entreprises sur les r&eacute;clamations et contentieux en cours ;</li> <li style="text-align: justify;">identification de l&rsquo;abonn&eacute; (d&eacute;nomination, adresse, identifiant &agrave; l&rsquo;exclusion du num&eacute;ro national d&rsquo;identit&eacute;, num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone), d&eacute;nomination et adresse du destinataire de la facture et le mode de paiement (&agrave; l&rsquo;exclusion des coordonn&eacute;es bancaires) ;</li> <li style="text-align: justify;">&eacute;l&eacute;ments n&eacute;cessaires &agrave; la facturation des taxes et impositions per&ccedil;ues sur la facture d&rsquo;eau et le cas &eacute;ch&eacute;ant les redevances d&rsquo;assainissement en application des<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=2FB1A70719ED570E563730AF9E7D4A97.tpdjo05v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006181440&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20120127" name="CGCT" target="_blank" title="CGCT"> articles R.2224-19 &agrave; R.2224-19-6</a> du CGCT.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Doivent en outre &ecirc;tre joints le recueil des tarifs appliqu&eacute;s par le service et une note pr&eacute;cisant les dispositions prises pour la remise du r&egrave;glement de service aux abonn&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Le fichier doit &ecirc;tre transmis sous format &eacute;lectronique s&eacute;curis&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">La transmission doit &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e au moins 6 mois avant l&rsquo;&eacute;chance du contrat. Une nouvelle transmission doit &ecirc;tre faite une seconde fois &agrave; l&rsquo;&eacute;chance du contrat si le concessionnaire sortant n&rsquo;est pas reconduit.</p> <h1 style="text-align: justify;">Autres bases de donn&eacute;es</h1> <p style="text-align: justify;">La <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033202746&amp;categorieLien=id" target="_blank">loi n&deg;2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une R&eacute;publique num&eacute;rique</a>&nbsp;(art.53-1)&nbsp;impose &agrave; tout concessionnaire de fournir &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; conc&eacute;dante, sous format &eacute;lectronique, dans un standard ouvert librement r&eacute;utilisable et exploitable par un syst&egrave;me de traitement automatis&eacute;, <em>&quot;les donn&eacute;es et bases de donn&eacute;es collect&eacute;es ou produites &agrave; l&rsquo;occasion du service public faisant l&rsquo;objet du contrat et qui sont indispensables &agrave; son ex&eacute;cution&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Une fois communiqu&eacute;es, ces bases de donn&eacute;es pourront &ecirc;tre exploit&eacute;es ou mises &agrave; disposition, gratuitement, par l&rsquo;autorit&eacute; conc&eacute;dante.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, l&rsquo;autorit&eacute; conc&eacute;dante peut, d&egrave;s la conclusion du contrat ou en cours d&rsquo;ex&eacute;cution, exempter le concessionnaire de tout ou partie de ses obligations en mati&egrave;re de transmission des bases de donn&eacute;es par une d&eacute;cision motiv&eacute;e fond&eacute;e sur des motifs d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et rendue publique.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/transmission-du-fichier-abonnes-et-des-bases-de-donnees-en-fin-de-contrat Fri, 27 Jan 2012 00:00:00 +0100 Mise en demeure https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/mise-en-demeure <p style="text-align: justify;">La mise en demeure est un acte qui jalonne l&rsquo;ex&eacute;cution des march&eacute;s publics <em>(d&eacute;faillance d&rsquo;un mandataire, production des documents d&rsquo;assurance, &eacute;tablissement du d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral, sous traitance, sanctions, etc.)</em>. Elle peut &ecirc;tre une mesure coercitive autonome ou une mesure coercitive pr&eacute;alable &agrave; une sanction. Elle peut &ecirc;tre &eacute;galement soit facultative soit obligatoire.</p> <p style="text-align: justify;">En cas de doute quant au caract&egrave;re obligatoire de la mesure, il convient toujours de faire une mise en demeure avant de notifier une d&eacute;cision de sanction (p&eacute;nalit&eacute;s, r&eacute;siliation, ...).</p> <h1 style="text-align: justify;">La mise en demeure, mesure coercitive autonome</h1> <p style="text-align: justify;">La mise en demeure n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement obligatoire mais toujours utile, ne serait-ce que pour inviter fermement le cocontractant &agrave; respecter ses obligations si l&rsquo;on souhaite pr&eacute;venir autant que faire se peut un &eacute;ventuel futur litige.</p> <p style="text-align: justify;">Elle est notamment pr&eacute;vue par l&rsquo;article 48 du CCAG-Travaux selon lequel <em>&laquo; lorsque le titulaire ne se conforme pas aux dispositions du march&eacute; ou aux ordres de service, le repr&eacute;sentant du pouvoir adjudicateur le met en demeure d&#39;y satisfaire, dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;, par une d&eacute;cision qui lui est notifi&eacute;e par &eacute;crit &raquo;.</em></p> <h1 style="text-align: justify;">La mise en demeure, mesure coercitive pr&eacute;alable</h1> <p style="text-align: justify;">En revanche, dans certains cas, le d&eacute;faut de mise en demeure pr&eacute;alable rend inop&eacute;rante la sanction ult&eacute;rieure du ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage (p&eacute;nalit&eacute;s de retard, r&eacute;siliation du march&eacute;) et elle constitue donc un acte pr&eacute;alable obligatoire &agrave; l&rsquo;application de la sanction contractuelle.</p> <p style="text-align: justify;">Il convient donc de v&eacute;rifier :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">si le CCAG s&rsquo;applique ;</li> <li style="text-align: justify;">si le CCAG impose ou exclut une mise en demeure pr&eacute;alablement &agrave; la d&eacute;cision du pouvoir adjudicateur ;</li> <li style="text-align: justify;">si le CCAP d&eacute;roge aux articles du CCAG pr&eacute;voyant ou excluant une mise en demeure.</li> </ol> <h1 style="text-align: justify;">La forme de la mise en demeure</h1> <p style="text-align: justify;">La mise en demeure, pour &ecirc;tre valable, doit n&eacute;cessairement comporter a minima certaines informations :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">r&eacute;f&eacute;rence du march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">rappel des obligations contractuelles ;</li> <li style="text-align: justify;">faits qui caract&eacute;risent la violation de la/des obligation(s) contractuelle(s) ;</li> <li style="text-align: justify;">objet de la mise en demeure : demande d&rsquo;ex&eacute;cution des obligations contractuelles ;</li> <li style="text-align: justify;">d&eacute;lai imparti pour respecter les obligations contractuelles ;</li> <li style="text-align: justify;">information quant aux cons&eacute;quences &eacute;ventuelles en cas de persistance de la mauvaise ex&eacute;cution ou de l&rsquo;inex&eacute;cution des obligations au terme du d&eacute;lai imparti.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai accord&eacute; &agrave; l&rsquo;entreprise pour satisfaire &agrave; ses obligations est, au minimum, de 15 jours (sauf urgence ou march&eacute; int&eacute;ressant la d&eacute;fense (CCAG&nbsp; Travaux) &agrave; compter de la date de notification de la mise en demeure.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, le d&eacute;lai accord&eacute; &agrave; l&rsquo;entreprise ne doit pas &ecirc;tre trop court et doit permettre &agrave; l&rsquo;entreprise de satisfaire &agrave; ses obligations <em>(TA Dijon, 3 mai 2007, SA Rogianni).</em></p> <p style="text-align: justify;">La mise en demeure doit &ecirc;tre &eacute;crite.</p> <p style="text-align: justify;">La mise en demeure doit &ecirc;tre notifi&eacute;e au titulaire du march&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire envoy&eacute;e par un moyen permettant de lui donner date certaine (Lettre Recommand&eacute;e avec Accus&eacute; de R&eacute;ception, notification par voie d&rsquo;huissier, remise contre r&eacute;c&eacute;piss&eacute;) et d&rsquo;&ecirc;tre en mesure de calculer le terme du d&eacute;lai de respect de la mise en demeure.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/mise-en-demeure Fri, 02 Nov 2012 00:00:00 +0100 Obligation de reprise de personnel https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/obligation-de-reprise-de-personnel <p style="text-align: justify;">Cette obligation est applicable lorsque l&#39;autorit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante change de d&eacute;l&eacute;gataire ou change de mode de gestion (r&eacute;gie vers DSP ou DSP vers r&eacute;gie).</p> <p style="text-align: justify;">En effet, <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006900875&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20110526&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L1224-1 code travail" target="_blank" title="article L1224-1 code travail">l&#39;article L.1224-1 </a>du code de travail dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">&quot;<em>Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l&#39;employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en soci&eacute;t&eacute; de l&#39;entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l&#39;entreprise.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Cet article s&#39;applique cependant &agrave; trois conditions cumulatives :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">le transfert doit porter sur la m&ecirc;me activit&eacute; que celle exerc&eacute;e par le premier employeur. L&#39;activit&eacute; ne doit donc &ecirc;tre modifi&eacute;e ni qualitativement, ni quantitativement ;</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;ensemble des moyens n&eacute;cessaires &agrave; la poursuite de l&#39;activit&eacute; doit &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute; (reprise locaux, mat&eacute;riel) ;</li> <li style="text-align: justify;">les salari&eacute;s repris doivent &ecirc;tre exclusivement consacr&eacute;s &agrave; cette activit&eacute; transf&eacute;r&eacute;e <em>(<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000007445261&amp;fastReqId=177857027&amp;fastPos=1" target="_blank">Cass., Soc., 10 juillet 2002</a>).</em>&nbsp;</li> </ol> <p style="text-align: justify;">La mutualisation du personnel d&#39;une entreprise d&eacute;l&eacute;gataire entre ses diff&eacute;rents contrats de DSP constitue un obstacle &agrave; l&#39;application de cet article. En effet, celui-ci n&#39;est pas applicable lorsque les postes de travail transf&eacute;rables ne sont pas identifi&eacute;s de mani&egrave;re exacte. Cette mutualisation am&egrave;ne en effet &agrave; ce que 1,2 technicien ou 0,3 comptable etc. soit affect&eacute;s au contrat transf&eacute;r&eacute;. Dans ce cas, l&#39;application de l&#39;obligation de reprise de personnel devient impossible.</p> <p style="text-align: justify;">S&#39;il est impossible de pr&eacute;voir &agrave; l&#39;avance une liste exhaustive du personnel que le futur (nouveau) d&eacute;l&eacute;gataire ou l&#39;administration (r&eacute;gie) devra reprendre, l&#39;autorit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante a l&#39;obligation de fournir aux candidats &agrave; la DSP&nbsp;les informations leur permettant d&#39;&eacute;valuer l&#39;applicabilit&eacute; de l&#39;obligation de reprise de personnel en place.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;irrespect de cette obligation constitue un motif d&#39;annulation de la proc&eacute;dure <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007963846&amp;fastReqId=1134393237&amp;fastPos=1" target="_blank">CE,&nbsp; 6 juin 1997, n&deg;129437</a>; <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007989233&amp;fastReqId=1874596270&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 13 mars 1998, n&deg; 165238</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le juge judiciaire constate que les conditions l&eacute;gales du transfert d&rsquo;un salari&eacute; priv&eacute; &agrave; une personne publique sont remplies et que la personne publique refuse d&rsquo;appliquer cette d&eacute;cision, il doit renvoyer les parties devant le juge administratif afin que celui-ci prononce une injonction de proposer un contrat de droit public au salari&eacute;<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000031227642&amp;fastReqId=664121537&amp;fastPos=1" target="_blank">Cass., Soc., 22 septembre 2015, Commune de Vieille-Eglise, n&deg;13-26032</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/obligation-de-reprise-de-personnel Thu, 26 May 2011 16:07:00 +0200 Service public de défense extérieure contre l'incendie https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/service-public-de-defense-exterieure-contre-l-incendie <p style="text-align: justify;">Le service public de&nbsp;D&eacute;fense Ext&eacute;rieure Contre l&rsquo;Incendie (DECI) a pour objet d&rsquo;assurer l&rsquo;alimentation en eau des moyens des services d&rsquo;incendie et de secours par l&rsquo;interm&eacute;diaire de points d&rsquo;eau identifi&eacute;s &agrave; cette fin (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=1A1A67C64B7BA1A61CA887FCCBC54BA1.tpdila19v_3?idSectionTA=LEGISCTA000024026482&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160207" target="_blank">art.L.2225-1 &agrave; L.2225-4</a> et <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000030299532&amp;idSectionTA=LEGISCTA000030299530&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160207" target="_blank">R.2225-1 &agrave; R.2225-10</a> du CGCT).</p> <h1 style="text-align: justify;">Exercice de la comp&eacute;tence DECI et pouvoir de police sp&eacute;ciale DECI</h1> <p style="text-align: justify;">En sus de son pouvoir de police g&eacute;n&eacute;rale, non transf&eacute;rable, le maire est charg&eacute; de la police administrative sp&eacute;ciale de la DECI (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024026435&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=2109976213&amp;nbResultRech=1" target="_blank">art.2213-32</a> du CGCT) et doit s&rsquo;assurer de l&rsquo;existence, de la suffisance et de la disponibilit&eacute; des ressources en eau pour la lutte contre l&rsquo;incendie, au regard des risques &agrave; d&eacute;fendre.&nbsp;Lorsque le service public de DECI est transf&eacute;r&eacute; &agrave; un EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre, la police sp&eacute;ciale de DECI peut l&rsquo;&ecirc;tre &eacute;galement au Pr&eacute;sident de cet EPCI.</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>NB</u> : Si la comp&eacute;tence DECI peut &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute;e tant &agrave; un EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre (au titre des comp&eacute;tences &agrave; titre facultatif et suppl&eacute;mentaire),&nbsp;qu&rsquo;&agrave; un EPCI sans fiscalit&eacute; propre (syndicat intercommunal&nbsp;ou syndicat mixte), le pouvoir de police sp&eacute;ciale ne pourra en revanche &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute; qu&rsquo;au Pr&eacute;sident de l&rsquo;EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre comp&eacute;tent.&nbsp;Les m&eacute;tropoles&nbsp;exercent obligatoirement la comp&eacute;tence DECI et le pouvoir de police sp&eacute;ciale DECI est obligatoirement attribu&eacute; aux pr&eacute;sidents de ces m&eacute;tropoles&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=ED2B161AE62B41E1CDF48C013AFABDDC.tpdila16v_2?idSectionTA=LEGISCTA000023245477&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214" target="_blank">art.L.5217-2&nbsp;et L.5217-3</a> du CGCT).&nbsp;</em></p> <p style="text-align: justify;">Exceptionnellement, des tiers, personnes publiques ou personnes priv&eacute;es peuvent participer &agrave; la DECI.&nbsp;</p> <h1 style="text-align: justify;">Le service public de DECI ne doit pas &ecirc;tre confondu avec le service public de l&rsquo;eau potable <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000024026488&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=2067222881&amp;nbResultRech=1" target="_blank">art.L.2225-3</a> et <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ED2B161AE62B41E1CDF48C013AFABDDC.tpdila16v_2?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000030299546&amp;dateTexte=20160214&amp;categorieLien=cid#LEGIARTI000030299546" target="_blank">R.2225-8</a> du CGCT).</em></h1> <p style="text-align: justify;">Le service de DECI est un service public administratif. Le budget principal de la commune (ou de l&rsquo;EPCI comp&eacute;tent en mati&egrave;re de DECI) doit ainsi supporter la cr&eacute;ation, l&#39;am&eacute;nagement,&nbsp;l&rsquo;entretien, le renouvellement des points d&rsquo;eau proprement dits (notamment les poteaux et autres bouches d&rsquo;incendie), mais aussi les investissements pour assurer l&rsquo;alimentation en eau de ces points d&rsquo;eau (ex. : renforcement des r&eacute;seaux d&rsquo;eau potable pour cause d&rsquo;insuffisance de d&eacute;bit, &hellip;). Les d&eacute;penses aff&eacute;rentes &agrave; la DECI sur le r&eacute;seau d&rsquo;eau potable doivent &ecirc;tre pris en charge par le budget du service&nbsp;public de DECI et ne sauraient en aucun cas &ecirc;tre financ&eacute;es&nbsp;par des redevances sur les usagers du service de l&rsquo;eau potable. Lorsqu&rsquo;une extension de r&eacute;seau ou des travaux de renforcement sont utiles &agrave; la fois pour la DECI et pour la distribution d&rsquo;eau potable, un cofinancement est possible dans le cadre d&rsquo;un accord des collectivit&eacute;s comp&eacute;tentes.</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>NB</u> : Le fait que la comp&eacute;tence eau potable devienne une comp&eacute;tence obligatoire des EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre &agrave; compter du 1er janvier 2020 n&#39;a aucune incidence sur la comp&eacute;tence DECI.</em></p> <p style="text-align: justify;">Seule la fourniture d&rsquo;eau pour les poteaux ou bouches d&rsquo;incendie, plac&eacute;s sur le domaine public est assur&eacute;e gratuitement par le service public de distribution de l&rsquo;eau <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000027319802" target="_blank">art.L.2224-12-1</a> du CGCT).&nbsp;</em>L&eacute;galement, seules les consommations d&rsquo;eau des bouches et poteaux d&rsquo;incendie plac&eacute;s sur le domaine public sont donc express&eacute;ment exemptes de facturation par le service public de l&rsquo;eau potable.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, le r&eacute;f&eacute;rentiel national de DECI adopt&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du 15 d&eacute;cembre 2015 pr&eacute;cise que<em>&nbsp;:</em></p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;le non-paiement de l&rsquo;eau par les services publics qui assurent la d&eacute;fense contre les incendies est un usage ancien encadr&eacute; par l&rsquo;article L. 2224-12-1 du C.G.C.T. Cet article d&eacute;finit que la facturation de la fourniture d&rsquo;eau potable n&rsquo;est pas applicable aux consommations d&rsquo;eau des bouches et poteaux d&rsquo;incendie plac&eacute;s sur le domaine public. Sachant que le l&eacute;gislateur a express&eacute;ment exclut de ce principe de gratuit&eacute; l&rsquo;eau fournie aux syst&egrave;mes d&rsquo;extinction mis en place dans l&rsquo;enceinte de propri&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es.&nbsp;<br /> Cette gratuit&eacute; peut &ecirc;tre extrapol&eacute;e &agrave; l&rsquo;eau d&rsquo;une r&eacute;serve publique de DECI aliment&eacute;e par le r&eacute;seau d&rsquo;eau potable, mise en place en cas d&rsquo;impossibilit&eacute; de connecter un poteau ou une bouche d&rsquo;incendie audit r&eacute;seau (d&eacute;bit ou pression insuffisante notamment).&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><span style="letter-spacing: 0px;">En application du </span><em style="letter-spacing: 0px;"><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030296571&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=855267868&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2015-235</a> du 27 f&eacute;vrier 2015</em><span style="letter-spacing: 0px;">, le maire (ou le pr&eacute;sident de l&rsquo;EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre comp&eacute;tent) doit d&eacute;terminer les caract&eacute;ristiques de la </span>DECI<span style="letter-spacing: 0px;"> sur son territoire, en application du r&egrave;glement d&eacute;partemental de </span>DECI<span style="letter-spacing: 0px;"> &eacute;tabli par le </span>SDIS<span style="letter-spacing: 0px;">.</span></p> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;f&eacute;rentiel national de la DECI compl&egrave;te ce dispositif et d&eacute;finit les principes g&eacute;n&eacute;raux de conception et l&rsquo;organisation de la DECI, ainsi que les dispositions g&eacute;n&eacute;rales relatives &agrave; l&rsquo;implantation et &agrave; l&rsquo;utilisation des points d&rsquo;eau utilis&eacute;s en cas d&rsquo;incendie.</p> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;f&eacute;rentiel national a &eacute;t&eacute; adopt&eacute; par <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/12/15/INTE1522200A/jo" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 15 d&eacute;cembre 2015</a> (NOR INTE1522200A)</em>. Cet arr&ecirc;t&eacute; abroge par ailleurs les circulaires du 10 d&eacute;cembre 1951, du 20 f&eacute;vrier 1957 et du 09 ao&ucirc;t 1967.</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>NB</u> : Ce r&eacute;f&eacute;rentiel ne concerne pas la d&eacute;fense contre l&rsquo;incendie des espaces naturels (les for&ecirc;ts en particulier), des installations class&eacute;es pour la protection de l&rsquo;environnement, de sites particuliers comme des tunnels et autres ouvrages routiers ou ferroviaires. Ces diff&eacute;rentes d&eacute;fenses contre l&rsquo;incendie rel&egrave;vent de r&eacute;glementations sp&eacute;cifiques dont l&rsquo;objet ne se limite pas aux seules ressources en eau.</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Adaptation locale du r&eacute;f&eacute;rentiel via le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI</h1> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;f&eacute;rentiel national n&rsquo;est pas directement applicable sur le terrain. Il n&rsquo;a plus pour objet de prescrire de mani&egrave;re uniforme sur tout le territoire national les capacit&eacute;s d&rsquo;eau mobilisables.</p> <p style="text-align: justify;">Les r&egrave;gles de DECI sont adapt&eacute;es aux risques et contingences locales via une analyse des risques, fix&eacute;es en totalit&eacute; par le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI, r&eacute;dig&eacute; par le SDIS et arr&ecirc;t&eacute; par le Pr&eacute;fet, apr&egrave;s une concertation obligatoire avec les &eacute;lus et autres partenaires de la DECI (communes ,EPCI, services publics de l&rsquo;eau et leurs gestionnaires priv&eacute;s &eacute;ventuels, services de l&rsquo;Etat, Conseil D&eacute;partemental, CCI, am&eacute;nageurs, etc.).</p> <h2 style="text-align: justify;"><strong>S&#39;agissant des r&egrave;gles applicables en mati&egrave;re de DECI durant la p&eacute;riode qui pr&eacute;c&egrave;de la publication du r&egrave;glement d&eacute;partemental</strong>&nbsp;</h2> <p style="text-align: justify;">Le minist&egrave;re de l&#39;int&eacute;rieur a souhait&eacute; abroger imm&eacute;diatement les anciennes circulaires afin de ne pas prolonger d&#39;avantage l&#39;application de textes dont les principes &eacute;taient contest&eacute;s par de nombreux &eacute;lus locaux.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">IL N&#39;est pas paru souhaitable de mettre en place un r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI provisoire. La proc&eacute;dure d&#39;&eacute;laboration d&#39;un texte de ce type est lourde ; il est pr&eacute;f&eacute;rable de consacrer les &eacute;nergies &agrave; la r&eacute;daction du r&egrave;glement d&eacute;finitif.</p> <p style="text-align: justify;">Pour l&#39;instruction des am&eacute;nagements de DECI durant cette p&eacute;riode transitoire, la quasi-totalit&eacute; des d&eacute;partements disposent, sous formes diverses d&#39;une instruction ou de consignes &eacute;labor&eacute;s par le SDIS avant la r&eacute;forme, relatives au traitement des dossiers de DECI. Ainsi lors de cette p&eacute;riode, les SDIS, interrog&eacute;s par les maires, pourront continuer &agrave; appliquer les r&egrave;gles qu&#39;ils appliquaient jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent. N&eacute;anmoins, l&#39;esprit et la lettre de la nouvelle r&eacute;glementation vont permettre d&#39;introduire des adaptations anticipant le r&egrave;glement d&eacute;partemental en particulier sur la base de l&#39;analyse des risques qui est au c&oelig;ur de la nouvelle DECI&nbsp;<em>(<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160320944.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;20944, JO S&eacute;nat du 20 octobre 2016, page 4635</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Classification des risques</strong></h2> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;analyse et la classification des risques permettent de d&eacute;finir les ressources en eau n&eacute;cessaires pour l&rsquo;alimentation des moyens de lutte contre l&rsquo;incendie pour chaque type de risque.</p> <p style="text-align: justify;">Les valeurs indiqu&eacute;es par le r&eacute;f&eacute;rentiel <em>(cf. tableau ci-dessous) </em>sont purement indicatives. Elles peuvent &ecirc;tre major&eacute;es ou minor&eacute;es en fonction de l&rsquo;analyse du risque et/ou de mesures compensatoires dans le cadre d&rsquo;une approche globale.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DECI.JPG" style="width: 636px; height: 506px;" /></p> <h1 style="text-align: justify;">Points d&#39;Eau Incendie (PEI)</h1> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Caract&eacute;ristiques techniques des PEI</strong></h2> <p style="text-align: justify;">La DECI ne peut &ecirc;tre constitu&eacute;e que d&rsquo;am&eacute;nagements fixes. L&rsquo;emploi de dispositifs mobiles (camions citernes) ne peut &ecirc;tre que ponctuel et cons&eacute;cutif soit &agrave; une indisponibilit&eacute; temporaire des &eacute;quipements ; soit &agrave; un besoin de d&eacute;fense incendie temporaire.</p> <p style="text-align: justify;">Il peut y avoir, suivant le R&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI, plusieurs ressources en eau pour la m&ecirc;me zone &agrave; d&eacute;fendre dont les capacit&eacute;s ou les d&eacute;bits sont cumulables pour obtenir la quantit&eacute; d&rsquo;eau demand&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">Sont int&eacute;gr&eacute;s dans la DECI :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">les r&eacute;serves d&rsquo;eau d&rsquo;un volume minimum d&eacute;fini dans le R&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI ;</li> <li style="text-align: justify;">les r&eacute;seaux assurant, &agrave; la prise d&rsquo;eau, un d&eacute;bit de 30m3/h sous une pression dynamique minimum permettant le fonctionnement correct des pompes des engins de lutte contre l&rsquo;incendie.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Si les r&eacute;seaux d&rsquo;eau sous pression ne r&eacute;pondent pas aux caract&eacute;ristiques ou y r&eacute;pondent de mani&egrave;re al&eacute;atoire ou approximative, il conviendra de recourir &agrave; d&rsquo;autres dispositifs pour compl&eacute;ter ou suppl&eacute;er cette ressource.</p> <p style="text-align: justify;">Les PEI doivent satisfaire aux conditions de d&eacute;bit ou de volume et aux conditions de pression pr&eacute;conis&eacute;es par les fabricants de mat&eacute;riels et de pompes &agrave; incendie pr&eacute;cis&eacute;es dans le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI.</p> <p style="text-align: justify;">Tous les PEI doivent pr&eacute;senter une p&eacute;rennit&eacute; dans le temps et l&rsquo;espace. Il en r&eacute;sulte que l&rsquo;alimentation des prises d&rsquo;eau sous pression doit &ecirc;tre assur&eacute;e en amont pendant la dur&eacute;e fix&eacute;e. En outre, l&rsquo;efficacit&eacute; des points d&rsquo;eau incendie ne doit pas &ecirc;tre r&eacute;duite ou annihil&eacute;e par les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;accessibilit&eacute; aux PEI doit &ecirc;tre permanente.</p> <p style="text-align: justify;">Des PEI dont la disponibilit&eacute; est saisonni&egrave;re peuvent &eacute;galement &ecirc;tre pris en compte par le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI. Ces PEI peuvent notamment couvrir des risques eux-m&ecirc;mes saisonniers.</p> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Signalisation des PEI</strong></h2> <p style="text-align: justify;">Les poteaux d&rsquo;incendie sous pression sont de couleur rouge incendie sur au moins 50% de leur surface visible apr&egrave;s pose. Ils peuvent &ecirc;tre &eacute;quip&eacute;s de dispositifs r&eacute;tro r&eacute;fl&eacute;chissants. Le rouge symbolise ainsi un appareil sous pression d&rsquo;eau permanente.</p> <p style="text-align: justify;">Les poteaux d&rsquo;aspiration (en particulier des citernes a&eacute;riennes ou enterr&eacute;es) sont de couleur bleue sur au moins 50 % de leur surface visible apr&egrave;s pose. Ils peuvent &ecirc;tre &eacute;quip&eacute;s de dispositifs r&eacute;tro-r&eacute;fl&eacute;chissants. Le bleu symbolise ainsi un appareil sans pression permanente ou n&eacute;cessitant une mise en aspiration.</p> <p style="text-align: justify;">Les poteaux d&rsquo;incendie branch&eacute;s sur des r&eacute;seaux d&rsquo;eau sur-press&eacute;s (surpression permanente ou surpression au moment de l&rsquo;utilisation) et/ou additiv&eacute;s sont de couleur jaune sur au moins 50 % de leur surface visible apr&egrave;s pose. Ils peuvent &ecirc;tre &eacute;quip&eacute;s de dispositifs r&eacute;tro-r&eacute;fl&eacute;chissants. Le jaune symbolise ainsi un appareil dont la mise en &oelig;uvre n&eacute;cessite des pr&eacute;cautions particuli&egrave;res.</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>NB</u> : Le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI peut compl&eacute;ter ou adjoindre des marques pour indiquer d&rsquo;autres caract&eacute;ristiques essentielles du PEI.</em></p> <p style="text-align: justify;">Les PEI font l&rsquo;objet d&rsquo;une signalisation dans les conditions fix&eacute;es par le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI. Les poteaux d&rsquo;incendie peuvent en &ecirc;tre dispens&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">La signalisation par panneau, lorsqu&rsquo;elle est prescrite, est uniformis&eacute;e pour l&rsquo;ensemble du territoire national, particuli&egrave;rement dans un objectif de ma&icirc;trise des co&ucirc;ts, avec les &eacute;l&eacute;ments minimums suivants (des mentions compl&eacute;mentaires peuvent &ecirc;tre appos&eacute;es) :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">symbole du panneau : un disque avec fl&egrave;che blanc sur fond rouge ou inversement ;</li> <li style="text-align: justify;">panneau de type &laquo; signalisation d&rsquo;indication &raquo; rectangulaire de dimension 30 cm x 50 cm environ. Pour la signalisation des bouches d&rsquo;incendie cette dimension peut &ecirc;tre r&eacute;duite pour apposition sur fa&ccedil;ade. &Agrave; l&rsquo;inverse ces dimensions peuvent &eacute;galement &ecirc;tre agrandies pour d&rsquo;autres PEI&nbsp;;</li> <li style="text-align: justify;">install&eacute;e entre 0,50m et 2m&nbsp;= environ du niveau du sol de r&eacute;f&eacute;rence (selon l&rsquo;objectif de visibilit&eacute; souhait&eacute;) ;</li> <li style="text-align: justify;">indique l&rsquo;emplacement du PEI (au droit de celui-ci : la fl&egrave;che vers le bas) ou signale sa direction (en tournant la fl&egrave;che vers la gauche, vers la droite ou vers le haut).</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em><u>NB</u> : Le r&egrave;glement d&eacute;partemental de DECI peut pr&eacute;voir d&rsquo;autres types de signalisation des PEI en lieu et place de celle d&eacute;crite dans le r&eacute;f&eacute;rentiel national, notamment lorsqu&rsquo;une signalisation homog&egrave;ne a &eacute;t&eacute; d&eacute;finie et mise en place pr&eacute;alablement &agrave; la publication de ce r&eacute;f&eacute;rentiel.</em></p> <p style="text-align: justify;">La qualification de PEI priv&eacute; ou public n&rsquo;est pas syst&eacute;matiquement li&eacute;e &agrave; sa localisation (un PEI public peut &ecirc;tre localis&eacute; sur un terrain priv&eacute;), ou &agrave; son propri&eacute;taire (des ouvrages priv&eacute;s peuvent &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;s aux PEI publics sans perdre la qualification de leur propri&eacute;t&eacute;). Ils sont pris en charge par le service public de DECI pour ce qui rel&egrave;ve de l&rsquo;utilisation de ce point d&rsquo;eau &agrave; cette fin. Cette qualification modifie la charge des d&eacute;penses et les responsabilit&eacute;s aff&eacute;rentes et non l&rsquo;usage.&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">PEI priv&eacute;s</h2> <p style="text-align: justify;">Les PEI couvrant des besoins propres (i.e exclusifs) d&rsquo;exploitants ou de propri&eacute;taires sont &agrave; la charge financi&egrave;re de ceux-ci et sont des PEI priv&eacute;s. Ils ne sont pas en principe destin&eacute;s &agrave; la DECI d&rsquo;autres propri&eacute;t&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, ils peuvent &ecirc;tre mis &agrave; disposition de la DECI dans le cadre d&rsquo;une approche conventionnelle <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000030299544&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=1881379086&amp;nbResultRech=1" target="_blank">art.R.2225-7 (II) </a>du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Un propri&eacute;taire priv&eacute; peut mettre un point d&rsquo;eau &agrave; disposition du service public de DECI <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ED2B161AE62B41E1CDF48C013AFABDDC.tpdila16v_2?idArticle=LEGIARTI000030299532&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214" target="_blank">art.R.2225-1</a> et <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ED2B161AE62B41E1CDF48C013AFABDDC.tpdila16v_2?idArticle=LEGIARTI000030299544&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160214" target="_blank">R.2225-7</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">Les frais d&rsquo;achat, d&rsquo;installation, d&rsquo;entretien, de signalisation et de contr&ocirc;le des PEI priv&eacute;s sont en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la charge du propri&eacute;taire. Il lui revient &eacute;galement d&rsquo;en garantir l&rsquo;accessibilit&eacute; aux engins de lutte contre l&rsquo;incendie. L&rsquo;autorit&eacute; de police sp&eacute;ciale doit s&rsquo;assurer que ces ouvrages sont contr&ocirc;l&eacute;s p&eacute;riodiquement par le propri&eacute;taire. Le r&eacute;sultat de ces contr&ocirc;les doit &ecirc;tre transmis &agrave; la collectivit&eacute; comp&eacute;tente.</p> <p style="text-align: justify;">Si la gestion de ces ouvrages est confi&eacute;e, pour tout ou partie, ne serait-ce que pour le contr&ocirc;le, &agrave; la collectivit&eacute; publique (apr&egrave;s accord de celle-ci), une convention doit formaliser cette situation.</p> <p style="text-align: justify;">Le SDIS effectue une reconnaissance op&eacute;rationnelle de ces points d&rsquo;eau incendie, apr&egrave;s accord du propri&eacute;taire, dans les m&ecirc;mes conditions que les PEI publics.</p> <h2 style="text-align: justify;">PEI publics</h2> <p style="text-align: justify;">Certains PEI sont publics et financ&eacute;s (voire &eacute;galement r&eacute;alis&eacute;s) par des tiers (am&eacute;nageurs), tels que les PEI r&eacute;alis&eacute;s dans le cadre de ZAC, PUP, de la participation pour &eacute;quipements publics exceptionnels, lotissements d&rsquo;initiative publique. Apr&egrave;s leur cr&eacute;ation, ces PEI publics sont entretenus, contr&ocirc;l&eacute;s et remplac&eacute;s &agrave; la charge du service public de DECI.</p> <p style="text-align: justify;">D&rsquo;autres PEI publics sont am&eacute;nag&eacute;s sur des parcelles priv&eacute;es. Si un PEI a &eacute;t&eacute; financ&eacute; par la commune ou l&rsquo;EPCI mais install&eacute; sur un terrain priv&eacute; sans acte, ce PEI est int&eacute;gr&eacute; aux PEI publics et il de r&eacute;gulariser juridiquement la situation. En cas d&rsquo;impossibilit&eacute; d&rsquo;accord amiable ou contractuel, une proc&eacute;dure d&#39;expropriation pour cause d&rsquo;utilit&eacute; publique peut &ecirc;tre mise en &oelig;uvre. L&rsquo;utilit&eacute; publique est constitu&eacute;e pour ce type d&rsquo;implantation, sous le contr&ocirc;le du juge administratif. En cas de mise en vente de la parcelle par le propri&eacute;taire, la commune peut se porter acqu&eacute;reur prioritaire si elle a instaur&eacute; le droit de pr&eacute;emption urbain.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><em>NB : La proc&eacute;dure de servitude d&rsquo;utilit&eacute; publique ne peut &ecirc;tre mise en &oelig;uvre, la d&eacute;fense incendie ne figurant pas dans la liste de servitudes d&#39;utilit&eacute; publique affectant l&#39;utilisation du sol.</em></p> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/151215-A-RNDECI.pdf" target="_blank"><em>R&eacute;f&eacute;rentiel&nbsp;national de la d&eacute;fense ext&eacute;rieure contre l&#39;incendie</em></a></p> <h2 style="text-align: justify;">Contr&ocirc;le des PEI</h2> <p style="text-align: justify;">La r&eacute;glementation de la DECI laisse aux collectivit&eacute;s territoriales le choix du mode de contr&ocirc;le des PEI et la d&eacute;termination du prestataire pouvant le r&eacute;aliser, soit au niveau communal, intercommunal ou d&eacute;partemental.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">C&#39;est au plan local que sont fix&eacute;es la p&eacute;riodicit&eacute; et les modalit&eacute;s des contr&ocirc;les (r&egrave;glement d&eacute;partemental de la DECI).</p> <h1 style="text-align: justify;">T&eacute;l&eacute;chargements</h1> <p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/DECI/171026-AP-DECI.pdf" target="_blank">Consulter l&#39;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral portant approbation du RDDECI de Seine-Maritime</a>&nbsp;(26/10/2017)</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.eure.gouv.fr/content/download/22191/150418/file/Réglement%20départemental%20DECI.pdf" target="_blank">Consulter l&#39;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral portant approbation du RDDECI de l&#39;Eure</a> (01/03/2017)</em></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/service-public-de-defense-exterieure-contre-l-incendie Wed, 01 Jun 2011 15:53:00 +0200 Référé-constat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/refere-constat <p style="text-align: justify;"><em>&quot;S&#39;il n&#39;est rien demand&eacute; de plus que la constatation de faits, le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s peut, sur simple requ&ecirc;te qui peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e sans minist&egrave;re d&#39;avocat et m&ecirc;me en l&#39;absence d&#39;une d&eacute;cision administrative pr&eacute;alable, d&eacute;signer un expert pour constater sans d&eacute;lai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu &agrave; un litige devant la juridiction&quot;&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006450025&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070933&amp;dateTexte=20121016&amp;fastPos=3&amp;fastReqId=1630984316&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. R.531-1</a> du CJA).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;f&eacute;r&eacute;-constat a pour objet de demander au juge la d&eacute;signation d&rsquo;un expert qui proc&egrave;dera &agrave; une constatation de fait &agrave; un instant T. Ainsi, le constat n&rsquo;a pas pour objet d&rsquo;analyser la situation, de tirer des conclusions des constatations faites notamment en terme de responsabilit&eacute; ou de montant de travaux de r&eacute;paration par exemple.</p> <h1 style="text-align: justify;">Conditions de r&eacute;f&eacute;r&eacute;-constat</h1> <ol> <li style="text-align: justify;">Les faits objet du r&eacute;f&eacute;r&eacute;-constat doivent &ecirc;tre<strong> susceptibles de donner lieu &agrave; un litige</strong> devant la juridiction ;</li> <li style="text-align: justify;">Condition jurisprudentielle : la mesure doit &ecirc;tre <strong>utile</strong>. Le constat n&rsquo;est ainsi pas consid&eacute;r&eacute; comme utile si un huissier de justice est susceptible de constater les faits <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007680882&amp;fastReqId=89548225&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 26 juillet 1982, SA Sous-traitants associ&eacute;s de l&rsquo;&eacute;lectronique, n&deg;40701</a>)</em>. La mesure n&rsquo;est pas utile si les faits objet du r&eacute;f&eacute;r&eacute; sont reconnus par la partie adverse (preuve de cette reconnaissance &agrave; l&rsquo;appui).</li> </ol> <h1 style="text-align: justify;">Avantages</h1> <ul> <li style="text-align: justify;">Une <strong>d&eacute;cision rapide </strong>aux fins de constat par un expert ind&eacute;pendant d&eacute;sign&eacute; par le juge : le r&eacute;f&eacute;r&eacute;-constat n&rsquo;est pas (contrairement au r&eacute;f&eacute;r&eacute;-instruction) une proc&eacute;dure contradictoire, c&rsquo;est-&agrave;-dire que le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s d&eacute;cide de nommer l&rsquo;expert sans demander leur avis aux parties. Il les informe juste de la nomination de l&rsquo;expert ;</li> <li style="text-align: justify;">La constitution de preuves, particuli&egrave;rement important en mati&egrave;re de travaux publics, et notamment de dommages de travaux publics. Il est d&rsquo;ailleurs vivement recommand&eacute; d&rsquo;y recourir syst&eacute;matiquement avant la r&eacute;alisation de travaux publics ; d&rsquo;autant plus que, dans ce cas, la charge de la preuve incombe &agrave; l&rsquo;administration ;</li> <li style="text-align: justify;">Plus efficace qu&rsquo;un constat d&rsquo;huissier : un huissier ne peut entrer sur une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e sans l&rsquo;accord du propri&eacute;taire de l&rsquo;immeuble alors que l&rsquo;expert est un mandataire judiciaire qui peut entrer sur une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e, voire se faire assister par les forces de l&rsquo;ordre en cas de refus du propri&eacute;taire ;</li> <li style="text-align: justify;">Effet pr&eacute;ventif et dissuasif sur des recours juridictionnels &eacute;ventuels ;</li> <li style="text-align: justify;">Effet potentiellement curatif sur des diff&eacute;rends d&eacute;j&agrave; n&eacute;s en amenant les parties, sur la base du rapport, &agrave; r&eacute;gler amiablement le diff&eacute;rend ;</li> <li style="text-align: justify;">Pas n&eacute;cessit&eacute; de justifier de l&rsquo;urgence ;</li> <li style="text-align: justify;">Pas de n&eacute;cessit&eacute; de requ&ecirc;te au fond.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Inconv&eacute;nients</h1> <ul> <li style="text-align: justify;">Pas de d&eacute;cision sur le fond : l&rsquo;expert constate mais ne juge pas de la situation. Dans ce cas, il faudra&nbsp; soit directement faire une requ&ecirc;te en r&eacute;f&eacute;r&eacute;-instruction, soit si la constatation des faits est urgente, faire d&rsquo;abord un r&eacute;f&eacute;r&eacute;-constat puis un r&eacute;f&eacute;r&eacute;-expertise&nbsp;<em> (par exemple : une situation n&eacute;cessite de r&eacute;aliser des travaux mais, pour &eacute;viter que le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage se voie reprocher la r&eacute;alisation de ces travaux, il fait constater la situation &agrave; un instant T afin qu&rsquo;en cas de litige ult&eacute;rieur, il puisse &eacute;ventuellement prouver que les malfa&ccedil;ons existaient avant les travaux)</em> ;</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><u><em>Exemples</em></u> <em>: Constat de l&rsquo;&eacute;tat de b&acirc;timents riverains au lieu d&rsquo;ex&eacute;cution des travaux, pour pr&eacute;venir des demandes d&rsquo;indemnisations &eacute;ventuelles des riverains sur le fondement d&rsquo;un dommage &agrave; leur immeuble issu de l&rsquo;ex&eacute;cution des travaux ; de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;un chantier ; des d&eacute;g&acirc;ts issus d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement climatique ; de malfa&ccedil;ons, dysfonctionnements d&rsquo;ouvrages, etc.</em></p> <p style="text-align: justify;">Si l&#39;expert a l&#39;obligation de convoquer les parties&nbsp;aux op&eacute;rations de constat<em>&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007639246&amp;fastReqId=2102141979&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 07 f&eacute;vrier 1969,&nbsp;M&#39;Barek, n&deg;67774</a>)</em>,&nbsp;ces&nbsp;derni&egrave;res&nbsp;n&#39;ont pas l&#39;obligation d&#39;y assister et leur absence est sans incidence que la l&eacute;galit&eacute; de la proc&eacute;dure<em>&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007687734&amp;fastReqId=972969632&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 21 d&eacute;cembre 1979, Commune&nbsp;d&#39;Arnouville-Les-Gonesse&nbsp;c/&nbsp;Miny&nbsp;et&nbsp;Morin, n&deg;17362</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/refere-constat Tue, 16 Oct 2012 00:00:00 +0200 Offre anormalement basse https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/offre-anormalement-basse <p style="text-align: justify;">La notion &ldquo;d&rsquo;offre anormalement basse&rdquo; (OAB) est une notion propre aux march&eacute;s publics, express&eacute;ment pr&eacute;vue par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000022896735&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;dateTexte=20110513&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article 55 code marchés publics" target="_blank" title="article 55 code marchés publics">l&rsquo;article 55 </a>du Code des march&eacute;s publics et la directive&nbsp; 2004/18/CE. Elle est d&eacute;finie comme une <em>&ldquo;offre dont le prix ne correspond pas &agrave; la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique&rdquo;</em> <em>(circulaire du 29 d&eacute;cembre 2009 relative au guide de bonnes pratiques en mati&egrave;re de march&eacute;s publics).</em> Elle constitue un motif de rejet de l&rsquo;offre d&rsquo;un candidat et peut entra&icirc;ner, si une telle offre est retenue, l&rsquo;annulation de la proc&eacute;dure de passation du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Or, la loi du 29 janvier 1993 modifi&eacute;e <em>(codifi&eacute;e aux <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=B75675045C687A17DA9AA91F42C14B78.tpdjo07v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006164877&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20110513" name="article L1411-1 CGCT" target="_blank" title="article L1411-1 CGCT">articles L.1411-1 et suivants</a> du CGCT) </em>r&eacute;gissant la proc&eacute;dure de passation des contrats de d&eacute;l&eacute;gation de service public ne fait nullement r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une offre de telle nature et donc &agrave; la possibilit&eacute; voire l&rsquo;obligation de la rejeter en cas de pr&eacute;sentation par un candidat.</p> <p style="text-align: justify;">Pour autant, en se fondant&nbsp;sur les &ldquo;grands principes&rdquo; r&eacute;gissant la commande publique (<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021530738&amp;fastReqId=448602290&amp;fastPos=1" name="conseil d'état EP du musée et du domaine national de versailles" target="_blank" title="conseil d'état EP du musée et du domaine national de versailles">CE, 23 d&eacute;cembre 2009, EP du mus&eacute;e et du domaine national de Versailles, n&deg;328827</a>), </em>la jurisprudence a appliqu&eacute; le r&eacute;gime de l&rsquo;OAB aux proc&eacute;dures de DSP.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, dans une ordonnance en date du 2 avril 2010, le Tribunal Administratif de Lyon a-t-il jug&eacute; que <em>&ldquo;les principes g&eacute;n&eacute;raux de la commande publique font obstacle &agrave; ce qu&rsquo;une collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante choisisse une offre anormalement basse &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;une proc&eacute;dure de d&eacute;l&eacute;gation de service public, <strong>alors m&ecirc;me</strong> que la d&eacute;l&eacute;gation s&rsquo;ex&eacute;cute aux frais et risques du d&eacute;l&eacute;gataire&rdquo;.</em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;appr&eacute;ciation du caract&egrave;re anormalement bas de l&rsquo;offre fait l&rsquo;objet d&rsquo;un contr&ocirc;le limit&eacute; des juridictions administratives (Erreur manifeste d&#39;appr&eacute;ciation). Une offre ne peut &ecirc;tre qualifi&eacute;e d&rsquo;anormalement basse au motif qu&rsquo;elle est d&eacute;ficitaire les premi&egrave;res ann&eacute;es, d&egrave;s lors qu&rsquo;elle atteint l&rsquo;&eacute;quilibre les ann&eacute;es suivantes <em>(TA Rennes, ord. 19 octobre 2010, Soci&eacute;t&eacute; nantaise des eaux services, n&deg;1003858).</em></p> <p style="text-align: justify;">Mais, d&egrave;s lors qu&rsquo;il la juge anormalement basse, le juge conclut &agrave; l&rsquo;obligation de la rejete</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/offre-anormalement-basse Fri, 13 May 2011 00:00:00 +0200 Modification du contrat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/modification-du-contrat <p style="text-align: justify;">Les termes d&#39; &quot;avenant&quot;, de &quot;d&eacute;cision de poursuivre&quot;&nbsp;et de &quot;march&eacute;s compl&eacute;mentaires&quot;&nbsp;disparaissent&nbsp;et font place aux &quot;modifications&quot;&nbsp;du march&eacute; public en cours d&#39;ex&eacute;cution.</p> <p style="text-align: justify;">D&eacute;sormais, seulement&nbsp;six cas de modifications sont possibles (art. 139 &amp; 140 d&eacute;cret).</p> <h1 style="text-align: justify;">Cas de modification du contrat</h1> <ol> <li style="text-align: justify;">Lorsque les modifications, quel qu&#39;en soit leur montant, ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;vues dans les documents contractuels&nbsp;initiaux (clauses de r&eacute;examen pr&eacute;cises et sans &eacute;quivoque) ;</li> <li style="text-align: justify;">Lorsque des travaux, fournitures ou services suppl&eacute;mentaires, quel qu&#39;en soit leur montant, sont&nbsp;devenus n&eacute;cessaires et ne figuraient pas dans le march&eacute; public initial, &agrave; condition : <ol> <li style="text-align: justify;">que le montant de la modification ne soit pas sup&eacute;rieur &agrave; 50% du montant du march&eacute; initial ;</li> <li style="text-align: justify;">qu&#39;un changement de titulaire soit impossible pour des raisons &eacute;conomiques ou techniques&nbsp;tenant notamment &agrave; des exigences d&#39;interchangeabilit&eacute; ou d&#39;interop&eacute;rabilit&eacute; avec les &eacute;quipements,&nbsp;services ou installations existants achet&eacute;s dans le cadre du march&eacute; public initial et&nbsp;(condition cumulative) pr&eacute;senterait un inconv&eacute;nient majeur ou entra&icirc;nerait une augmentation&nbsp;substantielle des co&ucirc;ts pour l&#39;acheteur ;&nbsp;NB : Qu&#39;il s&#39;agisse de &laquo; prestations suppl&eacute;mentaires devenues n&eacute;cessaires &raquo; ou de &laquo; prestations&nbsp;suppl&eacute;mentaires impr&eacute;visibles &raquo;, la publication d&#39;un avis de modification au JOUE est exig&eacute;e.</li> </ol> </li> <li style="text-align: justify;">Lorsque, sous r&eacute;serve que le montant de la modification ne soit pas sup&eacute;rieur &agrave; 50% du montant du&nbsp;march&eacute; initial, la modification est rendue n&eacute;cessaire par des circonstances qu&#39;un acheteur diligent&nbsp;ne pouvait pas pr&eacute;voir ;</li> <li style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;un nouveau titulaire remplace le titulaire initial, dans l&#39;un des cas suivants : <ol> <li style="text-align: justify;">En application d&#39;une clause de r&eacute;examen ou d&#39;une option pr&eacute;vue dans les documents contractuels&nbsp;initiaux ;</li> <li style="text-align: justify;">Dans le cas d&#39;une cession du march&eacute; public, &agrave; la suite d&#39;une op&eacute;ration de restructuration&nbsp;du titulaire initial, &agrave; condition que cette cession n&#39;entra&icirc;ne pas d&#39;autres modifications substantielles&nbsp;et ne soit pas effectu&eacute;e dans le but de soustraire le march&eacute; public aux obligations&nbsp;de publicit&eacute; et de mise en concurrence. Le nouveau titulaire doit remplir les conditions qui&nbsp;avaient &eacute;t&eacute; fix&eacute;es par l&#39;acheteur pour la participation &agrave; la proc&eacute;dure de passation du march&eacute;&nbsp;public initial ;</li> </ol> </li> <li style="text-align: justify;">Lorsque les modifications, quel qu&#39;en soit leur montant, ne sont pas substantielles. Une modification&nbsp;est consid&eacute;r&eacute;e comme substantielle lorsqu&#39;elle change la nature globale du march&eacute; public. En tout &eacute;tat&nbsp;de cause, une modification est substantielle lorsqu&#39;au moins une des conditions suivantes est remplie : <ol> <li style="text-align: justify;">Elle introduit des conditions qui, si elles avaient &eacute;t&eacute; incluses dans la proc&eacute;dure de passation&nbsp;initiale, auraient attir&eacute; davantage d&#39;op&eacute;rateurs &eacute;conomiques ou permis l&#39;admission d&#39;autres&nbsp;op&eacute;rateurs &eacute;conomiques ou permis le choix d&#39;une offre autre que celle retenue ;</li> <li style="text-align: justify;">Elle modifie l&#39;&eacute;quilibre &eacute;conomique du march&eacute; en faveur du titulaire d&#39;une mani&egrave;re qui n&#39;&eacute;tait&nbsp;pas pr&eacute;vue dans le march&eacute; initial ;</li> <li style="text-align: justify;">Elle modifie consid&eacute;rablement l&#39;objet du march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">Elle a pour effet de remplacer le titulaire initial par un nouveau titulaire en dehors des hypoth&egrave;ses&nbsp;pr&eacute;vues au 4&deg; ;</li> </ol> </li> <li style="text-align: justify;">Lorsque le montant de la modification est inf&eacute;rieur aux seuils europ&eacute;ens publi&eacute;s au Journal officiel de&nbsp;la R&eacute;publique fran&ccedil;aise et &agrave; 10 % du montant du march&eacute; initial pour les march&eacute;s publics de services&nbsp;et de fournitures ou &agrave; 15 % du montant du march&eacute; initial pour les march&eacute;s publics de travaux, sans&nbsp;qu&#39;il soit n&eacute;cessaire de v&eacute;rifier si les conditions pr&eacute;vues au 5&deg; sont remplies.</li> </ol> <h2 style="text-align: justify;">Appr&eacute;ciation du montant de l&#39;avenant du march&eacute; alloti</h2> <p style="text-align: justify;">D&egrave;s lors qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un march&eacute; unique (tous lots attribu&eacute;s &agrave; une m&ecirc;me entreprise), l&#39;appr&eacute;ciation se fait globalement.&nbsp;En revanche, lorsque les lots sont attribu&eacute;s &agrave; des entreprises diff&eacute;rentes, l&#39;appr&eacute;ciation se fait lot par lot.</p> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/marchespublics/180216-T-MP.pdf" target="_blank"><em>Consulter le tableau r&eacute;capitulatif</em></a></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/modification-du-contrat Tue, 02 Oct 2012 00:00:00 +0200 Biens de retour, biens de reprise et biens propres https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/biens-de-retour-biens-de-reprise-et-biens-propres <h1 style="text-align: justify;">Biens de retour&nbsp;</h1> <h2 style="text-align: justify;">D&eacute;finition</h2> <p style="text-align: justify;">Les biens de retour sont tous les biens, <u>meubles et immeubles</u>&nbsp;(terrains d&#39;assiette des ouvrages compris),<strong> </strong>affect&eacute;s &agrave; l&#39;exploitation du service d&#39;eau ou d&#39;assainissement et indispensables &agrave; celle-ci, qui reviennent obligatoirement &agrave; la collectivit&eacute; conc&eacute;dante au terme du contrat.</p> <p style="text-align: justify;">A l&#39;origine, ces biens sont :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit propri&eacute;t&eacute; de la collectivit&eacute; conc&eacute;dante et mis &agrave; disposition du concessionnaire&nbsp;pendant la dur&eacute;e du contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">soit acquis ou construits par le concessionnaire.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Leur qualit&eacute; doit en principe &ecirc;tre fix&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;but de la concession.</p> <p style="text-align: justify;">Dans le silence du contrat de DSP, la qualit&eacute; de bien de retour n&#39;est&nbsp;reconnue qu&#39;aux biens objectivement n&eacute;cessaires au fonctionnement du service public&nbsp;compte tenu son objet principal et ce m&ecirc;me si le bien n&#39;est pas inventori&eacute; comme tel<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000028569952&amp;fastReqId=1961376035&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 05 f&eacute;vrier 2014, Soci&eacute;t&eacute;s&nbsp;Equalia et Polyxi, n&deg;371121</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, tous les biens &quot;n&eacute;cessaires au fonctionnement du service public&quot;, m&ecirc;me s&#39;ils ont &eacute;t&eacute; acquis ou r&eacute;alis&eacute;s par le concessionnaire, sont consid&eacute;r&eacute;s comme appartenant d&egrave;s l&#39;origine &agrave; la collectivit&eacute; conc&eacute;dante&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000026810748&amp;fastReqId=333450958&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, Ass., 21 d&eacute;cembre 2012, Commune de Douai, n&deg;342788</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette r&egrave;gle de qualification vaut tant pour les biens pr&eacute;sentant initialement ce caract&egrave;re &quot;n&eacute;cessaire&quot; au fonctionnement du service, que pour ceux qui ont &eacute;t&eacute; acquis en cours d&#39;ex&eacute;cution du contrat ou ceux qui, initialement seulement &quot;utiles&quot; au service (&quot;biens de reprise&quot;) sont devenus ensuite &quot;n&eacute;cessaires&quot; au fonctionnement de celui-ci (biens de retour)<i> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000032553321&amp;fastReqId=189379966&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 11 mai 2016, n&deg;375533</a>).</i></p> <h2 style="text-align: justify;">Intangibilit&eacute; de la qualification</h2> <p style="text-align: justify;">La qualification initiale de &quot;bien de retour&quot; est intangible.</p> <p style="text-align: justify;">Cela signifie que cette qualification demeure, m&ecirc;me s&#39;il advient que le bien n&#39;est plus n&eacute;cessaire au fonctionnement du service public, notamment en raison des &eacute;volutions techniques intervenant en cours d&#39;ex&eacute;cution du contrat.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En cas d&#39;accident sur le bien au cours de l&#39;ex&eacute;cution du contrat, le concessionnaire doit indemniser le conc&eacute;dant de la valeur des biens de retour d&eacute;truits, m&ecirc;me si cette indemnisation peut &eacute;ventuellement &ecirc;tre all&eacute;g&eacute;e lorsque le conc&eacute;dant renonce aux objectifs pour lesquels le bien &eacute;tait n&eacute;cessaire&nbsp;<em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000032112591&amp;fastReqId=1344125272&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 26 f&eacute;vrier 216, Syndicat mixte de chauffage urbain de la D&eacute;fense, n&deg;384424</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Principe : La gratuit&eacute; du retour</h2> <p style="text-align: justify;">Le bien de retour doit revenir &agrave; la collectivit&eacute; conc&eacute;dante au terme du contrat, en nature ou au moins en valeur.</p> <p style="text-align: justify;">Le principe est la gratuit&eacute; du retour de ces biens, m&ecirc;me si le contrat a accord&eacute; au concessionnaire, pour la dur&eacute;e du contrat, la propri&eacute;t&eacute; des biens n&eacute;cessaires au service public <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000026810748&amp;fastReqId=333450958&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, Ass., 21 d&eacute;cembre 2012, Commune de Douai, n&deg;342788</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cependant, les parties au contrat peuvent convenir du versement d&#39;une indemnit&eacute;, par exemple au titre de l&#39;amortissement inachev&eacute; des biens au terme du contrat, lorsque l&#39;investissement a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; en cours de contrat ou pour une dur&eacute;e exc&eacute;dant sa dur&eacute;e (<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007482057&amp;fastReqId=1246068405&amp;fastPos=1" name="CAA Bordeaux 28 juin 1994" target="_blank" title="CAA Bordeaux 28 juin 1994">CAA Bordeaux, 28 juin 1994, Ministre du Budget, n&deg;92BX00920</a></em>).</p> <p style="text-align: justify;">Le&nbsp;concessionnaire&nbsp;doit remettre remettre les biens de retour en l&#39;&eacute;tat au terme du contrat.</p> <p style="text-align: justify;">A d&eacute;faut, la collectivit&eacute; conc&eacute;dante peut demander une indemnit&eacute;<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007541394&amp;fastReqId=1175146419&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Nantes, 14 mai 2004, Ville de&nbsp;Caen, n&deg;99NT01444</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Exception : Indemnisation du retour</h2> <p style="text-align: justify;">Le concessionnaire est fond&eacute; &agrave; demander une indemnit&eacute; &eacute;gale &agrave; la valeur nette comptable qui r&eacute;sulterait de l&#39;amortissement de ces biens sur la dur&eacute;e du contrat, &agrave; laquelle peuvent s&#39;ajouter les frais engag&eacute;s par le concessionnaire en plus de la r&eacute;alisation et de l&#39;exploitation de ces biens.</p> <p style="text-align: justify;">Seule la dur&eacute;e initiale du contrat doit &ecirc;tre prise en compte pour le calcul de cette indemnit&eacute;. Tout avenant post&eacute;rieur &agrave; l&#39;entr&eacute;e en vigueur de la loi de 1995 rendant possible un contrat d&#39;une dur&eacute; sup&eacute;rieur &agrave; 20 ans ne peut donc pas &ecirc;tre pris en compte&nbsp;<em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000036897827&amp;fastReqId=483687498&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Bordeaux, 09 mai 2018, n&deg;15BX02770</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lorsque l&#39;amortissement des biens de retour a &eacute;t&eacute; calcul&eacute; sur la base d&#39;une dur&eacute;e d&#39;utilisation inf&eacute;rieure &agrave; la dur&eacute;e du contrat, cette indemnit&eacute; est &eacute;gale &agrave; leur valeur nette comptable inscrite au bilan.</p> <p style="text-align: justify;">Dans le cas o&ugrave; leur dur&eacute;e d&#39;utilisation est sup&eacute;rieure &agrave; la dur&eacute;e du contrat, l&#39;indemnit&eacute; est &eacute;gale &agrave; la valeur nette comptable qui r&eacute;sulterait de l&#39;amortissement de ces biens sur la dur&eacute;e du contrat.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, l&#39;indemnit&eacute; mise &agrave; la charge de la personne publique au titre des biens de retour&nbsp;ne saurait en toute hypoth&egrave;se exc&eacute;der le montant calcul&eacute; selon les r&egrave;gles pr&eacute;cit&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;seule doit &ecirc;tre recherch&eacute;e, pour justifier le montant de l&#39;indemnit&eacute; de r&eacute;siliation, la valeur nette comptable des immobilisations non amorties &agrave; l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du contrat, &agrave; l&#39;exclusion de toute tentative d&#39;appr&eacute;ciation &eacute;conomique du financement des investissements (amortissement de la dette) ou des r&eacute;sultats de l&#39;exploitation&quot; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000036897827&amp;fastReqId=483687498&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Bordeaux, 09 mai 2018, n&deg;15BX02770</a>).</em></p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;">Biens de reprise</h1> <p style="text-align: justify;">Les<strong> </strong>biens de reprise<strong> </strong>sont ceux qui sont utiles mais non indispensables au fonctionnement du service public.<em> </em>Ils sont la propri&eacute;t&eacute; du concessionnaire.<em> </em></p> <p style="text-align: justify;">Si aucun principe ni aucune r&egrave;gle ne font obstacle &agrave; un retour gratuit de ces biens, le principe est celui de leur rachat (soumis &agrave; TVA) par la collectivit&eacute; conc&eacute;dante&nbsp;au terme du contrat, sous r&eacute;serve que celle-ci ne paye pas plus que ce qu&#39;elle doit.</p> <h1 style="text-align: justify;">Biens propres</h1> <p style="text-align: justify;">Les biens propres sont ceux qui qui ne sont ni indispensables, ni n&eacute;cessaires au fonctionnement du service et qui sont utilis&eacute;s accessoirement par le concessionnaire pour l&#39;ex&eacute;cution du service.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/biens-de-retour-biens-de-reprise-et-biens-propres Mon, 14 Mar 2011 00:00:00 +0100 Servitude de passage des piétons sur le littoral https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/servitude-de-passage-des-pietons-sur-le-littoral <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006814655&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article L.160-6</a> du Code de l&#39;Urbanisme, issu de la loi du 31 d&eacute;cembre 1976, cr&eacute;e un droit de passage (&quot;servitude&quot;) des pi&eacute;tons sur le littoral.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Cette servitude est institu&eacute;e de plein droit sur les propri&eacute;t&eacute;s riveraines du domaine public maritime, sur une <strong>largeur de 3 m&egrave;tres</strong> le long desdites propri&eacute;t&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, cette servitude ne peut grever les terrains situ&eacute;s &agrave; moins de 15 m&egrave;tres de b&acirc;timents &agrave; usage d&#39;habitation &eacute;difi&eacute;s avant le 01/01/1976, ni les terrains attenant &agrave; des maisons d&#39;habitation et clos de murs au 01/01/1976, SAUF s&#39;il s&#39;agit du <em>&quot;seul moyen d&#39;assurer la continuit&eacute; du cheminement des pi&eacute;tons ou leur libre acc&egrave;s au rivage de la mer&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence d&#39;acte de d&eacute;limitation du domaine public maritime, le propri&eacute;taire riverain peut demander au pr&eacute;fet cette d&eacute;limitation au droit de sa propri&eacute;t&eacute; <em>(</em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006816839&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=2064559739&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank"><em>art.R.160-10</em></a><em> Cdu Code de l&#39;Urbanisme).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;existence de la servitude entra&icirc;ne des <strong>obligations</strong> pour les propri&eacute;taires riverains mais &eacute;galement pour l&#39;administration et pour les usagers.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les<strong> propri&eacute;taires riverains</strong> ne peuvent apporter aucune modification de lieu qui aurait pour cons&eacute;quence de faire obstacle, m&ecirc;me provisoirement, au libre passage des pi&eacute;tons; except&eacute;e la r&eacute;alisation de travaux pour une dur&eacute;e maximale de 6 mois et sur autorisation du pr&eacute;fet<em> (ex : travaux d&#39;entretien ou d&#39;am&eacute;nagement de la propri&eacute;t&eacute;) (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006816876&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. R.160-25 </a>CU).</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong>L&#39;administration</strong> quant &agrave; elle doit proc&eacute;der &agrave; la signalisation de la servitude (comp&eacute;tence du maire et en cas de carence de celui-ci, comp&eacute;tence du pr&eacute;fet). En outre, en cas d&#39;accident sur le terrain assiette de la servitude, seule la responsabilit&eacute; de l&#39;Etat ou celle du maire (au titre de ses pouvoirs de police) pourra &ecirc;tre engag&eacute;e, &agrave; l&#39;exclusion de celle du propri&eacute;taire riverain.</p> <p style="text-align: justify;">Enfin, <strong>les usagers</strong> doivent respecter la finalit&eacute; de la servitude <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=0D64056F262053646187C1E765919059.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006816878&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;categorieLien=id" target="_blank">art.R.160-26</a> du Code de l&#39;Urbanisme)</em>, c&#39;est-&agrave;-dire se limiter au droit de passage (le stationnement est donc interdit) ainsi que la balisage du chemin.</p> <p style="text-align: justify;">La servitude de passage des pi&eacute;tons ouvre droit &agrave; indemnisation du propri&eacute;taire riverain si la servitude cause un dommage direct, mat&eacute;riel et certain au propri&eacute;taire riverain <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006814657&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1156862757&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art. L.160-7</a> CU)</em>. Cette demande doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e dans un d&eacute;lai maximal de 6 mois &agrave; compter de la date de survenance du dommage<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=0D64056F262053646187C1E765919059.tpdjo15v_2?idArticle=LEGIARTI000006816883&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20111020&amp;categorieLien=id" target="_blank">art.R.160-29</a> du Code de l&#39;Urbanisme ; <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024615272&amp;fastReqId=1651333609&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 30 septembre 2011, Madame Lenoel, n&deg;336664</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Plaket_SENTIERS_servitude.pdf" target="_blank">La servitude de passage des pi&eacute;tons le long du littoral</a> : plaquette de pr&eacute;sentation de Minist&egrave;re du D&eacute;veloppement Durable (mars 2012)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/servitude-de-passage-des-pietons-sur-le-littoral Thu, 20 Oct 2011 00:00:00 +0200 Communication des documents administratifs https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/communication-des-documents-administratifs <p style="text-align: justify;">La communication des documents administratifs est une obligation&nbsp;&agrave; la charge de toute personne publique ou de toute personne priv&eacute;e charg&eacute;e de la gestion d&rsquo;un service public <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000339241&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=1194991832&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">Loi n&deg;78-753 du 17 juillet 1978</a> portant diverses mesures d&#39;am&eacute;lioration des relations entre l&#39;administration et le public et diverses dispositions d&#39;ordre administratif, social et fiscal).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un document administratif ?</strong></h1> <p style="text-align: justify;"><span style="letter-spacing: 0px; line-height: 1.2em;">Tout document (quel qu&rsquo;en soit le support : papier ; &eacute;lectronique, etc.) &eacute;manant d&rsquo;une personne publique (Etat, communes, conseil g&eacute;n&eacute;ral, conseil r&eacute;gional, administrations, syndicats, communaut&eacute;s &hellip;) ou d&rsquo;une personne priv&eacute;e charg&eacute;e de la gestion d&rsquo;un service public (</span>d&eacute;l&eacute;gataire<span style="letter-spacing: 0px; line-height: 1.2em;"> de service public, etc.).</span></p> <p style="text-align: justify;">Le document doit &ecirc;tre achev&eacute; (ainsi, le rapport du d&eacute;l&eacute;gataire remis &agrave; la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute; comme &laquo; achev&eacute; &raquo; et n&rsquo;est donc pas communicable si la collectivit&eacute; a pos&eacute; des questions relatives &agrave; son contenu).</p> <h2 style="text-align: justify;">Lettres de convocation des membres de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante</h2> <p style="text-align: justify;">Il s&#39;agit de documents communicables <em>(&quot;Les lettres adress&eacute;es par le maire de la commune aux conseillers municipaux pour leur convocation &agrave; une s&eacute;ance du conseil municipal sont communicables &agrave; toute personne qui en fait la demande en application de l&#39;article 2 de la loi du 17 juillet 1978.&quot;&nbsp;<a href="http://cada.data.gouv.fr/20131824/" target="_blank">Avis CADA n&deg;20131824 du 25 juillet&nbsp;2013</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Factures</h2> <p style="text-align: justify;">La CADA a estim&eacute;, dans un conseil en date du 26 octobre 2006 <em>(<a href="http://www.cada.fr/conseil-20064660,20064660.html" target="_blank">Conseil n&deg;20064660</a>)</em>, que le <em>&quot;droit d&#39;acc&egrave;s s&#39;&eacute;tend aux pi&egrave;ces justificatives produites par l&#39;ordonnateur de la collectivit&eacute;, annex&eacute;es aux comptes de celle-ci&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Or, une facture constitue, selon la CADA, un document administratif communicable <em>(<a href="http://www.cada.fr/avis-20064274,20064274.html" target="_blank">Avis CADA n&deg;20064274 du 28 septembre 2006</a> ; <a href="http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ120901846.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;1846, JO S&eacute;nat du 11 octobre 2012, page 2245)</a>.</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Pi&egrave;ces constitutives d&#39;un march&eacute; public</h2> <p style="text-align: justify;">Elles sont communicables&nbsp;&agrave; deux conditions&nbsp;cumulatives&nbsp;:</p> <ol> <li style="text-align: justify;">Le contrat doit &ecirc;tre sign&eacute;. Tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas sign&eacute;, il s&rsquo;agit d&rsquo;un document pr&eacute;paratoire non communicable. A partir de la signature, l&rsquo;acte d&rsquo;engagement et toutes les autres pi&egrave;ces du march&eacute; (cahier des charges, bordereau de prix, etc.) peuvent &ecirc;tre communiqu&eacute;es ;</li> <li style="text-align: justify;">Le march&eacute; ne doit pas contenir d&rsquo;informations soumises au secret en mati&egrave;re industrielle et commerciale. Par exemple, ne doivent pas &ecirc;tre communiqu&eacute;es les informations suivantes : moyens techniques et humains sp&eacute;cifiques, coordonn&eacute;es bancaires, d&eacute;tail technique et financier des offres des entreprises non retenues, etc.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">Ne sont en aucun cas&nbsp;communicables les documents suivants concernant le candidat retenu <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000033163050&amp;fastReqId=2123191241&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 28 septembre 2016,&nbsp;St&eacute;&nbsp;Armor&nbsp;D&eacute;veloppemet&nbsp;et autres, n&deg;390760</a>)</em> :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">le&nbsp;BPU,</li> <li style="text-align: justify;">le&nbsp;DQE,</li> <li style="text-align: justify;">la&nbsp;DPGF,</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;offre finale d&eacute;taill&eacute;e du candidat retenu.</li> </ul> <h2 class="western" style="line-height: 150%; text-align: justify;">Rapport de contr&ocirc;le ANC</h2> <p style="text-align: justify;">Le rapport de contr&ocirc;le ANC est communicable en vertu des <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=19E6332E5B5E6DEBF29E1F07317A07AB.tpdila21v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006159212&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20151214" target="_blank">articles L.124-1 et suivants</a> du Code de l&rsquo;environnement (&quot;Le droit de toute personne d&#39;acc&eacute;der aux informations relatives &agrave; l&#39;environnement d&eacute;tenues, re&ccedil;ues ou &eacute;tablies par les autorit&eacute;s publiques mentionn&eacute;es &agrave; l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=19E6332E5B5E6DEBF29E1F07317A07AB.tpdila21v_3?idArticle=LEGIARTI000006832924&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20151214" target="_blank">article L.124-3</a> ou pour leur compte s&#39;exerce dans les conditions d&eacute;finies par les dispositions du titre Ier de la loi n&deg;78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d&#39;am&eacute;lioration des relations entre l&#39;administration et le public et diverses dispositions d&#39;ordre administratif, social et fiscal, sous r&eacute;serve des dispositions du pr&eacute;sent chapitre&quot;).</em> Ce droit d&#39;information b&eacute;n&eacute;ficie &agrave; <em>&quot;toute personne qui en fait la demande&quot;. </em>Le rapport de contr&ocirc;le d&#39;uns installation appartenant &agrave; un tiers peut donc &ecirc;tre commuiqu&eacute; &agrave; toute personne qui en fait la demande<em> (CADA, Avis n&deg;20160688, 17 mars 2016).</em></p> <p style="text-align: justify;">La Commission d&#39;Acc&egrave;s aux Documents Administratifs a pr&eacute;cis&eacute; qu&#39;une demande d&#39;information relative &agrave; l&#39;&eacute;mission de substances dans l&#39;environnement ne pouvait &ecirc;tre rejet&eacute;e que pour des motifs tenant &agrave; l&#39;atteinte aux relations internationales, &agrave; la s&eacute;curit&eacute; publique, &agrave; la d&eacute;fense nationale, aux droits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, au d&eacute;roulement de proc&eacute;dures juridictionnelles et &agrave; la recherche des infractions pouvant donner lieu &agrave; des sanctions p&eacute;nales&nbsp;<em>(<a href="http://www.cada.fr/conseil-20084743,20084743.html" target="_blank">Avis CADA n&deg;20084743</a> du 23 d&eacute;cembre 2008).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le rapport doit &ecirc;tre communiqu&eacute; en int&eacute;gralit&eacute;, apr&egrave;s occultation des &eacute;l&eacute;ments tenant &agrave; la vie priv&eacute;e (num&eacute;ro(s) de t&eacute;l&eacute;phone, adresse mail, adresse personnelle du propri&eacute;taire de l&#39;immeuble, ...).</p> <h2 style="text-align: justify;">Liste des propri&eacute;t&eacute;s disposant d&rsquo;un dispositif d&rsquo;ANC</h2> <p style="text-align: justify;">Elle est communicable,&nbsp;sous r&eacute;serve que soient occult&eacute;es les informations int&eacute;ressant la vie priv&eacute;e des personnes.&nbsp;Dans un&nbsp;avis en date du 06 mai 2010, la CADA a&nbsp;consid&eacute;r&eacute; qu&#39;il r&eacute;sulte de la combinaison des <em>articles <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000022483286&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20151214&amp;oldAction=rechCodeArticle&amp;fastReqId=1137833973&amp;nbResultRech=1" target="_blank">L.2224-10</a> du&nbsp;CGCT</em>&nbsp;(relatif au zonage d&#39;assainissement) et&nbsp;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=19E6332E5B5E6DEBF29E1F07317A07AB.tpdila21v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006159212&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20151214" target="_blank">L.124-1&nbsp;et&nbsp;L.124-2</a>&nbsp;du Code de l&#39;environnement </em>(relatif au droit d&#39;acc&egrave;s des documents contenant des informations relatives &agrave; l&#39;environnement) que la liste des propri&eacute;t&eacute;s disposant d&rsquo;un assainissement non collectif, mais potentiellement&nbsp;raccordables&nbsp;au r&eacute;seau d&rsquo;assainissement collectif, est communicable apr&egrave;s occultation des mentions int&eacute;ressant la vie priv&eacute;e des personnes qui y figurent, au nombre desquelles figurent le nom, l&rsquo;adresse personnelle et le num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone du propri&eacute;taire d&rsquo;un bien.&nbsp;En revanche, l&rsquo;adresse des biens (y compris si elle constitue l&rsquo;adresse personnelle des int&eacute;ress&eacute;s) est communicable.</p> <h2 style="text-align: justify;">Constat d&#39;huissier</h2> <p style="text-align: justify;">En application de l&#39;article premier de la loi n&deg;78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d&#39;am&eacute;lioration des relations entre l&#39;administration et le public, un proc&egrave;s-verbal de constat d&#39;huissier &eacute;tabli &agrave; la demande d&#39;un particulier peut &ecirc;tre qualifi&eacute; de document administratif s&#39;il est d&eacute;tenu par l&#39;administration, dans le cadre de sa mission de service public.</p> <p style="text-align: justify;">La nature administrative ou&nbsp;juridictionnelle&nbsp;de ce document d&eacute;pend de la nature de la proc&eacute;dure pour laquelle il a &eacute;t&eacute; ordonn&eacute;. En effet, la CADA qualifie le constat d&#39;huissier dress&eacute; &agrave; la demande d&#39;une administration et non &agrave; la demande d&#39;un juge de document administratif au sens de la loi du 17 juillet 1978.</p> <p style="text-align: justify;">En revanche, un constat d&#39;huissier produit ou re&ccedil;u dans le cadre et pour les besoins d&#39;une proc&eacute;dure&nbsp;juridictionnelle&nbsp;ne sera pas consid&eacute;r&eacute; comme un document administratif communicable. Tel est notamment le cas des constats d&#39;huissier permettant d&#39;&eacute;tablir la date de d&eacute;clenchement d&#39;un d&eacute;lai de recours contentieux. Enfin, un constat d&#39;huissier qualifi&eacute; de document administratif n&#39;est pas communicable s&#39;il rev&ecirc;t le caract&egrave;re de document pr&eacute;paratoire &agrave; une d&eacute;cision administrative. De m&ecirc;me, il ne sera pas communiqu&eacute; ou le sera partiellement si sa divulgation est susceptible de porter atteinte &agrave; l&#39;un des int&eacute;r&ecirc;ts prot&eacute;g&eacute;s par l&#39;article 6 de la loi du 17 juillet 1978, dont ceux tenant &agrave; la s&eacute;curit&eacute; publique ou &agrave; la protection de la vie priv&eacute;e d&#39;une personne physique&nbsp;<em>(<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-126010QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;126010,&nbsp;JOAN&nbsp;du 10 avril 2012, page 2917</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Un constat d&#39;huissier servant de fondement &agrave; une sanction doit &ecirc;tre communiqu&eacute; par l&#39;administration, &agrave; cette limite pr&egrave;s que cette derni&egrave;re, lorsqu&#39;elle communique ce document &agrave; la &quot;d&eacute;fense&quot;, doit &ocirc;ter les mentions&nbsp;nominatives&nbsp;qui y figurent afin de ne pas porter gravement pr&eacute;judice &agrave; des tiers (notamment aux commanditaires du constat)<em> (<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ120801597.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;01597, JO S&eacute;nat du 18 octobre 2012, page 2310</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Personnel du d&eacute;l&eacute;gataire du service public</h2> <p style="text-align: justify;">En principe, tout document produit ou re&ccedil;u par un&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire, qu&#39;il soit une personne de droit public ou de droit priv&eacute; est qualifi&eacute; de document administratif et donc communicable&nbsp;<em>(<a href="http://www.cada.fr/conseil-20093856,20093856.html" target="_blank">Avis&nbsp;CADA&nbsp;n&deg;20093856 du 19&nbsp;novembre 2009</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cependant, ce principe conna&icirc;t des temp&eacute;raments selon que la demande porte sur des donn&eacute;es concernant des agents publics ou priv&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Si la demande porte sur des donn&eacute;es concernant des agents publics&nbsp;:</p> <p style="text-align: justify;">Les documents relatifs &agrave; la gestion des agents publics sont consid&eacute;r&eacute;s comme des documents administratifs communicables&nbsp;&quot;sous r&eacute;serve de l&#39;occultation pr&eacute;alable de toutes les mentions dont la communication porterait atteinte au secret de la vie priv&eacute;e de l&#39;agent (par exemple la date et le lieu de naissance, l&#39;adresse personnelle, la situation familiale), ainsi que celles r&eacute;v&eacute;lant une appr&eacute;ciation ou un jugement de valeur concernant celui-ci&quot;&nbsp;<em>(<a href="http://www.cada.fr/avis-20110219,20110219.html" target="_blank">Avis CADA&nbsp;n&deg;20110219 du 06 janvier 2011</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Si la demande porte sur des donn&eacute;es concernant des agents priv&eacute;s&nbsp;:</p> <p style="text-align: justify;">Ces donn&eacute;es ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme ayant un caract&egrave;re administratif. La communication de donn&eacute;es ne doit pas violer le secret des affaires,&nbsp;porter atteinte aux droits des salari&eacute;s au regard de l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006900785&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;dateTexte=20151214&amp;fastPos=3&amp;fastReqId=1433653047&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article L.1121-1</a>&nbsp;du code du travail</em> et doit respecter le droit &agrave; la vie priv&eacute;e <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419288&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070721&amp;dateTexte=20151214&amp;fastPos=6&amp;fastReqId=512702218&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.9</a>&nbsp;du Code Civil).</em></p> <p style="text-align: justify;">Dans le cas o&ugrave; le candidat retenu d&#39;une d&eacute;l&eacute;gation de service public est tenu de reprendre tout ou partie du personnel du pr&eacute;c&eacute;dent&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire, les donn&eacute;es sur le nombre d&#39;agents et la masse salariale correspondante, &agrave; l&#39;exception de toutes donn&eacute;es&nbsp;nominatives&nbsp;ou plus d&eacute;taill&eacute;es, doivent &ecirc;tre communiqu&eacute;es au futur&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;et, de&nbsp;facto, &agrave; l&#39;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;<em>(<a href="http://www.cada.fr/conseil-20064843,20064843.html" target="_blank">Avis&nbsp;CADA&nbsp;n&deg;20064843 du 11 janvier 2007</a> ;&nbsp;<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ121203711.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;03711, JO S&eacute;nat du 31 octobre 2011, page 3167</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Documents relatifs &agrave; la gestion du domaine priv&eacute; d&rsquo;une personne publique</h2> <p style="text-align: justify;">Ces documents ne sont pas communicables,&nbsp;sauf s&#39;ils sont annex&eacute;s &agrave; une d&eacute;lib&eacute;ration ou &agrave; tout autre acte qui, lui, est communicable.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, la transparence en mati&egrave;re de gestion du domaine priv&eacute; est garantie par le caract&egrave;re communicable des arr&ecirc;t&eacute;s, d&eacute;lib&eacute;rations et documents budg&eacute;taires des collectivit&eacute;s territoriales, qui retracent notamment cette gestion&nbsp;<em>(R&eacute;ponse&nbsp;minist&eacute;rielle, Question n&deg;17504, JO S&eacute;nat 29&nbsp;mars&nbsp;2012, page 786).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Listing des agriculteurs exploitants dans le p&eacute;rim&egrave;tre du BAC d&#39;un captage&nbsp;Grenelle</h2> <p style="text-align: justify;">Un avis de la Commission d&#39;Acc&egrave;s aux Documents Administratifs (CADA) en date du 23 novembre 2006&nbsp;(Avis n&deg;20064558)&nbsp;concernant la demande de communication de la liste des agriculteurs et des soci&eacute;t&eacute;s d&#39;exploitation agricoles en activit&eacute; dans le&nbsp;Gers&nbsp;conclut au caract&egrave;re non communicable de la liste des agriculteurs. En revanche, sont communicables les informations relatives aux soci&eacute;t&eacute;s agricoles.</p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que le caract&egrave;re communicable de ce&nbsp;listing d&eacute;pend des informations contenues dans celui-ci :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">s&#39;il&nbsp;contient exclusivement des informations relatives aux soci&eacute;t&eacute;s, entreprises, coop&eacute;ratives (etc.) agricoles, l&#39;int&eacute;gralit&eacute; du document est communicable et DOIT &ecirc;tre communiqu&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">s&#39;il&nbsp;contient &agrave; la fois des informations relatives aux soci&eacute;t&eacute;s, entreprises, coop&eacute;ratives (etc.) agricoles ET des informations concernant la personne physique de l&#39;agriculteur (ex : domicile, t&eacute;l&eacute;phone priv&eacute; ...), le document est communicable uniquement pour les premi&egrave;res informations et les autres doivent &ecirc;tre supprim&eacute;es ou biff&eacute;es (surlignage&nbsp;en noir des informations &agrave; caract&egrave;re personnel) ;</li> <li style="text-align: justify;">s&#39;il contient exclusivement des informations concernant la personne physique de l&#39;agriculteur, le document n&#39;est pas communicable; sauf &agrave; chaque agriculteur concern&eacute; pour ses propres informations (et &agrave; sa demande personnelle) contenues dans le listing.</li> </ul> <h2 style="text-align: justify;">Autorisations individuelles d&rsquo;urbanisme&nbsp;</h2> <p style="text-align: justify;">Les documents d&eacute;tenus par l&#39;administration relatifs aux autorisations individuelles d&#39;urbanisme sont communicables &agrave; toute personne qui en fait la demande d&egrave;s lors qu&#39;une d&eacute;cision est intervenue<em> (CADA, Conseil n&deg;20062797, 29 juin 2006).</em> En vertu du principe d&#39;unit&eacute; du permis de construire, ce droit &agrave; communication s&#39;applique &agrave; tous les documents qu&#39;il contient. Toutefois des restrictions &agrave; cette communication sont admises.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les actes pr&eacute;paratoires &agrave; la d&eacute;cision ne sont pas communicables, de m&ecirc;me que ne peuvent &ecirc;tre communiqu&eacute;s les documents susceptibles de porter atteinte au droit &agrave; la protection de la vie priv&eacute;e (<em>CADA, avis n&deg;20081120, 20 mars 2008) (<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ151219287.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;19287, JO S&eacute;nat du 31 d&eacute;cembre 2015, page 3663</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Liste des redevables de la redevance d&#39;assainissement et montant des redevances</h2> <p style="text-align: justify;">La&nbsp;liste des redevables avec le montant des redevances mises &agrave; leur charge, le taux de la redevance et la tranche qui leur sont applicables, constituent des documents administratifs concernant la vie priv&eacute;e des int&eacute;ress&eacute;s et ne sont donc pas communicables aux tiers <em>(CADA, Avis n&deg;2160688, 17 mars 2016).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Qui peut faire la demande de communication ?</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Toute personne pour ce qui concerne les documents administratifs ne comportant pas de mentions nominatives,</p> <p style="text-align: justify;">Seulement la personne concern&eacute;e lorsque le document comporte des mentions nominatives.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Communication des documents administratifs d&eacute;tenus par un organisme de droit priv&eacute; charg&eacute; d&rsquo;une mission de service public</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Les seuls documents communicables, lorsqu&#39;ils sont d&eacute;tenus par un organisme priv&eacute; charg&eacute; d&#39;une mission de service public qui exerce &eacute;galement une activit&eacute; priv&eacute;e sont ceux qui pr&eacute;sentent un lien suffisamment direct avec la mission de service public<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000027328305&amp;fastReqId=482677774&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 17 avril 2013, La Poste c/ Bigi, n&deg;342372</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lorsque l&rsquo;Administration est saisie d&rsquo;une demande de communication d&rsquo;un document portant sur un document administratif qu&rsquo;il ne d&eacute;tient pas et qu&rsquo;il estime &ecirc;tre d&eacute;tenu par une personne de droit priv&eacute; charg&eacute;e d&rsquo;une mission de service public, elle est tenue de transmettre &agrave; cette personne priv&eacute;e et d&rsquo;en aviser l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. De m&ecirc;me, une personne de droit priv&eacute; charg&eacute;e d&rsquo;un mission de service public est tenue de transmettre les demandes de communication des documents administratifs qui lui ont &eacute;t&eacute; adress&eacute;es &agrave; tort et d&rsquo;en aviser l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000029604140&amp;fastReqId=1417219418&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 15 octobre 2014, Ministre de l&rsquo;&eacute;conomie et des finances c/ ADIFE et autres, n&deg;365058</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Responsabilit&eacute;</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Une commune ayant proc&eacute;d&eacute; &agrave; la communication &agrave; un tiers de documents comportant des informations&nbsp;nominatives&nbsp;est susceptible de voir sa responsabilit&eacute; administrative &ecirc;tre engag&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">De plus, le fait de porter &agrave; connaissance du public ou d&#39;un tiers un document administratif contenant des donn&eacute;es susceptibles de porter atteinte &agrave; la vie priv&eacute;e d&#39;autrui, qui constitue un d&eacute;lit, engage la responsabilit&eacute; p&eacute;nale du maire de&nbsp;la commune.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Modes de communication</strong></h1> <p style="text-align: justify;">C&#39;est en principe l&#39;administr&eacute; qui sollicite, dans sa demande, l&#39;un des modes de communication suivants :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Consultation sur place ;</li> <li style="text-align: justify;">Copies sur place aux frais du demandeur (frais ne devant pas exc&eacute;der le co&ucirc;t r&eacute;el de la copie) ;</li> <li style="text-align: justify;">Envoi de la copie aux frais du demandeur ;</li> <li style="text-align: justify;">Envoi d&rsquo;un document &eacute;lectronique (l&#39;administration n&#39;a pas l&#39;obligation d&#39;utiliser un autre logiciel/format que celui qu&#39;elle utilise habituellement : <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021852465&amp;fastReqId=1926067681&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 17 f&eacute;vrier 2010, M. Fromentin, n&deg;289389</a>).</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;">La communication doit &ecirc;tre faite dans les meilleurs d&eacute;lais, mais ne doit pas nuire au bon fonctionnement du service.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Motifs de refus de communication &nbsp;</strong></h1> <ul> <li style="text-align: justify;">Document inachev&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">Document nominatif ;</li> <li style="text-align: justify;">Document portant atteinte &agrave; des secrets industriels ;</li> <li style="text-align: justify;">Demandes abusives (nombre, caract&egrave;re r&eacute;p&eacute;titif et syst&eacute;matique).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le refus doit &ecirc;tre notifi&eacute; par d&eacute;cision &eacute;crite et motiv&eacute;e. Le silence gard&eacute; pendant&nbsp;1 mois &agrave; compter de la demande vaut refus de communication.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Saisine de la CADA</strong></h1> <p style="text-align: justify;">En cas de refus, le demandeur peut saisir la CADA&nbsp;dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; compter du refus, qui rendra un avis sur le caract&egrave;re communicable ou non du document en cause.</p> <p style="text-align: justify;">La CADA doit alors r&eacute;pondre dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de la date d&rsquo;enregistrement de la demande. La d&eacute;cision de la CADA est un simple avis. La collectivit&eacute; n&rsquo;a donc pas l&rsquo;obligation de s&rsquo;y conformer.</p> <p style="text-align: justify;">Le demandeur auquel est oppos&eacute; un nouveau refus pourra alors saisir le tribunal administratif (recours pour exc&egrave;s de pouvoir) dans un d&eacute;lai de 2 mois &agrave; compter du nouveau refus de communication. Le juge administratif pourra enjoindre la collectivit&eacute; &agrave; communiquer les documents au demandeur.</p> <p class="western" style="line-height: 150%; text-align: justify;"><em><font color="#000000"><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" />&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000772503&amp;da" name="arrêté 1er octobre 2001 frais copie" target="_blank" title="arrêté 1er octobre 2001 frais copie">Arr&ecirc;t&eacute; du 1er octobre 2001</a> relatif aux conditions de fixation et de d&eacute;termination du montant des frais de copie d&#39;un document administratif </font></em></p> <p class="western" style="line-height: 150%; text-align: justify;"><em><font color="#000000"><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/fonctionnement/071018-CIRC-DIEnvt.pdf" target="_blank">Circulaire du 18 octobre 200</a>7 relative &agrave; la mise en oeuvre des dispositions r&eacute;gissant le droit d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information relative &agrave; l&#39;environnement</font></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/communication-des-documents-administratifs Sun, 17 Jan 2010 00:00:00 +0100 Expropriation pour cause d'insalubrité https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/expropriation-pour-cause-d-insalubrite <p style="text-align: justify;">La loi du 10 juillet 1970, dite &quot;loi Vivien&quot;, une proc&eacute;dure d&rsquo;expropriation sp&eacute;cifique, d&eacute;rogatoire &agrave; la proc&eacute;dure d&#39;expropriation de droit commun,</p> <p style="text-align: justify;">et qui se caract&eacute;rise par sa simplification au regard de celle-ci (art. 13 &agrave; 18 de la loi).<br /> <br /> Le pr&eacute;fet peut d&eacute;clarer &quot;irr&eacute;m&eacute;diablement insalubres&quot; les immeubles pr&eacute;sentant des caract&egrave;res d&#39;insalubrit&eacute; auxquels il ne peut &ecirc;tre rem&eacute;di&eacute; par la r&eacute;alisation de travaux.</p> <p style="text-align: justify;"><img align="left" alt="" border="5" height="167" src="https://www.sidesa.fr/upload/files/images/gestionadministrative/urbanisme/insalubriteirremediable.jpg" width="250" />C&#39;est l&#39;<a href="https://www.sidesa.fr/fr/partenaires/994-agence-regionale-de-sante" target="_blank">Agence R&eacute;gionale de Sant&eacute;</a> (ARS) - saisie par le maire l&#39;occupant de l&#39;immeuble ou un voisin - qui proc&egrave;de &agrave; la visite des lieux et &agrave; l&#39;analyse de l&#39;insalubrit&eacute; sur la base des crit&egrave;res suivants (liste non exhaustive) :&nbsp; taille du logement, structure du b&acirc;ti instable, absence d&rsquo;eau potable, d&rsquo;eau chaude, d&rsquo;&eacute;vacuation des eaux us&eacute;es, pr&eacute;sence d&rsquo;infiltrations d&rsquo;eau, d&rsquo;eau stagnante dans une canalisation en plomb, absence de douche et de toilettes ...</p> <p style="text-align: justify;">Pour d&eacute;clarer l&rsquo;insalubrit&eacute; irr&eacute;m&eacute;diable d&rsquo;un immeuble, le pr&eacute;fet doit auparavant, sous peine d&rsquo;annulation de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;, v&eacute;rifier que les travaux permettant de rendre l&rsquo;immeuble salubre sont d&rsquo;un co&ucirc;t plus &eacute;lev&eacute; que sa reconstruction <em>(TA Montpellier, 12 avril 2011, Epoux El Arrouchi, n&deg;0905428).</em><br /> <br /> L&#39;arr&ecirc;t&eacute; d&#39;insalubrit&eacute; irr&eacute;m&eacute;diable comporte une interdiction d&eacute;finitive d&#39;habiter dans les lieux et le propri&eacute;taire est dans l&#39;obligation de reloger les occupants de l&#39;immeuble.</p> <p style="text-align: justify;">Apr&egrave;s &eacute;diction de cet arr&ecirc;t&eacute;, le pr&eacute;fet peut, sans enqu&ecirc;te publique pr&eacute;alable, d&eacute;clarer l&rsquo;expropriation, prononcer la cessibilit&eacute;, fixer le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; provisionnelle et envoyer l&rsquo;expropriant en possession pour que celui-ci r&eacute;alise la d&eacute;molition.<br /> <br /> Le juge judiciaire se prononce sur l&rsquo;indemnit&eacute; accord&eacute;e &agrave; l&rsquo;expropri&eacute;, indemnit&eacute; dont le montant est consid&eacute;rablement r&eacute;duit (<em>&rdquo;valeur du terrain nu, d&eacute;duction faite des frais entra&icirc;n&eacute;s par leur d&eacute;molition&rdquo;</em>).</p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB : </strong>La proc&eacute;dure de droit commun doit &ecirc;tre utilis&eacute;e lorsque le projet d&rsquo;expropriation s&rsquo;inscrit dans un projet d&rsquo;am&eacute;nagement, dans le p&eacute;rim&egrave;tre duquel se trouvent, notamment des immeubles d&eacute;clar&eacute;s insalubres ou en p&eacute;ril <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007835498&amp;fastReqId=1444707787&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 7 mai 1993, Lavaud, n&deg;110947</a>). </em>En cas d&#39;expropriation simultan&eacute;e de plusieurs immeubles salubres et insalubres, la proc&eacute;dure de droit commun s&#39;applique, mais (malgr&eacute; une (illo)logique contestable) l&#39;indemnit&eacute; d&#39;expropriation des immeubles insalubres est fix&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions restrictives de l&#39;article 18 de la loi Vivien <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000024548577&amp;fastReqId=893120077&amp;fastPos=1" target="_blank">Cass., Civ., 3&egrave;, 7 septembre 2011, n&deg;10-10.597</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u><strong>En savoir plus :</strong></u></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" /> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000693669&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=863637030&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">Loi n&deg;70-612 du 10 juillet 1970</a> tendant &agrave; faciliter la suppression de l&#39;habitat insalubre</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" />&nbsp; <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=9E952FEA997C16898F90CE8738CB09DB.tpdjo06v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006171062&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072665&amp;dateTexte=20111019" target="_blank">Articles L.1331-24 et suivants</a> du Code de la Sant&eacute; Publique</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/expropriation-pour-cause-d-insalubrite Wed, 19 Oct 2011 00:00:00 +0200 Garantie de parfait achèvement https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/garantie-de-parfait-achevement <p style="text-align: justify;">La garantie de parfait ach&egrave;vement est une garantie l&eacute;gale obligatoire &agrave; la charge des constructeurs d&#39;une dur&eacute;e d&#39;un an &agrave; compter de la date de r&eacute;ception des travaux <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000021046524&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074096&amp;dateTexte=20120213&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.&nbsp;L.111-19 </a>du Code de la construction et de l&#39;habitation).</em></p> <p style="text-align: justify;">Elle s&#39;&eacute;tend&nbsp;&agrave; la reprise de tous les d&eacute;sordres ayant fait l&#39;objet de r&eacute;serves lors de la r&eacute;ception ainsi que ceux qui apparaissent et sont signal&eacute;s &agrave; l&#39;entrepreneur dans l&#39;ann&eacute;e suivant la date de la r&eacute;ception, qu&#39;ils soient techniques ou esth&eacute;tiques, de construction ou de finition.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les constructeurs ne peuvent en aucun cas s&#39;en d&eacute;charger par une clause particuli&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e au march&eacute;, clause qui ne saurait &ecirc;tre valable.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;sordres r&eacute;serv&eacute;s lors de la r&eacute;ception</h1> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;sordres sont mentionn&eacute;s au proc&egrave;s-verbal&nbsp;de r&eacute;ception.</p> <p style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de la GPA n&#39;est pas limit&eacute; &agrave; un an, mais continue de courir tant que les d&eacute;sordres n&#39;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;par&eacute;s <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018005032&amp;fastReqId=1543197692&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 26 janvier 2007, n&deg;264306</a> ; <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019159213&amp;fastReqId=612698159&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 30 juin 2008, n&deg;05PA03308</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;lais n&eacute;cessaires &agrave; l&#39;ex&eacute;cution des travaux de r&eacute;paration sont fix&eacute;s d&#39;un commun accord par le ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage et l&#39;entrepreneur concern&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;article 41.6 du CCAG-Travaux pr&eacute;voit que les imperfections et malfa&ccedil;ons ayant fait l&#39;objet de r&eacute;serves lors des op&eacute;rations de r&eacute;ception doivent &ecirc;tre reprises dans un d&eacute;lai qui est fix&eacute;:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit par l&rsquo;acheteur, dans le d&eacute;lai de garantie&nbsp;, ou via une prolongation du d&eacute;lai de garantie (art.44 CCAG&nbsp;Travaux) ;</li> <li style="text-align: justify;">soit au plus tard 3 mois avant le terme du d&eacute;lai de garantie de parfait ach&egrave;vement.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Il est cependant admis qu&#39;&agrave; d&eacute;faut de prolongation du d&eacute;lai de garantie, l&#39;absence de reprise des d&eacute;fauts dans ce d&eacute;lai ne peut conduire &agrave; une lev&eacute;e implicite des r&eacute;serves dont la r&eacute;ception a &eacute;t&eacute; assortie :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Les relations contractuelles entre le responsable du march&eacute; et l&#39;entrepreneur se poursuivent non seulement pendant le d&eacute;lai de garantie, mais encore jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;aient &eacute;t&eacute; express&eacute;ment lev&eacute;es les r&eacute;serves exprim&eacute;es lors de la r&eacute;ception&quot; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000035163145&amp;fastReqId=1101100469&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Nantes, 6 juillet 2017, St&eacute; Fives Solios c/ SIVOM d&#39;Auray-Belz-Quiberon, n&deg;15NT02571</a>).</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence d&#39;un accord sur le d&eacute;lai n&eacute;cessaire &agrave; l&#39;ex&eacute;cution des travaux de r&eacute;paration, ou en cas d&#39;inex&eacute;cution de ces travaux dans le d&eacute;lai fix&eacute;, les travaux peuvent, apr&egrave;s mise en demeure rest&eacute;e infructueuse, &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;s aux frais et risques de l&#39;entrepreneur d&eacute;faillant.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;sordres apparus post&eacute;rieurement &agrave; la r&eacute;ception</h1> <p style="text-align: justify;">Ils sont notifi&eacute;s par &eacute;crit &agrave; l&rsquo;entreprise (lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception) et doivent l&#39;&ecirc;tre n&eacute;cessairement dans le d&eacute;lai de GPA.</p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;lais n&eacute;cessaires &agrave; l&#39;ex&eacute;cution des travaux de r&eacute;paration sont fix&eacute;s d&#39;un commun accord par le ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage et l&#39;entrepreneur concern&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Une prolongation du d&eacute;lai de garantie peut &ecirc;tre d&eacute;cid&eacute;e par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage&nbsp;jusqu&#39;&agrave; l&#39;ex&eacute;cution compl&egrave;te des travaux et prestations (art.44 CCAG Travaux).</p> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence d&#39;un tel accord, d&#39;une prolongation du d&eacute;lai de garantie, ou en cas d&#39;inex&eacute;cution dans le d&eacute;lai fix&eacute;, les travaux peuvent, apr&egrave;s mise en demeure rest&eacute;e infructueuse, &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;s aux frais et risques de l&#39;entrepreneur d&eacute;faillant.</p> <p style="text-align: justify;"><u><strong>ATTENTION</strong></u><strong> !</strong> Il ne faut pas faire intervenir une autre entreprise sans avoir pr&eacute;alablement constitu&eacute; la preuve des d&eacute;sordres constat&eacute;s (preuve unilat&eacute;rale via constat par un huissier de justice, mieux encore le r&eacute;f&eacute;r&eacute;-instruction) &agrave; l&#39;encontre des constructeurs.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/garantie-de-parfait-achevement Mon, 13 Feb 2012 00:00:00 +0100 Délibérations https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/deliberations <p style="text-align: justify;">Quorum, tenue de la s&eacute;ance, modes de scrutin, ex&eacute;cution des d&eacute;lib&eacute;rations.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Le quorum</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Le fonctionnement&nbsp;de l&#39;assembl&eacute;e&nbsp;d&eacute;lib&eacute;rante de l&#39;EPCI&nbsp;est soumis aux m&ecirc;mes r&egrave;gles que celles applicables aux conseils municipaux<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006392784&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20100221&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1188309722&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L5211-1 CGCT" target="_blank" title="article L5211-1 CGCT">art. L.5211-1</a> du CGCT).</em><br /> <br /> Par cons&eacute;quent, <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389875&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20100221&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L2121-17 CGCT" target="_blank" title="article L2121-17 CGCT">l&rsquo;article L.2121-17 </a>du CGCT </em>s&rsquo;applique : <em>&laquo; Le conseil municipal ne d&eacute;lib&egrave;re valablement que lorsque la majorit&eacute; de ses membres en exercice est pr&eacute;sente &raquo;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Le pr&eacute;sident de l&#39;assembl&eacute;e doit s&#39;assurer que le quorum est atteint avant d&#39;ouvrir la s&eacute;ance. Si le quorum n&rsquo;est pas atteint, l&#39;assembl&eacute;e est &agrave; nouveau convoqu&eacute;e &agrave; trois jours au moins d&rsquo;intervalle et il d&eacute;lib&egrave;re alors sans condition de quorum.</p> <p style="text-align: justify;">On entend par &laquo; la moiti&eacute; &raquo; plus de la moiti&eacute;. Si le nombre de conseillers et de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ets de 100, la moiti&eacute; ets &eacute;gale &agrave; 50 et le quorum est de 51 membres.</p> <p style="text-align: justify;">Les conseillers absents repr&eacute;sent&eacute;s par un mandataire auquel ils ont donn&eacute; une procuration (&quot;pouvoir&quot;) ne comptent pas dans le calcul des membres &laquo; pr&eacute;sents &raquo;.&nbsp;Un membre de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante ne peut d&eacute;tenir plus d&#39;un seul pouvoir. Un m&ecirc;me pouvoir n&#39;est valable que pour trois s&eacute;ances cons&eacute;cutives maximum.</p> <p style="text-align: justify;">Le quorum doit &ecirc;tre atteint au d&eacute;but de la s&eacute;ance, qui ne peut &ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;clar&eacute;e ouverte qu&rsquo;apr&egrave;s v&eacute;rification du quorum.</p> <p style="text-align: justify;">Le quorum doit &ecirc;tre atteint au moment de la discussion de chacun des points &agrave; l&#39;ordre du jour. &nbsp;Lorsque plusieurs points sont &agrave; l&#39;ordre du jour doivent &ecirc;tre soumis au vote, il faut tenir compte, pour l&#39;appr&eacute;ciation du quorum, des &eacute;ventuels d&eacute;parts des conseillers/d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s en cours de s&eacute;ance, et s&#39;assurer avant chaque vote que le quorum est toujours atteint.</p> <p style="text-align: justify;">Si une suspension de s&eacute;ance intervient, il doit &ecirc;tre &agrave; nouveau v&eacute;rifi&eacute; et atteint &agrave; la reprise de la s&eacute;ance, sauf s&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une courte interruption de s&eacute;ance.</p> <p style="text-align: justify;">Le Maire/le Pr&eacute;sident doit se retirer au moment du vote du compte administratif (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389872" target="_blank">art.L.2121-14</a> du CGCT). Par cons&eacute;quent, il n&#39;est pas comptabilis&eacute; dans le calcul du quorum. Il en r&eacute;sulte qu&#39;un conseiller/d&eacute;l&eacute;gu&eacute; emp&ecirc;ch&eacute; ou absent ne peut donner pouvoir au maire/pr&eacute;sident lors du vote du compte administratif, sous peine de nullit&eacute; de son approbation.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>La tenue de la s&eacute;ance</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La s&eacute;ance est pr&eacute;sid&eacute;e par l&#39;ex&eacute;cutif (maire:pr&eacute;sident), qui en assure la police.</p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;bats sont publics et ceux-ci peuvent, par ailleurs, &ecirc;tre retransmis par des moyens de communication audiovisuelle. Si la salle du conseil est ouverte &agrave; tous, le public doit s&rsquo;abstenir de toute intervention ou de toute manifestation.</p> <p style="text-align: justify;">Par exception, sur demande de trois membres de l&#39;assembl&eacute;e ou du maire/pr&eacute;sident, l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante peut d&eacute;cider, sans d&eacute;bats, &agrave; la majorit&eacute; absolue des membres pr&eacute;sents ou repr&eacute;sent&eacute;s, de se r&eacute;unir &agrave; huis clos.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Le scrutin</strong></h1> <p style="text-align: justify;">L&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante peut voter selon trois modes de scrutin :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">le scrutin ordinaire <strong>&agrave; main lev&eacute;e</strong> ou par <strong>assis et lev&eacute;s </strong>;</li> <li style="text-align: justify;">le scrutin public a lieu &agrave; la demande du quart des membres pr&eacute;sents soit par <strong>bulletin &eacute;crit</strong>, soit par <strong>appel nominal</strong>. Le registre des d&eacute;lib&eacute;rations doit comporter le nom des votants ainsi que l&rsquo;indication du sens de leur vote ;</li> <li style="text-align: justify;">le <strong>scrutin secret </strong>a lieu lorsqu&rsquo;un tiers des membres pr&eacute;sents le r&eacute;clame ou s&rsquo;il y a lieu de proc&eacute;der &agrave; une nomination ou &agrave; une pr&eacute;sentation. Dans ce dernier cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;lection &agrave; trois tours de scrutin (si aucun des candidats n&rsquo;a obtenu la majorit&eacute; absolue apr&egrave;s deux tours de scrutin secret, il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; un troisi&egrave;me tour de scrutin et l&rsquo;&eacute;lection a lieu &agrave; la majorit&eacute; relative ; &agrave; &eacute;galit&eacute; de voix, l&rsquo;&eacute;lection est acquise au plus &acirc;g&eacute;). Sauf disposition l&eacute;gislative ou r&eacute;glementaire pr&eacute;voyant express&eacute;ment ce mode de scrutin, le conseil municipal peut d&eacute;cider, &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute;, de ne pas proc&eacute;der au scrutin secret en cas de nomination ou de pr&eacute;sentation.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;lib&eacute;rations sont prises &agrave; la majorit&eacute; absolue des suffrages exprim&eacute;s, sauf cas dans lesquels une majorit&eacute; qualifi&eacute;e est requise, notamment dans les cas suivants pour ce qui concerne les EPCI et autres groupements de communes <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000018036147&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20100221&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L5211-17 CGCT" target="_blank" title="article L5211-17 CGCT">art. L.5211-17</a> du CGCT)</em> :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">cr&eacute;ation EPCI,</li> <li style="text-align: justify;">retrait d&rsquo;une commune de l&rsquo;EPCI,</li> <li style="text-align: justify;">modifications statutaires : la modification du champ des comp&eacute;tences (extension ou diminution), du p&eacute;rim&egrave;tre, r&eacute;partition des si&egrave;ges,</li> <li style="text-align: justify;">dissolution.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">La majorit&eacute; qualifi&eacute;e requise est 2/3 des communes repr&eacute;sentant 50 % de la population&nbsp;totale de l&#39;EPCI&nbsp;ou 50 % des communes repr&eacute;sentant les 2/3 de la population totale de l&#39;EPCI.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Attention : </strong>Si une des communes membres repr&eacute;sente &agrave; elle seule plus d&rsquo;un quart ou plus de la moiti&eacute; la population du syndicat, son accord sera obligatoire.</p> <p style="text-align: justify;">En cas de partage &eacute;gal des voix, la voix du pr&eacute;sident est pr&eacute;pond&eacute;rante, sauf dans le cas du scrutin secret.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>L&#39;ex&eacute;cution des d&eacute;lib&eacute;rations</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;lib&eacute;rations doivent &ecirc;tre sign&eacute;es par tous les membres pr&eacute;sents &agrave; la s&eacute;ance ; &agrave; d&eacute;faut, mention est faite de la cause ayant emp&ecirc;ch&eacute; le ou les conseillers de signer.</p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;lib&eacute;rations acqui&egrave;rent un caract&egrave;re ex&eacute;cutoire par leur publication, affichage (notification pour d&eacute;cisions individuelles)&nbsp;voire, pour certaines, par leur enregistrement par les services de la Pr&eacute;fecture de d&eacute;partement (contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;)<em> (art.<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=8684C741D35FEFEF7697D454BC665CC4.tpdjo07v_2?idArticle=LEGIARTI000006390077&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20110214" name="article L2131-1 CGCT" target="_blank" title="article L2131-1 CGCT">L.2131-1</a> &agrave; <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=8684C741D35FEFEF7697D454BC665CC4.tpdjo07v_2?idArticle=LEGIARTI000006390085&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20110214" name="article L2131-3 CGCT" target="_blank" title="article L2131-3 CGCT">L.2131-3</a> du CGCT).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/deliberations Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Assurance personnelle du maire/président https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/assurance-personnelle-du-mairepresident <p style="text-align: justify;">Le maire de la commune et le pr&eacute;sident d&rsquo;un groupement de communes doivent s&rsquo;assurer personnellement pour couvrir les cons&eacute;quences des responsabilit&eacute;s li&eacute;es &agrave; leur fonction.</p> <p style="text-align: justify;">Les adjoints au maire et vice-pr&eacute;sidents&nbsp;doivent &eacute;galement s&#39;assurer, d&egrave;s lors qu&#39;ils b&eacute;n&eacute;ficient d&#39;une d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir du maire/pr&eacute;sident.</p> <p style="text-align: justify;">La <em>circulaire interminist&eacute;rielle du 25 novembre 1971 </em>pr&eacute;cise que la collectivit&eacute; ne peut prendre en charge, m&ecirc;me sans augmentation de prime, l&rsquo;assurance de la responsabilit&eacute; personnelle des pr&eacute;sidents ou maires. Ceci a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par le Conseil d&rsquo;Etat et la Cour des Comptes. Cette assurance reste donc &agrave; la charge de l&rsquo;&eacute;lu lui-m&ecirc;me.</p> <p style="text-align: justify;">Le juge administratif consid&egrave;re que les frais de proc&eacute;dure li&eacute;s &agrave; la d&eacute;fense de l&rsquo;&eacute;lu dans le cadre d&rsquo;une proc&eacute;dure contentieuse ne sauraient &ecirc;tre pris en charge par la collectivit&eacute;<em> &laquo; d&egrave;s lors que de telles d&eacute;penses ne peuvent &ecirc;tre regard&eacute;es comme engag&eacute;es dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la commune &raquo; (TA Orl&eacute;ans, 7 d&eacute;cembre 1989, Fontaine).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/assurance-personnelle-du-mairepresident Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Ordres de service https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/ordres-de-service <p style="text-align: justify;">L&#39;ordre de service est un document donnant au titulaire du march&eacute; des instructions quant &agrave; l&#39;ex&eacute;cution de celui-ci.</p> <p style="text-align: justify;">En principe, un ordre de service est &eacute;crit.&nbsp;N&eacute;anmoins, la jurisprudence reconna&icirc;t la validit&eacute; de certains ordres oraux notamment l&rsquo;ordre le cocontractant prend acte, par &eacute;crit, d&rsquo;un ordre verbal&nbsp;<em>(CE, 5 juin 1953, Office Public HLM de&nbsp;Seine&nbsp;et&nbsp;Oise)&nbsp;</em>ou lorsque le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage reconna&icirc;t lui-m&ecirc;me avoir donn&eacute; un tel ordre&nbsp;<em>(CE, 20 d&eacute;cembre 1872,&nbsp;Vidal).&nbsp;</em>Si l&rsquo;ordre de service est donn&eacute; oralement, il appartiendra, en cas de litige, au ma&icirc;tre de l&rsquo;ouvrage d&rsquo;apporter la preuve que le cocontractant a bien re&ccedil;u cet ordre.</p> <p style="text-align: justify;">Les ordres de service peuvent porter sur toutes les instructions n&eacute;cessaires &agrave; l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;. Il n&#39;est donc pas possible d&#39;en dresser une liste exhaustive. Cependant, les plus fr&eacute;quents sont les suivants:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">commencement de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; ou d&#39;une phase de march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">suspension de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">reprise de malfa&ccedil;ons ;</li> <li style="text-align: justify;">modifications dans la nature des travaux ;&nbsp;...</li> </ul> <p style="text-align: justify;">L&#39;ordre de service doit &ecirc;tre &eacute;crit, num&eacute;rot&eacute;, dat&eacute; et sign&eacute;. Ils sont adress&eacute;s en deux exemplaires au titulaire du march&eacute; qui renvoie au ma&icirc;tre d&#39;ouvrage l&#39;un d&#39;entre eux apr&egrave;s l&#39;avoir dat&eacute; et sign&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Afin de lui donner date certaine, il convient d&#39;adresser cet ordre de service par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ordre de service s&#39;impose au titulaire du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, le titulaire peut &eacute;mettre des r&eacute;serves s&#39;il consid&egrave;re que l&#39;ordre de service est difficilement ex&eacute;cutable. Ces r&eacute;serves doivent &ecirc;tre formul&eacute;es aupr&egrave;s du ma&icirc;tre d&#39;ouvrage dans un d&eacute;lai de 15 jours &agrave; compter de la notification de l&#39;ordre de service&nbsp;<em>(art.3.8.2.&nbsp;CCAG-Travaux&nbsp;:&nbsp;&quot;Lorsque le titulaire estime que les prescriptions d&#39;un ordre de service appellent des r&eacute;serves de sa part, il doit, sous peine de forclusion, les notifier au ma&icirc;tre&nbsp;d&#39;&oelig;uvre, dans un d&eacute;lai de quinze jours, d&eacute;compt&eacute; ainsi qu&#39;il est pr&eacute;cis&eacute; &agrave; l&#39;article 3.2.&quot;).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cependant, le titulaire sera tenu de l&#39;ex&eacute;cuter &agrave; l&#39;expiration du d&eacute;lai de 15 jours<em> (art.3.8.3.&nbsp;CCAG-Travaux&nbsp;:&nbsp;&quot;Le titulaire se conforme strictement aux ordres de service qui lui sont notifi&eacute;s, que ceux-ci aient ou non fait l&#39;objet de r&eacute;serves de sa part, &agrave; l&#39;exception des seuls cas que pr&eacute;voient les articles 15.2.2 et 46.2.1&quot;).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le titulaire d&rsquo;un march&eacute; de travaux n&rsquo;est pas tenu d&rsquo;ex&eacute;cuter l&rsquo;ordre de service lorsque :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">L&rsquo;ordre de service ne lui a pas &eacute;t&eacute; notifi&eacute; dans le d&eacute;lai fix&eacute; par le march&eacute;, ou, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;indication de ce d&eacute;lai dans les pi&egrave;ces du march&eacute;, dans un d&eacute;lai de 6 mois suivant la date de notification du march&eacute; <em>(art.46.2.1&nbsp;CCAG-Travaux) </em>;</li> <li style="text-align: justify;">L&rsquo;ordre de service prescrit la r&eacute;alisation de travaux exc&eacute;dant le&nbsp;10&egrave;me&nbsp;de la masse initiale&nbsp;des travaux (montant pr&eacute;vu au march&eacute;)&nbsp;<em>(art.15.2.2&nbsp;CCAG-Travaux).</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le contrat peut aussi int&eacute;grer une clause permettant au titulaire d&rsquo;opposer un droit &agrave; l&rsquo;exception d&rsquo;inex&eacute;cution de ses obligations (droit pour le titulaire de ne pas ex&eacute;cuter ses obligations si le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage n&rsquo;ex&eacute;cute pas les siennes) pour les obligations qui sont sans rapport avec les besoins d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral de la personne publique ou la continuit&eacute; du service public. Pour ces obligations, le titulaire pourra refuser d&#39;ex&eacute;cuter l&#39;ordre de service, si tant est qu&#39;il puisse prouver l&#39;inex&eacute;cution de ses obligations par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/ordres-de-service Thu, 27 Oct 2011 00:00:00 +0200 Durée de la délégation https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/duree-de-la-delegation <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e des contrats de DSP en mati&egrave;re d&#39;eau potable et d&#39;assainissement&nbsp;ne peut&nbsp;&ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; 20 ans (art.34 de l&#39;o<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031939947&amp;categorieLien=id" target="_blank">rdonnance&nbsp;n&deg;2016-65 du&nbsp;29 janvier 2016</a>&nbsp;relative aux contrats de concession.</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>Remarque</u> : Cette limite de&nbsp;dur&eacute;e subsiste mais ne figure plus dans le CGCT (ancien art.L.1411-2 du CGCT abrog&eacute;&nbsp;le 1er avril 2016).</em></p> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e de la DSP doit prendre en compte :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la p&eacute;riode de r&eacute;alisation des investissements &eacute;ventuellement mis &agrave; la charge du d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;;</li> <li style="text-align: justify;">&agrave; laquelle s&rsquo;ajoute la dur&eacute;e &laquo; normale &raquo; d&rsquo;amortissement de ces investissements, que cette dur&eacute;e <em>&laquo;co&iuml;ncide ou non avec la dur&eacute;e d&rsquo;amortissement comptable des investissements&raquo;</em> (<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021852511&amp;fastReqId=841291564&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 8 février 2010 commune chartres" target="_blank" title="conseil d'état 8 février 2010 commune chartres">CE, 8 f&eacute;vrier 2010, Commune de Chartres, n&deg;323158</a>)</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;">Cette dur&eacute;e doit &ecirc;tre mentionn&eacute;e dans l&#39;avis d&#39;appel public &agrave; candidatures, &agrave; peine d&#39;annulation de la proc&eacute;dure.</p> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e pr&eacute;vue au contrat&nbsp;peut &ecirc;tre augment&eacute;e, par d&eacute;cision de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante et avenant au contrat&nbsp;si l&#39;augmentation de dur&eacute;e entre dans l&#39;un des cas de modification de contrat&nbsp;limitativement pr&eacute;vus par les articles 36 et 37 du&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031963717&amp;dateTexte=20160905" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2016-86&nbsp;du 1er f&eacute;vrier 2016</a> relatif aux contrats de&nbsp;concessions.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/duree-de-la-delegation Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Publicité des marchés inférieurs à 90 000 € HT https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/publicite-des-marches-inferieurs-a-90-000-ht <p style="text-align: justify;">Les march&eacute;s &agrave; proc&eacute;dure adapt&eacute;e d&#39;un montant inf&eacute;rieur &agrave; 90 000 &euro; HT sont soumis &agrave; une obligation de <strong>publicit&eacute; dite &quot;adapt&eacute;e&quot;.</strong></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;obligation de publicit&eacute; n&rsquo;implique pas forc&eacute;ment une publication.</p> <p style="text-align: justify;">Les articles&nbsp;40 (pouvoir adjudicateur) et 150 du CMP (entit&eacute; adjudictarice) permettent &agrave; l&rsquo;acheteur public pour les march&eacute;s compris entre 25 000 &euro; HT (pouvoir adjudicateur et&nbsp;entit&eacute;&nbsp;adjudicatrice depuis le 1er octobre 2015)&nbsp;et 90 000 &euro; HT de choisir librement les modalit&eacute;s de publicit&eacute; du march&eacute; &agrave; condition qu&rsquo;elles soient adapt&eacute;es &agrave; la nature, au montant et aux caract&eacute;ristiques du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Mais si, jusqu&#39;au 28 ao&ucirc;t 2011, l&rsquo;acheteur public&nbsp;pouvait choisir librement les supports de publicit&eacute; pour les march&eacute;s inf&eacute;rieurs &agrave; 90 000 &euro; HT, il &eacute;tait n&eacute;anmoins contraint d&rsquo;utiliser le mod&egrave;le d&rsquo;AAPC, annex&eacute; &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 28 ao&ucirc;t 2006.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>A compter du 29 ao&ucirc;t 2011</strong>, pour les MAPA dont le montant estim&eacute; est inf&eacute;rieur &agrave; 90 000 &euro; HT, les acheteurs publics ne sont plus contraints d&#39;utiliser le mod&egrave;le national d&#39;AAPC annex&eacute; &agrave; l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 28 ao&ucirc;t 2006, ce dernier &eacute;tant abrog&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 27 ao&ucirc;t 2011 propose un <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=24A80381773B87722D88D6914F9435A5.tpdjo17v_3&amp;dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000024508228&amp;categorieLien=cid" target="_blank">nouveau mod&egrave;le d&#39;AAPC</a> pour les march&eacute;s d&#39;un montant inf&eacute;rieur &agrave; 90 000 &euro; HT, mais dont le respect n&#39;est pas obligatoire. N&eacute;anmoins, les acheteurs publics devront appr&eacute;cier la forme et le contenu ad&eacute;quats de la publicit&eacute;, dans le respect des principes fondamentaux de la commande publique.</p> <p style="text-align: justify;">Les acheteurs publics sont &eacute;galement dispens&eacute;s d&#39;utiliser le formulaire national pour la publicit&eacute; compl&eacute;mentaire obligatoire faite dans un journal sp&eacute;cialis&eacute;, ainsi que pour la publication facultative effectu&eacute;e dans tout support <em>(&quot;Les avis compl&eacute;mentaires peuvent comporter moins de renseignements que l&#39;avis publi&eacute; au BOAMP ou dans un journal d&#39;annonces l&eacute;gales&nbsp;s&#39;ils indiquent express&eacute;ment les r&eacute;f&eacute;rences de cet avis.&quot;)</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Si le MAPA est d&#39;un montant inf&eacute;rieur &agrave; 25 000 &euro; HT</strong>, l&#39;acheteur public&nbsp;peut passer un march&eacute; &quot;de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;&quot;, c&#39;est-&agrave;-dire&nbsp;sans mise en concurrence ni publicit&eacute; pr&eacute;alables.</p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/marchespublics/111012.JALSeineMaritime.pdf" target="_blank">Liste des journaux d&#39;annonces l&eacute;gales en Seine-Maritime</a> (Source CCI)</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" />&nbsp;<a href="http://www.eure.cci.fr/22-themes/creer/FT-journaux_annonces.htm" name="JAL Eure" target="_blank" title="JAL Eure">Liste des Journaux d&#39;Annonces L&eacute;gales dans l&#39;Eure</a></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/publicite-des-marches-inferieurs-a-90-000-ht Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Commission de Délégation de Service Public (CDSP) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/commission-de-delegation-de-service-public-cdsp <p style="text-align: justify;"><em><u><strong>ARTICLE MIS A JOUR (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=07CEE13342D3B3F63023518C87A0281E.tpdila14v_3?cidTexte=JORFTEXT000031939947&amp;dateTexte=20160627" target="_blank">Ordonnance n&deg;2016-65 du 29 janvier 2016</a>)</strong></u></em></p> <p style="text-align: justify;">La Commission de D&eacute;l&eacute;gation de Service Public (CDSP) est la commission qui <strong>ouvre les plis</strong>, dresse la liste des candidats admis &agrave; pr&eacute;senter une offre&nbsp;et <strong>&eacute;met un avis </strong>sur les candidatures et les offres.</p> <p style="text-align: justify;">La&nbsp; CDSP est une <strong>commission sp&eacute;ciale, distincte de la Commission d&#39;Appel d&#39;Offres.</strong></p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u>&nbsp;: La composition de la&nbsp;CDSP&nbsp;et celle de la CAO sont identiques, l&#39;article L.1414-2 du CGCT&nbsp;(relatif aux march&eacute;s publics) renvoyant &agrave; l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031947565&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161028" target="_blank">article L.1411-5</a> pour l&#39;&eacute;lection de la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">Pour &ecirc;tre institu&eacute;e valablement, la CDSP doit faire l&#39;objet d&#39;une <strong>&eacute;lection </strong>(scrutin de liste, vote &agrave; bulletin secret, repr&eacute;sentation proportionnelle au plus fort reste&nbsp;-&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=5908FB562B13C7A915A90C76271623EA.tpdila14v_3?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006394815&amp;dateTexte=20161028&amp;categorieLien=cid#LEGIARTI000006394815" target="_blank">art.D.1411-3 et suivants</a><em>&nbsp;</em>du CGCT)<strong> </strong>par&nbsp;l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Par exception</strong>, l&#39;&eacute;lection de la CDSP d&#39;une commune peut ne pas se faire &agrave; bulletin secret si le conseil municipal en d&eacute;cide ainsi &agrave; l&#39;unanimit&eacute;&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389879" target="_blank">art.L.2121-21</a> du CGCT). En cons&eacute;quence, le conseil municipal peut pr&eacute;voir de proc&eacute;der &agrave; l&#39;&eacute;lection des membres par un vote &laquo; &agrave; main lev&eacute;e &raquo; sous r&eacute;serve que cette modalit&eacute; soit express&eacute;ment pr&eacute;vue par la d&eacute;lib&eacute;ration ou le r&egrave;glement int&eacute;rieur &eacute;voqu&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment. A d&eacute;faut, le vote au scrutin secret doit obligatoirement &ecirc;tre appliqu&eacute;.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Composition</strong></h1> <p style="text-align: justify;">En fonction de la nature de la collectivit&eacute;, sa composition varie (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031947565&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161028" target="_blank">art.L.1411-</a>5 du CGCT).</p> <h2 style="text-align: justify;">Membres ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative</h2> <h3 style="text-align: justify;">Pour les communes de 3500 habitants et plus et pour les EPCI :&nbsp;</h3> <p style="text-align: justify;">1&nbsp;pr&eacute;sident &nbsp;(qui est n&eacute;cessairement <em>&quot;l&#39;autorit&eacute; habilit&eacute;e &agrave; signer la convention de d&eacute;l&eacute;gation de service public ou son repr&eacute;sentant&rdquo;,</em>&nbsp;c&#39;est-&agrave;-dire le Maire de la commune ou le Pr&eacute;sident de l&#39;EPCI ou leur repr&eacute;sentant)&nbsp;+ 5 membres titulaires (&eacute;lus au sein de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante).</p> <h3 style="text-align: justify;">Pour les communes de moins de 3500 habitants :</h3> <p style="text-align: justify;">1&nbsp;pr&eacute;sident (qui est n&eacute;cessairement&nbsp;<em>&quot;l&#39;autorit&eacute; habilit&eacute;e &agrave; signer la convention de d&eacute;l&eacute;gation de service public</em> [en l&#39;occurrence le maire] <em>ou son repr&eacute;sentant&rdquo;,&nbsp;</em>c&#39;est-&agrave;-dire le Maire&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;commune ou son repr&eacute;sentant)&nbsp;+ 3 membres titulaires&nbsp;(&eacute;lus au sein du conseil municipal).</p> <h3 style="text-align: justify;">Membres suppl&eacute;ants</h3> <p style="text-align: justify;">Il convient, dans la mesure o&ugrave; l&#39;effectif de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante le permet, d&#39;&eacute;lire autant de membres suppl&eacute;ants qu&#39;il y a de membres titulaires. Les suppl&eacute;ants sont &eacute;lus selon les m&ecirc;mes modalit&eacute;s que les titulaires. En cas d&#39;emp&ecirc;chement d&#39;un membre titulaire, il est remplac&eacute; par un suppl&eacute;ant par ordre de la liste des suppl&eacute;ants.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> : Un membre suppl&eacute;ant issu de la majorit&eacute; municipale ne peut remplacer un membre titulaire absent, issu de la liste d&#39;opposition.&nbsp;Il en est ainsi m&ecirc;me lorsque les autres membres de la liste d&#39;opposition n&#39;&eacute;taient pas disponibles, d&egrave;s lors que le nombre de membres titulaires de la commission &eacute;tait suffisant pour que le quorum soit atteint sans recourir &agrave; un suppl&eacute;ant de la liste majoritaire pour remplacer un membre absent, &eacute;lu sur la liste d&#39;opposition&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000023009274&amp;fastReqId=1660639566&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 28&nbsp;octobre 2010, Soci&eacute;t&eacute; d&#39;exploitation du casino de Pau,&nbsp;n&deg;09BX02127</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Un membre suppl&eacute;ant de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de l&rsquo;EPCI ne&nbsp;peut&nbsp;&ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; comme membre de la&nbsp;CDSP&nbsp;de cet&nbsp;EPCI.&nbsp;La fonction du suppl&eacute;ant est d&eacute;finie par la loi : il s&#39;agit d&#39;assurer aux communes membres leur repr&eacute;sentation au sein de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant, lors des d&eacute;lib&eacute;rations.&nbsp;Un suppl&eacute;ant a donc un r&ocirc;le al&eacute;atoire qui ne d&eacute;pend que de la d&eacute;fection d&#39;un titulaire &agrave; une s&eacute;ance de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant.&nbsp;Il n&#39;a pas de fonction permanente au sein de&nbsp;l&#39;EPCI&nbsp;et ne peut &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; comme membre de la CDSP&nbsp;<em>(<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-86504QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;86504,&nbsp;JOAN&nbsp;du 15 ao&ucirc;t 2006, page 8618</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Si un suppl&eacute;ant si&egrave;ge en m&ecirc;me temps que l&#39;ensemble des titulaires, la composition de la commission est entach&eacute;e d&#39;irr&eacute;gularit&eacute; viciant la proc&eacute;dure<em> (TA Strasbourg, 22 novembre&nbsp;2005, SAS Amn&eacute;ville Loisirs, n&deg;0502778 et 0502779). </em>La d&eacute;mission d&#39;un membre suppl&eacute;ant n&#39;impose pas le renouvellement de la CDSP, m&ecirc;me si la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ne comporte plus de suppl&eacute;ant susceptible de le remplace<em>r (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018005857&amp;fastReqId=212666041&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 30 mars 2007,&nbsp;Sieur A.,&nbsp;n&deg;298103</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Membres ayant&nbsp;voix consultative</h2> <p style="text-align: justify;">Comptable de la collectivit&eacute; et un repr&eacute;sentant du ministre charg&eacute; de la concurrence (convocation d&eacute;sormais facultative).</p> <h2 style="text-align: justify;">Renouvellement partiel ou int&eacute;gral de la CDSP</h2> <p>Il n&#39;est proc&eacute;d&eacute; au renouvellement int&eacute;gral de la &nbsp;CDSPque dans les cas suivants :</p> <ul> <li>lorsque le remplacement d&#39;un membre titulaire d&eacute;finitivement emp&ecirc;ch&eacute; est rendu impossible du fait de l&#39;inexistence de membre(s) suppl&eacute;ant(s) sur la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ;</li> <li>le renouvellement int&eacute;gral de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de la collectivit&eacute; au terme normal du mandat de ces assembl&eacute;es ;</li> <li>l&#39;&eacute;largissement d&#39;une structure intercommunale car celui-ci implique la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;int&eacute;grer le ou les nouveaux membres.</li> </ul> <h3 style="text-align: justify;">Autres membres</h3> <h4 style="text-align: justify;">Agents de la collectivit&eacute;</h4> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, les agents de la collectivit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;habilit&eacute;s ou autres &eacute;lus de celle-ci ne peuvent en aucun cas participer au vote de la&nbsp;CDSP&nbsp;et doivent m&ecirc;me quitter la salle&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000029147034&amp;fastReqId=1504622247&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Versailles, 12 juin 2014, Soci&eacute;t&eacute; EGS, n&deg;13VE00527</a>&nbsp;: &quot;La participation d&rsquo;une &eacute;lue d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e au d&eacute;veloppement &eacute;conomique, du commerce, de l&rsquo;artisanat et de l&rsquo;emploi aux discussions de la commission n&rsquo;a pas vici&eacute; la proc&eacute;dure d&egrave;s lors qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas assist&eacute; aux r&eacute;unions de ladite commission qu&rsquo;&agrave; titre consultatif et est sortie de la s&eacute;ance afin de permettre le vote de ses membres&quot;).&nbsp;</em>Ainsi, un &eacute;lu d&rsquo;une autre collectivit&eacute; n&rsquo;est ni un agent de la collectivit&eacute;, ni un &eacute;lu de la collectivit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;(en l&rsquo;esp&egrave;ce la commune). Il ne peut donc l&eacute;galement participer aux r&eacute;unions de la&nbsp;CDSP.&nbsp;Cela risquerait d&rsquo;entacher d&rsquo;ill&eacute;galit&eacute; la proc&eacute;dure de DSP (en l&rsquo;occurrence la d&eacute;cision de la&nbsp;CDSP).</p> <h4 style="text-align: justify;">Autres personnes</h4> <p style="text-align: justify;">La&nbsp;CDSP&nbsp;peut aussi comprendre un repr&eacute;sentant du cabinet d&#39;&eacute;tudes charg&eacute; d&#39;aider la collectivit&eacute; dans son choix, un agent de la collectivit&eacute; voire m&ecirc;me un membre suppl&eacute;mentaire de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante, du moment que ces personnes suppl&eacute;mentaires n&#39;ont pas voix d&eacute;lib&eacute;rative&nbsp;<em>(CAA&nbsp;Versailles, 06 novembre 2007, St&eacute; IDF Communications, n&deg;06VE00493)</em>,&nbsp;et d&egrave;s lors que leur participation se justifie au regard de&nbsp;<em>&quot;leur comp&eacute;tence dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet de la d&eacute;l&eacute;gation de service public&quot;.</em></p> <h2>Pr&eacute;sidence de la CAO</h2> <p>La jurisprudence relative &agrave; la&nbsp;pr&eacute;sidence de la CAO&nbsp;s&#39;applique &agrave; la pr&eacute;sidence de la&nbsp;CDSP.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Convocation</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La convocation est une formalit&eacute; substantielle.</p> <p style="text-align: justify;">Elle&nbsp;permet en effet &agrave; ses membres&nbsp;de participer &agrave; la r&eacute;union. En cons&eacute;quence, est entach&eacute;e de nullit&eacute; la d&eacute;cision d&#39;attribution d&#39;un march&eacute; prise au terme d&#39;une proc&eacute;dure o&ugrave; la formalit&eacute; de convocation n&#39;a pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;e et ce, qu&#39;elle concerne un membre ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative ou voix consultative <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007834600&amp;fastReqId=261747490&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 02 avril&nbsp;1993, Pr&eacute;fet Aveyron c/ Cne Espalion,&nbsp;&nbsp;n&deg;85797</a>).</em>&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;article L.1411-5 du CGCT&nbsp;ne pr&eacute;cise pas le d&eacute;lai de convocation.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, on peut raisonnablement penser que les anciennes r&egrave;gles sont applicables (5 jours francs avant la date de la r&eacute;union), ou tout au moins les r&egrave;gles de convocation du conseil municipal (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6721C08B73B99ACCD804049EF9FB7F1E.tpdila07v_3?idArticle=LEGIARTI000031069083&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161012" target="_blank">art.L.2121-12</a> du CGCT, applicable&nbsp;aux EPCI&nbsp;par renvoi de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006392782&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.5211-1 du CGCT</a>&nbsp;: 3 jours francs pour les communes de moins de 3 500 habitants et 5 jours francs pour les communes de 3 500 habitants et plus).</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><strong>ATTENTION :</strong> Ne pas confondre le d&eacute;lai de convocation de la CDSP et le d&eacute;lai de convocation de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante qui statuera sur le choix du d&eacute;l&eacute;gataire, qui d&eacute;roge au droit commun (15 jours : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6721C08B73B99ACCD804049EF9FB7F1E.tpdila07v_3?idArticle=LEGIARTI000006389229&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161012" target="_blank">art.L.1411-7</a> du CGCT).</p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Avis de la CDSP</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La CDSP intervient &agrave; plusieurs &eacute;tapes de la proc&eacute;dure :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">ouverture des plis contenant les candidatures et &eacute;tablissement de la liste des candidats admis &agrave; pr&eacute;senter une offre ;</li> <li style="text-align: justify;">ouverture des plis contenant les offres et avis sur celles-ci ;</li> <li style="text-align: justify;">avis sur les projets d&#39;avenants entra&icirc;nant une augmentation sup&eacute;rieure &agrave; 5% du montant initial (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031947561&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161028" target="_blank">art.L.1411-6</a> CGCT).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un avis simple,&nbsp;mais n&eacute;anmoins obligatoire.</p> <p style="text-align: justify;">Pour prendre des d&eacute;cisions juridiquement valables, le quorum doit &ecirc;tre atteint (pr&eacute;sence physique de plus de la moiti&eacute; des membres ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Si, apr&egrave;s une premi&egrave;re convocation, ce quorum n&#39;est pas atteint, la commission est &agrave; nouveau convoqu&eacute;e. Elle se r&eacute;unit alors valablement sans condition de quorum.</p> <h2 style="text-align: justify;">Avis obligatoire</h2> <p style="text-align: justify;">La&nbsp;CDSP&nbsp;est, en vertu de l&#39;article L.1411-5&nbsp;du&nbsp;CGCT, seule comp&eacute;tente pour proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;analyse des candidatures et des offres.</p> <p style="text-align: justify;">Au terme de la r&eacute;union au cours de laquelle elle a analys&eacute; les offres, la&nbsp;CDSP&nbsp;doit &eacute;tablir un rapport mais &eacute;galement donner un &quot;avis&quot;&nbsp;en faveur ou d&eacute;faveur de telle ou telle offre. Un simple rapport d&rsquo;analyse des offres d&eacute;terminant objectivement les avantages et inconv&eacute;nients de chaque offre ne suffit donc pas. Le d&eacute;faut de cet avis pr&eacute;cis entra&icirc;ne l&rsquo;annulation de la d&eacute;lib&eacute;ration de l&rsquo;assembl&eacute;e autorisant la signature de la convention de d&eacute;l&eacute;gation de service public&nbsp;<em>(TA&nbsp;Grenoble, 26 octobre 2001, Compagnie des eaux et de l&rsquo;ozone).</em></p> <p style="text-align: justify;">La&nbsp;CDSP&nbsp;doit se prononcer sur un choix.</p> <h2 style="text-align: justify;">Avis simple</h2> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute; (Maire/Pr&eacute;sident) n&rsquo;est absolument pas li&eacute; par l&rsquo;avis &eacute;mis par la&nbsp;CDSP&nbsp;et est ainsi libre de mener les n&eacute;gociations avec le(s) candidat(s) de son choix.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ex&eacute;cutif doit ensuite&nbsp;saisir&nbsp;l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante du choix de l&#39;entreprise auquel il&nbsp;a proc&eacute;d&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Il lui transmet le rapport de la commission pr&eacute;sentant notamment la liste des entreprises admises &agrave; pr&eacute;senter une offre et l&#39;analyse des propositions de celles-ci, ainsi que les motifs du choix de la candidate et l&#39;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale du contrat.</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DSP/CDSP.png" style="width: 800px; height: 1929px;" /></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/commission-de-delegation-de-service-public-cdsp Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Offre anormalement basse https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/offre-anormalement-basse <p style="text-align: justify;">L&#39;article 53 de l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015 et l&#39;article 60 du d&eacute;cret du 25 mars 2016<i>&nbsp;</i>pr&eacute;voient&nbsp;que le pouvoir adjudicateur peut rejeter une offre qui lui para&icirc;t anormalement basse.</p> <p style="text-align: justify;">La loi Sapin 2 &nbsp;renforce les contraintes pesant sur les acheteurs en ins&eacute;rant une nouvelle obligation &agrave; l&rsquo;article 52 de l&rsquo;ordonnance n&deg; 2015-899 du 23 juillet 2015. Il est d&eacute;sormais pr&eacute;cis&eacute; que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;L&#39;acheteur met en &oelig;uvre tous moyens pour d&eacute;tecter les offres anormalement basses lui permettant de les &eacute;carter&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Pour autant, cette loi ne comble pas les lacunes des textes pr&eacute;c&eacute;dents : elle n&rsquo;offre pas davantage de d&eacute;finition de l&rsquo;offre anormalement basse. Cette nouvelle obligation est applicable aux march&eacute;s publics pour lesquels une consultation a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e ou un avis d&#39;appel &agrave; la concurrence a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; &agrave; la publication apr&egrave;s le 10 f&eacute;vrier 2017.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;finition</h1> <p style="text-align: justify;">Il convient donc de se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; la d&eacute;finition jurisprudentielle&nbsp;: une offre qui serait de nature <em>&quot;&agrave; compromettre la bonne ex&eacute;cution du contrat&quot;&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000029800111&amp;fastReqId=1193383401&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 15&nbsp;octobre 2014, Communaut&eacute; urbaine de Lille, n&deg;378434</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Avant de rejeter une offre anormalement basse, l&#39;acheteur est toujours tenu de demander au pr&eacute;alable&nbsp;des explications &agrave; l&#39;op&eacute;rateur, <em>&quot;y compris pour la part du march&eacute; public qu&#39;il envisage de sous-traiter&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette v&eacute;rification peut se faire aussi bien au stade du d&eacute;p&ocirc;t de l&#39;offre que post&eacute;rieurement.</p> <p style="text-align: justify;">Il est list&eacute;, de mani&egrave;re non exhaustive, diff&eacute;rentes justifications pouvant &ecirc;tre demand&eacute;es au candidat.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur rejette l&#39;offre :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">Lorsque les &eacute;l&eacute;ments fournis par le soumissionnaire ne justifient pas de mani&egrave;re satisfaisante le bas niveau du prix ou des co&ucirc;ts propos&eacute;s ;</li> <li style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;il &eacute;tablit que celle-ci est anormalement basse parce qu&#39;elle contrevient aux obligations applicables dans les domaines du droit de l&#39;environnement, social et du travail &eacute;tablies par le droit fran&ccedil;ais, le droit de l&#39;Union europ&eacute;enne, la ou les conventions collectives ou par les dispositions internationales en mati&egrave;re de droit de l&#39;environnement, social et du travail figurant sur une liste publi&eacute;e au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur qui constate qu&#39;une offre est anormalement basse du fait de l&#39;obtention d&#39;une aide d&#39;Etat par le soumissionnaire ne peut rejeter cette offre pour ce seul motif que s&#39;il consulte le soumissionnaire et que celui-ci n&#39;est pas en mesure de d&eacute;montrer, dans un d&eacute;lai suffisant fix&eacute; par l&#39;acheteur, que l&#39;aide en question &eacute;tait compatible avec le march&eacute; int&eacute;rieur au sens de l&#39;article 107 du trait&eacute; sur le fonctionnement de l&#39;Union europ&eacute;enne.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,0,0)"><span style="background-color: rgb(255,255,255)"><strong>Voici certains indices pouvant conduire &agrave;&nbsp;qualifier l&rsquo;offre d&rsquo;anormalement basse.</strong></span></span></p> <h2 style="text-align: justify;"><span>Indices</span></h2> <h3 style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,102,0)">Indice 1 : prise en compte du prix de l&rsquo;offre</span></h3> <p style="text-align: justify;">Le caract&egrave;re bas du prix doit&nbsp; &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; au vu de toutes les composantes de l&rsquo;offre&nbsp;(temps pass&eacute;, quantit&eacute;s estim&eacute;s par le candidat au vu&nbsp; du cahier des charges.&nbsp;Ainsi, un prix faible ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; &agrave; lui seul comme une preuve de l&rsquo;insuffisance technique ou financi&egrave;re de l&rsquo;offre.</p> <p style="text-align: justify;">Une offre sans aucune marge b&eacute;n&eacute;ficiaire ne doit pas&nbsp; &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e forc&eacute;ment comme une offre anormalement basse <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000036594219&amp;fastReqId=1389729347&amp;fastPos=1" target="_blank">CE 22 janvier 2018, Commune de Vitry-Le-Fran&ccedil;ois, n&deg;414860</a>).</em></p> <h3 style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,102,0)">Indice&nbsp;2 :&nbsp;Utilisation&nbsp;d&rsquo;une formule math&eacute;matique</span></h3> <p style="text-align: justify;">L&#39;exclusion automatique des offres anormalement basses sur la base d&rsquo;un crit&egrave;re math&eacute;matique est ill&eacute;gal (<em>CJCE, 22&nbsp;juin 1989, St&eacute; Fratelli Cstanzo SPA c/ Commune de Milan, aff. 103/88).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le pouvoir adjudicateur ne peut rejeter une offre au seul motif qu&#39;elle&nbsp;serait inf&eacute;rieure &agrave; un seuil fix&eacute; a priori. En revanche, le pouvoir adjudicateur peut utiliser une formule math&eacute;matique, afin de d&eacute;terminer un seuil d&rsquo;anomalie, en-de&ccedil;&agrave; duquel les offres sont qualifi&eacute;es d&rsquo;anormalement basses.</p> <h3 style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,102,0)">Indice&nbsp;3 :&nbsp;Comparaison avec les autres offres</span></h3> <p style="text-align: justify;">Constater un &eacute;cart significatif entre le prix propos&eacute; par un candidat et celui de ses concurrents est un &eacute;l&eacute;ment permettant de qualifier l&rsquo;offre d&rsquo;anormalement basse <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007592845&amp;fastReqId=9998007&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Marseille, 12 juin 2006, SARL Stand Azur, n&deg;03MA02139</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cet &eacute;cart peut &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; en fonction d&rsquo;un seuil d&eacute;termin&eacute; par la moyenne des offres re&ccedil;ues <em>(TA Lyon, ord. 24 f&eacute;vrier 2010, Soci&eacute;t&eacute; ISOBASE, n&deg;1000573).&nbsp; </em>Cette moyenne correspondra &agrave; l&rsquo;estimation raisonnable du co&ucirc;t des prestations objet du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Pour autant,&nbsp;l&#39;acheteur <strong>ne&nbsp;peut pas se fonder sur le seul crit&egrave;re de l&rsquo;&eacute;cart de prix avec celui des offres concurrentes </strong>pour &eacute;carter une offre comme &quot;anormalement basse&quot;<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000037220739&amp;fastReqId=163730842&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 18 juillet 2018, Soci&eacute;t&eacute; Services Thermi Sani, n&deg;417421</a>).</em></p> <h3 style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,102,0)">Indice&nbsp;4 :&nbsp;Comparaison avec l&#39;estimation du pouvoir adjudicateur</span></h3> <p style="text-align: justify;">La diff&eacute;rence&nbsp;substantielle entre le prix de l&rsquo;offre d&rsquo;un candidat et l&rsquo;estimation de l&rsquo;administration peut &ecirc;tre prise en compte. Cependant, elle ne saurait constituer un motif unique justifiant du rejet de l&#39;offre.</p> <h3 style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255,102,0)">Indice&nbsp;5 :&nbsp;Obligations qui s&#39;imposent aux candidats</span></h3> <p style="text-align: justify;">Le candidat doit prendre en compte les obligations qui s&rsquo;imposent &agrave; lui, en mati&egrave;re sociale et doit les int&eacute;grer dans son offre.</p> <p style="text-align: justify;">Le&nbsp;pouvoir adjudicateur doit donc s&rsquo;assurer que l&rsquo;offre permet au candidat de respecter ses obligations sociales issues du code du travail et des conventions collectives, notamment en mati&egrave;re de r&eacute;mun&eacute;ration.&nbsp;&nbsp;</p> <h1 style="text-align: justify;">Proc&eacute;dure</h1> <p style="text-align: justify;">Une proc&eacute;dure sp&eacute;ciale doit &ecirc;tre suivie par l&#39;acheteur avant tout rejet de l&#39;offre au motif que celle-ci est&nbsp;&quot;anormalement basse&quot;.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur doit&nbsp;exiger&nbsp;que le candidat&nbsp;justifie le prix ou les co&ucirc;ts propos&eacute;s dans son offre,&nbsp;y compris pour la part du march&eacute; public qu&#39;il envisage de sous-traiter.&nbsp;Cette proc&eacute;dure contradictoire&nbsp;constitue&nbsp;une obligation&nbsp;qui peut &ecirc;tre sanctionn&eacute;e par le juge <em>(TA&nbsp;Lille, 25 janvier 2011, Ste Nouvelle&nbsp;SAEE, n&deg;0800408).</em></p> <p>Le pouvoir adjudicateur doit demander des explications au candidat qui a d&eacute;pos&eacute; l&rsquo;offre, afin&nbsp; de s&rsquo;assurer que les prix propos&eacute;s sont &eacute;conomiquement viables et que le candidat a pris en compte l&rsquo;ensemble des exigences formul&eacute;es dans le dossier de consultation.</p> <p style="text-align: justify;">Un courrier doit &ecirc;tre adress&eacute; au candidat l&rsquo;informant que son offre est suspect&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre anormalement basse et lui demandant de fournir toutes justifications qu&rsquo;il jugera utiles.</p> <p style="text-align: justify;">Ensuite, au vu des explications fournies par le candidat, le pouvoir adjudicateur doit appr&eacute;cier leur pertinence au regard des &eacute;l&eacute;ments suivants :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Le mode de fabrication des produits, les modalit&eacute;s de la prestation des services, le proc&eacute;d&eacute; de construction ;</li> <li style="text-align: justify;">Les solutions techniques adopt&eacute;es ou les conditions exceptionnellement favorables dont dispose le soumissionnaire pour fournir les produits ou les services ou pour ex&eacute;cuter les travaux ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;originalit&eacute; de l&#39;offre ;</li> <li style="text-align: justify;">La&nbsp;r&egrave;glementation&nbsp;applicable en mati&egrave;re&nbsp;environnementale, sociale et du travail en vigueur sur le lieu d&#39;ex&eacute;cution des prestations ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;obtention &eacute;ventuelle d&#39;une aide d&#39;Etat par le soumissionnaire.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Cette liste n&rsquo;&eacute;tant pas exhaustive, d&rsquo;autres explications peuvent donc &ecirc;tre apport&eacute;es par le candidat.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Si ces &eacute;l&eacute;ments&nbsp; fournis par le candidat sont convaincants</strong>, le pouvoir adjudicateur peut requalifier l&rsquo;offre de &laquo; normale &raquo; et proc&eacute;der &agrave; son analyse d&rsquo;analyse sur la base des crit&egrave;res d&rsquo;attribution.</p> <p style="text-align: justify;">Au contraire, si les&nbsp;justifications fournies ne permettent pas d&rsquo;&eacute;tablir le caract&egrave;re &eacute;conomiquement viable de l&rsquo;offre, le pouvoir adjudicateur <strong>est tenu de la rejeter par d&eacute;cision motiv&eacute;e</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">NB :<strong> </strong>Le d&eacute;faut de r&eacute;ponse du candidat&nbsp;&agrave; la demande d&rsquo;explications permet au pouvoir adjudicateur d&rsquo;exclure l&rsquo;offre du candidat.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>​</strong><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" /> <a href="http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ120801596.html" target="_blank">&quot;Serait-il possible de fixer des crit&egrave;res objectifs de d&eacute;finition de l&rsquo; &ldquo;offre anormalement basse&rdquo;?&quot; </a>(R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, JO S&eacute;nat du 4 octobre 2012)</em><br /> &nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/offre-anormalement-basse Tue, 26 Jul 2011 00:00:00 +0200 Permis de Construire https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/permis-de-construire <p style="text-align: justify;">Un permis de construire est obligatoire pour toutes constructions neuves ou travaux sur des constructions existantes, y compris en cas d&#39;absence de fondations, sauf exceptions.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Le&nbsp;permis de construire est obligatoire</strong> dans les cas suivants :</h1> <ul> <li style="text-align: justify;">constructions cr&eacute;ant une Surface Hors Oeuvre Brute (SHOB)&nbsp;de plus&nbsp;de 20 m2 ;</li> <li style="text-align: justify;">travaux de modification de la destination d&#39;une construction existante d&egrave;s lors que ces travaux n&eacute;cessitent la modification de la structure porteuse ou de la fa&ccedil;ade ;</li> <li style="text-align: justify;">travaux entra&icirc;nant la modification du volume de l&#39;habitation lorsque l&#39;op&eacute;ration n&eacute;cessite de percer ou d&#39;agrandir une ouverture sur un mur ext&eacute;rieur.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Sont<strong> exclus du champ d&#39;application du permis de construire </strong>:&nbsp;</h1> <ul> <li style="text-align: justify;">les infrastructures (sauf secteurs sauvegard&eacute;s ou sites class&eacute;s) ;</li> <li style="text-align: justify;">les constructions qui cr&eacute;ent entre 2 et 20 m2&nbsp;de surface hors oeuvre brute (SHOB), les constructions dont la hauteur au-dessus du sol est inf&eacute;rieure &agrave; 12 m&egrave;tres et qui n&#39;ont pas pour effet de cr&eacute;er de surface plancher ou qui ont pour effet de cr&eacute;er une SHOB inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 2 m2.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La demande de permis de construire est d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la mairie de la commune concern&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">Celle-ci&nbsp;d&eacute;livre au demandeur&nbsp;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute;&nbsp;indiquant le d&eacute;lai d&#39;instruction du dossier.</p> <p style="text-align: justify;">A compter de la date de ce r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, la mairie dispose&nbsp;d&#39;un d&eacute;lai maximal :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">de deux mois pour instruire une demande de permis de construire pour une maison individuelle et/ou ses annexes ;</li> <li style="text-align: justify;">de&nbsp;trois &nbsp;mois pour une demande de permis de construire ou permis d&#39;am&eacute;nager comprenant ou non des constructions et/ou des d&eacute;molitions.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">En cas de dossier incomplet, la mairie dispose du d&eacute;lai d&#39;un mois &agrave; compter de la date de d&eacute;livrance du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pour en demander le compl&eacute;ment&nbsp;par lettre recommand&eacute;e avec avis de r&eacute;ception ou par courrier &eacute;lectronique. Le demandeur dispose alors d&#39;un d&eacute;lai de trois mois pour&nbsp;compl&eacute;ter son dossier.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence de r&eacute;ponse de la mairie&nbsp;&agrave; l&#39;issue du d&eacute;lai d&#39;instruction de 2 mois,&nbsp;le demandeur&nbsp;b&eacute;n&eacute;ficie en principe d&#39;un permis de construire tacite. La mairie peut alors, dans le d&eacute;lai maximal de deux mois,&nbsp;informer le b&eacute;n&eacute;ficiaire du permis de construire tacite des contributions financi&egrave;res qui sont &agrave; la charge de celui-ci.<br /> Le permis de construire a une dur&eacute;e de validit&eacute; de deux ans, avec possibilit&eacute; d&#39;une prolongation pour une dur&eacute;e d&#39;un an.</p> <h1 style="text-align: justify;">Intervention obligatoire d&#39;un architecte</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;intervention obligatoire d&rsquo;un &laquo; architecte &raquo; est l&eacute;galement requise pour un certain nombre d&rsquo;actes de construction <em>(art.3 &agrave; 5 de la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000522423&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=2127373503&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">loi n&deg;77-2 du 03 janvier 1977</a> sur l&rsquo;architecture).</em></p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 3 de la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000522423&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=2127373503&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank"><em>loi n&deg;77-2 du 03 janvier 1977</em></a> sur l&rsquo;architecture, les architectes, agr&eacute;&eacute;s en architecture et d&eacute;tenteurs de r&eacute;c&eacute;piss&eacute;s doivent obligatoirement concevoir le projet architectural, faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une demande de permis de construire, quelle qu&rsquo;en soit la surface.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un <strong>monopole</strong> en mati&egrave;re de conception de projet faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un permis de construire, qui a &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par l&#39;<em>ordonnance n&deg;2005-1527&nbsp;du 8 d&eacute;cembre 2005 (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=8C501CCCD42A194E87249A1B0BD23AB2.tpdila14v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006158641&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20160107" target="_blank">art.L.431-1 &agrave; L.431-4</a> du Code de l&rsquo;urbanisme).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;intervention obligatoire de l&#39;architecte est limit&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sentation du &ldquo;projet architectural&rdquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire la d&eacute;finition :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;par des plans et documents &eacute;crits,</em> [de] <em>l&#39;implantation des b&acirc;timents, leur composition, leur organisation et l&#39;expression de leur volume ainsi que le choix des mat&eacute;riaux et des couleurs &raquo; et la pr&eacute;cision &laquo; par des documents graphiques ou photographiques, </em>[de] <em>l&#39;insertion dans l&#39;environnement et l&#39;impact visuel des b&acirc;timents ainsi que le traitement de leurs acc&egrave;s et de leurs abords&quot;&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=8C501CCCD42A194E87249A1B0BD23AB2.tpdila14v_2?idArticle=LEGIARTI000006815975&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20160107" target="_blank">art.L.431-2</a> du Code de l&rsquo;urbanisme). </em></p> </blockquote> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Le monopole est limit&eacute; aux travaux de b&acirc;timent.</strong></h2> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> : Ce monopole entra&icirc;ne l&rsquo;obligation, en cas de construction de b&acirc;timent faisant l&rsquo;objet de permis de construire dans un march&eacute; de ma&icirc;trise d&rsquo;&oelig;uvre de travaux, a avoir un lien contractuel direct avec le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage public en application de l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006842451&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074232&amp;dateTexte=20160107&amp;fastPos=10&amp;fastReqId=894102821&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article 37</a> du Code de d&eacute;ontologie des architectes</em>, qui leur interdit la sous-traitance du projet architectural. L&rsquo;architecte associ&eacute; au bureau d&rsquo;&eacute;tudes charg&eacute; de la ma&icirc;trise d&rsquo;&oelig;uvre doit donc n&eacute;cessairement &ecirc;tre cotraitant du ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre.</p> <h2 style="text-align: justify;"><strong>Ce principe du monopole conna&icirc;t cependant des exceptions.</strong></h2> <p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=8C501CCCD42A194E87249A1B0BD23AB2.tpdila14v_2?idArticle=LEGIARTI000031010691&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20160107" target="_blank">article L.431-3</a> du Code de l&#39;urbanisme dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Conform&eacute;ment aux dispositions de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?cidTexte=JORFTEXT000000522423&amp;idArticle=LEGIARTI000006847393&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article 4</a> de la loi n&deg;77-2 du 3 janvier 1977 sur l&#39;architecture, par d&eacute;rogation &agrave; l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000006815974&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.431-1</a>, ne sont pas tenues de recourir &agrave; un architecte les personnes physiques ou exploitations agricoles &agrave; responsabilit&eacute; limit&eacute;e &agrave; associ&eacute; unique qui d&eacute;clarent vouloir &eacute;difier ou modifier, pour elles-m&ecirc;mes, une construction de faible importance dont les caract&eacute;ristiques, notamment la surface maximale de plancher, sont d&eacute;termin&eacute;es par d&eacute;cret en Conseil d&#39;&Eacute;tat.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Ces caract&eacute;ristiques peuvent &ecirc;tre diff&eacute;rentes selon la destination des constructions.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Le recours &agrave; l&#39;architecte n&#39;est pas non plus obligatoire pour les travaux soumis au permis de construire qui portent exclusivement sur l&#39;am&eacute;nagement et l&#39;&eacute;quipement des espaces int&eacute;rieurs des constructions et des vitrines commerciales ou qui sont limit&eacute;s &agrave; des reprises n&#39;entra&icirc;nant pas de modifications visibles de l&#39;ext&eacute;rieur&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Les cas de dispense d&#39;architecte sont &eacute;nonc&eacute;s par l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025831941&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075" target="_blank">article R.431-2 </a>du Code de l&rsquo;urbanisme</em>, aux termes duquel:</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article 1er&nbsp;du <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000328688&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=1398636327&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;77-190 du 03 mars 1977</a>, ne sont toutefois pas tenues de recourir &agrave; un architecte les personnes physiques ou les exploitations agricoles &agrave; responsabilit&eacute; limit&eacute;e &agrave; associ&eacute; unique qui d&eacute;clarent vouloir &eacute;difier ou modifier pour elles-m&ecirc;mes :</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>a) Une construction &agrave; usage autre qu&#39;agricole dont &agrave; la fois la surface de plancher et l&#39;emprise au sol, au sens de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000025095630" target="_blank">article R.420-1</a>, de la partie de la construction constitutive de surface de plancher n&#39;exc&egrave;dent pas 170 m2&nbsp;;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>b) Une construction &agrave; usage agricole dont &agrave; la fois la surface de plancher et l&#39;emprise au sol au sens de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000025095630" target="_blank">article R.420-1</a> n&#39;exc&egrave;dent pas 800 m2 ;</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>c) Des serres de production dont le pied-droit a une hauteur inf&eacute;rieure &agrave; 4 m&egrave;tres et dont &agrave; la fois la surface de plancher et l&#39;emprise au sol au sens de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000025095630" target="_blank">article R.420-1</a> n&#39;exc&egrave;dent pas 2000 m2.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>La demande pr&eacute;cise que le demandeur et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, l&#39;architecte, ont connaissance de l&#39;existence de r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rales de construction pr&eacute;vues par le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du CCH et notamment, lorsque la construction y est soumise, des r&egrave;gles d&#39;accessibilit&eacute; fix&eacute;es en application de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000029522088&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074096&amp;dateTexte=20160107" target="_blank">article L.111-7</a> de ce code et de l&#39;obligation de respecter ces r&egrave;gles.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les demandeurs d&#39;un permis de construire sont tenus de recourir &agrave; un architecte pour les projets de travaux sur construction existante conduisant soit la surface de plancher, soit l&#39;emprise au sol de l&#39;ensemble &agrave; d&eacute;passer l&#39;un des plafonds fix&eacute;s par le pr&eacute;sent article&quot;.</em></p> </blockquote> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/permis-de-construire Wed, 14 Apr 2010 00:00:00 +0200 Négociation https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/negociation <p style="text-align: justify;">Les n&eacute;gociations sont conduites, par l&#39;autorit&eacute; habilit&eacute;e &agrave; signer le contrat, c&#39;est-&agrave;-dire par l&#39;ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute; (Maire de la commune/Pr&eacute;sident de l&#39;EPCI). Il peut accorder une d&eacute;l&eacute;gation de fonction &agrave; un autre &eacute;lu de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante pour conduire les n&eacute;gociations. Le Conseil d&#39;&Eacute;tat pr&eacute;cise qu&#39;il <em>&quot;peut confier &agrave; ses agents la n&eacute;gociation des offres avec les candidats admis &agrave; n&eacute;gocier, sans m&ecirc;me qu&#39;il soit besoin &agrave; cet effet d&#39;une d&eacute;l&eacute;gation formelle&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ex&eacute;cutif peut &eacute;galement &ecirc;tre assist&eacute; de personnes comp&eacute;tentes (ex.: agents de la collectivit&eacute; ou experts ext&eacute;rieurs intervenant dans le cadre d&#39;un march&eacute; public de services).</p> <p style="text-align: justify;">Le Conseil d&#39;&Eacute;tat a consid&eacute;r&eacute; que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;aucune disposition l&eacute;gislative ou r&eacute;glementaire ni aucun principe g&eacute;n&eacute;ral du droit n&#39;interdisent &agrave; l&#39;autorit&eacute; responsable de la personne publique d&eacute;l&eacute;gante de s&#39;adjoindre, pendant la n&eacute;gociation, les conseils de personnes qualifi&eacute;es&quot; (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008077863&amp;fastReqId=815226277&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 21 juin 2000, Syndicat intercommunal de la C&ocirc;te d&#39;Amour et de la Presqu&#39;&iuml;le Gu&eacute;randaise n&deg;209319</a>).</em></p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;">Libert&eacute; de n&eacute;gocier</h1> <p style="text-align: justify;">Le choix des entreprises admises &agrave; la n&eacute;gociation est effectu&eacute; librement par l&#39;autorit&eacute; ex&eacute;cutive (en l&#39;esp&egrave;ce le Pr&eacute;sident du Syndicat).</p> <p style="text-align: justify;">Elle n&#39;est pas li&eacute;e par l&#39;avis de la CDSP.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=BEF89AA6DF72ED42E4EBF94BC30A9D29.tpdila12v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006164877&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20161019" target="_blank">article L.1411-5</a> du Code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;l&#39;autorit&eacute; habilit&eacute;e &agrave; signer la convention peut organiser librement une n&eacute;gociation avec un ou plusieurs soumissionnaires dans les conditions pr&eacute;vues par l&#39;article 46 de l&#39;ordonnance du 29 janvier 2016 susmentionn&eacute;e.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">La n&eacute;gociation peut n&#39;&ecirc;tre engag&eacute;e qu&#39;avec un seul soumissionnaire <em>(CE, 14 mars 2003, Soci&eacute;t&eacute; Air Libert&eacute;)</em>. En revanche, lorsque la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante a fait son choix, elle doit effectivement n&eacute;gocier, c&#39;est-&agrave;-dire mettre les entreprises en mesure d&#39;am&eacute;liorer leur offre, et ne peut se contenter de simples auditions et demandes de pr&eacute;cisions (<em>TA Dijon, 20 avril 2009, n&deg;0900876, Soci&eacute;t&eacute; Lyonnaise des eaux France).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette libert&eacute; signifie que l&#39;autorit&eacute; ex&eacute;cutive n&#39;est pas tenue :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">de&nbsp;respecter l&#39;avis de la CDSP <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000008107639&amp;dateTexte=" name="conseil d'état 14 mars 2003 air lib" target="_blank" title="conseil d'état 14 mars 2003 air lib">CE, 14 mars 2003, Air Lib, n&deg;251610</a>)&nbsp;</em> ;</li> <li style="text-align: justify;">d&#39;engager des n&eacute;gociations avec tous les candidats admis &agrave; pr&eacute;senter une offre <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018839026&amp;fastReqId=1619030004&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 23 mai 2008 musée rodin" target="_blank" title="conseil d'état 23 mai 2008 musée rodin">CE, 23 mai 2008, Mus&eacute;e Rodin, n&deg;306153</a>);</em></li> <li style="text-align: justify;">d&#39;informer les candidats ayant d&eacute;pos&eacute; une offre qu&#39;elle ne souhaite pas engager de n&eacute;gociations avec eux<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008267771&amp;fastReqId=1220211967&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 15 décembre 2006 corsica ferries" target="_blank" title="conseil d'état 15 décembre 2006 corsica ferries">CE, 15 d&eacute;cembre 2006, Soci&eacute;t&eacute; Corsica Ferries, n&deg; 258618</a>);</em></li> <li style="text-align: justify;">de fixer pr&eacute;alablement&nbsp;&agrave; l&#39;engagement&nbsp;des n&eacute;gociations&nbsp;un calendrier ni les modalit&eacute;s de d&eacute;roulement de celles-ci <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000022413151&amp;fastReqId=59166974&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 18 juin 2010 communauté urbaine strasbourg" target="_blank" title="conseil d'état 18 juin 2010 communauté urbaine strasbourg">CE, 18 juin 2010, Communaut&eacute; urbaine de Strasbourg et Soci&eacute;t&eacute; Seche Eco Industrie, n&deg; 336120</a></em>), l&#39;autorit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante n&#39;est notamment pas tenue d&#39;informer le candidat du rejet de son offre avant de continuer &agrave; n&eacute;gocier avec un autre candidat.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante est libre de :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">renoncer &agrave; poursuivre la n&eacute;gociation avec certains candidats ;</li> <li style="text-align: justify;">ne pas notifier&nbsp; la d&eacute;cision d&#39;abandonner la n&eacute;gociation avec un des candidats ;</li> <li style="text-align: justify;">mettre fin aux n&eacute;gociations &agrave; tout moment et m&ecirc;me de fa&ccedil;on brutale (d&egrave;s lors que cette d&eacute;cision de favorise pas un candidat) <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000022330462&amp;fastReqId=1604828914&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 21 mai 2010 commune bordeaux" target="_blank" title="conseil d'état 21 mai 2010 commune bordeaux">CE, 21 mai 2010, Commune de Bordeaux, n&deg; 334845</a>) ;</em></li> <li style="text-align: justify;">de ne pas informer&nbsp;les candidats non retenus du rejet de leur offre avant la d&eacute;lib&eacute;ration relative au choix du d&eacute;l&eacute;gataire.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Encadrement de la libert&eacute; de n&eacute;gocier</h1> <p style="text-align: justify;">Ainsi, l&#39;autorit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante <u><strong>ne peut</strong></u><strong> </strong>notamment, &agrave; l&#39;occasion de la n&eacute;gociation&nbsp;:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">modifier le contenu du dossier de consultation<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008243318&amp;fastReqId=416900147&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 13 décembre 1996 compagnie générale des eaux" target="_blank" title="conseil d'état 13 décembre 1996 compagnie générale des eaux">CE, 13 d&eacute;cembre 1996, Cie G&eacute;n&eacute;rale des Eaux, n&deg;169706</a>). </em>En revanche, des &quot;adaptations&quot; de port&eacute;e limit&eacute;e, justifi&eacute;es par l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du service, non discriminatoires&nbsp;envers&nbsp;les candidats&nbsp;et ne bouleversant pas l&#39;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale du contrat sont possibles <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008077863&amp;fastReqId=810194747&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 21 juin 2000" target="_blank" title="conseil d'état 21 juin 2000">CE, 21 juin 2000,&nbsp;Syndicat Intercommunal de la c&ocirc;te d&#39;amour et de la presqu&#39;&icirc;le gu&eacute;randaise, n&deg;209319</a>)</em> ;</li> <li style="text-align: justify;">modifier unilat&eacute;ralement l&#39;offres des candidats ;</li> <li style="text-align: justify;">d&eacute;livrer des informations privil&eacute;gi&eacute;es &agrave; un candidat<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008243318&amp;fastReqId=416900147&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 9 août 2006" target="_blank" title="conseil d'état 9 août 2006">CE, 9 ao&ucirc;t 2006, Cie G&eacute;n&eacute;rale des Eaux, n&deg;286107</a>) </em>;</li> <li style="text-align: justify;">laisser un d&eacute;lai suppl&eacute;mentaire &agrave; un candidat pour remettre son offre<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008039584&amp;fastReqId=328014784&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 15 juin 2001 SIAEP saint martin de ré" title="conseil d'état 15 juin 2001 SIAEP saint martin de ré">CE, 15 juin 2001, SIAEP&nbsp;</a></em><em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008039584&amp;fastReqId=328014784&amp;fastPos=1">de Saint-Martin-de-R&eacute;, n&deg;223482</a>);</em></li> <li style="text-align: justify;">laisser un d&eacute;lai insuffisant&nbsp; pour la remise de nouvelles offres.<strong>​</strong></li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">​Objet de la n&eacute;gociation</h1> <p style="text-align: justify;">La n&eacute;gociation peut porter sur tous les aspects du contrat : qualitatifs, quantitatifs et financiers&nbsp;<em>(TA de Pau, 17 octobre 2005, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Aquitaine&nbsp;gestion urbaine et rurale, n&deg;05-01995).</em></p> <p style="text-align: justify;">La libert&eacute; de n&eacute;gociation est&nbsp;n&eacute;anmoins&nbsp;encadr&eacute;e par les principes r&eacute;gissant la commande publique (libert&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la commande publique, d&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement des candidats et de transparence des proc&eacute;dures).</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/negociation Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 +0100 Choix du délégataire https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/choix-du-delegataire <p style="text-align: justify;">Le choix du d&eacute;l&eacute;gataire est op&eacute;r&eacute; par <strong>l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante</strong>, sur proposition de l&#39;autorit&eacute; ex&eacute;cutive qui a men&eacute; les n&eacute;gociations&nbsp;avec les candidats <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000021479265&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20100408&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L1411-1 CGCT" target="_blank" title="article L1411-1 CGCT">art.L.1411-1</a> du CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante ne peut se r&eacute;unir&nbsp;avant l&#39;expiration d&#39;un <strong>d&eacute;lai minimal de&nbsp;2&nbsp;mois </strong>entre la date limite de remise des offres initiales et la date de r&eacute;union de cette assembl&eacute;e <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389229&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20100408&amp;oldAction=rechCodeArticle" name="article L1411-7 CGCT" target="_blank" title="article L1411-7 CGCT">art.L.1411-7</a> du CGCT). </em>Ce d&eacute;lai&nbsp;commence &agrave; courir <strong>&agrave; compter de la date limite de r&eacute;ception des offres</strong> et non&nbsp;&agrave; compter de la date &agrave; laquelle la&nbsp;CDSP&nbsp;s&eacute;lectionne les candidats admis &agrave; n&eacute;gocier&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008291465&amp;fastReqId=2104723649&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, Avis, 15 d&eacute;cembre 2006,&nbsp;&nbsp;n&deg;297846</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lors de cette r&eacute;union, l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante peut :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">soit valider le choix de l&#39;autorit&eacute; ex&eacute;cutive, de m&ecirc;me que le projet de contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">soit valider le choix de l&#39;autorit&eacute; ex&eacute;cutive, mais demander des modifications du projet de contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">soit demander une r&eacute;ouverture des n&eacute;gociations.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">L&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ACF215C39B3245F490FE2BFDFF50BE96.tpdila14v_3?idArticle=LEGIARTI000031039347&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20151230&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">article L.1411-5</a>&nbsp;du CGCT</em> pr&eacute;voit que la <strong>convocation des membres de l&#39;assembl&eacute;e </strong><strong>d&eacute;lib&eacute;rante&nbsp;</strong>&agrave; la r&eacute;union au cours de laquelle sera choisi l&#39;attributaire de la DSP est accompagn&eacute;e :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">du <strong>rapport de la CDSP</strong> sur la s&eacute;lection des entreprises admises &agrave; pr&eacute;senter une offre ;</li> <li style="text-align: justify;">du <strong>rapport de la CDSP</strong> analysant les offres pr&eacute;sent&eacute;es par les candidats retenus ;</li> <li style="text-align: justify;">du document &eacute;tabli par l&#39;ex&eacute;cutif (pr&eacute;sident/maire), au terme de la n&eacute;gociation, indiquant les motifs du choix de l&#39;entreprise retenue et l&#39;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale du contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">du <strong>projet de contrat</strong>. Si la communication du contrat et de son cahier des charges dans cette convocation n&#39;est effectivement&nbsp;pas requise par la loi, le fait que le maire/pr&eacute;sident ait port&eacute; &agrave; la connaissance des membres de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante que le contrat et ses annexes &eacute;taient tenus &agrave; leur disposition &agrave; la mairie ne suffit pas. La d&eacute;lib&eacute;ration adopt&eacute;e dans ces conditions est irr&eacute;guli&egrave;re&nbsp;<em>(TA St&nbsp;Denis&nbsp;de la R&eacute;union,&nbsp;08 d&eacute;cembre 2004, M.&nbsp;Fabrice&nbsp;Hoarau&nbsp;et autres, n&deg;0200806).&nbsp;</em>Il en est de m&ecirc;me lorsque l&rsquo;annexe auquel renvoie le contrat n&rsquo;a &eacute;t&eacute; transmise &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante que le jour de la s&eacute;ance&nbsp;<em>(<a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/980922-TA-Strasbourg97196.pdf">TA&nbsp;Strasbourg, 22 septembre 1998,&nbsp;Assoc. S Eau S, n&deg;97196</a>).</em></li> </ol> <p style="text-align: justify;">Ces documents&nbsp;doivent &ecirc;tre transmis &agrave; l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante (i.e &agrave; ses membres)&nbsp;<strong>15 jours&nbsp;au moins </strong>avant sa d&eacute;lib&eacute;ration <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ACF215C39B3245F490FE2BFDFF50BE96.tpdila14v_3?idArticle=LEGIARTI000006389229&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20151230&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.L.1411-7 </a>du CGCT). Ce d&eacute;lai est un d&eacute;lai franc dont la m&eacute;connaissance entra&icirc;ne l&#39;irr&eacute;gularit&eacute; de la proc&eacute;dure&nbsp;(<a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/030206-CAA-01MA01813.pdf">CAA&nbsp;Marseille, 06 f&eacute;vrier&nbsp;2003, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;de&nbsp;l&#39;Helguen,&nbsp;n&deg;01MA01813</a>).</em>Ce d&eacute;lai&nbsp;d&eacute;roge&nbsp;aux r&egrave;gles ordinaires de convocation de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389867" target="_blank">art.L.2121-11</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=ACF215C39B3245F490FE2BFDFF50BE96.tpdila14v_3?idArticle=LEGIARTI000031069083&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20151230&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">L.2121-12</a>&nbsp;du&nbsp;CGCT).</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB :</strong> Le choix de l&#39;attributaire de la DSP &agrave; l&#39;issue des n&eacute;gociations, s&#39;il est&nbsp;libre,&nbsp;n&#39;est pas pour autant discr&eacute;tionnaire (<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019737263&amp;fastReqId=377014841&amp;fastPos=1" name="conseil d'état 7 novembre 2008 département vendée" target="_blank" title="conseil d'état 7 novembre 2008 département vendée">CE, 7 novembre 2008, D&eacute;partement de la Vend&eacute;e, n&deg;291794</a>)</em>.&nbsp;Ainsi, le juge administratif contr&ocirc;le que les <strong>raisons du choix sont clairement expos&eacute;es et justifi&eacute;es</strong> devant les &eacute;lus dans le rapport du maire/pr&eacute;sident<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000022512779&amp;fastReqId=636376971&amp;fastPos=1" name="CAA Bordeaux 1er juillet 2010 SYDEC" target="_blank" title="CAA Bordeaux 1er juillet 2010 SYDEC">CAA Bordeaux, 1er juillet 2010, SYDEC, n&deg; 08BX01968</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/choix-du-delegataire Sat, 16 Jan 2010 00:00:00 +0100 Pénalités de retard https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/penalites-de-retard <p style="text-align: justify;">Les p&eacute;nalit&eacute;s de retard permettent d&#39;assurer l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;, dans des d&eacute;lais contractuellement d&eacute;finis.</p> <p style="text-align: justify;">Le non respect des d&eacute;lais d&#39;ex&eacute;cution fix&eacute;s dans le march&eacute; peut entra&icirc;ner la mise en &oelig;uvre de p&eacute;nalit&eacute;s de retard, d&egrave;s lors que :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Les d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution sont pr&eacute;cis&eacute;ment mentionn&eacute;s dans le march&eacute; (commencement du d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution, terme du d&eacute;lai). Sauf clauses contractuelles contraires, le d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution court &agrave; compter de la notification du march&eacute; et le terme du d&eacute;lai est fix&eacute; par le CCAG (si le march&eacute; se r&eacute;f&egrave;re &agrave; ce document g&eacute;n&eacute;ral) ;</li> <li style="text-align: justify;">Les p&eacute;nalit&eacute;s de retard sont express&eacute;ment pr&eacute;vues par le march&eacute; (modalit&eacute;s de calcul, montant) ;</li> <li style="text-align: justify;">Le retard est imputable au titulaire du march&eacute; ou &agrave; ses sous-traitants.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Application</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;application des p&eacute;nalit&eacute;s de retard n&rsquo;est pas automatique. Elle doit &ecirc;tre pr&eacute;vue au march&eacute;.&nbsp;Le&nbsp; ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage peut y renoncer.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le principe des p&eacute;nalit&eacute;s est pr&eacute;vu au march&eacute;, les p&eacute;nalit&eacute;s peuvent &ecirc;tre&nbsp;pr&eacute;compt&eacute;es&nbsp;sur les acomptes vers&eacute;s au titulaire tout au long du march&eacute;, lors de l&rsquo;&eacute;tablissement des &eacute;tats d&rsquo;acompte.</p> <p style="text-align: justify;">Dans le cadre d&rsquo;un march&eacute; de travaux ne d&eacute;rogeant pas &agrave; l&rsquo;<em>article 13.2 du&nbsp;CCAG-Travaux</em>, les p&eacute;nalit&eacute;s de retard sont incluses dans l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;acompte mensuel. Pour les autres march&eacute;s publics, les stipulations contractuelles doivent pr&eacute;voir la possibilit&eacute; de pr&eacute;compter et la p&eacute;riodicit&eacute; des &eacute;tats d&rsquo;acompte.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le march&eacute; ne pr&eacute;voit pas que les p&eacute;nalit&eacute;s peuvent &ecirc;tre&nbsp;pr&eacute;compt&eacute;es&nbsp;sur les acomptes, les p&eacute;nalit&eacute;s constituent un &eacute;l&eacute;ment du d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral du march&eacute;, qui ne peut pas &ecirc;tre isol&eacute; du solde<em>&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000017995272&amp;fastReqId=882730882&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 4 octobre 2007, Soci&eacute;t&eacute; Les grands travaux du bassin&nbsp;aquitain, n&deg;04BX01178</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il r&eacute;sulte du principe de l&rsquo;intangibilit&eacute; du d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral, que la contestation des p&eacute;nalit&eacute;s ne peut se faire distinctement de celle du d&eacute;compte. Enfin, ce n&rsquo;est que lors de l&rsquo;&eacute;tablissement du d&eacute;compte g&eacute;n&eacute;ral, que l&rsquo;&eacute;mission d&rsquo;un titre de recettes peut avoir lieu (d&egrave;s lors que les sommes&nbsp;pr&eacute;compt&eacute;es&nbsp;ne couvrent pas la totalit&eacute; des p&eacute;nalit&eacute;s dues).</p> <p style="text-align: justify;">Quel que soit le type de march&eacute;, le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage peut utiliser le formulaire EXE 13 pour constater un retard dans l&rsquo;ex&eacute;cution des prestations pr&eacute;vues dans le cadre d&rsquo;un march&eacute; public, formaliser le d&eacute;compte des p&eacute;nalit&eacute;s d&eacute;coulant de ce retard, et notifier, au titulaire du march&eacute; public, le montant des p&eacute;nalit&eacute;s de retard d&ucirc;. Le d&eacute;compte des p&eacute;nalit&eacute;s de retard est renseign&eacute;, dat&eacute; et sign&eacute; par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage, qui le notifie au titulaire du march&eacute; et le transmet au(x) comptable(s) public(s) concern&eacute;(s).</p> <h1 style="text-align: justify;">Mise en demeure pr&eacute;alable</h1> <p style="text-align: justify;">Une mise en demeure pr&eacute;alable &agrave; l&#39;application des&nbsp;p&eacute;nalit&eacute;s de retard est obligatoire, d&egrave;s lors que le march&eacute; ne fait pas express&eacute;ment r&eacute;f&eacute;rence au&nbsp;CCAG.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, les&nbsp;<em>CCAG&nbsp;Travaux (art. 20.1.1), FCS (art. 14.1.1) et PI (art. 14.1)</em> notamment ne conditionnent pas l&#39;application des p&eacute;nalit&eacute;s de retard &agrave; une mise en demeure pr&eacute;alable <em>(&quot;les p&eacute;nalit&eacute;s sont encourues&nbsp;du simple fait de la constatation du retard par le ma&icirc;tre d&#39;oeuvre&quot; ; &quot;les p&eacute;nalit&eacute;s pou retard commencent &agrave; courir, sans qu&#39;il soit n&eacute;cessaire de proc&eacute;der &agrave; une mise en demeure ...&quot;).</em></p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, si le march&eacute; ne fait pas express&eacute;ment r&eacute;f&eacute;rence au&nbsp;CCAG, ou si aucune clause du march&eacute; ne pr&eacute;voit que les p&eacute;nalit&eacute;s seront appliqu&eacute;es sans mise en demeure pr&eacute;alable, une telle mise en demeure est indispensable pour l&eacute;galement recouvrer les p&eacute;nalit&eacute;s de retard&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007834363&amp;fastReqId=885940191&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 24 avril 1992, Syndicat Mixte pour la&nbsp;g&eacute;othermie&nbsp;&agrave; la&nbsp;Courneuve, n&deg;112679</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000017990081&amp;fastReqId=1377468141&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 19 juin 2007, Soci&eacute;t&eacute; Bleu Azur, n&deg;04PA01052</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">La mise en demeure doit :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">D&#39;une part, menacer des p&eacute;nalit&eacute;s qui vont &ecirc;tre inflig&eacute;e en pr&eacute;cisant express&eacute;ment que le titulaire est mis en demeure&nbsp;<em>&quot;d&#39;ex&eacute;cuter ses obligations sous peine d&#39;application des p&eacute;nalit&eacute;s de retard&quot; (TA Paris, 22 f&eacute;vrier 2000, Soci&eacute;t&eacute; Batirenov)&nbsp;</em>;</li> <li style="text-align: justify;">D&#39;autre part, fixer un d&eacute;lai d&#39;une dur&eacute;e suffisante pour permettre au titulaire d&#39;ex&eacute;cuter ses obligations. Ce d&eacute;lai court &agrave; compter de la notification de la mise en demeure au titulaire.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">TVA</h1> <p style="text-align: justify;">Les p&eacute;nalit&eacute;s de retard sont des indemnit&eacute;s ne constituant pas la contrepartie d&#39;une livraison de biens ou d&#39;une prestation de service.&nbsp;Par cons&eacute;quent, les p&eacute;nalit&eacute;s ne sont pas soumises &agrave; TVA&nbsp;<em>(Instruction du 25 janvier 2006, BOI A&nbsp;B-1-06&nbsp;; TA&nbsp;Versailles&nbsp;13 juin 2008, soci&eacute;t&eacute; TGM, n&deg;06-05794).</em></p> <p style="text-align: justify;">D&#39;ailleurs, les&nbsp;CCAG&nbsp;Travaux&nbsp;(art. 20.1),&nbsp;Prestations Intellectuelles&nbsp;(art. 14)&nbsp;et&nbsp;Fournitures Courantes et Services&nbsp;(art. 14)&nbsp;pr&eacute;cisent que les p&eacute;nalit&eacute;s sont calcul&eacute;es hors TVA.</p> <h1 style="text-align: justify;">Sous-traitance</h1> <p style="text-align: justify;">Le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage ne peut pas appliquer des p&eacute;nalit&eacute;s de retard au sous-traitant.</p> <p style="text-align: justify;">Si le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage qui paie directement les prestations ex&eacute;cut&eacute;es par un sous-traitant contr&ocirc;le le montant de sa cr&eacute;ance compte tenu des prestations effectivement r&eacute;alis&eacute;es et des prix stipul&eacute;s dans le march&eacute;, il ne peut pas faire application &agrave; son&nbsp;encontre&nbsp;des stipulations&nbsp;contractuelles&nbsp;conclues par le titulaire du march&eacute; relatives aux p&eacute;nalit&eacute;s de retard ou aux d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000028834874&amp;fastReqId=1910361196&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Versailles, 28 novembre 2013, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Elendil, n&deg;11VE00814</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Exon&eacute;ration</h1> <p style="text-align: justify;">Les CCAG Travaux (art.20) et Prestations Intellectuelles (art.14)&nbsp;pr&eacute;voient une exon&eacute;ration des p&eacute;nalit&eacute;s lorsque leur montant ne d&eacute;passe pas 1000&nbsp;&euro; HT. Le CCAG&nbsp;Fournitures&nbsp;Courantes et Services&nbsp;la pr&eacute;voit lorsque leur montant ne d&eacute;passe pas 300&nbsp;&euro; HT&nbsp;(art.14).</p> <p style="text-align: justify;">Les p&eacute;nalit&eacute;s ont un r&ocirc;le dissuasif mais ne doivent pas &ecirc;tre d&#39;une ampleur telle qu&#39;elles rendent l&#39;ex&eacute;cution du contrat difficile. Des p&eacute;nalit&eacute;s trop fortes peuvent dissuader la candidature d&rsquo;entreprises ou au contraire les amener &agrave; augmenter leurs prix.</p> <h1 style="text-align: justify;">Encadrement des p&eacute;nalit&eacute;s</h1> <p style="text-align: justify;">L&#39;encadrement du montant des p&eacute;nalit&eacute;s de retard d&eacute;pend des stipulations contractuelles mais aussi de l&#39;intervention &eacute;ventuelle du juge en cas de contestation du montant des p&eacute;nalit&eacute;s r&eacute;clam&eacute;es.</p> <h2 style="text-align: justify;">Si le&nbsp;CCAG&nbsp;s&#39;applique&nbsp;au march&eacute; en cause</h2> <p style="text-align: justify;">C&#39;est le cas lorsqu&#39;il est fait r&eacute;f&eacute;rence au CCAG&nbsp;comme&nbsp;&quot;pi&egrave;ce g&eacute;n&eacute;rale du march&eacute;&quot; :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">le mode de calcul est fix&eacute; par le&nbsp;CCAG&nbsp;;</li> <li style="text-align: justify;">le montant plancher est fix&eacute; par le&nbsp;CCAG&nbsp;: le titulaire du march&eacute; est exon&eacute;r&eacute; du paiement des p&eacute;nalit&eacute;s si</li> <li style="text-align: justify;">le montant est inf&eacute;rieur &agrave; 1000 &euro; HT (travaux, prestations intellectuelles, march&eacute;s industriels) ou 300 &euro; HT (FCS, TIC).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">En revanche, les&nbsp;CCAG&nbsp;ne pr&eacute;voient pas le plafonnement des p&eacute;nalit&eacute;s de retard.</p> <p style="text-align: justify;">N&eacute;anmoins, les pi&egrave;ces particuli&egrave;res du march&eacute; (CCAP) peut d&eacute;roger&nbsp;express&eacute;ment&nbsp;&agrave; ces dispositions; auquel cas ce sont les clauses du march&eacute; qui s&#39;appliquent.</p> <h2 style="text-align: justify;">Si le&nbsp;CCAG&nbsp;ne s&#39;applique pas&nbsp;</h2> <p style="text-align: justify;">C&#39;est le cas lorsqu&#39;il n&#39;y a pas&nbsp;de r&eacute;f&eacute;rence comme pi&egrave;ce g&eacute;n&eacute;rale du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Les p&eacute;nalit&eacute;s doivent n&eacute;cessairement &ecirc;tre pr&eacute;vues dans les pi&egrave;ces particuli&egrave;res du march&eacute; (CCAP) tant dans le principe que dans leur mode de calcul, voire leur montant plancher et&nbsp;leur&nbsp;montant plafond.</p> <p style="text-align: justify;">Quelles que soient les clauses applicables (CCAG&nbsp;ou&nbsp;CCAP), qu&#39;un montant plancher ou plafond soit pr&eacute;vu par les pi&egrave;ces contractuelles, le juge administratif dispose d&#39;un pouvoir de r&eacute;vision du montant des p&eacute;nalit&eacute;s, que ce soit &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, le Conseil d&#39;Etat a pr&eacute;cis&eacute; que le juge peut :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;mod&eacute;rer ou augmenter les p&eacute;nalit&eacute;s de retard r&eacute;sultant du contrat, (...) si ces p&eacute;nalit&eacute;s atteignent un montant manifestement excessif ou d&eacute;risoire eu &eacute;gard au montant du march&eacute;&quot;.</em>&nbsp;</p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">En l&#39;esp&egrave;ce, le juge a, &agrave; bon droit, revu &agrave; la baisse le montant des p&eacute;nalit&eacute;s, qui s&#39;&eacute;levaient en application des stipulations contractuelles &agrave; 147 637&nbsp;euros, soit 56,2 % du montant global du march&eacute;<em>&nbsp;(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000020026364&amp;fastReqId=455872363&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 29 d&eacute;cembre 2008, &laquo;&nbsp;OPHLM&nbsp;de&nbsp;Puteaux&nbsp;&raquo;, n&deg;296930</a>).&nbsp;</em>L&#39;entreprise a ainsi finalement d&ucirc; payer 63 264&nbsp;euros&nbsp;de p&eacute;nalit&eacute;s de retard (soit 24% du montant initial du march&eacute;).</p> <p style="text-align: justify;">Le juge ne prend pas seulement en compte l&#39;aspect arithm&eacute;tique des p&eacute;nalit&eacute;s, mais &eacute;galement le contexte du march&eacute;, notamment les fautes commises par ke titulaire du march&eacute;, l&#39;objet du march&eacute;, la pratique du secteur concern&eacute;, et r&eacute;alise une appr&eacute;ciation au cas par cas. Ainsi, des p&eacute;nalit&eacute;s s&#39;&eacute;levant &agrave; 14,2 % du montant du march&eacute; compte tenu du retard tr&egrave;s important pris dans l&#39;ex&eacute;cution des travaux, ne sont pas manifestement excessives <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000037048345&amp;fastReqId=186553611&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 08 juin 2018, SAS Suchet, n&deg;17PA01124</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage, quand il r&eacute;dige les pi&egrave;ces du march&eacute; ou lorsqu&#39;il applique les clauses du march&eacute; relatives aux p&eacute;nalit&eacute;s, doit prendre en compte la n&eacute;cessit&eacute; de plafonnement et de&nbsp;caract&egrave;re&nbsp;raisonnable des p&eacute;nalit&eacute;s de retard dont le but est d&#39;inciter le titulaire &agrave; respecter ses engagements et non &agrave; le mettre dans une situation financi&egrave;re d&eacute;licate, voire pire (notamment&nbsp;pour les TPE et PME).</p> <p style="text-align: justify;"><u><strong>NB</strong></u><strong> :</strong> Il est possible de prolonger le d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution initialement pr&eacute;vu au contrat par voie d&rsquo;avenant. Dans ce cas les p&eacute;nalit&eacute;s de retard ne s&rsquo;appliqueront qu&rsquo;en cas de non-respect des dispositions de l&rsquo;avenant.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/penalites-de-retard Fri, 20 May 2011 00:00:00 +0200 Contrôle de la délégation de service public https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/controle-de-la-delegation-de-service-public <p style="text-align: justify;">Le contr&ocirc;le de la d&eacute;l&eacute;gation de service public a une double port&eacute;e&nbsp; sur le contrat en cours d&#39;ex&eacute;cution&nbsp;mais &eacute;galement sur le futur contrat.</p> <p style="text-align: justify;">Les objectifs du contr&ocirc;le sont :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">V&eacute;rifier&nbsp; que les pratiques du d&eacute;l&eacute;gataire sont en accord avec les exigences l&eacute;gales, r&eacute;glementaires et contractuelles ;</li> <li style="text-align: justify;">Lister, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les obligations non respect&eacute;es de la part du d&eacute;l&eacute;gataire afin d&rsquo;exiger leur respect avant le terme du contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">Disposer d&#39;une&nbsp;connaissance pr&eacute;cise des diff&eacute;rents services d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s afin d&rsquo;&ecirc;tre en mesure de fournir une descriptif complet lors de la consultation de DSP et assurer une &eacute;quit&eacute; d&rsquo;informations entre les candidats ;</li> <li style="text-align: justify;">Identifier les point faibles du contrat de DSP en cours d&#39;ex&eacute;cution.</li> </ul> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/controle-de-la-delegation-de-service-public Fri, 16 Apr 2010 00:00:00 +0200 Acomptes et avances https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/acomptes-et-avances <p style="text-align: justify;">La diff&eacute;rence entre l&#39;acompte et l&#39;avance est que le premier&nbsp;est le r&egrave;glement partiel d&#39;une&nbsp;prestation dont l&#39;ex&eacute;cution a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; alors que la seconde est vers&eacute;e avant tout commencement d&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Les acomptes </strong></h1> <p style="text-align: justify;">Les prestations qui ont donn&eacute; lieu &agrave; un commencement d&rsquo;ex&eacute;cution du march&eacute; ouvrent droit &agrave; des acomptes. Le montant d&rsquo;un acompte ne peut exc&eacute;der la valeur des prestations auxquelles il se rapporte. La p&eacute;riodicit&eacute; du versement des acomptes est fix&eacute;e au maximum &agrave; trois mois.</p> <p style="text-align: justify;">Le versement d&rsquo;acompte constitue un droit pour le titulaire du march&eacute;. Le march&eacute; doit donc pr&eacute;voir le versement d&rsquo;acomptes et en indiquer les conditions de versement (p&eacute;riodicit&eacute;)</p> <p style="text-align: justify;">Chaque acompte fait l&rsquo;objet d&rsquo;une demande de paiement.</p> <p style="text-align: justify;">Les acomptes n&rsquo;ont pas le caract&egrave;re de paiements non susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre remis en cause. Le pouvoir adjudicateur peut donc modifier le montant de l&rsquo;acompte produit par le titulaire. Ces derniers peuvent &ecirc;tre remis en cause jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement du solde.</p> <p style="text-align: justify;">Aucune disposition n&rsquo;interdit &agrave; l&rsquo;acheteur public de r&eacute;gler par acomptes successifs la totalit&eacute; d&rsquo;un march&eacute;. Le paiement du dernier acompte ne saurait &ecirc;tre assimil&eacute; au r&egrave;glement du solde du march&eacute;. Le paiement du march&eacute; par acomptes ne saurait dispenser le pouvoir adjudicateur de proc&eacute;der aux op&eacute;rations de cl&ocirc;ture du march&eacute; (op&eacute;rations de r&eacute;ception, DGD).</p> <p style="text-align: justify;">Les acomptes, qui correspondent &agrave; des sommes vers&eacute;es pour des prestations ayant donn&eacute; lieu &agrave; commencement d&#39;ex&eacute;cution&nbsp;sont&nbsp;soumis &agrave; TVA (art. 91&nbsp;du CMP).</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Les avances</strong></h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;avance est obligatoirement accord&eacute;e au titulaire d&rsquo;un march&eacute; lorsque le montant initial du march&eacute; ou de la tranche affermie est sup&eacute;rieur &agrave; 50.000 &euro; H.T <strong>et&nbsp;</strong>dans la mesure o&ugrave; le d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution des prestations pr&eacute;vu est sup&eacute;rieur &agrave; deux mois.</p> <p style="text-align: justify;">Le&nbsp;principe du versement de l&rsquo;avance et ses modalit&eacute;s de calcul doivent &ecirc;tre pr&eacute;vus dans tout march&eacute; faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un contrat &eacute;crit d&egrave;s lors que les conditions ci-dessus mentionn&eacute;es sont remplies.</p> <p style="text-align: justify;">Le pouvoir adjudicateur peut pr&eacute;voir dans le march&eacute; le versement d&rsquo;une avance dans les cas o&ugrave; elle n&rsquo;est pas obligatoire.</p> <p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, le titulaire du march&eacute; peut refuser le versement de l&rsquo;avance.</p> <p style="text-align: justify;">La date de notification du march&eacute; ou de l&rsquo;ordre de service (si le march&eacute; le pr&eacute;voit) portant commencement d&rsquo;ex&eacute;cution des prestations constitue le point de d&eacute;part du d&eacute;lai de paiement de l&rsquo;avance, d&egrave;s lors que la personne indiqu&eacute;e au march&eacute; a re&ccedil;u les justificatifs relatifs aux&nbsp;clauses conditionnelles &eacute;ventuellement pr&eacute;vues pour le versement de cette avance.</p> <p style="text-align: justify;">Le montant de l&rsquo;avance est fix&eacute;, sous r&eacute;serve des dispositions pr&eacute;vues pour les sous-traitants, &agrave; 5 % du montant, toutes taxes comprises, des prestations &agrave; ex&eacute;cuter dans les douze premiers mois qui suivent la date de notification du march&eacute; ou de&nbsp;l&rsquo;ordre de service portant d&eacute;but d&rsquo;ex&eacute;cution des prestations.</p> <p style="text-align: justify;">Si la dur&eacute;e d&rsquo;ex&eacute;cution est inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 12 mois, le montant de l&rsquo;avance est de 5 % du montant TTC du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Si cette dur&eacute;e est sup&eacute;rieure &agrave; douze mois, l&rsquo;avance est &eacute;gale &agrave; 5% d&rsquo;une somme &eacute;gale &agrave; douze fois le montant du march&eacute; divis&eacute; par cette dur&eacute;e exprim&eacute;e en mois.</p> <p style="text-align: justify;">Le march&eacute; peut pr&eacute;voir que l&rsquo;avance vers&eacute;e au titulaire du march&eacute; d&eacute;passe les 5% sans toutefois exc&eacute;der 30% du montant initial du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Les collectivit&eacute;s territoriales et leurs &eacute;tablissements publics peuvent subordonner le versement de cette avance &agrave; la constitution d&rsquo;une garantie &agrave; premi&egrave;re demande ou, si les deux parties en sont d&rsquo;accord, &agrave; celle d&rsquo;une caution personnelle et solidaire.</p> <p style="text-align: justify;">Le pouvoir adjudicateur peut d&eacute;cider de porter cette avance &agrave; un maximum de 60 %. Cependant, dans ce cas, il est obligatoire que le titulaire&nbsp;constitue une garantie &agrave; premi&egrave;re demande.</p> <p style="text-align: justify;">Le taux et les conditions de versement de l&rsquo;avance sont fix&eacute;s par le march&eacute;. Ils ne peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;s par avenant.</p> <p style="text-align: justify;">Le remboursement de l&rsquo;avance s&rsquo;impute sur les sommes dues au titulaire, selon un rythme et des modalit&eacute;s qui doivent &ecirc;tre fix&eacute;s par le march&eacute;, par pr&eacute;compte sur les sommes dues &agrave; titre d&rsquo;acomptes, de r&egrave;glement partiel d&eacute;finitif ou de solde.</p> <p style="text-align: justify;">Le remboursement de l&rsquo;avance doit, en tout &eacute;tat de cause, &ecirc;tre termin&eacute; lorsque le montant des prestations ex&eacute;cut&eacute;es par le titulaire atteint 80 % du montant toutes taxes comprises des prestations qui lui sont confi&eacute;es au titre du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;avance peut &ecirc;tre vers&eacute;e, sur leur demande, aux sous-traitants b&eacute;n&eacute;ficiant du paiement direct.</p> <p style="text-align: justify;">Les avances, qui sont vers&eacute;es avant tout commencement d&#39;ex&eacute;cution des prestations, sont soumises &agrave; TVA.&nbsp;L&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006204382&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819" target="_blank">article 87</a>&nbsp;du </em><em>CMP&nbsp;</em>pr&eacute;voit en effet que&nbsp;<em>&quot;le montant de l&#39;avance est fix&eacute; ... toutes taxes comprises&quot;.</em><strong>​</strong></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/acomptes-et-avances Tue, 10 May 2011 00:00:00 +0200 Modification du contrat https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/modification-du-contrat <p style="text-align: justify;">Les modifications du contrat de concession en cours d&#39;ex&eacute;cution&nbsp;ne peuvent conduire &agrave; <em>&quot;changer la nature globale du contrat de concession&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Elles ne sont possibles que dans six cas express&eacute;ment pr&eacute;vus par le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031963717&amp;categorieLien=id" target="_blank">d&eacute;cret concessions</a>.</p> <p style="text-align: justify;">En outre, pour les d&eacute;l&eacute;gations de service public :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&laquo; tout projet d&#39;avenant &agrave; une convention de d&eacute;l&eacute;gation de&nbsp;service public ne peut intervenir qu&#39;apr&egrave;s un vote de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante &raquo;</em> (art.L.1411-6&nbsp;du&nbsp;CGCT).</p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><strong><u>NB</u>&nbsp;:&nbsp;Ces nouvelles dispositions s&rsquo;appliquent aux contrats de concession pour lesquels, au&nbsp;1er&nbsp;avril 2016, une&nbsp;consultation a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e ou un avis de concession a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; &agrave; la publication.&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Cependant, certaines dispositions sont d&#39;application imm&eacute;diate aux conventions en cours d&#39;ex&eacute;cution :&nbsp;c&rsquo;est notamment le cas des r&egrave;gles relatives aux modifications contractuelles.</strong></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DSP/AV-DSP.JPG" style="width: 700px; height: 464px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 1px; float: left;" /></p> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/delegationdeservicepublic/180216-T-ModifCONCESSIONS.pdf" target="_blank"><em>Consulter le tableau r&eacute;capitulatif des cas de modification du contrat de concession</em></a></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/modification-du-contrat Sat, 16 Jan 2010 00:00:00 +0100 Sous-traitance https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/sous-traitance <p style="text-align: justify;">La sous-traitance est l&#39;op&eacute;ration par laquelle un entrepreneur confie, sous sa responsabilit&eacute;, &agrave; une autre personne appel&eacute;e sous-traitant l&#39;ex&eacute;cution de tout ou partie&nbsp;d&#39;un march&eacute; public conclu avec le ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;article 62 de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030920376#LEGIARTI000030922209" target="_blank">ordonnance &nbsp;n&deg;2015-899 du 23 juillet 2015</a> relative aux march&eacute;s publics&nbsp;dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Le titulaire d&#39;un march&eacute; public peut, sous sa responsabilit&eacute;, sous-traiter l&#39;ex&eacute;cution de ce march&eacute; public dans les conditions fix&eacute;es par la loi du 31 d&eacute;cembre 1975 susvis&eacute;e.<br /> Pour les march&eacute;s publics de travaux ou de services ainsi que pour les march&eacute;s publics de fournitures comportant des services ou des travaux de pose ou d&#39;installation dans le cadre d&#39;un march&eacute; public de fournitures, les acheteurs peuvent exiger que certaines t&acirc;ches essentielles soient effectu&eacute;es directement par le titulaire&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">L&#39;article 133 du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032295952&amp;categorieLien=id" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2016-360 du 25 mars 2016</a>&nbsp;relatif aux march&eacute;s publics&nbsp;pr&eacute;voit que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Le titulaire d&#39;un march&eacute; public peut, dans les conditions pr&eacute;vues par l&#39;article 62 de l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015 susvis&eacute;e, sous-traiter l&#39;ex&eacute;cution de <strong>certaines parties de son march&eacute; public</strong> &agrave; condition d&#39;avoir obtenu de l&#39;acheteur l&#39;acceptation de chaque sous-traitant et l&#39;agr&eacute;ment de ses conditions de paiement.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte qu&#39;est interdite la sous-traitance de l&#39;int&eacute;gralit&eacute; du march&eacute;, aucun disposition l&eacute;gislative ou r&eacute;glementaire ne donne cependant de d&eacute;finition de la &quot;sous-traitance globale&quot; ni ne d&eacute;termine m&ecirc;me le pourcentage minimal de prestations que le titulaire du march&eacute; doit personnellement r&eacute;aliser.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Le juge administratif appr&eacute;cie au cas par cas le caract&egrave;re &quot;global&quot; (et donc interdit) de la sous-traitance. Il a ainsi consid&eacute;r&eacute; que si le titulaire du march&eacute; sous-traite le march&eacute; &agrave; une autre entreprise mais qu&#39;il garde un contr&ocirc;le de l&#39;ex&eacute;cution des missions effectu&eacute;es par le sous-traitant, cette clause de contr&ocirc;le est sans influence sur le caract&egrave;re global de la sous-traitance <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007491460&amp;fastReqId=662229186&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 15 d&eacute;cembre 1997, n&deg;94BX01637</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> : Un fournisseur&nbsp;approvisionnant le chantier n&#39;est pas consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tant un sous-traitant,&nbsp;m&ecirc;me si le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage l&rsquo;a accept&eacute; comme sous-traitant et a agr&eacute;&eacute; ses conditions de paiement.&nbsp;En effet, pour avoir la qualit&eacute; de sous-traitant, la personne &agrave; laquelle s&rsquo;adresse l&rsquo;entrepreneur principal doit &ecirc;tre charg&eacute;e d&rsquo;ex&eacute;cuter une partie des travaux.&nbsp;Or, cette qualit&eacute; ne saurait &ecirc;tre reconnue au professionnel qui se contente de fournir l&rsquo;entrepreneur principal en mat&eacute;riaux destin&eacute;s &agrave; la construction. Il n&rsquo;a donc pas droit au paiement direct <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018007134&amp;fastReqId=1770189741&amp;fastPos=1" target="_blank">C</a></em><em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018007134&amp;fastReqId=1770189741&amp;fastPos=1" target="_blank">E 26 septembre 2007,&nbsp;D&eacute;partement du Gard,&nbsp;n&deg;255993</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Sous-traitant de premier rang et sous-traitant de second rang</h1> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant de premier rang est le sous-traitant de l&#39;entrepreneur principal titulaire du march&eacute; public.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant de second rang (ou &quot;de rang inf&eacute;rieur) est le &quot;sous-traitant&quot; du sous-traitant de premier rang.</p> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant de premier rang doit faire accepter son propre sous-traitant par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage et faire agr&eacute;er ses conditions de paiement en application des dispositions de la <em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000889241" target="_blank">loi n&deg;75-1334 du 31 d&eacute;cembre 1975</a> </em>et des articles 133 &agrave; 137 du d&eacute;cret n&deg;2016-360 du 25&nbsp;mars&nbsp;2016.</p> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant de premier rang doit ensuite d&eacute;livrer au(x) sous-traitant(s) de second rang une caution solidaire en garantie de ses paiements.</p> <h1 style="text-align: justify;">Actes juridiques&nbsp;de la&nbsp;sous-traitance</h1> <p style="text-align: justify;">La sous-traitance dans un march&eacute; public suppose l&#39;existence de trois actes :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">un contrat (&quot;march&eacute; public&quot;) entre l&#39;entreprise principale et le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage public ;</li> <li style="text-align: justify;">un contrat de droit priv&eacute; entre l&#39;entreprise principale et le sous-traitant ;</li> <li style="text-align: justify;">un &quot;acte sp&eacute;cial de sous-traitance&quot; (DC4)&nbsp;entre l&#39;entreprise principale et le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage public.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">L&#39;acte sp&eacute;cial de sous-traitance&nbsp;doit &ecirc;tre pr&eacute;alablement faite par l&#39;entrepreneur principal au ma&icirc;tre d&#39;ouvrage selon un formalisme pr&eacute;cis&nbsp;:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit au moment de la soumission de son offre ;</li> <li style="text-align: justify;">soit, s&#39;il y fait appel ult&eacute;rieurement,&nbsp;en cours d&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Chaque sous-traitance fait l&#39;objet d&#39;un contrat conclu&nbsp;entre l&#39;entrepreneur principal et chaque entreprise sous-traitante.</p> <p style="text-align: justify;">Le silence du pouvoir adjudicateur gard&eacute; pendant 21 jours&nbsp;&agrave; compter de la r&eacute;ception&nbsp;de la d&eacute;claration du sous-traitant&nbsp;vaut acceptation du sous-traitant et agr&eacute;ment des conditions de paiement.</p> <h2 style="text-align: justify;">En l&#39;absence d&#39;acte sp&eacute;cial&nbsp;de sous-traitance</h2> <p style="text-align: justify;">Si le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage s&#39;aper&ccedil;oit qu&#39;un sous-traitant non d&eacute;clar&eacute; ex&eacute;cute le march&eacute;, il doit imm&eacute;diatement mettre en demeure le titulaire du march&eacute; de d&eacute;clarer le sous-traitant, il s&#39;agit d&#39;ailleurs d&#39;une obligation pour les march&eacute;s de b&acirc;timent et de travaux publics.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne ces march&eacute;s, le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage doit, s&rsquo;il a connaissance de la pr&eacute;sence sur le chantier d&rsquo;un sous-traitant non d&eacute;clar&eacute;, mettre imm&eacute;diatement en demeure le titulaire de faire une demande d&rsquo;acceptation et d&rsquo;agr&eacute;ment des conditions de paiement, en lui pr&eacute;cisant que dans l&rsquo;attente de la r&eacute;ponse, l&rsquo;acc&egrave;s au chantier du sous-traitant lui est interdit (<em>art.14-1 de la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068498&amp;dateTexte=20151128" target="_blank">loi du 31 d&eacute;cembre 1975 relative &agrave; la sous-traitance</a></em>).</p> <p style="text-align: justify;">Le retard que cela pourrait occasionner sur le calendrier des travaux sera &agrave; supporter par le titulaire, car il doit faire sa demande dans des d&eacute;lais qui sont mentionn&eacute;s au CCAP (il est recommand&eacute; de pr&eacute;voir un mois avant la date pr&eacute;visible du d&eacute;but de l&rsquo;intervention du sous traitant) et qui permettent au Ma&icirc;tre d&rsquo;Ouvrage de traiter cette demande.</p> <p style="text-align: justify;">Le juge administratif sanctionne ainsi le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage qui tol&egrave;re, en toute connaissance de cause, la pr&eacute;sence de sous-traitants irr&eacute;guliers sur un chantier sans imposer la r&eacute;gularisation de cette situation <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008041442&amp;fastReqId=1735905336&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 28 mai 2001, SA Bernard Travaux Polyn&eacute;sie, n&deg;205449</a>).&nbsp;</em>Le sous-traitant occulte, priv&eacute; des dispositions protectrices de la loi de 1975, auxquelles il n&rsquo;est pas en droit de pr&eacute;tendre, ne pourra envisager une action contre le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage que dans le cadre d&rsquo;une action en responsabilit&eacute; pour pr&eacute;judice subi<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000008288197&amp;fastReqId=283309999&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Versailles, 12 avril 2005, Centre Hospitalier d&#39;Eaubonne, n&deg;02VE01958</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant non d&eacute;clar&eacute; peut prouver que le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage avait connaissance de son existence, notamment en d&eacute;montrant :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">que le ma&icirc;tre d&rsquo;ouvrage a &eacute;t&eacute; saisi par le sous-traitant, au d&eacute;but des travaux, d&rsquo;une demande d&rsquo;agr&eacute;ment<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007726013&amp;fastReqId=1833222500&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 06 mai 1988, Ville de Denain c/ Soci&eacute;t&eacute; Vanesse, n&deg;51338</a>) ;</em></li> <li style="text-align: justify;">que lorsque averti du contrat de sous-traitance, le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage a tenu des r&eacute;unions de chantier o&ugrave; &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute; le sous-traitant <em>(CE, 23 avril 1988, Soci&eacute;t&eacute; H&eacute;lios Paysage).</em></li> </ul> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Paiement direct du&nbsp;sous-traitant </strong></h1> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant&nbsp;a droit au paiement direct &agrave;&nbsp;trois conditions cumulatives :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">le montant du contrat de sous-traitance est sup&eacute;rieur&nbsp;&agrave; 600 &euro; ;</li> <li style="text-align: justify;">sur demande de l&#39;entrepreneur principal, le sous-traitant a &eacute;t&eacute; accept&eacute; par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage ;</li> <li style="text-align: justify;">le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage a agr&eacute;&eacute; les conditions de paiement.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Alors m&ecirc;me que le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage aurait invit&eacute; l&#39;entrepreneur &agrave; proc&eacute;der aux formalit&eacute;s de d&eacute;claration des sous-traitants, il ne peut &ecirc;tre regard&eacute; comme ayant accept&eacute; ces sous-traitants qui, d&egrave;s lors, n&#39;ont pas droit au paiement direct <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007755023&amp;fastReqId=352147949&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 02 juin 1989, n&deg;65631</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>ATTENTION</u> : L&#39;acte de sous-traitance&nbsp; donne au sous-traitant le droit de pr&eacute;tendre au paiement direct par le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage, mais ne lui donne aucun droit acquis &agrave; un montant de prestation &agrave; r&eacute;aliser. En cas de modification de ce montant, le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage&nbsp;peut modifier l&#39;acte sp&eacute;cial de sous-traitance seulement&nbsp;&agrave; la demande de l&#39;entrepreneur principal.</p> <h2 style="text-align: justify;">Si le sous-traitant n&#39;a pas droit au paiement direct</h2> <p style="text-align: justify;">Il peut agir directement en paiement contre le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage &agrave; condition d&#39;avoir pr&eacute;alablement mis en demeure l&#39;entrepreneur principal de payer la somme due. Le ma&icirc;tre d&#39;ouvrage ne peut payer que s&#39;il reste des sommes dues &agrave; l&#39;entrepreneur principal.</p> <h1 style="text-align: justify;">Contentieux</h1> <p style="text-align: justify;">Les contentieux de la responsabilit&eacute; entre sous-traitant et ma&icirc;tre d&#39;ouvrage public rel&egrave;vent de la comp&eacute;tence des tribunaux de l&#39;ordre administratif.</p> <p style="text-align: justify;">Le Tribunal des Conflits a en effet pos&eacute; que l&#39;action en responsabilit&eacute; du ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage contre le sous-traitant rel&egrave;ve de la comp&eacute;tence du juge administratif, ind&eacute;pendamment du fondement sur lequel l&#39;action est engag&eacute;e&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024566210&amp;fastReqId=441369693&amp;fastPos=1" target="_blank">TC, 28 mars 2011, Commune de La Clusaz c/ SMABTP, n&deg;C3773</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024508890&amp;fastReqId=1500691293&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 02 ao&ucirc;t 2011, R&eacute;gion Centre, n&deg;330982</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024985316&amp;fastReqId=193315806&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 09 d&eacute;cembre 2011, Commune d&#39;Al&egrave;s, n&deg;342283</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">En revanche, lorsque le titulaire d&#39;un march&eacute; de travaux engage une action en garantie contre son sous-traitant dans le&nbsp;cadre d&#39;un litige qui l&#39;oppose au ma&icirc;tre d&#39;ouvrage public, le juge judiciaire est comp&eacute;tent &agrave; raison du contrat de droit priv&eacute; qui lie l&#39;entrepreneur au sous-traitant<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000031502230&amp;fastReqId=505030311&amp;fastPos=3" target="_blank">TC, 16 novembre 2015, M&eacute;tropole europ&eacute;enne de Lille c/ Soci&eacute;t&eacute; Strabag Umweltanlangen&nbsp;GmbH et autres, n&deg;c4029</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Le sous-traitant de l&#39;entreprise b&eacute;n&eacute;ficiaire d&#39;un march&eacute; attribu&eacute; en violation de la r&eacute;glementation peut &ecirc;tre poursuivi pour d&eacute;lit de favoritisme, non en sa simple qualit&eacute; de sous-traitant, mais d&egrave;s lors qu&rsquo;il a pris part &agrave; la commission de l&rsquo;infraction<em>&nbsp;(Cass.,&nbsp;Crim., 20 avril 2005, n&deg;04-83017).</em></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" /> <a href="http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/06/cir_35389.pdf" target="_blank"><em>Instruction n&deg;12-012-M0 du 30 mai 2012</em></a><em> relative &agrave; la sous-traitance (NOR:BUD Z 12 00030 J)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/sous-traitance Mon, 09 May 2011 00:00:00 +0200 Recensement des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/recensement-des-marches-publics <p style="text-align: justify;">Au cours du premier trimestre de chaque ann&eacute;e, l&#39;acheteur public a l&#39;obligation de publier la liste des march&eacute;s conclus l&#39;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=0592F7F3DB6556DB13E4C70FCBCBC531.tpdjo11v_1?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204428&amp;dateTexte=29990101&amp;categorieLien=cid" name="article 133 du code des marchés publics" target="_blank" title="article 133 du code des marchés publics">art. 133 du CMP</a>)&nbsp;</em>en fonction de leur nature (travaux, fournitures et services) et par tranches.</p> <p style="text-align: justify;">Jusqu&#39;au 4 ao&ucirc;t 2011, l&#39;<em>arr&ecirc;t&eacute; du 26 d&eacute;cembre 2007 (NOR: ECEM0771089A)</em> pr&eacute;voyait huit tranches.</p> <p style="text-align: justify;">Deux <em>arr&ecirc;t&eacute;s du 21 juillet 2011 (JO du&nbsp;4 ao&ucirc;t 2011) s</em>implifient la proc&eacute;dure de recensement.</p> <p style="text-align: justify;">Le premier r&eacute;duit le nombre de tranches comme suit :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">March&eacute;s d&#39;un montant compris entre 20 000 et 90 000 &euro; HT ;</li> <li style="text-align: justify;">March&eacute;s d&#39;un montant &eacute;gal ou sup&eacute;rieur &agrave; 90 000 &euro; HT et inf&eacute;rieur aux seuils des proc&eacute;dures formalis&eacute;es&nbsp;;</li> <li style="text-align: justify;">March&eacute;s d&#39;un montant &eacute;gal ou sup&eacute;rieur aux seuils des proc&eacute;dures formalis&eacute;es.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le second modernise le mode de collecte des donn&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">A&nbsp;compter du 1er janvier 2012, les donn&eacute;es saisies par les acheteurs publics dans leurs applications comptables (CHORUS et HELIOS) seront directement exploit&eacute;es via ces applications. En revanche, les acheteurs publics n&#39;utilisant pas ces applications devront continuer &agrave; transmettre les informations relatives &agrave; leurs march&eacute;s via la fiche de recensement.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>T&eacute;l&eacute;chargements</strong></p> <hr /> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" />&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8E5D00D23C8E52535B82E6CE30EC3205.tpdjo11v_1&amp;dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000024433780&amp;categorieLien=cid" name="Arrêté du 21 juillet 2011 relatif au recensement économique de l'achat public" target="_blank" title="Arrêté du 21 juillet 2011 relatif au recensement économique de l'achat public">Arr&ecirc;t&eacute; du 21 juillet 2011</a> relatif au recensement &eacute;conomique de l&#39;achat public</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_external.gif" width="14" />&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=02200FCC83F73C72CF2500ABC8275FDE.tpdjo11v_1?cidTexte=JORFTEXT000024433807&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id" name="Arrêté du 21 juillet 2011 pris en application de l'article 133 du code des marchés publics et relatif à la liste des marchés conclus l'année précédente par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices" target="_blank" title="Arrêté du 21 juillet 2011 pris en application de l'article 133 du code des marchés publics et relatif à la liste des marchés conclus l'année précédente par les pouvoirs adjudicateurs et les entités adjudicatrices">Arr&ecirc;t&eacute; du 21 juillet 2011 pris en application de l&#39;article 133 </a>du code des march&eacute;s publics et relatif &agrave; la liste des march&eacute;s conclus l&#39;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente par les pouvoirs adjudicateurs et les entit&eacute;s adjudicatrices</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" height="16" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/icones/icon_pdf.gif" width="16" />&nbsp;<a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/marchespublics/FICHIER_20110804_14981630.pdf" name="Fiche de recensement marchés publics" target="_blank" title="Fiche de recensement marchés publics">Fiche de recensement</a> (Mod&egrave;le 2012)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/recensement-des-marches-publics Wed, 12 May 2010 00:00:00 +0200 Commission d’Appel d’Offres (CAO) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/commission-dappel-doffres-cao <p style="text-align: justify;">​L<span style="text-align: justify; letter-spacing: 0px; line-height: 1.2em;">a commission d&rsquo;appel d&rsquo;offres des collectivit&eacute;s territoriales est une commission compos&eacute;e de membres de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante.&nbsp;</span></p> <p style="text-align: justify;">Elle n&rsquo;est obligatoire que pour les march&eacute;s pass&eacute;s selon des proc&eacute;dures formalis&eacute;es&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=08D55D86D2D8A0C9FFC04030972C928F.tpdila22v_2?idArticle=LEGIARTI000030927824&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160802&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.1414-2</a> CGCT).</p> <p style="text-align: justify;">Si la r&eacute;union de la CAO n&rsquo;est pas obligatoire dans les MAPA, elle peut &ecirc;tre n&eacute;anmoins r&eacute;unie.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, elle n&rsquo;&eacute;met qu&rsquo;un simple avis, le choix de l&rsquo;attributaire dans les MAPA relevant de la seule comp&eacute;tence du pouvoir adjudicateur/entit&eacute; adjudicatrice (= d&eacute;lib&eacute;ration de l&#39;assembl&eacute;e ou d&eacute;cision du maire/pr&eacute;sident lorsqu&#39;il dispose d&#39;une d&eacute;l&eacute;gation de comp&eacute;tence de l&#39;assembl&eacute;e par application de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389953&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.2122-22</a> du CGCT ; ou d&#39;une autorisation particuli&egrave;re pour un march&eacute; d&eacute;termin&eacute; en application de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389952" target="_blank">article L.2122-21-1</a> du CGCT).</p> <h1 style="text-align: justify;">Composition&nbsp;</h1> <p style="text-align: justify;">La commission est compos&eacute;e pour les r&eacute;gions, la collectivit&eacute; territoriale de Corse, les d&eacute;partements, les communes de 3 500 habitants et plus et les &eacute;tablissements publics, par l&#39;autorit&eacute; habilit&eacute;e &agrave; signer le march&eacute; ou son repr&eacute;sentant, pr&eacute;sident, et par cinq membres de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante &eacute;lus en son sein &agrave; la repr&eacute;sentation proportionnelle au plus fort reste.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;une commune de moins de 3 500 habitants, la CAO est compos&eacute;e par le maire ou son repr&eacute;sentant, pr&eacute;sident, et par trois membres du conseil municipal &eacute;lus par le conseil &agrave; la repr&eacute;sentation proportionnelle au plus fort reste.</p> <p style="text-align: justify;">Il est proc&eacute;d&eacute;, selon les m&ecirc;mes modalit&eacute;s, &agrave; l&#39;&eacute;lection de suppl&eacute;ants en nombre &eacute;gal &agrave; celui des membres titulaires.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;&eacute;lection des membres titulaires et des suppl&eacute;ants a lieu sur la m&ecirc;me liste, sans panachage ni vote pr&eacute;f&eacute;rentiel.</p> <p style="text-align: justify;">Les listes peuvent comprendre moins de noms qu&#39;il n&#39;y a de si&egrave;ges de titulaires et de suppl&eacute;ants &agrave; pourvoir.</p> <p style="text-align: justify;">En cas d&#39;&eacute;galit&eacute; des restes, le si&egrave;ge revient &agrave; la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages.</p> <p style="text-align: justify;">Si les listes en cause ont &eacute;galement recueilli le m&ecirc;me nombre de suffrages, le si&egrave;ge est attribu&eacute; au plus &acirc;g&eacute; des candidats susceptibles d&#39;&ecirc;tre proclam&eacute;s &eacute;lus.</p> <p style="text-align: justify;">Il est pourvu au remplacement d&#39;un membre titulaire de la CAO par le suppl&eacute;ant inscrit sur la m&ecirc;me liste et venant imm&eacute;diatement apr&egrave;s le dernier titulaire &eacute;lu de ladite liste.</p> <p style="text-align: justify;">Le remplacement du suppl&eacute;ant, ainsi devenu membre titulaire, est assur&eacute; par le candidat inscrit sur la m&ecirc;me liste, imm&eacute;diatement apr&egrave;s ce dernier.</p> <p style="text-align: justify;">Il est proc&eacute;d&eacute; au renouvellement int&eacute;gral de la CAO lorsqu&#39;une liste se trouve dans l&#39;impossibilit&eacute; de pourvoir, dans les conditions telles que pr&eacute;vues, au remplacement des membres titulaires auxquels elle a droit.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, une collectivit&eacute; territoriale n&#39;est tenue de proc&eacute;der au renouvellement int&eacute;gral de la commission d&#39;appel d&#39;offres que dans l&#39;hypoth&egrave;se o&ugrave; une liste de candidats ayant obtenu des si&egrave;ges au sein de la commission et devant pourvoir au remplacement d&#39;un membre titulaire d&eacute;finitivement emp&ecirc;ch&eacute; se trouve effectivement, du fait de l&#39;inexistence de membres suppl&eacute;ants, dans l&#39;impossibilit&eacute; de pourvoir au remplacement d&#39;un membre titulaire.</p> <p style="text-align: justify;">En revanche, la d&eacute;mission d&#39;un membre suppl&eacute;ant, alors m&ecirc;me que la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ne comprendrait plus d&#39;autres membres du conseil municipal suppl&eacute;ants susceptibles de le remplacer, n&#39;entra&icirc;ne pas de renouvellement int&eacute;gral de la CAO d&egrave;s lors que le membre titulaire conserve son si&egrave;ge<em> (CE,30 mars 2007, Techer, n&deg;298103).</em></p> <p style="text-align: justify;">Dans les EPCI ou les syndicats mixtes, les CAO&nbsp;sont compos&eacute;es du pr&eacute;sident de cet &eacute;tablissement ou de ce syndicat ou son repr&eacute;sentant, et d&#39;un nombre de membres &eacute;gal &agrave; celui pr&eacute;vu pour la composition de la commission de la collectivit&eacute; au nombre d&#39;habitants le plus &eacute;lev&eacute;, &eacute;lus, en son sein, par l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de l&#39;&eacute;tablissement ou du syndicat.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, si ce nombre ne peut &ecirc;tre atteint, la commission est compos&eacute;e au minimum d&#39;un pr&eacute;sident et de deux membres &eacute;lus par l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de l&#39;&eacute;tablissement ou du syndicat.</p> <p style="text-align: justify;">En plus des membres titulaires, il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; la d&eacute;signation ou &agrave; l&#39;&eacute;lection de suppl&eacute;ants en nombre &eacute;gal &agrave; celui des membres titulaires, &agrave; l&#39;exception des &eacute;tablissements publics de coop&eacute;ration intercommunale et syndicats mixtes dont l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant comporte moins de cinq membres.</p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> : Si l&rsquo;ordonnance du 23 juillet 2015 abroge le code des march&eacute;s publics &agrave; compter du 1er avril 2016, elle n&rsquo;a ni pour objet ni pour effet d&rsquo;invalider les modalit&eacute;s d&rsquo;&eacute;lection et de composition des CAO form&eacute;es sur le fondement dudit code, dans la mesure o&ugrave; les r&egrave;gles de composition de ces CAO ne sont pas modifi&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">En cons&eacute;quence, il n&rsquo;y a pas lieu d&rsquo;organiser de nouvelles &eacute;lections pour &eacute;lire les membres des CAO, sauf si, en application des anciennes r&egrave;gles, les CAO existantes sont compos&eacute;es de moins de membres que pr&eacute;vus par les nouveaux textes.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, pour les &eacute;tablissements publics locaux dont la CAO ne comportait pas 5 membres, les nouvelles r&egrave;gles imposent la modification des CAO existantes. Parce que l&rsquo;&eacute;lection des membres a lieu &agrave; la repr&eacute;sentation proportionnelle au plus fort reste, les nouvelles r&egrave;gles imposent la cr&eacute;ation d&#39;une nouvelle instance : l&rsquo;&eacute;lection de l&#39;ensemble des membres de la CAO s&#39;impose et il n&rsquo;est pas envisageable de compl&eacute;ter la composition de ces CAO par la simple adjonction de nouveaux membres.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389221&amp;dateTexte&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.1411-5</a> du CGCT pr&eacute;voit la composition et les conditions d&#39;&eacute;lection de la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">La CAO comprend est compos&eacute;e de membres &agrave; voix d&eacute;lib&eacute;rative et de membres &agrave; voix consultative.</p> <h2 style="text-align: justify;">CAO&nbsp;des groupements de commandes</h2> <p style="text-align: justify;">La CAO d&#39;un groupement de commandes est constitu&eacute;e en application&nbsp;de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000033611648&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20180604" target="_blank">article L.1414-3</a> du CGCT.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ordonnance march&eacute;s publics n&deg;2015-899&nbsp;a supprim&eacute;&nbsp;l&rsquo;obligation de constituer une CAO&nbsp;pour les groupements de commandes au sein desquels les acheteurs soumis &agrave; l&rsquo;obligation de constituer une CAO sont minoritairesLe fait que le march&eacute; soit pass&eacute; -par un groupement de commandes ne rend pas la r&eacute;union dela CAO&nbsp;obligatoire. Seul seuil de proc&eacute;dure formalis&eacute;e compte.&nbsp;D&eacute;sormais, la CAO n&#39;est obligatoire que lorsque le groupement de commande est compos&eacute; <em>&quot;en majorit&eacute; de collectivit&eacute;s territoriales ou d&rsquo;&eacute;tablissements publics locaux autres qu&rsquo;un &eacute;tablissement public social ou m&eacute;dico-social&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">En cons&eacute;quence, dans les groupements de commande, le titulaire d&#39;un march&eacute; pass&eacute; en proc&eacute;dure adapt&eacute;e est choisi selon les modalit&eacute;s d&eacute;finies par la convention constitutive du groupement - qui peut pr&eacute;voir la r&eacute;union d&#39;une CAO, m&ecirc;me si elle n&#39;est pas juridiquement obligatoire.</p> <h2 style="text-align: justify;">Membres &agrave; voix d&eacute;lib&eacute;rative</h2> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;ensemble des membres &agrave; voix d&eacute;lib&eacute;rative, &agrave; l&rsquo;exception du pr&eacute;sident de la CAO, sont &eacute;lus &quot;en son sein&quot;&nbsp;par l&rsquo;organe d&eacute;lib&eacute;rant de la collectivit&eacute;. Le pr&eacute;sident de la CAO n&rsquo;est pas &eacute;lu. C&rsquo;est l&rsquo;ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute; (Pr&eacute;sident/Maire) qui est d&rsquo;office le pr&eacute;sident de la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">La CAO est compos&eacute;e :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;une r&eacute;gion, de la collectivit&eacute; territoriale de Corse, d&#39;un d&eacute;partement, d&#39;une commune de 3 500 habitants et plus et d&#39;un &eacute;tablissement public (EPCI &agrave; Fiscalit&eacute;&nbsp;Propre, syndicats intercommunaux, syndicats mixtes) : 1 pr&eacute;sident + 5 membres de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante &eacute;lus en son sein ;</li> <li style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;une commune de moins de 3500 habitants, par le maire ou son repr&eacute;sentant, pr&eacute;sident + 3 membres du conseil municipal &eacute;lus en son sein.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Il est proc&eacute;d&eacute;, selon les m&ecirc;mes modalit&eacute;s, &agrave; l&#39;&eacute;lection de suppl&eacute;ants en nombre &eacute;gal &agrave; celui de membres titulaires.</p> <p style="text-align: justify;">NB : Sous peine de vicier la proc&eacute;dure, un membre suppl&eacute;ant ne peut pas si&eacute;ger alors que les membres titulaires sont tous pr&eacute;sents<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007495348&amp;fastReqId=868325724&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 03 mai 2000, n&deg;99BX02557</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Quant au mode de scrutin utilis&eacute; pour l&#39;&eacute;lection des membres de la CAO, il s&rsquo;agit d&rsquo;un scrutin de liste &agrave; la repr&eacute;sentation proportionnelle au plus fort reste. Le scrutin est secret et les listes d&eacute;pos&eacute;es doivent comporter des membres titulaires et des membres suppl&eacute;ants. Les listes ne doivent pas obligatoirement comporter autant de candidats qu&#39;il y a de si&egrave;ges de titulaires et de suppl&eacute;ants &agrave; pourvoir.&nbsp;</p> <p>Le panachage et le vote pr&eacute;f&eacute;rentiel sont interdits.&nbsp;</p> <h2>Pr&eacute;sidence de la CAO</h2> <p>Le pr&eacute;sident de la CAO est de droit l&rsquo;ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute;.&nbsp;</p> <p>Le pr&eacute;sident de la CAO ne peut pas se faire repr&eacute;senter par un membre &eacute;lu si&eacute;geant d&eacute;j&agrave; au sein de la CAO puisque cela aurait pour effet de r&eacute;duire le nombre des membres ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative <em>(TA Lyon, 25 f&eacute;vrier 1998, Pr&eacute;fet Rh&ocirc;ne ; TA Lyon, 2 juin 1999, n&deg; 9805507, Pr&eacute;fet Rh&ocirc;ne).</em></p> <p>Cependant, il peut confier cette fonction &agrave; un autre &eacute;lu de la collectivit&eacute; qui ne pourra alors &ecirc;tre membre &eacute;lu de la CAO.&nbsp;</p> <p>Cette repr&eacute;sentation peut &ecirc;tre ponctuelle (pour un march&eacute; pr&eacute;cis, pour une date de CAO pr&eacute;cise) ou permanente.&nbsp;</p> <p>Elle doit prendre la forme d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; de d&eacute;l&eacute;gation de fonction.&nbsp;</p> <p>Pour &ecirc;tre ex&eacute;cutoire, cet arr&ecirc;t&eacute; devra d&rsquo;une part, &ecirc;tre publi&eacute; au recueil des actes de la collectivit&eacute; ou affich&eacute;, selon les r&egrave;gles qui sont applicables &agrave; la collectivit&eacute; et d&rsquo;autre part, &ecirc;tre transmis au contr&ocirc;le de l&eacute;galit&eacute;.</p> <h2 style="text-align: justify;">Membres &agrave; voix consultative</h2> <p style="text-align: justify;">Lorsqu&#39;ils y sont invit&eacute;s par le pr&eacute;sident de la CAO, le comptable de la collectivit&eacute; et un repr&eacute;sentant du ministre charg&eacute; de la concurrence peuvent participer, avec voix consultative, aux r&eacute;unions de la CAO. Leurs observations sont consign&eacute;es au proc&egrave;s-verbal.</p> <p style="text-align: justify;">Peuvent en outre participer &agrave; la CAO, avec voix consultative, des personnalit&eacute;s ou un ou plusieurs agents de la collectivit&eacute; territoriale ou de l&#39;&eacute;tablissement public d&eacute;sign&eacute;s par le pr&eacute;sident de la CAO, en raison de leur comp&eacute;tence (formation, exp&eacute;rience, &hellip;) dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet du march&eacute; public <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007439513&amp;fastReqId=690293375&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 06 juillet 1999, n&deg;99PA00033</a>). </em></p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, peut &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; le ma&icirc;tre d&#39;&oelig;uvre lorsqu&#39;il s&#39;agit de la passation d&#39;un march&eacute; de construction. C&#39;est d&#39;ailleurs une des missions qui lui est impos&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret n&deg;93-1268 du 29 novembre 1993 relatif aux missions de ma&icirc;trise d&#39;&oelig;uvre confi&eacute;es par des ma&icirc;tres d&#39;ouvrage publics &agrave; des prestataires de droit priv&eacute; <em>(cf. <a href="http://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ110116880.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;16880, JO S&eacute;nat du 24 mars 2011, page 728</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le march&eacute; porte sur des travaux subventionn&eacute;s par l&#39;&Eacute;tat ou lorsque la r&eacute;glementation impose le concours d&#39;un service technique, peut participer &agrave; la commission un repr&eacute;sentant du service technique comp&eacute;tent pour suivre l&#39;ex&eacute;cution des travaux ou effectuer le contr&ocirc;le de conformit&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Le pr&eacute;sident de la CAO peut parfaitement d&eacute;signer en qualit&eacute; de personnes comp&eacute;tentes dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet du march&eacute; des &eacute;lus d&#39;une autre collectivit&eacute; territoriale <em>(<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q11/11-72132QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;72132, JOAN du 04&nbsp;mars 2002, page 1250</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">De m&ecirc;me, des agents des services du pouvoir adjudicateur comp&eacute;tents dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet de la consultation ou en mati&egrave;re de march&eacute;s publics peuvent participer &agrave; la CAO.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><strong>ATTENTION : </strong>La CAO ne doit cependant comporter aucun membre qui pourrait personnellement &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute; par la d&eacute;cision prise par elle. La pr&eacute;sence d&rsquo;un telle personne porterait en effet atteinte au principe d&#39;&eacute;galit&eacute; de traitement entre les candidats et donc de mise en concurrence (Mais le lien de parent&eacute; entre une conseill&egrave;re municipale et un candidat ne porte pas atteinte au principe d&#39;impartialit&eacute; de la proc&eacute;dure si celle-ci s&#39;est abstenue de si&eacute;ger &agrave; la CAO<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000025833597&amp;fastReqId=1185659367&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 09 mai 2012, n&deg;355756</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Outre le risque d&rsquo;annulation de la proc&eacute;dure, &nbsp;relatives aux march&eacute;s publics, la participation d&#39;une personne int&eacute;ress&eacute;e, en sa qualit&eacute; de personne investie d&#39;un mandat &eacute;lectif, aux r&eacute;unions de la commission est susceptible de tomber sous le coup de plusieurs infractions p&eacute;nales : corruption passive et de trafic d&#39;influence (art.432-11 du Code P&eacute;nal) ; &nbsp;prise ill&eacute;gale d&#39;int&eacute;r&ecirc;t (art.432-12 du Code P&eacute;nal) ; d&eacute;lit d&rsquo;octroi d&#39;avantage injustifi&eacute; (ou &laquo; d&eacute;lit de favoritisme &raquo;-art. 432-14 du Code P&eacute;nal).</p> <p style="text-align: justify;">Sous peine de vicier la proc&eacute;dure, aucune personne &eacute;trang&egrave;re &agrave; la CAO ne peut participer &agrave; ses r&eacute;unions. Ainsi, un &eacute;lu non&nbsp;membre de la&nbsp;CAO&nbsp;ne peut pas participer aux r&eacute;unions de celle-ci, fut-ce avec voix consultative&nbsp;<em>(<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ161224504.html" target="_blank">R&eacute;ponse&nbsp;minist&eacute;rielle,&nbsp;Question &eacute;crite&nbsp;n&deg;24504, JO S&eacute;nat du 29 d&eacute;cembre 2016, page 5650</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Si les irr&eacute;gularit&eacute;s commises par la CAO dans sa composition ou dans le d&eacute;roulement de sa/ses r&eacute;union(s), &nbsp;la personne publique peut interrompre la proc&eacute;dure de passation pour un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et lancer une nouvelle consultation.</p> <h2 style="text-align: justify;">Renouvellement int&eacute;gral ou partiel de la CAO</h2> <p style="text-align: justify;">Il n&#39;est proc&eacute;d&eacute; au renouvellement int&eacute;gral de la &nbsp;CAO que dans les cas suivants :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">lorsque le remplacement d&#39;un membre titulaire d&eacute;finitivement emp&ecirc;ch&eacute; est rendu impossible du fait de l&#39;inexistence de membre(s) suppl&eacute;ant(s) sur la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ;</li> <li style="text-align: justify;">le renouvellement int&eacute;gral de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de la collectivit&eacute; au terme normal du mandat de ces assembl&eacute;es ;</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;&eacute;largissement d&#39;une structure intercommunale car celui-ci implique la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;int&eacute;grer le ou les nouveaux membres.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">En revanche, la seule d&eacute;mission d&#39;un suppl&eacute;ant, alors m&ecirc;me que la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ne comprendrait plus d&#39;autre membre, ne permet pas de proc&eacute;der au renouvellement int&eacute;gral, partiel ou parcellaire de la commission d&egrave;s lors que le titulaire est toujours en fonction :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;(...) la d&eacute;mission d&#39;un membre suppl&eacute;ant, alors m&ecirc;me que la liste sur laquelle il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu ne comprendrait plus d&#39;autres membres du conseil municipal suppl&eacute;ants susceptibles de le remplacer, n&#39;entra&icirc;ne pas de renouvellement int&eacute;gral de la commission, d&egrave;s lors que le membre titulaire conserve son si&egrave;ge&quot; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000018005857&amp;fastReqId=833954351&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 30 mars 2007, n&deg;298103</a>).</em></p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;">R&egrave;gles de fonctionnement</h1> <p style="text-align: justify;">Les nouveaux textes ne comportent pas de dispositions sp&eacute;cifiques au fonctionnement de la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">Chaque collectivit&eacute; doit d&eacute;finir elle-m&ecirc;me les r&egrave;gles de fonctionnement de sa CAO.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Chaque acheteur pourra, par exemple, s&#39;inspirer des r&egrave;gles applicables &agrave; son assembl&eacute;e ou organe d&eacute;lib&eacute;rant pour ce qui est du d&eacute;lai minimum &agrave; respecter entre la date de convocation et la date de r&eacute;union, ou bien encore de la voix pr&eacute;pond&eacute;rante du pr&eacute;sident en cas de partage &eacute;gal des voix.</p> <p style="text-align: justify;">Le principe de transparence des proc&eacute;dures implique cependant que la CAO dresse un proc&egrave;s-verbal de ses s&eacute;ances, m&ecirc;me dans le silence des textes.</p> <h2 style="text-align: justify;">Convocation</h2> <h3 style="text-align: justify;">Forme de la convocation</h3> <p style="text-align: justify;">La convocation peut se faire :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit par courrier postal (lettre simple ou recommand&eacute;e) ;</li> <li style="text-align: justify;">soit par remise en mains propres contre r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">soit par t&eacute;l&eacute;copie ;</li> <li style="text-align: justify;">soit par voie d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389865" target="_blank">art.L.2121-10</a>, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389871" target="_blank">L.2121-13-1</a> du CGCT, applicables aux EPCI par renvoi de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006392782&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.5211-1 alin&eacute;a 1</a>). Cependant, &nbsp;si la personne publique ne met pas &agrave; disposition de ses &eacute;lus les moyens informatiques n&eacute;cessaires, elle ne peut contraindre un &eacute;lu &agrave; se doter de moyens propres : la convocation sera alors effectu&eacute;e sur un support papier.&nbsp;</li> </ul> <h3 style="text-align: justify;">Contenu de la convocation</h3> <p style="text-align: justify;">La convocation doit comporter les mentions suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">identit&eacute; et qualit&eacute; du&nbsp;destinataire ;&nbsp;</li> <li style="text-align: justify;">type de voix du destinataire (consultative ou d&eacute;lib&eacute;rative) ;</li> <li style="text-align: justify;">lieu, jour et heure de la r&eacute;union ;&nbsp;</li> <li style="text-align: justify;">ordre de jour (dossiers examin&eacute;s) ;</li> <li style="text-align: justify;">r&eacute;f&eacute;rence de la proc&eacute;dure de passation et des articles relatifs &agrave; la commission d&#39;appel d&#39;offres.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Quant&nbsp;au rapport d&#39;analyse des offres avec la convocation, sa transmission aux membres de la CAO est facultative. Il rel&egrave;ve cependant de la &quot;bonne administration&quot;&nbsp;que les membres de la CAO disposent, en sus de l&rsquo;ordre du jour, des rapports concernant chaque affaire<em> (cf. <a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-97129QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;97129, JOAN du 05 avril 2011, page 3378</a>). </em>Les &eacute;lus ont d&#39;ailleurs le droit d&#39;&ecirc;tre inform&eacute;s&nbsp;des affaires de la collectivit&eacute; faisant l&#39;objet d&#39;une d&eacute;lib&eacute;ration (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=EDC7EA5806E834FA462A7EA0C53307A7.tpdila19v_2?idArticle=LEGIARTI000006389870&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20170126&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.2121-13</a> du CGCT).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Quant &agrave; la transmission du rapport d&#39;analyse des offres aux organismes consultatifs avant la r&eacute;union de la CAO, aucun texte ne l&rsquo;interdit ni ne l&rsquo;autorise. Mais le risque juridique est r&eacute;el. Il convient d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s prudent dans la transmission de ce rapport d&rsquo;analyse. En effet, les entreprises pourraient &ecirc;tre inform&eacute;es &quot;accidentellement&quot;&nbsp;de la teneur des offres des autres candidats. Cela cr&eacute;erait une in&eacute;galit&eacute; de traitement des candidats, pouvant &ecirc;tre sanctionn&eacute;e par le versement d&rsquo;une indemnit&eacute; au candidat &eacute;vinc&eacute; voire par l&rsquo;annulation du march&eacute;.</p> <h2 style="text-align: justify;">Lieu de r&eacute;union</h2> <p style="text-align: justify;">Aucune r&egrave;gle n&#39;est fix&eacute;e en la mati&egrave;re.</p> <p style="text-align: justify;">Contrairement &agrave; la r&eacute;union de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant d&#39;une collectivit&eacute;, soumise aux principes de publicit&eacute; et d&#39;accessibilit&eacute; des s&eacute;ances, de neutralit&eacute; et de s&eacute;curit&eacute; du lieu (cf.<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389862" target="_blank">art.L.2121-7</a> du CGCT), ces principes ne s&#39;imposent pas &agrave; la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">La CAO peut donc se r&eacute;unir ailleurs qu&#39;au si&egrave;ge de la personne publique adjudicatrice, voire m&ecirc;me en-dehors de son territoire.</p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte &eacute;galement que les s&eacute;ances de la CAO&nbsp;ne sont pas publiques <em>(<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160923180.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;23180, JO S&eacute;nat du 29 d&eacute;cembre 2016, page 5650</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Quorum</h2> <p style="text-align: justify;">Le quorum est atteint <em>&quot;lorsque la moiti&eacute; plus un des membres &agrave; voix d&eacute;lib&eacute;rative sont pr&eacute;sents&quot; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007639920&amp;fastReqId=1600354793&amp;fastPos=2" target="_blank">CE, 18 avril 1969, Sieur Meunier, n&deg;72251</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">La pr&eacute;sence &agrave; la r&eacute;union de la CAO&nbsp;se mat&eacute;rialise par la signature du proc&egrave;s-verbal.</p> <p style="text-align: justify;">Le quorum doit donc &ecirc;tre atteint non seulement au moment du vote, mais &eacute;galement lors des d&eacute;bats.</p> <p style="text-align: justify;">Si, apr&egrave;s une premi&egrave;re convocation, le quorum n&rsquo;est pas atteint, la CAO est &agrave; nouveau convoqu&eacute;e. Elle se r&eacute;unit alors valablement sans condition de quorum, mais aucune modification de&nbsp;l&#39;ordre du jour ne doit intervenir entre la premi&egrave;re et la seconde convocation.</p> <h2 style="text-align: justify;">Vote</h2> <p style="text-align: justify;">Ont voix d&eacute;lib&eacute;rative le pr&eacute;sident et les membres.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, une distinction doit &ecirc;tre faite entre les membres et le pr&eacute;sident. Le pr&eacute;sident devant toujours &ecirc;tre pr&eacute;sent, le calcul se fait comme suit :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">50 % des membres hors pr&eacute;sident ;</li> <li style="text-align: justify;">plus le pr&eacute;sident.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">On entend par &quot;membre&quot; le titulaire ou son suppl&eacute;ant. On entend par &quot;pr&eacute;sident&quot; le pr&eacute;sident ou son repr&eacute;sentant. La proc&eacute;dure sera toujours irr&eacute;guli&egrave;re si le pr&eacute;sident ou son repr&eacute;sentant est absent.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;attribution d&#39;un march&eacute; public ne rel&egrave;ve pas des &quot;affaires courantes&quot; devant &ecirc;tre assur&eacute;e par l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant en place suite au renouvellement g&eacute;n&eacute;ral des conseils municipaux. &nbsp;Une CAO ne peut donc prendre, pendant cette p&eacute;riode, une d&eacute;cision relative &agrave; l&#39;attribution d&#39;un march&eacute; pour la r&eacute;novation des canalisations d&#39;eau potable d&egrave;s lors qu&#39;il n&#39;existe aucune urgence particuli&egrave;re<em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000025041165&amp;fastReqId=164971535&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 23 d&eacute;cembre 2011, n&deg;348647</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Vid&eacute;oconf&eacute;rence</h2> <p style="text-align: justify;">Le recours &agrave; un syst&egrave;me de vid&eacute;o-conf&eacute;rence lors des s&eacute;ances des CAO est d&eacute;sormais possible (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389258&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.L.1414-2 </a>CGCT).</p> <h1 style="text-align: justify;">CAO dans le cadre d&rsquo;un groupement de commandes</h1> <p style="text-align: justify;">Voir l&#39;article <a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/groupement-de-commandes" target="_blank">&quot;Groupement de commandes&quot;</a></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><strong><em><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DSP/CAO.png" style="width: 800px; height: 1900px; float: left;" /></em></strong></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/commission-dappel-doffres-cao Thu, 22 Apr 2010 00:00:00 +0200 Groupement de commandes https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/groupement-de-commandes <p style="text-align: justify;">L&#39;article 28 de l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030920376&amp;categorieLien=cid" target="_blank">ordonnance&nbsp;n&deg;2015-899 du 23 juillet 2015</a> relative aux march&eacute;s publics pr&eacute;voit que des groupements de commandes peuvent &ecirc;tre constitu&eacute;s :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">entre des acheteurs afin de passer conjointement un ou plusieurs march&eacute;s publics ;</li> <li style="text-align: justify;">ou&nbsp;entre un ou plusieurs acheteurs et une ou plusieurs personnes morales de droit priv&eacute; qui ne sont pas des acheteurs soumis &agrave; l&#39;ordonnance, &agrave; condition que chacun des membres du groupement applique, pour les achats r&eacute;alis&eacute;s dans le cadre du groupement, les r&egrave;gles pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente ordonnance.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La constitution du groupement n&eacute;cessite la r&eacute;alisation de d&eacute;marches pr&eacute;alables.</p> <p style="text-align: justify;">En premier lieu, chaque collectivit&eacute; int&eacute;ress&eacute;e par le march&eacute; doit adopter une d&eacute;lib&eacute;ration ayant pour objet :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la constitution du groupement,</li> <li style="text-align: justify;">la d&eacute;signation de la collectivit&eacute; en charge de mener tout ou partie de la proc&eacute;dure de passation ou de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; public au nom et pour le compte des autres membres (&quot;coordonnateur&quot; bien que l&#39;ordonnance ne fasse plus&nbsp;r&eacute;f&eacute;rence &agrave; ce terme, un autre terme peut &ecirc;tre employ&eacute; pour d&eacute;signer cette collectivit&eacute;),</li> <li style="text-align: justify;">la d&eacute;termination du besoin de la collectivit&eacute;,</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;approbation du cahier des charges du march&eacute; et du contenu de la convention de groupement de commandes,</li> <li style="text-align: justify;">la participation financi&egrave;re de chaque collectivit&eacute; membre,</li> <li style="text-align: justify;">l&#39;&eacute;lection des repr&eacute;sentants de la collectivit&eacute; au sein de la CAO du groupement.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">En second lieu, l&#39;ex&eacute;cutif de chaque collectivit&eacute; membre doit signer la convention de groupement de commandes.</p> <p style="text-align: justify;">La proc&eacute;dure est engag&eacute;e et men&eacute;e &agrave; son terme (jusqu&#39;&agrave; notification du march&eacute;) par le seul &quot;coordonnateur&quot; de groupement.</p> <p style="text-align: justify;">Pour ce qui concerne le suivi de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;, les membres du groupement d&eacute;finissent au pr&eacute;alable dans la convention s&#39;ils le confient ou non au &quot;coordonnateur&quot;.</p> <p style="text-align: justify;">Si cette mission lui est confi&eacute;e, le &quot;coordonnateur&quot; est l&#39;unique interlocuteur du titulaire du march&eacute;. Il proc&egrave;de alors au suivi, &agrave; la r&eacute;ception et au r&egrave;glement du march&eacute;. Le remboursement par les autres collectivit&eacute;s membres s&#39;op&egrave;re selon les conditions stipul&eacute;es dans la convention.</p> <p style="text-align: justify;">Tous les membres du groupement participent activement aux d&eacute;cisions dans la mesure o&ugrave;, m&ecirc;me dans les cas de proc&eacute;dure adapt&eacute;e, la r&eacute;union de la CAO est obligatoire.&nbsp;</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Convention de groupement de commandes</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La convention constitutive du groupement&nbsp;d&eacute;finit les r&egrave;gles de fonctionnement du groupement.</p> <p style="text-align: justify;">Elle peut confier &agrave; l&#39;un ou plusieurs de ses membres la charge de mener tout ou partie de la proc&eacute;dure de passation ou de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; public au nom et pour le compte des autres membres.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque la passation et l&#39;ex&eacute;cution d&#39;un march&eacute; public sont men&eacute;es conjointement dans leur int&eacute;gralit&eacute; au nom et pour le compte de tous les acheteurs concern&eacute;s, ceux-ci sont solidairement responsables de l&#39;ex&eacute;cution des obligations qui leur incombent en vertu de la pr&eacute;sente ordonnance.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque la passation et l&#39;ex&eacute;cution d&#39;un march&eacute; public ne sont pas men&eacute;es dans leur int&eacute;gralit&eacute; au nom et pour le compte des acheteurs concern&eacute;s, ceux-ci ne sont solidairement responsables que des op&eacute;rations de passation ou d&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; public qui sont men&eacute;es conjointement. Chaque acheteur est seul responsable de l&#39;ex&eacute;cution des obligations qui lui incombent en vertu de la convention constitutive pour les op&eacute;rations dont il se charge en son nom propre et pour son propre compte.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Modification du groupement en cours de proc&eacute;dure&nbsp;de passation du march&eacute;</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Cette modification n&#39;est pas possible si le&nbsp;groupement de commandes n&rsquo;est pas permanent (groupement de commandes constitu&eacute; pour un march&eacute; pr&eacute;cis).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Elle est possible si le groupement de commandes est permanent (march&eacute;s ou accords-cadres destin&eacute;s &agrave; satisfaire un besoin r&eacute;current) et (conditions&nbsp;cumulatives)&nbsp;que la convention le pr&eacute;voit express&eacute;ment et &agrave; l&rsquo;occasion de la passation d&rsquo;un nouveau march&eacute; par le groupement et non pour le march&eacute; &eacute;ventuellement d&eacute;j&agrave; en cours de passation ou d&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;<em>(cf. <a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-100136qe.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;100136,&nbsp;JOAN&nbsp;du 17 mai 2011, page 5146</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>CAO du groupement</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Dans le cadre des&nbsp;MAPA&nbsp;de groupement de commandes, la CAO peut &ecirc;tre obligatoire (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000033611648&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20180604" target="_blank">art.L.1414-3</a>&nbsp;CGCT) .</p> <p style="text-align: justify;">NB : La modification de la r&egrave;gle du CMP abrog&eacute; selon laquelle tout groupement de commandes devait avoir une CAO ne permet pas au groupement de commandes concern&eacute; par ces nouvelles dispositions (notamment ceux pour lesquels les membres collectivit&eacute;s territoriales sont minoritaires) de se passer de la consultation de la CAO sur un projet d&rsquo;avenant &agrave; un march&eacute; public pass&eacute; en application du code des march&eacute;s publics.</p> <p style="text-align: justify;">Aussi, lorsqu&rsquo;une CAO relevant des anciennes r&egrave;gles et une CAO relevant des nouvelles r&egrave;gles existent pour un m&ecirc;me acheteur ou groupement de commandes, la CAO &laquo; anciennes r&egrave;gles &raquo; doit &ecirc;tre saisie lors de la passation d&rsquo;un avenant &agrave; un march&eacute; public pass&eacute; sous l&rsquo;empire du code des march&eacute;s publics, c&rsquo;est-&agrave;-dire lorsque le march&eacute; public en cause a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une consultation ou d&rsquo;un envoi de l&rsquo;avis d&rsquo;appel &agrave; la concurrence envoy&eacute; &agrave; la publication avant le 1er avril 2016.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB : La convention constitutive du groupement peut pr&eacute;voir que la CAO du groupement est celle du coordonnateur.</strong></p> <h2 style="text-align: justify;">Membres ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative</h2> <p style="text-align: justify;">Sont membres &agrave; voix d&eacute;lib&eacute;rative de cette CAO :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">1 repr&eacute;sentant &eacute;lu parmi les membres ayant voix d&eacute;lib&eacute;rative de la CAO de chaque membre du groupement qui dispose d&#39;une CAO ;&nbsp;</li> <li style="text-align: justify;">1 repr&eacute;sentant pour chacun des autres membres du groupement d&eacute;sign&eacute; selon les modalit&eacute;s qui leur sont propres.&nbsp;</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La CAO est pr&eacute;sid&eacute;e par le repr&eacute;sentant du &quot;coordonnateur&quot;.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Pour chaque membre titulaire peut &ecirc;tre pr&eacute;vu un suppl&eacute;ant.</p> <h2 style="text-align: justify;">Membres ayant voix consultative</h2> <p style="text-align: justify;">Le pr&eacute;sident de la CAO peut d&eacute;signer des personnalit&eacute;s comp&eacute;tentes dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet du march&eacute;.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Celles-ci sont convoqu&eacute;es et peuvent participer, avec voix consultative, aux r&eacute;unions de la CAO.</p> <p style="text-align: justify;">La CAO peut &eacute;galement &ecirc;tre assist&eacute;e par des agents des membres du groupement, comp&eacute;tents dans la mati&egrave;re qui fait l&#39;objet de la consultation ou en mati&egrave;re de march&eacute;s publics.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Le comptable du &quot;coordonnateur&quot;&nbsp;du groupement, si celui-ci est un comptable public et un repr&eacute;sentant du directeur g&eacute;n&eacute;ral de la concurrence, de la consommation et de la r&eacute;pression des fraudes (DIRECCTE), peuvent participer, avec voix consultative, aux r&eacute;unions de la CAO, lorsqu&#39;ils y sont invit&eacute;s. Leurs observations sont consign&eacute;es au proc&egrave;s-verbal.</p> <p style="text-align: justify;">Il est de &quot;bonne administration&quot; que les membres de la CAO disposent, en sus de l&#39;ordre du jour, des rapports concernant chaque affaire<em> (R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;97129,&nbsp;JOAN, 05 avril 2011, page 3378).</em></p> <p style="text-align: justify;">Quant&nbsp;&agrave; la transmission du rapport d&#39;analyse des offres &nbsp;aux organismes consultatifs avant la r&eacute;union de la CAO, aucun texte ne l&rsquo;interdit ni ne l&rsquo;autorise. Mais le risque juridique est r&eacute;el. Il convient d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s prudent dans la transmission de ce rapport d&rsquo;analyse. En effet, les entreprises pourraient &ecirc;tre inform&eacute;es &laquo; accidentellement &raquo; de la teneur des offres des autres candidats. Cela cr&eacute;erait une in&eacute;galit&eacute; de traitement des candidats, pouvant &ecirc;tre sanctionn&eacute;e par le versement d&rsquo;une indemnit&eacute; au candidat &eacute;vinc&eacute; voire par l&rsquo;annulation du march&eacute;.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/groupement-de-commandes Fri, 16 Apr 2010 00:00:00 +0200 Sous-traitance et DSP https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/sous-traitance-et-dsp <p style="text-align: justify;">La&nbsp;sous-traitance&nbsp;est&nbsp;possible&nbsp;dans le cadre d&rsquo;un contrat de DSP.</p> <p style="text-align: justify;">Un&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;peut confier l&#39;ex&eacute;cution d&#39;une t&acirc;che de son contrat de DSP &agrave; un sous-traitant, d&egrave;s lors que ce dernier est express&eacute;ment accept&eacute; par l&#39;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante.&nbsp;Cette derni&egrave;re ne pourra toutefois refuser le &quot;sous-d&eacute;l&eacute;gataire&quot; que s&#39;il n&#39;est pas en mesure d&#39;assurer la bonne ex&eacute;cution du service public, notamment en ce qui concerne ses capacit&eacute;s techniques et financi&egrave;res<em> (R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;74954,&nbsp;JOAN, 31 mai 2011, page 5771).</em></p> <p style="text-align: justify;">Tous les contrats de&nbsp;sous-traitance&nbsp;sont soumis aux dispositions de la&nbsp;loi n&deg;75-1334 du 31 d&eacute;cembre 1975&nbsp;relative &agrave; la&nbsp;sous-traitance.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 3&nbsp;de cette loi dispose que&nbsp;<em>&quot;L&#39;entrepreneur qui entend ex&eacute;cuter un contrat ou un march&eacute; en recourant &agrave; un ou plusieurs sous-traitants doit, au moment de la conclusion et pendant toute la dur&eacute;e du contrat ou du march&eacute;, faire accepter chaque sous-traitant et agr&eacute;er les conditions de paiement de chaque contrat de&nbsp;sous-traitance&nbsp;par le ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage ; l&#39;entrepreneur principal est tenu de communiquer le ou les contrats de&nbsp;sous-traitance&nbsp;au ma&icirc;tre de l&#39;ouvrage lorsque celui-ci en fait la demande.&quot;</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette exigence d&rsquo;agr&eacute;ment s&rsquo;applique &agrave; tous les contrats de&nbsp;sous-traitance, notamment pour les contrats de DSP.</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, comme le confirme une r&eacute;ponse minist&eacute;rielle du 02/06/2011, le choix du &laquo;&nbsp;sous-d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;&raquo; doit n&eacute;cessairement recueillir l&rsquo;accord explicite de l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante, via une d&eacute;claration de&nbsp;sous-traitance&nbsp;dans les conditions fix&eacute;es par la loi susmentionn&eacute;e&nbsp;<em>(R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;17378, JO S&eacute;nat du 02/06/2011, page 1470).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette obligation&nbsp;s&rsquo;applique en vertu de la loi, donc il n&rsquo;est pas juridiquement n&eacute;cessaire de l&rsquo;indiquer dans le cahier des charges pour que la d&eacute;claration soit obligatoire. Il peut cependant &ecirc;tre pertinent de le rappeler.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/sous-traitance-et-dsp Mon, 16 Nov 2015 00:00:00 +0100 Avis d'attribution https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/avis-d-attribution <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=A5206F2745C6CD66471FDF7AD45B05B7.tplgfr37s_2?idArticle=LEGIARTI000032299631&amp;cidTexte=LEGITEXT000032299346&amp;dateTexte=20170926" target="_blank">article 104 du d&eacute;cret n&deg;2016-360 du 25 mars 2016</a> pr&eacute;voit que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;I. - Pour les march&eacute;s publics r&eacute;pondant &agrave; un besoin d&#39;un montant &eacute;gal ou sup&eacute;rieur aux seuils europ&eacute;ens publi&eacute;s au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise, l&#39;acheteur envoie pour publication, dans un d&eacute;lai maximal de trente jours &agrave; compter de la signature du march&eacute; public, un avis d&#39;attribution dans les conditions suivantes :<br /> 1&deg; Pour l&#39;Etat, ses &eacute;tablissements publics autres qu&#39;&agrave; caract&egrave;re industriel et commercial, les collectivit&eacute;s territoriales, leurs &eacute;tablissements publics et leurs groupements l&#39;avis est publi&eacute; dans le Bulletin officiel des annonces des march&eacute;s publics et au Journal officiel de l&#39;Union europ&eacute;enne ;<br /> 2&deg; Pour les autres acheteurs, l&#39;avis est publi&eacute; au Journal officiel de l&#39;Union europ&eacute;enne.<br /> L&#39;avis est &eacute;tabli conform&eacute;ment au mod&egrave;le fix&eacute; par le r&egrave;glement de la Commission europ&eacute;enne &eacute;tablissant les formulaires standard pour la publication d&#39;avis dans le cadre de la passation de march&eacute;s publics.<br /> II. - Lorsque l&#39;appel &agrave; la concurrence a &eacute;t&eacute; effectu&eacute; sous la forme d&#39;un avis de pr&eacute;information ou d&#39;un avis p&eacute;riodique indicatif et que l&#39;acheteur a d&eacute;cid&eacute; de ne pas attribuer de nouveaux march&eacute;s publics au cours de la p&eacute;riode couverte par cet avis, l&#39;avis d&#39;attribution le mentionne express&eacute;ment.<br /> III. - Pour les march&eacute;s subs&eacute;quents, fond&eacute;s sur un accord-cadre, l&#39;acheteur est dispens&eacute; d&#39;envoyer un avis d&#39;attribution.<br /> Pour les march&eacute;s sp&eacute;cifiques fond&eacute;s sur un syst&egrave;me d&#39;acquisition dynamique et les march&eacute;s publics de services sociaux et autres services sp&eacute;cifiques, l&#39;acheteur peut regrouper les avis d&#39;attribution sur une base trimestrielle. Dans ce cas, il envoie ces avis group&eacute;s pour publication au plus tard trente jours apr&egrave;s la fin de chaque trimestre.<br /> IV. - Dans les conditions fix&eacute;es par l&#39;article 44 de l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015 susvis&eacute;e, certaines informations sur la passation du march&eacute; public peuvent ne pas &ecirc;tre publi&eacute;es au cas o&ugrave; leur divulgation ferait obstacle &agrave; l&#39;application des lois, serait contraire &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t public, porterait pr&eacute;judice aux int&eacute;r&ecirc;ts commerciaux l&eacute;gitimes d&#39;un op&eacute;rateur &eacute;conomique en particulier, public ou priv&eacute;, ou pourrait nuire &agrave; une concurrence loyale entre les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques.<br /> V. - Dans le cas de march&eacute;s publics de services de recherche et d&eacute;veloppement pass&eacute;s par une entit&eacute; adjudicatrice, les informations concernant la nature et la quantit&eacute; des services peuvent &ecirc;tre limit&eacute;es :<br /> 1&deg; A la mention &laquo; services de recherche et d&eacute;veloppement &raquo; lorsque le march&eacute; public a &eacute;t&eacute; pass&eacute; selon une proc&eacute;dure n&eacute;goci&eacute;e sans publicit&eacute; ni mise en concurrence pr&eacute;alables conform&eacute;ment au 1&deg; du III de l&#39;article 30 ;<br /> 2&deg; A des informations au moins aussi d&eacute;taill&eacute;es que celles qui figuraient dans l&#39;avis qui a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; comme appel &agrave; la concurrence.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les march&eacute;s pass&eacute;s selon la proc&eacute;dure adapt&eacute;e (proc&eacute;dure non formalis&eacute;e) ne doivent pas faire l&rsquo;objet de la publication d&rsquo;un avis d&rsquo;attribution au sens de l&#39;article 104.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Pour autant, dans tous les cas, le pouvoir adjudicateur&nbsp;doit proc&eacute;der &agrave;&nbsp;<em>&quot;des mesures de publicit&eacute; appropri&eacute;es&quot;</em> de la convention (CE, 16 juillet 2007, n&deg;291545, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Tropic&nbsp;Travaux Signalisation&nbsp;Guadeloupe)&nbsp;(CE, 4 avril&nbsp;2014, n&deg;358994, D&eacute;partement&nbsp;du&nbsp;Tarn-et-Garonne). Cette publication permet en effet&nbsp;de d&eacute;clencher le d&eacute;lai de 2 mois dans lequel le recours en contestation de validit&eacute; du contrat administratif des concurrents &eacute;vinc&eacute;s et de<em>&nbsp;&quot;tout tiers &agrave; un contrat administratif susceptible d&#39;&ecirc;tre l&eacute;s&eacute; dans ses int&eacute;r&ecirc;ts de fa&ccedil;on suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses&quot;.</em>&nbsp;Afin de respecter cette exigence de <em>&quot;publicit&eacute; appropri&eacute;e&quot;</em>, l&rsquo;acheteur doit notamment proc&eacute;der &agrave; la publication <em>&quot;d&rsquo;un avis mentionnant &agrave; la fois la conclusion du contrat et les modalit&eacute;s de sa consultation dans le respect des secrets prot&eacute;g&eacute;s par la loi&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/avis-d-attribution Mon, 16 Nov 2015 00:00:00 +0100 Rapport de présentation https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/rapport-de-presentation <p style="text-align: justify;">Seuls les march&eacute;s pass&eacute;s selon une proc&eacute;dure formalis&eacute;e sont soumis &agrave; l&#39;obligation de r&eacute;daction d&#39;un rapport de pr&eacute;sentation.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;article 79&nbsp;du Code des march&eacute;s publics dispose que&nbsp;<em>&quot;pour les march&eacute;s et accords-cadres pass&eacute;s selon une des proc&eacute;dures formalis&eacute;es, le pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;&eacute;tablit un rapport de pr&eacute;sentation de la proc&eacute;dure de passation&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u>&nbsp;: C&#39;est l&#39;application d&#39;une proc&eacute;dure formalis&eacute;e qui commande la r&eacute;daction d&#39;un rapport de pr&eacute;sentation et non le montant du march&eacute;. Cependant, rien n&#39;interdit au pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;de r&eacute;diger un rapport de pr&eacute;sentation dans le cadre d&#39;un march&eacute; &agrave; proc&eacute;dure adapt&eacute;e&nbsp;<em>(R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question n&deg;89925,&nbsp;JOAN&nbsp;du 29&nbsp;mars&nbsp;2011, page 3112)</em></p> <p style="text-align: justify;">Le rapport de pr&eacute;sentation contient a minima les informations suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">identification du pouvoir&nbsp;adjudicateur ;</li> <li style="text-align: justify;">objet du march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">nom des candidats retenus et motifs de choix ;</li> <li style="text-align: justify;">nom des candidats exclus et motifs de rejet ;</li> <li style="text-align: justify;">motif des offres &eacute;ventuellement jug&eacute;es anormalement basses ;</li> <li style="text-align: justify;">nom du titulaire du march&eacute; et motifs du choix de son offre ;</li> <li style="text-align: justify;">le cas &eacute;ch&eacute;ant, motif du recours &agrave; une proc&eacute;dure n&eacute;goci&eacute;e ou au dialogue comp&eacute;titif ;</li> <li style="text-align: justify;">le cas &eacute;ch&eacute;ant, motif de l&#39;arr&ecirc;t de la proc&eacute;dure ;</li> <li style="text-align: justify;">informations relatives au d&eacute;roulement&nbsp;d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;&nbsp;de la proc&eacute;dure ;</li> <li style="text-align: justify;">indications &eacute;ventuelles de l&#39;origine des fournitures (Union Europ&eacute;enne ou autres pays signataires de l&#39;accord sur les march&eacute;s publics conclus dans le cadre de&nbsp;l&#39;OMC).</li> </ul> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/rapport-de-presentation Mon, 16 Nov 2015 00:00:00 +0100 Avis d'attribution https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/avis-d-attribution <p style="text-align: justify;">Il convient de faire la distinction entre la publication de l&rsquo;avis d&rsquo;intention de conclure ou l&rsquo;avis d&rsquo;attribution d&rsquo;une part et la publication de la d&eacute;lib&eacute;ration autorisant l&rsquo;ex&eacute;cutif &agrave; signer le contrat de DSP d&rsquo;autre part.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Concernant l&#39;avis d&#39;intention de conclure ou l&#39;avis d&#39;attribution</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La publication d&rsquo;un avis d&rsquo;intention de conclure permet d&rsquo;exclure la possibilit&eacute; d&rsquo;un recours contractuel. Si l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;souhaite exclure toute possibilit&eacute; de recours contractuel <em>(art.L.551-15 CJA)</em>, elle doit publier au&nbsp;BOAMP&nbsp;un avis relatif &agrave; son intention de conclure la convention et respecter un d&eacute;lai minimum de 11 jours entre la date de publication et la date de signature de cette convention. Ce d&eacute;lai est destin&eacute; &agrave; rendre possible l&rsquo;exercice d&rsquo;un recours&nbsp;pr&eacute;contractuel.</p> <p style="text-align: justify;">Le&nbsp;mod&egrave;le d&rsquo;avis d&rsquo;intention de conclure&nbsp;impose l&rsquo;insertion de la&nbsp;&quot;<em>date de d&eacute;cision d&rsquo;attribution de la convention par l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&quot;</em>&nbsp;(Section IV, point 1).&nbsp;Or, en application de l&rsquo;<em>article L.1411-7&nbsp;du&nbsp;CGCT</em>, l&rsquo;ex&eacute;cutif (maire/pr&eacute;sident) ne peut signer une convention de DSP sans y avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;alablement express&eacute;ment autoris&eacute; par d&eacute;cision expresse de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante, celle-ci ne pouvant d&eacute;l&eacute;guer cette comp&eacute;tence &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cutif&nbsp;<em>(CE, 10 janvier 2007, Soci&eacute;t&eacute; des pompes fun&egrave;bres et des conseillers fun&eacute;raires du&nbsp;Roussillon, n&deg;284063).</em>&nbsp;Par cons&eacute;quent, la date de la d&eacute;cision &agrave; ins&eacute;rer dans l&rsquo;avis d&rsquo;intention de conclure &eacute;tant la date de la d&eacute;lib&eacute;ration, cet avis ne peut &ecirc;tre publi&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s d&eacute;cision de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante, devenue ex&eacute;cutoire (affichage + transmission en Pr&eacute;fecture).</p> <p style="text-align: justify;">La publication d&rsquo;un avis d&rsquo;attribution permet de limiter le recours contractuel pendant un d&eacute;lai maximal de 31 jours. Si l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;n&rsquo;a pas publi&eacute; au&nbsp;BOAMP&nbsp;son intention de conclure la convention ou a op&eacute;r&eacute; cette publication mais n&rsquo;a pas respect&eacute; le d&eacute;lai de 11 jours, elle peut publier au&nbsp;BOAMP&nbsp;un avis d&rsquo;attribution de la convention. Dans ce cas, le r&eacute;f&eacute;r&eacute; contractuel est ouvert pendant un d&eacute;lai maximal de 31 jours &agrave; compter de la date de publication de cet avis d&rsquo;attribution <em>(art.R.551-7 CJA)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">En l&rsquo;absence de publication d&rsquo;un avis d&rsquo;intention de conclure ou d&rsquo;un avis d&rsquo;attribution, le r&eacute;f&eacute;r&eacute; contractuel est ouvert pendant un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter du lendemain de la conclusion de la convention (<em>art.R.551-7 CJA).</em></p> <p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un avis d&rsquo;intention de conclure une DSP a &eacute;t&eacute; publi&eacute;, il n&#39;est pas&nbsp;obligatoire de publier ensuite un avis d&rsquo;attribution de cette DSP.&nbsp;N&eacute;anmoins, il faut veiller &agrave; ce que les conditions de forme et de d&eacute;lai de l&rsquo;avis d&rsquo;intention de conclure le contrat ont &eacute;t&eacute; respect&eacute;s.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Concernant la d&eacute;lib&eacute;ration autorisant l&#39;ex&eacute;cutif &agrave; signer le contrat de DSP</strong></h1> <p style="text-align: justify;">La d&eacute;lib&eacute;ration relative au choix du&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire&nbsp;et &agrave; l&rsquo;autorisation de signer le contrat est soumise, comme toute d&eacute;lib&eacute;ration, &agrave; enregistrement en&nbsp;Pr&eacute;fecture, affichage au si&egrave;ge de la collectivit&eacute; et &agrave; publication dans le recueil des actes administratifs (pour les communes de plus de 3500 habitants et&nbsp;EPCI&nbsp;de plus de 3500 habitants cf. <em>art.L.2131-1</em> et pour les&nbsp;EPCI&nbsp;par renvoi de l&rsquo;<em>article L.5211-3</em> ; et <em>L.2121-24 du&nbsp;CGCT</em>).</p> <p style="text-align: justify;">De plus, l&rsquo;<em>article L.2121-24 du&nbsp;CGCT</em>&nbsp;pr&eacute;cise que le&nbsp;&laquo; dispositif &raquo;&nbsp; de la d&eacute;lib&eacute;ration approuvant une d&eacute;l&eacute;gation de service public <em>&quot;fait l&rsquo;objet d&rsquo;une insertion dans une publication locale diffus&eacute;e dans la commune&quot;</em>.</p> <p style="text-align: justify;">Le choix du support appartient &agrave; la collectivit&eacute;, mais ne saurait se confondre avec l&rsquo;affichage ou &agrave; la mise en ligne sur le site&nbsp;Internet&nbsp;de la collectivit&eacute;. Cette publication peut &ecirc;tre par exemple le bulletin municipal.&nbsp; Le non-respect de cette obligation est sans cons&eacute;quence sur la validit&eacute; des d&eacute;lib&eacute;rations, sauf disposition l&eacute;gale expresse <em>(CE, 24 mai 1995, Ville de&nbsp;Meudon).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/avis-d-attribution Mon, 16 Nov 2015 00:00:00 +0100 Marché à bons de commande https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/marche-a-bons-de-commande <p style="text-align: justify;">Un march&eacute;&nbsp;&agrave; bons de commande est un march&eacute;&nbsp;conclu avec un ou plusieurs op&eacute;rateurs &eacute;conomiques et ex&eacute;cut&eacute; au fur et &agrave; mesure de l&#39;&eacute;mission de bons de commande<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.77</a> du CMP).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il permet &agrave; l&#39;acheteur public de r&eacute;aliser des achats &agrave; caract&egrave;re r&eacute;p&eacute;titif,&nbsp;lorsqu&#39;il n&#39;est pas en mesure de d&eacute;terminer au pr&eacute;alable le rythme ou la quantit&eacute; de ses besoins. Cette forme est donc le plus souvent utilis&eacute;e en mati&egrave;re de&nbsp;march&eacute;s publics de fournitures et de services, m&ecirc;me si elle n&#39;est en aucun cas exclue pour les autres types de march&eacute;s (travaux, prestations intellectuelles, etc.).</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Minimum et/ou maximum ?&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur public est libre de d&eacute;terminer a priori, dans les documents de consultation, s&#39;il pr&eacute;voit un minimum et/ou un maximum en valeur ou en&nbsp;quantit&eacute; ou s&#39;il ne pr&eacute;voit ni l&#39;un ni l&#39;autre.&nbsp;Le minimum et le maximum (en quantit&eacute; ou en montant) pr&eacute;vus au march&eacute; constituent des engagements de la&nbsp;part des contractants et non une estimation.</p> <p style="text-align: justify;"><u>En cas de march&eacute; pass&eacute; sans minimum ni maximum :</u></p> <p style="text-align: justify;">Le Conseil d&#39;Etat exige que figure &quot;&agrave; titre indicatif et pr&eacute;visionnel&quot; dans les documents du march&eacute; les quantit&eacute;s de prestations &agrave; fournir ou des &eacute;l&eacute;ments permettant d&#39;appr&eacute;cier l&#39;&eacute;tendue du march&eacute;, par exemple via l&#39;indication des montant et/ou volume estimatif des prestations <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019703696&amp;fastReqId=1537991934&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 24 octobre 2008, Communaut&eacute; d&#39;agglom&eacute;ration&nbsp;de l&#39;Artois, n&deg;313600 </a>; <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000022364681&amp;fastReqId=1730788641&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 18 juin 2010, OPAC Habitat Marseille Provence, n&deg;335611</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>Si le march&eacute; est conclu sans minimum</u>&nbsp;:</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur public n&#39;a aucune obligation de passer des commandes <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000017989618&amp;fastReqId=156512025&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 13 mars 2007, Soci&eacute;t&eacute; automobile Citro&euml;n, n&deg;04PA02721</a>)</em>. Il&nbsp;peut m&ecirc;me n&#39;en passer aucune.&nbsp;Il n&#39;aura pas &agrave; payer d&#39;indemnit&eacute; au titulaire du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;"><u>Si le march&eacute; est conclu avec un minimum</u>&nbsp;:</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur public a l&#39;obligation d&#39;&eacute;mettre des bons de commande &agrave; hauteur du minimum.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Si le total effectif des commandes pass&eacute;es dans le cadre du march&eacute; n&#39;atteint pas ce minimum, le titulaire est en droit d&#39;obtenir une indemnit&eacute; &eacute;valu&eacute;e &agrave; hauteur&nbsp;de la marge b&eacute;n&eacute;ficiaire nette qu&#39;aurait d&eacute;gag&eacute;e l&#39;ex&eacute;cution des commandes manquantes&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007791131&amp;fastReqId=413847693&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, Ville&nbsp;d&#39;Antibes&nbsp;c/&nbsp;SARL&nbsp;Dani, 18 janvier&nbsp;1991, n&deg;80827</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>Si le march&eacute; est conclu avec un maximum</u>&nbsp;:</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur public<span style="letter-spacing: 0px; line-height: 1.2em;">&nbsp;ne peut contraindre le titulaire du march&eacute; &agrave; d&eacute;passer le maximum, sauf avenant au march&eacute; (conclu dans les limites pr&eacute;vues &agrave; l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000019973732&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819" target="_blank">article 20</a> du CMP</em>).</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Proc&eacute;dure de passation</strong></p> <p style="text-align: justify;">La proc&eacute;dure de passation est d&eacute;termin&eacute;e en fonction du montant du march&eacute;. A cet &eacute;gard, l&#39;existence d&#39;un minimum et/ou&nbsp;d&#39;un maximum est d&eacute;terminante.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le march&eacute; est conclu avec un maximum, il convient de prendre en compte le montant total du march&eacute; (&eacute;ventuelles p&eacute;riodes de reconduction comprises) pour savoir quelle&nbsp;proc&eacute;dure&nbsp;appliquer.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le march&eacute; &agrave; bons de commande est conclu sans maximum, seule une proc&eacute;dure formalis&eacute;e (proc&eacute;dure formalis&eacute;e de &quot;droit commun&quot; :&nbsp;appel d&#39;offres) pourra &ecirc;tre appliqu&eacute;e.&nbsp;En effet,&nbsp;l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204319" target="_blank">article 27</a>&nbsp;du CMP&nbsp;</em>dispose que :&nbsp;<em>&quot;Pour les march&eacute;s &agrave; bons de commande comportant un maximum, la valeur &agrave; prendre en compte correspond &agrave; ce maximum. Si le march&eacute; ne fixe pas de maximum, sa valeur estim&eacute;e est r&eacute;put&eacute;e exc&eacute;der les seuils mentionn&eacute;s au II de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=304168FCC7A43246E5ADA6F18627ACD9.tpdila17v_1?idArticle=LEGIARTI000031822441&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;dateTexte=20160122&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=" target="_blank">article 26</a> du pr&eacute;sent code&quot;.&nbsp;</em>Ainsi, lorsqu&#39;un march&eacute; &agrave; bons de commande ne fixe aucun montant maximum, toute application de la proc&eacute;dure adapt&eacute;e est exclue,&nbsp;&agrave; l&#39;exception&nbsp;des march&eacute;s de services mentionn&eacute;s &agrave;&nbsp;l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204322&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article 30</a>&nbsp;du CMP </em>(qui&nbsp; peuvent &ecirc;tre pass&eacute;s, quel que soit leur montant, selon une proc&eacute;dure adapt&eacute;e).</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Dur&eacute;e du march&eacute;</strong></p> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e du march&eacute; doit obligatoirement &ecirc;tre mentionn&eacute;e dans les documents de consultation&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021031256&amp;fastReqId=1889397004&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 08 septembre 2009, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Bull&nbsp;SA, n&deg;08BX00203</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>Le principe : 4 ans maximum</u></p> <p style="text-align: justify;">Selon l&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article 77</a> du CMP</em>, un march&eacute; &agrave; bons de commande ne peut en principe &ecirc;tre d&#39;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; 4 ans (p&eacute;riodes de reconduction comprises). Ainsi, d&egrave;s lors que l&#39;acte d&#39;engagement pr&eacute;voit une dur&eacute;e d&#39;ex&eacute;cution sup&eacute;rieure &agrave; celle-ci, le contrat est entach&eacute; de nullit&eacute; <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007904274&amp;fastReqId=1117428842&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 06 d&eacute;cembre 1995, D&eacute;partement Aveyron et Soci&eacute;t&eacute; J.-C. Decaux, n&deg;148964</a>).&nbsp;</em>La signature d&#39;un march&eacute; &agrave; bons de commandes pour l&#39;ex&eacute;cution de travaux relatifs &agrave; un r&eacute;seau communal d&#39;&eacute;clairage public d&#39;une dur&eacute;e de 10 ans est donc ill&eacute;gale, de m&ecirc;me que la signature d&#39;un avenant &agrave; un march&eacute; de fourniture de mobiliers urbains publicitaires d&#39;une dur&eacute;e de 15 ans <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007442772&amp;fastReqId=14735459&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Paris, 26 mars 2002,St&eacute; JC&nbsp;Decaux, n&deg;97PA03073</a>)</em>, ou encore d&#39;un march&eacute; dont l&#39;appel public &agrave; la concurrence ne fixe aucune condition de dur&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;"><u>NB</u> :&nbsp;Si le march&eacute; est conclu avec&nbsp;un montant maximum, ce montant constitue la limite sup&eacute;rieure des obligations contractuelles des parties. Le march&eacute; prend donc fin de plein droit d&egrave;s lors que le montant maximum est atteint, m&ecirc;me si la dur&eacute;e de validit&eacute; du march&eacute; n&#39;est pas encore expir&eacute;e. Si le march&eacute; est conclu avec un minimum,&nbsp;il est impossible de mettre fin au march&eacute; avant son terme au seul motif que le montant minimum fix&eacute; est atteint</p> <p style="text-align: justify;"><u>Les exceptions</u></p> <p style="text-align: justify;"><em>Objet du march&eacute; &agrave; bons de commande&nbsp;ou amortissement des investissements</em></p> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e des march&eacute;s &agrave; bons de commande des pouvoirs adjudicateurs&nbsp;peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; 4 ans si cela&nbsp;est&nbsp;justifi&eacute;&nbsp;<em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.77</a> du CMP) </em>:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit par l&rsquo;objet du march&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">soit par le fait que l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;&nbsp;n&eacute;cessite des investissements devant faire l&rsquo;objet d&rsquo;un amortissement sur une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; 4 ans.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">NB : L&#39;une ou l&#39;autre de ces&nbsp;justifications&nbsp;doit imp&eacute;rativement &ecirc;tre port&eacute;e l&#39;AAPC et&nbsp;dans le <a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/rapport-de-presentation" target="_blank">rapport de pr&eacute;sentation</a> lorsque celui-ci est requis <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F22C04431A6D101CA75AE99D47BBA58B.tpdila07v_1?idArticle=LEGIARTI000029521585&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;dateTexte=20160122&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.79</a> du CMP)</em>.</p> <p style="text-align: justify;"><em>March&eacute;s &agrave; bons de commande des entit&eacute;s adjudicatrices</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;<em><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204464" target="_blank">article 169</a> du CMP</em> pr&eacute;voit que la dur&eacute;e des accords-cadres et des march&eacute;s &agrave; bons de commande pass&eacute;s par les entit&eacute;s adjudicatrices n&#39;est pas limit&eacute;e &agrave; 4&nbsp;ans, dans la limite du respect de l&#39;obligation de remise en concurrence p&eacute;riodique.</p> <p style="text-align: justify;">Si une entit&eacute; adjudicatrice se fonde sur les dispositions de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank"><em>article 77</em></a> <em>du CMP</em> pour passer un march&eacute; &agrave; bons de commandes au lieu de l&#39;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204464" target="_blank"><em>article 169 </em></a>qui le lui permet, cette irr&eacute;gularit&eacute; n&#39;est pas de nature &agrave; l&eacute;ser un candidat &eacute;vinc&eacute; dans le cadre d&#39;un recours en r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel.</p> <p style="text-align: justify;"><em>March&eacute;s &agrave; bons de commande de d&eacute;fense ou de s&eacute;curit&eacute;</em></p> <p style="text-align: justify;">Leur dur&eacute;e est limit&eacute;e &agrave; 7 ans.</p> <p style="text-align: justify;"><u>Augmentation de&nbsp;la dur&eacute;e du march&eacute; et&nbsp;bouleversement&nbsp; de&nbsp;l&rsquo;&eacute;conomie du contrat</u></p> <p style="text-align: justify;">Un avenant ne peut bouleverser l&#39;&eacute;conomie du march&eacute;, ni en changer son objet<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000019973732&amp;cidTexte=LEGITEXT000005627819" target="_blank">art. 20</a> du CMP)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">Ces limites ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es afin de respecter les principes de libert&eacute; d&#39;acc&egrave;s &agrave; la commande publique et d&#39;&eacute;galit&eacute; de traitement des candidats <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204293" target="_blank">art.1er</a> du CMP)</em>. Un avenant ne saurait en effet conduire &agrave; conf&eacute;rer un avantage au titulaire, par rapport aux candidats &eacute;vinc&eacute;s ou par rapport &agrave; des entreprises qui, ne s&#39;&eacute;tant pas pr&eacute;sent&eacute;es, auraient pu &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;es par la nouvelle demande de l&#39;acheteur public.</p> <p style="text-align: justify;">Une augmentation qui repr&eacute;sente 15% du montant annuel maximum d&#39;un march&eacute; &agrave; bons de commandes n&#39;a pas pour effet d&#39;en bouleverser l&#39;&eacute;conomie. Le montant de l&#39;avenant doit &ecirc;tre compar&eacute; non pas avec le montant correspondant &agrave; la dur&eacute;e d&#39;ex&eacute;cution possible mais avec le montant qui ressort de l&#39;acte d&#39;engagement du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, si le march&eacute; &nbsp;a seulement pour objet d&rsquo;allonger la dur&eacute;e du march&eacute; &agrave; bons de commandes au-del&agrave; de 4 ans (pour les march&eacute;s des pouvoirs adjudicateurs),&nbsp;sans que cette modification de dur&eacute;e ait une incidence sur la teneur du march&eacute;, un avenant sur la dur&eacute;e du march&eacute; peut &ecirc;tre conclu.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Emission et ex&eacute;cution du bon de commande</strong></p> <p style="text-align: justify;">Le bon de commande est n&eacute;cessairement &eacute;crit <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.77</a> du CMP)</em>.</p> <p style="text-align: justify;"><u>Emission</u></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;&eacute;mission du bon de commande doit n&eacute;cessairement avoir lieu pendant la dur&eacute;e de validit&eacute; du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Un bon de commande &eacute;mis alors que la dur&eacute;e de validit&eacute; du march&eacute; est expir&eacute;e ne peut faire na&icirc;tre aucune obligation contractuelle et n&rsquo;ouvre donc pas droit au paiement du prix pr&eacute;vu par le march&eacute; au profit de son titulaire.&nbsp;Ce dernier peut cependant demander une indemnisation au titre de l&#39;enrichissement sans cause <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021031256&amp;fastReqId=794562048&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 08 septembre 2009, St&eacute; Bull SA, n&deg;08BX00203</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;attribution des bons de commande est r&eacute;alis&eacute;e sans n&eacute;gociation ni remise en concurrence. En cas de march&eacute; multi&nbsp;attributaires, l&#39;acheteur&nbsp;public r&eacute;partit les commandes en fonction des&nbsp;r&egrave;gles d&#39;attribution (objectives, transparentes et non discriminatoires) initialement fix&eacute;es au march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;"><u>Exclusivit&eacute;</u></p> <p style="text-align: justify;">Les titulaires d&rsquo;un march&eacute; &agrave; bons de commande b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une exclusivit&eacute; sur les prestations objet du march&eacute;. Inscrit express&eacute;ment ou non dans le march&eacute;, ce principe d&rsquo;exclusivit&eacute; s&rsquo;applique.&nbsp;Ainsi, l&rsquo;acheteur public ne peut pas confier les prestations objet du march&eacute; &agrave; une autre entreprise que la/les entreprise(s) titulaire(s) du march&eacute; &agrave; bons de commande <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000021006886&amp;fastReqId=2076791281&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Bordeaux, 30 juillet 2009, Marcellin X, n&deg;08BX00239</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cependant par exception, l&rsquo;acheteur peut<em>&nbsp;&quot;pour des besoins occasionnels de faible montant &quot;&#39;</em> s&#39;adresser &agrave; un prestataire autre que le(s) titulaire(s) du march&eacute;, <em>&quot;pour autant que le montant cumul&eacute; de tels achats ne d&eacute;passe pas 1% du montant total du march&eacute;, ni la somme de 10 000 Euros HT&quot;.</em> Le recours &agrave; cette possibilit&eacute; ne dispense pas l&rsquo;acheteur de respecter son engagement de passer des commandes &agrave; hauteur du montant minimum du march&eacute; lorsque celui-ci est pr&eacute;vu <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.77</a> du CMP).</em></p> <p style="text-align: justify;"><u>Ex&eacute;cution</u></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ex&eacute;cution du bon de commande peut avoir lieu au-del&agrave; du terme du march&eacute; <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005627819&amp;idArticle=LEGIARTI000006204372&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.77</a> du CMP),&nbsp;</em>mais cette dur&eacute;e d&rsquo;ex&eacute;cution doit demeurer raisonnable (en l&#39;occurrence cette ex&eacute;cution ne doit pas conduire &agrave; m&eacute;conna&icirc;tre l&rsquo;obligation d&rsquo;une remise en concurrence p&eacute;riodique).</p> <p style="text-align: justify;">Si le march&eacute; &agrave; bons de commande est d&#39;un an reconductible plusieurs fois (dans la limite de la dur&eacute;e maximale du march&eacute;), l&#39;application de la r&egrave;gle se fait par ann&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;&eacute;mission du bon de commande pour l&#39;ann&eacute;e 1 ne peut avoir lieu que pendant cette ann&eacute;e 1, m&ecirc;me si son ex&eacute;cution peut s&#39;&eacute;tendre sur l&#39;ann&eacute;e 2.</p> <p style="text-align: justify;">La d&eacute;cision d&rsquo;interrompre l&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;d&rsquo;un des bons de commande du march&eacute; constitue une mesure d&rsquo;ex&eacute;cution du contrat et ne s&rsquo;analyse pas comme une r&eacute;siliation du march&eacute; &agrave; bons de commande <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000028143399&amp;fastReqId=772047416&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 25 octobre 2013, R&eacute;gion Languedoc-Roussillon, n&deg;369806</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/marche-a-bons-de-commande Fri, 27 Nov 2015 00:00:00 +0100 Durée du marché https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/duree-du-marche <p style="text-align: justify;">Aux termes de l&#39;article du d&eacute;cret du 25 mars 2016, la dur&eacute;e d&#39;un march&eacute; est fix&eacute;e <em>&quot;en tenant compte de la nature des prestations et de la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une remise en concurrence p&eacute;riodique&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Les march&eacute;s publics doivent donc toujours &ecirc;tre conclus pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e &nbsp;en application de cette&nbsp;&quot;<em>n&eacute;cessit&eacute; de remise en concurrence p&eacute;riodique&quot; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007540081&amp;fastReqId=1399855019&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA&nbsp;Nantes, 27 juin 2003, Commune de Contres, n&deg;00NT00635</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Contrairement au r&eacute;gime des d&eacute;l&eacute;gations de service public, le code des march&eacute;s publics n&#39;impose pas de faire co&iuml;ncider la dur&eacute;e d&#39;amortissement d&#39;&eacute;ventuels investissements avec celle du contrat.&nbsp;Cependant, afin d&#39;assurer l&#39;efficacit&eacute; de la commande publique, il est souhaitable de transposer aux march&eacute;s publics une telle r&egrave;gle si l&#39;amortissement des investissements r&eacute;alis&eacute;s &agrave; l&#39;occasion de l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute; le n&eacute;cessite&nbsp;<em>(<a href="http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ141013280.html" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;13280,&nbsp; JO S&eacute;nat du 15 janvier 2015, page 119</a>).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">R&eacute;gime g&eacute;n&eacute;ral</h1> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e du march&eacute; doit obligatoirement &ecirc;tre d&eacute;finie dans les pi&egrave;ces du march&eacute; en fonction d&#39;une part de la nature des prestations et d&#39;autre part de la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une mise en concurrence p&eacute;riodique. Par cons&eacute;quent, un march&eacute; conclu sans dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e est juridiquement nul&nbsp;<em>(CAA Bordeaux, 15 juillet 2009, n&deg;08BX00050).</em></p> <p style="text-align: justify;">Un march&eacute; peut pr&eacute;voir une ou plusieurs reconductions &agrave; condition que ses caract&eacute;ristiques restent inchang&eacute;es et que la mise en concurrence ait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e en prenant en compte la dur&eacute;e totale du march&eacute;, p&eacute;riodes de reconduction comprises.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Sauf stipulation contraire, la reconduction pr&eacute;vue dans le march&eacute; public est tacite et le titulaire ne peut s&#39;y opposer.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>R&eacute;gimes sp&eacute;ciaux</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Pour certains march&eacute;s une dur&eacute;e maximale est pr&eacute;vue par l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015.</p> <p style="text-align: justify;">Les <u>march&eacute;s publics r&eacute;serv&eacute;s</u> ne peuvent &ecirc;tre d&#39;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; trois ans (art.37 de l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015).</p> <p style="text-align: justify;"><u>Les accords-cadres</u>&nbsp;ne peuvent&nbsp;d&eacute;passer quatre ans pour les pouvoirs&nbsp;adjudicateurs&nbsp;et&nbsp;huit ans pour les&nbsp;entit&eacute;s&nbsp;adjudicatrices, sauf dans des cas exceptionnels d&ucirc;ment justifi&eacute;s, notamment par leur l&#39;objet ou par le fait que leur ex&eacute;cution n&eacute;cessite des investissements amortissables sur une dur&eacute;e sup&eacute;rieure&nbsp;(art.78 de l&#39;ordonnance du 23 juillet 2015).</p> <p style="text-align: justify;">Le non-respect de la dur&eacute;e r&eacute;glementaire maximale entra&icirc;ne la nullit&eacute; du march&eacute;&nbsp;<em>(CE, 08 d&eacute;cembre 1997, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Sotracer&nbsp;c/ Ville d&rsquo;Auxerre,&nbsp;n&deg;168577 et 188823).&nbsp;</em></p> <p style="text-align: justify;">Un avenant r&eacute;duisant la dur&eacute;e ne suffit pas &agrave; r&eacute;gulariser le contrat&nbsp;<em>(TA&nbsp;Versailles, 06 juin 1996, Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;Aubettes&nbsp;c/ D&eacute;partement de&nbsp;Seine-et-Marne, n&deg;935737).</em></p> <h1 style="text-align: justify;">Mention de la dur&eacute;e dans les pi&egrave;ces du march&eacute;</h1> <p style="text-align: justify;">La mention, dans les pi&egrave;ces du march&eacute;, de la&nbsp;dur&eacute;e du march&eacute; est en&nbsp;principe obligatoire.</p> <p style="text-align: justify;">Mais la mention de la dur&eacute;e du march&eacute; n&rsquo;a pas la m&ecirc;me teneur selon que le contrat est &agrave; dur&eacute;e fixe ou &agrave; dur&eacute;e seulement pr&eacute;visionnelle.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, sont l&eacute;gaux les march&eacute;s dont le terme est seulement &quot;d&eacute;terminable&quot;&nbsp;:</p> <ul> <li style="text-align: justify;">soit par la r&eacute;alisation d&rsquo;un acte (ex : r&eacute;ception du march&eacute;) ;</li> <li style="text-align: justify;">soit par un &eacute;v&eacute;nement ext&eacute;rieur ind&eacute;pendant de la volont&eacute; des parties, &eacute;v&eacute;nement dont la nature est en rapport avec la nature des prestations (ex : pour un march&eacute; de maintenance : une panne majeure de mat&eacute;riel obligeant &agrave; le remplacer ; pour un march&eacute; de services juridiques : un jugement, etc.).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Certains march&eacute;s appellent facilement voire n&eacute;cessairement (contrats de location) l&rsquo;indication d&rsquo;une dur&eacute;e,&nbsp;tandis&nbsp;qu&rsquo;elle sera impossible pour d&rsquo;autres, au mieux pourront &ecirc;tre d&eacute;finis dans ces derniers des d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution .</p> <p style="text-align: justify;">Plusieurs situations peuvent se pr&eacute;senter :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">march&eacute;s fixant &agrave; la fois une dur&eacute;e globale et des d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution compris dans cette dur&eacute;e globale (march&eacute;s &agrave; bon de commande, contrats de maintenance, etc.) ;</li> <li style="text-align: justify;">march&eacute;s d&eacute;finissant uniquement une dur&eacute;e globale (locations) ;</li> <li style="text-align: justify;">march&eacute;s compos&eacute;s uniquement de d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution ;</li> <li style="text-align: justify;">march&eacute;s sans dur&eacute;e ni d&eacute;lais (contrat de vente d&rsquo;une chose).</li> </ul> <h2 style="text-align: justify;">Cas des march&eacute;s &agrave; tranches conditionnelles</h2> <p style="text-align: justify;">La personne publique dispose d&rsquo;un d&eacute;lai maximal pour affermir ou non chacune des tranches mais le contrat ne d&eacute;finit pas une dur&eacute;e de relations contractuelles. Ces relations se terminent quand l&rsquo;administration d&eacute;cide de ne pas affermir les tranches ou quand celles-ci sont ex&eacute;cut&eacute;es.</p> <h2 style="text-align: justify;">Cas des contrats d&rsquo;assurance</h2> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e des contrats est fix&eacute;e par la police<em> (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073984&amp;idArticle=LEGIARTI000006792094" target="_blank">art.L.113-12</a>&nbsp;du code des assurances)</em>.&nbsp;N&eacute;anmoins, l&rsquo;assur&eacute; comme l&rsquo;assureur peuvent r&eacute;silier le contrat &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai d&rsquo;un an et la tacite reconduction ne peut en aucun cas &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; un an <em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=32BE7A8FBB926AEF2A2B2288975AE194.tpdila16v_1?idArticle=LEGIARTI000006792130&amp;cidTexte=LEGITEXT000006073984&amp;dateTexte=20151128&amp;categorieLien=id&amp;oldAction=&amp;nbResultRech=" target="_blank">art.L.113-15</a>&nbsp;du code des assurances). </em></p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, ces contrats ont une dur&eacute;e d&rsquo;au maximum un an.</p> <p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;assur&eacute; est une personne publique, le contrat peut pr&eacute;voir une d&eacute;rogation &agrave; ces r&egrave;gles.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/duree-du-marche Sat, 28 Nov 2015 00:00:00 +0100 Marché à phase et marché à tranche https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/marche-a-phase-et-marche-a-tranche <p style="text-align: justify;">La distinction porte sur la forme juridique du march&eacute; et les engagements subs&eacute;quents pour le pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;(ou l&#39;entit&eacute;&nbsp;adjudicatrice).</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Les&nbsp;march&eacute;s &agrave; tranches conditionnelles</strong>&nbsp;</h1> <p style="text-align: justify;">Ce sont des march&eacute;s ayant une forme juridique sp&eacute;cifique (art.72 du CMP). Dans ce type de march&eacute;s, le pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;ne s&#39;engage que sur la tranche ferme, les tranches conditionnelles correspondant, par d&eacute;finition, &agrave; des prestations dont le besoin est a&nbsp;priori&nbsp;d&eacute;fini mais incertain. Il n&#39;est ensuite engag&eacute; sur la/les tranche(s) conditionnelle(s) que s&#39;il les affermit. S&#39;il ne les affermit pas, le titulaire du march&eacute; n&#39;a pas droit &agrave; indemnisation, sauf disposition</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Les&nbsp;march&eacute;s&nbsp;&agrave; phases&nbsp;</strong></h1> <p style="text-align: justify;">Ce&nbsp;sont des march&eacute;s qui ne pr&eacute;sentent aucune sp&eacute;cificit&eacute; juridique par rapport &agrave; un march&eacute; classique (sans tranches conditionnelles). Ce d&eacute;coupage en &quot;phases&quot; n&#39;a qu&#39;un objet technique. Ainsi, le pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;s&#39;engage, et ce d&egrave;s la signature du march&eacute;, sur l&rsquo;ensemble des phases techniques.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/marche-a-phase-et-marche-a-tranche Thu, 31 Dec 2015 12:10:00 +0100 Délai de standstill https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/delai-de-standstill <h1 style="text-align: justify;">Pour les proc&eacute;dures formalis&eacute;es : Obligation du d&eacute;lai de &quot;standstill&quot;</h1> <p style="text-align: justify;">Un d&eacute;lai minimal de seize (16) jours de &quot;suspension&quot;&nbsp;doit &ecirc;tre respect&eacute; entre la date d&#39;envoi de la notification de rejet des offres non retenues et la date effective de signature du march&eacute; public par l&#39;acheteur.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Ce d&eacute;lai minimal est ramen&eacute; &agrave; onze (11) jours lorsque cette notification a &eacute;t&eacute; transmise par voie &eacute;lectronique (art.101, I d&eacute;cret).</p> <p style="text-align: justify;">Ce d&eacute;lai de &quot;standstill&quot;&nbsp;ne s&rsquo;applique pas lorsqu&rsquo;une seule entreprise a particip&eacute; &agrave; la consultation.</p> <h1 style="text-align: justify;">Pour les MAPA, &nbsp;march&eacute;s subs&eacute;quents des accords-cadres et march&eacute;s fond&eacute;s sur un SAD : Pas de d&eacute;lai de &quot;standstill&quot;</h1> <p style="text-align: justify;">Pour ces march&eacute;s aucun d&eacute;lai de &quot;standstill&quot;&nbsp;n&rsquo;est obligatoire (art.101, II d&eacute;cret).</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, l&rsquo;acheteur public peut d&eacute;cider de l&rsquo;appliquer. Dans ce cas, il devra respecter l&rsquo;obligation qu&rsquo;il s&rsquo;est ainsi impos&eacute;e.</p> <h1 style="text-align: justify;">Le non-respect du d&eacute;lai de standstill et l&rsquo;absence de mention des voies et d&eacute;lais de recours dans la d&eacute;cision de rejet affectent-t-ils la validit&eacute; du contrat ?</h1> <p style="text-align: justify;">La r&eacute;ponse d&eacute;pend du type de recours engag&eacute; : r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel ou r&eacute;f&eacute;r&eacute; contractuel.</p> <h2 style="text-align: justify;">Dans le cadre d&#39;un r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel</h2> <p style="text-align: justify;">L&#39;absence de mention des d&eacute;lais et voies de recours et/ou de respect du d&eacute;lai de standstill mentionn&eacute; dans la d&eacute;cision de rejet ne constituent pas, en soi, une violation des principes d&#39;&eacute;galit&eacute; de traitement, de mise en concurrence, ou publicit&eacute; ou de transparence constituant le fondement du r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel.<br /> Il en r&eacute;sulte que dans le cadre de ce recours, l&#39;absence de mention des d&eacute;lais ou voies de recours et/ou de respect du d&eacute;lai de standstill ne peuvent &ecirc;tre invoqu&eacute;s par le candidat &eacute;vinc&eacute; <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000029835101&amp;fastReqId=177165818&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 03 d&eacute;cembre 2014, n&deg;366153</a>)</em> ; et sont sans incidence sur la validit&eacute; du contrat.</p> <h2 style="text-align: justify;">Dans le cadre d&#39;un r&eacute;f&eacute;r&eacute; contractuel</h2> <p style="text-align: justify;">Seuls les manquements susceptibles d&#39;avoir l&eacute;s&eacute; ou risquant de le l&eacute;ser peuvent &ecirc;tre invoqu&eacute;s par le candidat &eacute;vinc&eacute; <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019590160&amp;fastReqId=1651656827&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 03 octobre 2008, SMIRGEOMES, n&deg;305420</a> ; <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000020220347&amp;fastReqId=663006253&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 04 f&eacute;vrier 2009, n&deg;311949</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Si l&#39;absence de mention des voies et d&eacute;lais de recours est sans incidence sur la validit&eacute; du contrat, il en va autrement du non-respect du d&eacute;lai de standstill.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, cet irrespect conduit &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer la proc&eacute;dure de signature du march&eacute; et le candidat &eacute;vinc&eacute; se voit ainsi priv&eacute; du droit d&#39;exercer un recours lui permettant d&#39;obtenir le contrat (en l&#39;occurrence le r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel) <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024911128&amp;fastReqId=2117613518&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 30 novembre 2011, n&deg;350788</a>)</em>.</p> <p style="text-align: justify;">Le recours contractuel reste ouvert au candidat qui, bien qu&rsquo;inform&eacute; du rejet de son offre par le pouvoir adjudicateur ne l&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; du d&eacute;lai de suspension que ce dernier s&rsquo;imposait entre la date d&rsquo;envoi de la notification du rejet de l&rsquo;offre et la conclusion du march&eacute;, lorsqu&rsquo;une telle information doit &ecirc;tre donn&eacute;e dans la notification du rejet.</p> <p style="text-align: justify;">Il en est de m&ecirc;me lorsque cette notification indique un d&eacute;lai de standstill au d&eacute;lai minimum pr&eacute;vu par les dispositions applicables, alors m&ecirc;me que le contrat aurait &eacute;t&eacute; finalement sign&eacute; dans le respect de ce d&eacute;lai minimum <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000030750274&amp;fastReqId=111865368&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 17 juin 2015, Soci&eacute;t&eacute; Proxiserve, n&deg;388457</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette violation du d&eacute;lai de standstill entra&icirc;nant une perte de chance d&#39;obtenir le contrat, le juge peut sanctionner l&#39;acheteur public par une p&eacute;nalit&eacute; financi&egrave;re, voire par l&#39;annulation du contrat <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000025469082&amp;fastReqId=1876040341&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 01 mars 2012, OPAC du Rh&ocirc;ne, n&deg;355560</a>).</em></p> <p>&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/delai-de-standstill Thu, 31 Dec 2015 12:12:00 +0100 DUME https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/dume <p style="text-align: justify;">Le Document Unique de March&eacute; Europ&eacute;en (DUME) facilite&nbsp;la phase de candidature pour les entreprises, notamment en supprimant l&rsquo;obligation d&rsquo;un nombre important de certificats ou autres documents relatifs aux crit&egrave;res d&rsquo;exclusion et de s&eacute;lection des march&eacute;s publics.</p> <p style="text-align: justify;">Le DUME consiste en une d&eacute;claration sur l&rsquo;honneur des op&eacute;rateurs&nbsp;&eacute;conomiques d&rsquo;&ecirc;tre en capacit&eacute; de pr&eacute;senter leurs candidatures, en lieu et place de tous les renseignements, certificats et documents r&eacute;clam&eacute;s aujourd&rsquo;hui a ce stade de la proc&eacute;dure de passation des marches publics.</p> <p style="text-align: justify;">Cette d&eacute;claration sur l&rsquo;honneur de l&rsquo;operateur &eacute;conomique porte sur le fait :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Qu&rsquo;aucune interdiction de soumissionner ne lui est applicable motifs d&rsquo;exclusion ;</li> <li style="text-align: justify;">Qu&rsquo;il satisfait aux crit&egrave;res de s&eacute;lection relatifs a la capacit&eacute; &eacute;conomique, financi&egrave;re, technique et professionnelle pr&eacute;d&eacute;termin&eacute;s par l&rsquo;acheteur pour ex&eacute;cuter le marche ;</li> <li style="text-align: justify;">Qu&rsquo;en proc&eacute;dures restreintes, il r&eacute;pond aux crit&egrave;res objectifs de s&eacute;lection des candidatures et niveaux minimaux de capacit&eacute;.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le formulaire type, adopt&eacute;&nbsp;par le <em><a href="http://www.marches-publics.legibase.fr/data_autres/newsletters/images/OJ-JOL_2016_003_R_0004-FR-TXT.pdf" target="_blank">r&egrave;glement d&#39;ex&eacute;cution (UE) 2016/7</a> de la commission du 5 janvier 2016</em>,&nbsp;<strong>est entr&eacute; vigueur le 26 janvier 2016</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">Le&nbsp;DUME est en principe un document enti&egrave;rement d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Depuis le 1er avril 2018</strong>, la totalit&eacute; des acheteurs publics <strong>doit accepter le DUME &eacute;lectronique</strong>, si une entreprise fait le choix de son utilisation dans sa r&eacute;ponse &agrave; un appel d&rsquo;offres.</p> <p style="text-align: justify;">Depuis le 3 avril 2018, un utilitaire a &eacute;t&eacute; mis &agrave; disposition des acheteurs et des fournisseurs permettant de cr&eacute;er,&nbsp;visualiser et t&eacute;l&eacute;charger des DUME. Il est accessible directement dans le portail Chorus Pro (plate-forme de facturation &eacute;lectronique du secteur public op&eacute;r&eacute;e par l&rsquo;<a href="https://www.economie.gouv.fr/aife/agence-pour-linformatique-financiere-letat-0" target="_blank">AIFE</a>).</p> <p>&nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/dume Sat, 09 Jan 2016 04:10:00 +0100 Rapport Annuel du Délégataire https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/rapport-annuel-du-delegataire <p style="text-align: justify;"><br /> L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=6541C5C51FE69A5FA85885FDBFEA2E58.tpdila11v_1?idArticle=LEGIARTI000031943175&amp;cidTexte=LEGITEXT000031942966&amp;dateTexte=20160608" target="_blank">article 52</a> de l&#39;ordonnance du 29 janvier 2016&nbsp;pr&eacute;voit que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Le concessionnaire produit chaque ann&eacute;e un rapport comportant notamment les comptes retra&ccedil;ant la totalit&eacute; des op&eacute;rations aff&eacute;rentes &agrave; l&#39;ex&eacute;cution du contrat de concession et une analyse de la qualit&eacute; des ouvrages ou des services&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389215&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.1411-3</a> du CGCT&nbsp;pr&eacute;cise que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;D&egrave;s la communication du rapport mentionn&eacute; &agrave; l&#39;article 52</em> [...]<em>, son examen est mis &agrave; l&#39;ordre du jour de la plus prochaine r&eacute;union de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante qui en prend acte&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, seule la collectivit&eacute; qui a d&eacute;l&eacute;gu&eacute; le service&nbsp;doit d&eacute;lib&eacute;rer, mais seulement pour en prendre acte, il n&#39;y a pas &agrave; l&#39;approuver ou le refuser.<br /> &nbsp;</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/rapport-annuel-du-delegataire Wed, 08 Jun 2016 08:38:00 +0200 Régularisation des offres https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/regularisation-des-offres <p style="text-align: justify;">En proc&eacute;dure adapt&eacute;e, lorsque l&#39;acheteur a pr&eacute;vu de n&eacute;gocier, il peut attribuer le march&eacute; public sur la&nbsp;base des offres initiales sans n&eacute;gociation, &agrave; condition d&#39;avoir indiqu&eacute; dans les documents de la consultation&nbsp;qu&#39;il se r&eacute;serve la possibilit&eacute; de le faire.</p> <h1 style="text-align: justify;">Quand une n&eacute;gociation est pr&eacute;vue :</h1> <p style="text-align: justify;">Les offres irr&eacute;guli&egrave;res ou inacceptables peuvent &ecirc;tre r&eacute;gularis&eacute;es,&nbsp;contrairement aux offres inappropri&eacute;es qui doivent d&rsquo;embl&eacute;e &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;e.</p> <h1 style="text-align: justify;">Quand la n&eacute;gociation n&rsquo;est pas pr&eacute;vue :</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;acheteur peut seulement&nbsp;autoriser les candidats &agrave; r&eacute;gulariser les offres irr&eacute;guli&egrave;res. Les offres inacceptables et inappropri&eacute;es&nbsp;doivent &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;es.</p> <p style="text-align: center;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/160726-RegulOffre.JPG" style="width: 767px; height: 596px;" /></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/regularisation-des-offres Tue, 26 Jul 2016 15:13:00 +0200 Fin de la procédure https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/fin-de-la-procedure <p style="text-align: justify;">La notification du rejet de la candidature ou de l&#39;offre reste une obligation, mais la teneur de l&rsquo;obligation&nbsp;varie selon le type de proc&eacute;dure.</p> <h1 style="text-align: justify;">En proc&eacute;dure formalis&eacute;e</h1> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur doit indiquer le rejet et ses motifs. Lorsqu&#39;une telle notification&nbsp;intervient apr&egrave;s l&#39;attribution du march&eacute;, elle indique &eacute;galement le nom de&nbsp;l&#39;attributaire&nbsp;ainsi que les&nbsp;motifs ayant conduit au choix de son offre.&nbsp;</p> <h1 style="text-align: justify;">En proc&eacute;dure adapt&eacute;e</h1> <p style="text-align: justify;">L&#39;acheteur a simplement l&#39;obligation de notifier &agrave; chaque candidat le rejet de&nbsp;sa candidature ou de son offre, sans avoir &agrave; en pr&eacute;ciser les motifs. C&#39;est au candidat ou au soumissionnaire&nbsp;d&#39;en faire express&eacute;ment la demande, s&#39;il le souhaite.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;obligation de notifier l&#39;attribution du march&eacute;&nbsp;perdure, tout comme le respect d&#39;un d&eacute;lai de &quot;standstill&quot;&nbsp;pour les seules proc&eacute;dures formalis&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">Ce d&eacute;lai de onze jours entre la date d&#39;envoi de la notification&nbsp;et la signature du march&eacute;, peut &ecirc;tre port&eacute; &agrave; seize jours si la notification n&#39;a pas &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e par voie&nbsp;&eacute;lectronique (art. 101 d&eacute;cret).</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;acheteur a l&#39;obligation de publier un avis d&#39;attribution pour les march&eacute;s conclus selon une proc&eacute;dure&nbsp;formalis&eacute;e, lequel doit &ecirc;tre publi&eacute; au JOUE et au&nbsp;BOAMP.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/fin-de-la-procedure Tue, 26 Jul 2016 15:16:00 +0200 Débat d'Orientations Budgétaires (DOB) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/debat-d-orientations-budgetaires-dob <h1 style="text-align: justify;">Obligation</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006390520" target="_blank">article L.2312-1</a> du CGCT&nbsp;rend le DOB obligatoire pour les communes de 3 500 habitants et plus, les &eacute;tablissements publics administratifs des communes de 3 500 habitants et plus, et les EPCI comprenant au moins une commune de 3 500 habitants et plus &nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006390520" target="_blank">art.L.2312-1</a> applicable aux EPCI &nbsp;par renvoi de <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006392921&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.L.5211-36</a> du CGCT).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Le DOB s&#39;applique au budget principal et aux budgets annexes.</p> <p style="text-align: justify;">Son organisation constitue une formalit&eacute; substantielle.</p> <h1 style="text-align: justify;">Rapport d&#39;Orientations Budg&eacute;taires (ROB)</h1> <p style="text-align: justify;">Le Maire/Pr&eacute;sident doit pr&eacute;senter &agrave; l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante un rapport sur ls orientations budg&eacute;taires, les engagements pluriannuels envisag&eacute;s, ainsi que sur la structure et la gestion de la dette.</p> <p style="text-align: justify;">Les communes de plus de 10 000 habitants et les EPCI de plus de 10 000 habitants comprenant au moins une commune de 3500 habitants doivent en outre compl&eacute;ter&nbsp;ce rapport des &eacute;l&eacute;ments suivants :&nbsp;une pr&eacute;sentation de la structure et de l&#39;&eacute;volution des d&eacute;penses et des effectifs, notamment l&#39;&eacute;volution pr&eacute;visionnelle et l&#39;ex&eacute;cution des d&eacute;penses de personnel, des r&eacute;mun&eacute;rations, des avantages en nature et du temps de travail.&nbsp;</p> <p>Le rapport fait l&#39;objet d&#39;une publication :</p> <ul> <li>Pour les communes de plus de 10 000 habitants : mise &agrave; disposition du public &agrave; la l&rsquo;h&ocirc;tel de ville dans les 15 jours suivant la r&eacute;union et public avis&eacute; de la mise &agrave; disposition de ces documents par tout moyen ;</li> <li>Pour les&nbsp;EPCI&nbsp;comprenant plus de 10 000 habitants et une commune de 3 500 habitants et plus : mise &agrave; disposition du public au si&egrave;ge de l&rsquo;EPCI&nbsp;et aux mairies des communes membres (art.L.5211-36&nbsp;du&nbsp;CGCT).</li> </ul> <p><u>Sur le contenu pr&eacute;cis du rapport&nbsp;</u>: cf. <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000032772406&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.D.2312-3</a>&nbsp;du&nbsp;CGCT</p> <p style="text-align: justify;">Le ROB ets transmis au repr&eacute;sentant de l&#39;Etat.</p> <h1 style="text-align: justify;">D&eacute;lai</h1> <p style="text-align: justify;">Le DOB doit avoir lieu dans le d&eacute;lai minimal de deux mois avant l&rsquo;examen du budget.</p> <p style="text-align: justify;">Le <strong>vote du budget devrait en principe intervenir au plus tard le 1er janvier</strong> de l&#39;ann&eacute;e N (ann&eacute;e de l&rsquo;exercice sur lequel porte le budget) et le <strong>DOB intervenir au plus tard le 31 octobre</strong> de l&rsquo;ann&eacute;e N-1.</p> <p style="text-align: justify;">La loi &nbsp;impose une date butoir pour le vote du budget : le <strong>15 avril de l&rsquo;ann&eacute;e N</strong> (le 30 avril de l&rsquo;ann&eacute;e N pour l&rsquo;ann&eacute;e du renouvellement des conseils municipaux, soit le 30 avril 2020 pour la prochaine application) (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000026949504&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160908&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=1026390199&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.1612-2</a> du CGCT).</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><u>ATTENTION :</u> L&#39;EPCI&nbsp;issu d&#39;une fusion constituant une nouvelle personne morale, l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant doit adopter le budget dans un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter de la cr&eacute;ation de&nbsp;l&#39;EPCI&nbsp;(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389561" target="_blank">art.L1612-3</a>&nbsp;et <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006389578" target="_blank">L.1612-20</a> du CGCT). Par cons&eacute;quent, les EPCI&nbsp;&agrave; fiscalit&eacute; propre issus de fusion dans le cadre de la loi NOTRe, cr&eacute;&eacute;s au 1er janvier 2017,&nbsp;devront voter leur budget au plus tard le 31 mars 2017.</p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Les conditions de la discussion doivent &ecirc;tre fix&eacute;es par le r&egrave;glement int&eacute;rieur. La commune de 3 500 habitants et plus, et l&rsquo;EPCI comprenant au moins une commune de 3 500 habitants et plus doivent donc s&rsquo;assurer que le r&egrave;glement int&eacute;rieur est vot&eacute; et qu&rsquo;il pr&eacute;voit ces conditions (sur le r&egrave;glement int&eacute;rieur : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006389863&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20160908&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=432598558&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">art.L.2121-8 </a>du CGCT).</p> <h1 style="text-align: justify;">Vote</h1> <p style="text-align: justify;">L&#39;assembl&eacute;e&nbsp;d&eacute;lib&eacute;rante doit prendre acte, par d&eacute;lib&eacute;ration, de la tenue du DOB et de l&#39;existence du ROB sur la base duquel se tient le DOB.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/debat-d-orientations-budgetaires-dob Thu, 08 Sep 2016 12:30:00 +0200 Responsabilité environnementale https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/responsabilite-environnementale <p style="text-align: justify;">Le r&eacute;gime d&rsquo;une &quot;responsabilit&eacute; environnementale&quot;&nbsp;r&eacute;sulte de la loi du 1er ao&ucirc;t 2008 transposant&nbsp;la directive europ&eacute;enne du 21 avril 2004&nbsp;relative &agrave; la responsabilit&eacute; environnementale en&nbsp;ce qui concerne la pr&eacute;vention et la r&eacute;paration des&nbsp;dommages environnementaux (art.L.161-1 et s. et&nbsp;R.161-1 et s. du Code de l&rsquo;environnement), applicable&nbsp;depuis le 27 avril 2009.</p> <p style="text-align: justify;">Son principe directeur est celui du &quot;pollueur&nbsp;payeur&quot;&nbsp;et sa finalit&eacute; est double : pr&eacute;venir et&nbsp;r&eacute;parer les dommages environnementaux.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;expression &quot;responsabilit&eacute; environnementale&quot;,&nbsp;dans son acception issue de la loi du 1er ao&ucirc;t 2008,&nbsp;est une responsabilit&eacute; sp&eacute;cifique et doit &ecirc;tre entendue&nbsp;au sens strict.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, elle se distingue de la responsabilit&eacute; civile,&nbsp;pr&eacute;sente un champ d&rsquo;application tr&egrave;s pr&eacute;cis et rel&egrave;ve&nbsp;d&rsquo;un r&eacute;gime de police administrative.</p> <h1 style="text-align: justify;">Distinction entre responsabilit&eacute; environnementale&nbsp;et responsabilit&eacute; civile</h1> <p style="text-align: justify;">La &quot;responsabilit&eacute; environnementale&quot;&nbsp;se distingue&nbsp;de la responsabilit&eacute; civile sur de nombreux points.</p> <p style="text-align: justify;">D&rsquo;une part, elle ne fait intervenir ni victime, ni juge,&nbsp;mais l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente (cf. infra) et l&rsquo;exploitant&nbsp;(<em>&quot;toute personne physique ou morale, publique&nbsp;ou priv&eacute;e, qui exerce ou contr&ocirc;le effectivement, &agrave;&nbsp;titre professionnel, une activit&eacute; &eacute;conomique lucrative&nbsp;ou non lucrative&quot;</em>&nbsp;art.L.160-1).</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, elle ne&nbsp;s&rsquo;applique pas aux particuliers non professionnels&nbsp;qui seraient &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;un dommage environnemental.</p> <p style="text-align: justify;">D&rsquo;autre part, elle ne donne jamais lieu &agrave; r&eacute;paration&nbsp;financi&egrave;re (dommages et int&eacute;r&ecirc;ts) (cf. infra).</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DIVERS/resptenvtale.JPG" style="width: 615px; height: 383px; border-width: 10px; border-style: solid; margin: 10px; float: left;" /></p> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h4 style="text-align: justify;">&nbsp;</h4> <h1 style="text-align: justify;">Dommages concern&eacute;s</h1> <p style="text-align: justify;">La loi sur la responsabilit&eacute; environnementale&nbsp;concerne le &quot;dommage environnemental&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire&nbsp;une d&eacute;t&eacute;rioration directe ou indirecte mesurable&nbsp;caus&eacute;e (art.L.161-1) :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">aux sols, &agrave; condition qu&rsquo;existe un risque grave&nbsp;pour la sant&eacute; humaine ;</li> <li style="text-align: justify;">aux eaux, mais seulement celles vis&eacute;es par&nbsp;la Directive Cadre sur l&rsquo;Eau 2000/60/CE du 23&nbsp;octobre 2000 (i.e eaux int&eacute;rieures de surface,&nbsp;eaux de transition, eaux souterraines, eaux&nbsp;c&ocirc;ti&egrave;res) ;</li> <li style="text-align: justify;">aux esp&egrave;ces et habitats naturels prot&eacute;g&eacute;s,&nbsp;mais seulement ceux vis&eacute;s par les Directives&nbsp;Habitats et Oiseaux.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">De plus, ces dommages ou menaces imminentes&nbsp;de dommages ne seront r&eacute;parables que s&rsquo;ils sont&nbsp;&eacute;galement <em>&quot;purs&quot;</em>&nbsp;et <em>&quot;graves&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Les dommages environnementaux<em>&nbsp;&quot;purs&quot;&nbsp;</em>sont les&nbsp;dommages caus&eacute;s &agrave; la nature, aux services &eacute;cologiques&nbsp;et aux services rendus au public.</p> <p style="text-align: justify;">En sont&nbsp;ainsi exclus les dommages corporels, mat&eacute;riels et&nbsp;&eacute;conomiques aux biens et/ou aux personnes (pr&eacute;judice&nbsp;mat&eacute;riel ou moral), d&eacute;j&agrave; pris en compte par&nbsp;le r&eacute;gime de responsabilit&eacute; civile.</p> <p style="text-align: justify;">La qualification de la gravit&eacute; se fera au regard des&nbsp;caract&eacute;ristiques du milieu et de la pollution selon&nbsp;des crit&egrave;res d&eacute;finis par le Code de l&rsquo;environnement&nbsp;(art.R.161-1 &agrave; R-161-3).</p> <p style="text-align: justify;">La responsabilit&eacute; environnementale ne s&rsquo;applique&nbsp;pas aux dommages &agrave; l&rsquo;environnement ou aux menaces&nbsp;imminentes de dommage :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Caus&eacute;s par un conflit arm&eacute;/guerre/civile/insurrection ; R</li> <li style="text-align: justify;">R&eacute;sultant d&rsquo;activit&eacute;s men&eacute;es principalement&nbsp;dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la d&eacute;fense nationale/s&eacute;curit&eacute;&nbsp;internationale ;</li> <li style="text-align: justify;">Caus&eacute;s par un ph&eacute;nom&egrave;ne naturel de nature&nbsp;exceptionnelle, in&eacute;vitable et irr&eacute;sistible ;</li> <li style="text-align: justify;">R&eacute;sultant d&rsquo;activit&eacute;s dont l&rsquo;unique objet est la&nbsp;protection contre les risques naturels majeurs&nbsp;ou les catastrophes naturelles ;</li> <li style="text-align: justify;">R&eacute;sultant d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement soumis &agrave; un r&eacute;gime&nbsp;de responsabilit&eacute; ou d&rsquo;indemnisation pr&eacute;vu par&nbsp;certaines conventions internationales (Annexe&nbsp;IV directive 2004/35/CE) ;</li> <li style="text-align: justify;">R&eacute;sultant d&rsquo;activit&eacute;s relevant du trait&eacute; instituant la Communaut&eacute; europ&eacute;enne de l&rsquo;&eacute;nergie&nbsp;atomique, ou d&rsquo;un incident ou d&rsquo;une activit&eacute;&nbsp;entrant dans le champ d&rsquo;application des&nbsp;conventions vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;annexe V de la directive&nbsp;2004/35/CE ;</li> <li style="text-align: justify;">Caus&eacute;s par une pollution &agrave; caract&egrave;re diffus,&nbsp;sauf si un lien de causalit&eacute; entre les dommages&nbsp;ou leur menace et les activit&eacute;s des diff&eacute;rents&nbsp;exploitants est &eacute;tabli.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">R&eacute;paration en nature</h1> <p style="text-align: justify;">La responsabilit&eacute; environnementale exclut toute&nbsp;r&eacute;paration p&eacute;cuniaire. La r&eacute;paration est n&eacute;cessairement&nbsp;en nature.</p> <p style="text-align: justify;">Il existe trois types de r&eacute;paration :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">la r&eacute;paration primaire correspond &agrave; toutes&nbsp;les actions mises en oeuvre pour permettre au&nbsp;milieu endommag&eacute; de retourner &agrave; son &eacute;tat initial ;</li> <li style="text-align: justify;">la r&eacute;paration compl&eacute;mentaire est mise en&nbsp;place lorsque la r&eacute;paration primaire ne permet&nbsp;pas au milieu de retourner &agrave; son &eacute;tat initial ou&nbsp;que ce retour est trop lent ;</li> <li style="text-align: justify;">la r&eacute;paration compensatoire est mise en&nbsp;oeuvre pour compenser les pertes interm&eacute;diaires&nbsp;de ressources et/ou de services qui&nbsp;surviennent entre le moment o&ugrave; le dommage&nbsp;se produit et le moment o&ugrave; le milieu retourne&nbsp;&agrave; son &eacute;tat initial.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le co&ucirc;t des mesures de r&eacute;paration ne pourra &ecirc;tre&nbsp;mis &agrave; la charge de l&rsquo;exploitant s&rsquo;il apporte la preuve&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;a pas commis de faute ou de n&eacute;gligence et&nbsp;que le dommage provient d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement, d&rsquo;une&nbsp;activit&eacute; ou d&rsquo;un mode d&rsquo;utilisation d&rsquo;un produit qui&nbsp;n&rsquo;&eacute;taient pas susceptibles de causer des dommages&nbsp;&agrave; l&rsquo;environnement au regard de l&rsquo;&eacute;tat des connaissances&nbsp;scientifiques et techniques au moment du&nbsp;fait g&eacute;n&eacute;rateur du dommage (exon&eacute;ration dite &quot;du&nbsp;risque de d&eacute;veloppement&quot;).</p> <p style="text-align: justify;">En outre, l&rsquo;exploitant pourra recouvrer aupr&egrave;s&nbsp;des personnes responsables le co&ucirc;t des mesures&nbsp;de pr&eacute;vention ou de r&eacute;paration qu&rsquo;il a engag&eacute;,&nbsp;s&rsquo;il prouve que le dommage ou sa menace imminente&nbsp;est le fait d&rsquo;un tiers, en d&eacute;pit des mesures nde s&eacute;curit&eacute; appropri&eacute;es ou r&eacute;sulte du respect d&rsquo;un&nbsp;ordre ou d&rsquo;une instruction &eacute;manant d&rsquo;une autorit&eacute;&nbsp;publique.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, il ne pourra se pr&eacute;valoir du bon&nbsp;respect d&rsquo;une autorisation pr&eacute;fectorale, nationale&nbsp;ou europ&eacute;enne pour s&rsquo;exon&eacute;rer de ses obligations.</p> <h1 style="text-align: justify;"><strong>Autorit&eacute; comp&eacute;tente</strong></h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;autorit&eacute; administrative comp&eacute;tente pour d&eacute;terminer&nbsp;les responsabilit&eacute;s et r&eacute;parations, est le pr&eacute;fet&nbsp;du d&eacute;partement du lieu de r&eacute;alisation du dommage&nbsp;ou du lieu dans lequel se manifeste la menace&nbsp;(art.R.162-2).</p> <p style="text-align: justify;">Elle est charg&eacute;e de :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">d&eacute;montrer le lien de causalit&eacute; entre le dommage&nbsp;et la (ou les) activit&eacute;(s) d&rsquo;un (ou plusieurs)&nbsp;exploitant(s) ;</li> <li style="text-align: justify;">de rassembler les &eacute;l&eacute;ments qui prouvent la&nbsp;n&eacute;gligence ou la faute de l&rsquo;exploitant ;</li> <li style="text-align: justify;">de d&eacute;finir la part de responsabilit&eacute; de chacun&nbsp;des exploitants le cas &eacute;ch&eacute;ant ;</li> <li style="text-align: justify;">d&rsquo;&eacute;valuer la nature et les cons&eacute;quences du&nbsp;dommage ;</li> <li style="text-align: justify;">d&rsquo;&eacute;tudier chaque demande de mise en oeuvre&nbsp;de mesures de pr&eacute;vention ou de r&eacute;paration&nbsp;&eacute;manant d&rsquo;une association de protection de&nbsp;l&rsquo;environnement ou d&rsquo;une personne directement&nbsp;concern&eacute;e ou risquant de l&rsquo;&ecirc;tre par un&nbsp;dommage ou une menace imminente de dommage ;</li> <li style="text-align: justify;">d&rsquo;&eacute;laborer l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de prescriptions de mesures&nbsp;de r&eacute;paration.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Sanctions administratives et p&eacute;nales</h1> <p style="text-align: justify;">Le pr&eacute;fet peut prendre un arr&ecirc;t&eacute; de mise en demeure.</p> <p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;exploitant n&rsquo;a pas mis en oeuvre les mesures&nbsp;prescrites &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai fix&eacute; lors de&nbsp;la mise en demeure, le pr&eacute;fet pourra faire proc&eacute;der&nbsp;&agrave; la consignation d&rsquo;une somme ou faire proc&eacute;der&nbsp;d&rsquo;office &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des mesures aux frais de l&rsquo;exploitant&nbsp;(art.L.162-13 et s.).</p> <p style="text-align: justify;">Des sanctions p&eacute;nales&nbsp;peuvent compl&eacute;ter les sanctions administratives.</p> <p style="text-align: justify;">NB : Les pouvoirs de police administrative ne se&nbsp;substituent en rien aux polices sp&eacute;ciales existantes&nbsp;(notamment les polices de l&rsquo;eau et des installations&nbsp;class&eacute;es). Ainsi, les autorit&eacute;s disposant d&rsquo;un pouvoir&nbsp;de police sp&eacute;ciale peuvent, elles aussi, &eacute;mettre&nbsp;des prescriptions et des sanctions (art.L.164-1).</p> <p style="text-align: justify;"><em><u>En savoir plus</u> : <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Ref-LRE.pdf" target="_blank">Guide m&eacute;thodologique</a> (Commissariat&nbsp;G&eacute;n&eacute;ral au D&eacute;veloppement Durable, Juillet&nbsp;2012)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/responsabilite-environnementale Wed, 21 Sep 2016 16:10:00 +0200 Communication des collectivités locales en période préélectorale https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/communication-des-collectivites-locales-en-periode-preelectorale <p style="text-align: justify;">Le code &eacute;lectoral interdit le financement des campagnes &eacute;lectorales par des personnes morales, &agrave; l&rsquo;exception des partis politiques (art.L52-8 : <em>&quot;Les personnes morales, &agrave; l&rsquo;exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne &eacute;lectorale d&rsquo;un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects &agrave; des prix inf&eacute;rieurs &agrave; ceux qui sont habituellement pratiqu&eacute;s.&quot;</em>).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En p&eacute;riode pr&eacute;&eacute;lectorale, l&rsquo;utilisation des moyens des collectivit&eacute;s territoriales pour des actions de communication au profit d&rsquo;un candidat pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme un financement ill&eacute;gal de la campagne &eacute;lectorale.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Un candidat ne doit pas b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;avantages, mat&eacute;riels ou non, provenant d&rsquo;une collectivit&eacute; publique pour sa campagne &eacute;lectorale. En cons&eacute;quence, les services des collectivit&eacute;s territoriales ne doivent pas engager de telles actions &agrave; compter du 1er avril 2017&nbsp;pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle et &agrave; compter du 1er juin 2017&nbsp;pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives.</strong></p> <p style="text-align: justify;">Le code &eacute;lectoral (art.L.52-1) <strong>interdit &eacute;galement aux collectivit&eacute;s publiques </strong>(communes, EPCI, syndicats, ...)<strong>&nbsp;de mener des actions de propagande</strong> pendant les six mois qui pr&eacute;c&egrave;dent une &eacute;lection, soit &nbsp;&agrave; compter du 1er d&eacute;cembre 2016 pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives et &nbsp;&agrave; compter du 1er octobre 2016 pour l&#39;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. <strong>Mais ces interdictions s&#39;appliquent aux seules actions qui ont un lien avec l&rsquo;&eacute;lection concern&eacute;e.</strong></p> <p style="text-align: justify;">Seule la communication institutionnelle (campagne de promotion publicitaire des r&eacute;alisations d&rsquo;un candidat ou d&rsquo;une collectivit&eacute;) est interdite, la communication pour informer les administr&eacute;s reste possible.</p> <p style="text-align: justify;">La&nbsp;collectivit&eacute; peut poursuivre ses actions de communication r&eacute;currentes (lettres d&rsquo;information existantes, sites internet, etc.) mais sans en modifier la nature du contenu ou du ton et sans mettre en &oelig;uvre de nouvelles actions sur des th&egrave;mes au c&oelig;ur du d&eacute;bat &eacute;lectoral.</p> <p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;ensemble, ces actions de communication doivent respecter un ton neutre et informatif. La promotion du bilan de l&rsquo;action gouvernementale ou pr&eacute;sidentielle est interdite.</p> <p style="text-align: justify;">En cas de non-respect de ces dispositions, les candidats s&rsquo;exposent au risque de r&eacute;int&eacute;gration dans les comptes de campagne de d&eacute;penses de communication r&eacute;alis&eacute;es avec les moyens des collectivit&eacute;s publiques. Si la r&eacute;glementation n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;e dans les six mois pr&eacute;c&eacute;dant le scrutin, des sanctions p&eacute;nales peuvent &ecirc;tre prononc&eacute;es et le scrutin peut &ecirc;tre annul&eacute;.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/communication-des-collectivites-locales-en-periode-preelectorale Fri, 10 Feb 2017 18:17:00 +0100 Saisine par Voie Electronique (SVE) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/saisine-par-voie-electronique-sve <p style="text-align: justify;">La Saisine par Voie Electronique&nbsp;(SVE) de l&rsquo;Administration par les usagers est possible depuis le 07 novembre 2015 pour l&rsquo;Etat et ses &eacute;tablissements publics, et <strong>depuis le 07 novembre 2016 pour les collectivit&eacute;s territoriales</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, les usagers ont le droit, apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre identifi&eacute;s, de saisir l&rsquo;administration par voie &eacute;lectronique (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000031366350&amp;idArticle=LEGIARTI000031367348" target="_blank">art.L.112-8 du CRPA</a>).</p> <p style="text-align: justify;">La saisine peut concerner une demande de document, d&rsquo;information, et peut demander qu&rsquo;il lui soit r&eacute;pondu par voie &eacute;lectronique. L&rsquo;administration ne peut pas imposer &agrave; l&rsquo;usager de r&eacute;it&eacute;rer sa demande sous une autre forme, sauf exceptions. L&rsquo;administration n&rsquo;est cependant pas tenue de r&eacute;pondre &agrave; une demande &eacute;lectronique par voie &eacute;lectronique.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;Administration a donc l&rsquo;obligation :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">De mettre en place un t&eacute;l&eacute;service : ce&nbsp;t&eacute;l&eacute;service peut prendre la simple forme d&rsquo;un formulaire de contact sur un site ou une adresse mail ou &ecirc;tre une v&eacute;ritable &laquo; t&eacute;l&eacute;proc&eacute;dure &raquo; ;</li> <li style="text-align: justify;">De mettre en place des accus&eacute;s de r&eacute;ception &eacute;lectroniques dans le d&eacute;lai maximal de 10 jours ouvr&eacute;s, et si l&rsquo;accus&eacute; de r&eacute;ception n&rsquo;est pas automatique, d&rsquo;envoyer avant celui dans le d&eacute;lai de 24 heures un accus&eacute; d&rsquo;enregistrement &eacute;lectronique actant&nbsp;le jour et l&#39;heure de r&eacute;ception de la demande ;</li> <li style="text-align: justify;">De donner &agrave; l&rsquo;usager une adresse &eacute;lectronique ou une adresse postale et le num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone du service charg&eacute; du dossier ;</li> <li style="text-align: justify;">De rendre le droit de saisine &eacute;lectronique effectif en r&eacute;digeant des Conditions G&eacute;n&eacute;rales d&rsquo;Utilisation (CGU), en informant usagers sur la mise en place de ce t&eacute;l&eacute;service<em> (bulletin municipal, site Internet, mail, flyer, affichage).</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em>En savoir plus (mod&egrave;les d&rsquo;accus&eacute; de r&eacute;ception, contenu des CGU, exceptions &agrave; l&rsquo;obligation de SVE &agrave; titre temporaire ou d&eacute;finitif) : <a href="http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/04/cir_42042.pdf" target="_blank">Consulter la circulaire du 10/04/2017</a></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/saisine-par-voie-electronique-sve Fri, 21 Apr 2017 15:21:00 +0200 Données essentielles des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/donnees-essentielles-des-marches-publics <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 56 de l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030920376&amp;categorieLien=cid" target="_blank">ordonnance n&deg;2015-899 du 23 juillet 2015</a>&nbsp;fait obligation aux acheteurs publics de rendre :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;public le choix de l&rsquo;offre retenue et </em>[de] <em>accessibles sous un format ouvert et librement r&eacute;utilisable les donn&eacute;es essentielles du march&eacute; public sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 44</em> [relatif aux informations confidentielles]&quot;</p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=18B0BC12E74E02CA7FE379A4F44F211F.tpdila17v_2?idArticle=LEGIARTI000034416864&amp;cidTexte=LEGITEXT000032299346&amp;dateTexte=20170502" target="_blank">article 107</a> du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032295952&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1173280637&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2016-360</a>&nbsp;(art.&nbsp;94 du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032296743&amp;fastPos=2&amp;fastReqId=1023523040&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2016-361</a>&nbsp;pour les march&eacute;s de d&eacute;fense ou de s&eacute;curit&eacute;) pr&eacute;voit ainsi que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Au plus tard le 1er octobre 2018, l&#39;acheteur offre, sur son profil d&#39;acheteur, un acc&egrave;s libre, direct et complet aux <strong>donn&eacute;es essentielles des march&eacute;s publics </strong>r&eacute;pondant &agrave; un besoin dont la valeur est &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 25 000 euros HT, &agrave; l&#39;exception des informations dont la divulgation serait contraire &agrave; l&#39;ordre public&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><strong><em>NB : L&#39;acc&egrave;s &agrave; ces donn&eacute;es est gratuit, tant en consultation qu&#39;en t&eacute;l&eacute;chargement.</em></strong></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034492587&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 14 avril 2017</a>&nbsp;- modifi&eacute; ensuite par un arr&ecirc;t&eacute; du 27 juillet 2018 - pr&eacute;cise les listes des donn&eacute;es devant &ecirc;tre publi&eacute;es sur les profils d&rsquo;acheteur ainsi que les modalit&eacute;s de leur publication : il fixe notamment les formats, normes et nomenclatures dans lesquels les donn&eacute;es doivent &ecirc;tre publi&eacute;es.</p> <h1 style="text-align: justify;">Donn&eacute;es essentielles des march&eacute;s publics</h1> <p style="text-align: justify;">Les&nbsp;donn&eacute;es essentielles relatives aux march&eacute;s publics mises &agrave; disposition sur le profil d&#39;acheteur sont :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro d&#39;identification unique du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de notification du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de publication des donn&eacute;es essentielles du march&eacute; public initial ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom de l&#39;acheteur ou du mandataire en cas de groupement ;</li> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro SIRET de l&#39;acheteur ou le num&eacute;ro SIRET du mandataire en cas de groupement ;</li> <li style="text-align: justify;">La nature du march&eacute; public correspondant &agrave; l&#39;une des mentions suivantes : march&eacute;, march&eacute; de partenariat, accord-cadre, march&eacute; subs&eacute;quent ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;objet du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">Le principal code du Vocabulaire commun pour les march&eacute;s publics (CPV) pr&eacute;vu par le r&egrave;glement (CE) n&deg; 213/2008 du 28 novembre 2007 susvis&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;">La proc&eacute;dure de passation utilis&eacute;e correspondant &agrave; l&#39;une des mentions suivantes : proc&eacute;dure adapt&eacute;e, appel d&#39;offres ouvert, appel d&#39;offres restreint, proc&eacute;dure concurrentielle avec n&eacute;gociation, proc&eacute;dure n&eacute;goci&eacute;e avec mise en concurrence pr&eacute;alable, dialogue comp&eacute;titif, march&eacute; public n&eacute;goci&eacute; sans publicit&eacute; ni mise en concurrence pr&eacute;alable ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom du lieu principal d&#39;ex&eacute;cution ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;identifiant du lieu principal d&#39;ex&eacute;cution, sous la forme d&#39;un code postal ou d&#39;un code INSEE ;</li> <li style="text-align: justify;">La dur&eacute;e du march&eacute; public initial en nombre de mois ;</li> <li style="text-align: justify;">Le montant HT forfaitaire ou estim&eacute; maximum en euros ;</li> <li style="text-align: justify;">La forme du prix du march&eacute; public correspondant &agrave; l&#39;une des mentions suivantes : ferme, ferme et actualisable, r&eacute;visable ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom du ou des titulaires du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">Le ou les num&eacute;ros d&#39;inscription du ou des titulaires au r&eacute;pertoire des entreprises et de leurs &eacute;tablissements, pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article R. 123-220 du code de commerce, &agrave; d&eacute;faut le num&eacute;ro de TVA intracommunautaire lorsque le si&egrave;ge social est domicili&eacute; dans un &Eacute;tat membre de l&#39;Union europ&eacute;enne autre que la France ou le num&eacute;ro en vigueur dans le pays lorsque le si&egrave;ge social est domicili&eacute; hors de l&#39;Union europ&eacute;enne.</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em><strong>NB : Ces donn&eacute;es doivent &ecirc;tre publi&eacute;es sur le profil d&#39;acheteur au plus tard deux mois &agrave; compter de la date de notification du march&eacute; public.</strong></em></p> <h1 style="text-align: justify;">Donn&eacute;es relatives aux modifications des march&eacute;s publics</h1> <p style="text-align: justify;">Les donn&eacute;es relatives aux modifications des march&eacute;s publics sont :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">La date de publication des donn&eacute;es relatives &agrave; la modification apport&eacute;e au march&eacute; public initial ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;objet de la modification apport&eacute;e au march&eacute; public initial ;</li> <li style="text-align: justify;">La dur&eacute;e modifi&eacute;e du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">Le montant HT modifi&eacute; en&nbsp;euros&nbsp;du march&eacute; public ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom du nouveau titulaire, en cas de changement de titulaire ;</li> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro d&#39;identifiant du nouveau titulaire, en cas de changement de titulaire ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de signature par l&#39;acheteur de la modification apport&eacute;e au march&eacute; public.</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em><strong>NB : Ces donn&eacute;es doivent &ecirc;tre publi&eacute;es sur le profil d&#39;acheteur au plus tard deux mois &agrave; compter de la date de notification de chaque modification apport&eacute;e au march&eacute; public.</strong></em></p> <h1 style="text-align: justify;">Entr&eacute;e en vigueur de l&#39;obligation</h1> <p style="text-align: justify;">Conform&eacute;ment aux dispositions des d&eacute;crets, la date d&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de cette obligation&nbsp;est fix&eacute;e au <strong>1er octobre 2018.&nbsp;</strong></p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les &quot;donn&eacute;es essentielles&quot; doivent &ecirc;tre publi&eacute;es<strong> pour les proc&eacute;dures lanc&eacute;es &agrave; compter du 1er octobre 2018,&nbsp; pour chaque march&eacute; public</strong> dont le montant est &eacute;gal ou sup&eacute;rieur &agrave; 25 000 &euro; HT.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant,&nbsp;les acheteurs&nbsp;peuvent d&#39;ores et d&eacute;j&agrave; appliquer ces dispositions.</p> <p style="text-align: justify;">Les&nbsp;donn&eacute;es essentielles sont maintenues disponibles sur le profil d&#39;acheteur pendant une dur&eacute;e minimale de <u>cinq an</u>s apr&egrave;s la fin de l&#39;ex&eacute;cution&nbsp;du march&eacute;,&nbsp;&agrave; l&#39;exception des donn&eacute;es essentielles dont la divulgation serait devenue contraire aux int&eacute;r&ecirc;ts en mati&egrave;re de d&eacute;fense ou de s&eacute;curit&eacute; ou &agrave; l&#39;ordre public.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, un assouplissement de cette dur&eacute;e de publication a &eacute;t&eacute; introduit par&nbsp;l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 27 juillet 2018 modifiant l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034492587&amp;dateTexte=20181001" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 14 avril 2017</a>. Cette dur&eacute;e de publication apr&egrave;s la date d&#39;ach&egrave;vement du contrat&nbsp;est r&eacute;duite &agrave; un an <u>si</u> les acheteurs publient ces donn&eacute;es sur le site www.data.gouv.fr.</p> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.economie.gouv.fr/daj/ouverture-des-donnees-commande-publique" target="_blank"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/DEMP%20(1).jpg" style="width: 500px; height: 648px; float: left;" /></a></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><u><em><strong>En savoir plus :</strong></em></u></p> <ul> <li style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/daj/marches_publics/ouverture-donnees/Fiche_Open_data.pdf" target="_blank">Fiche relative &agrave; la mise &agrave; disposition des donn&eacute;es essentielles dans les contrats de la commande publique </a>(DAJ du Minist&egrave;re &nbsp;de l&#39;Economie et des Finances)</em></li> </ul> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/donnees-essentielles-des-marches-publics Tue, 02 May 2017 11:01:00 +0200 Données essentielles des concessions https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/donnees-essentielles-des-concessions <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 53&nbsp;de l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031939947&amp;categorieLien=id" target="_blank">ordonnance n&deg;2016-65 du 29 janvier 2016</a> impose aux autorit&eacute;s conc&eacute;dantes&nbsp;de :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;</em>[rendre] <em>accessibles, sous un format ouvert et librement r&eacute;utilisable, les donn&eacute;es essentielles du contrat de concession, sous r&eacute;serve des dispositions de l&#39;article 38 et &agrave; l&#39;exception des informations dont la divulgation serait contraire &agrave; l&#39;ordre public&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 34 du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031963717" target="_blank">d&eacute;cret n&deg;2016-86 du 1er f&eacute;vrier 2016</a> pr&eacute;voit ainsi que l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante&nbsp;doit offrir, au plus tard le 1er octobre 2018,&nbsp;sur son profil d&rsquo;acheteur :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;un acc&egrave;s libre, direct et complet aux donn&eacute;es essentielles du contrat de concession&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;"><em><strong>NB : L&#39;acc&egrave;s &agrave; ces donn&eacute;es est gratuit, tant en consultation qu&#39;en t&eacute;l&eacute;chargement.</strong></em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034492587&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 14 avril 2017</a> pr&eacute;cise les listes des donn&eacute;es devant &ecirc;tre publi&eacute;es sur les profils d&rsquo;acheteur ainsi que les modalit&eacute;s de leur publication : il fixe notamment les formats, normes et nomenclatures dans lesquels les donn&eacute;es doivent &ecirc;tre publi&eacute;es.</p> <h1 style="text-align: justify;">Donn&eacute;es essentielles du contrat de concession initial</h1> <p style="text-align: justify;"><strong>Avant le d&eacute;but d&#39;ex&eacute;cution du contrat de concession</strong>, doivent &ecirc;tre publi&eacute;es sur le profil d &#39;acheteur les donn&eacute;es suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro d&#39;identification unique attribu&eacute; au contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de d&eacute;but d&#39;ex&eacute;cution du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de publication des donn&eacute;es essentielles du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom de l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante ;</li> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro SIRET de l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante ;</li> <li style="text-align: justify;">La nature du contrat de concession correspondant &agrave; l&#39;une des mentions suivantes : concession de travaux, concession de service, concession de service public ou d&eacute;l&eacute;gation de service public ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;objet du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La proc&eacute;dure de passation utilis&eacute;e correspondant &agrave; l&#39;une des mentions suivantes : proc&eacute;dure n&eacute;goci&eacute;e ouverte, proc&eacute;dure non n&eacute;goci&eacute;e ouverte, proc&eacute;dure n&eacute;goci&eacute;e restreinte, proc&eacute;dure non n&eacute;goci&eacute;e restreinte ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom du lieu principal d&#39;ex&eacute;cution ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;identifiant du lieu principal d&#39;ex&eacute;cution, sous la forme d&#39;un code postal ou d&#39;un code INSEE ;</li> <li style="text-align: justify;">La dur&eacute;e du contrat de concession en nombre de mois ;</li> <li style="text-align: justify;">La valeur globale attribu&eacute;e en euros ;</li> <li style="text-align: justify;">Le montant en euros des subventions ou de tout autre avantage financier octroy&eacute;s par des tiers pour l&#39;exploitation de la concession ;</li> <li style="text-align: justify;">Le nom du concessionnaire ;</li> <li style="text-align: justify;">Le num&eacute;ro d&#39;inscription du concessionnaire au r&eacute;pertoire des entreprises et de leurs &eacute;tablissements, pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article R. 123-220 du code de commerce, &agrave; d&eacute;faut le num&eacute;ro de TVA intracommunautaire lorsque le si&egrave;ge social est domicili&eacute; dans un &Eacute;tat membre de l&#39;Union europ&eacute;enne autre que la France ou le num&eacute;ro en vigueur dans le pays lorsque le si&egrave;ge social est domicili&eacute; hors de l&#39;Union europ&eacute;enne ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de signature du contrat de concession par l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Donn&eacute;es essentielles relatives &agrave; l&#39;ex&eacute;cution du contrat&nbsp;</h1> <p style="text-align: justify;"><strong>Chaque ann&eacute;e</strong>, l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante devra en outre publier les donn&eacute;es suivantes,&nbsp;relatives &agrave; l&#39;ex&eacute;cution du contrat de concession :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Les d&eacute;penses d&#39;investissement r&eacute;alis&eacute;es par le concessionnaire ;</li> <li style="text-align: justify;">Les intitul&eacute;s des principaux tarifs &agrave; la charge des usagers ;</li> <li style="text-align: justify;">Les montants des principaux tarifs &agrave; la charge des usagers.</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em><strong>NB : Ces donn&eacute;es&nbsp;sont mises &agrave; disposition sur le profil d&#39;acheteur au plus tard deux mois &agrave; compter de la fin de chaque ann&eacute;e d&#39;ex&eacute;cution du contrat de concession.</strong></em></p> <h1 style="text-align: justify;">Donn&eacute;es essentielles relatives &agrave; la modification du contrat</h1> <p style="text-align: justify;"><strong>A chaque modification du contrat</strong>, l&#39;autorit&eacute; conc&eacute;dante devra &eacute;galement publier les informations suivantes :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">La date de publication des donn&eacute;es relatives aux modifications apport&eacute;es au contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">L&#39;objet de la modification du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La dur&eacute;e modifi&eacute;e du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La valeur globale modifi&eacute;e en euros du contrat de concession ;</li> <li style="text-align: justify;">La date de signature de la modification du contrat de concession.</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><strong><em>NB :&nbsp;&nbsp;Ces donn&eacute;es sont mises &agrave; disposition sur le profil d&#39;acheteur au plus tard deux mois &agrave; compter de la date de signature de la modification du contrat de concession.</em></strong></p> <h1 style="text-align: justify;">Entr&eacute;e en vigueur de l&#39;obligation</h1> <p style="text-align: justify;">Conform&eacute;ment aux dispositions des d&eacute;crets, la date d&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de cette obligation est fix&eacute;e au 1er octobre 2018.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les &quot;donn&eacute;es essentielles&quot; doivent &ecirc;tre publi&eacute;es pour les proc&eacute;dures lanc&eacute;es &agrave; compter du 1er octobre 2018,&nbsp; pour chaque contrat de concession.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, les acheteurs peuvent d&#39;ores et d&eacute;j&agrave; appliquer ces dispositions.</p> <p style="text-align: justify;">Les donn&eacute;es essentielles sont maintenues disponibles sur le profil d&#39;acheteur pendant une dur&eacute;e minimale de cinq ans apr&egrave;s la fin de l&#39;ex&eacute;cution du contrat, &agrave; l&#39;exception des donn&eacute;es essentielles dont la divulgation serait devenue contraire aux int&eacute;r&ecirc;ts en mati&egrave;re de d&eacute;fense ou de s&eacute;curit&eacute; ou &agrave; l&#39;ordre public.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, un assouplissement de cette dur&eacute;e de publication a &eacute;t&eacute; introduit par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 27 juillet 2018 modifiant l&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034492587&amp;dateTexte=20181001" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du 14 avril 2017</a>.</p> <p style="text-align: justify;">Cette dur&eacute;e de publication apr&egrave;s la date d&#39;ach&egrave;vement du contrat est r&eacute;duite &agrave; un an si les acheteurs publient ces donn&eacute;es sur le site www.data.gouv.fr.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/18-SCH-DonneesEssent(1).jpg" style="width: 500px; height: 654px; float: left;" /></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/donnees-essentielles-des-concessions Tue, 02 May 2017 11:30:00 +0200 Dématérialisation des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/dematerialisation-des-marches-publics <p style="text-align: justify;"><strong><em>Art.38 &agrave; 42, I du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032295952" target="_blank">d&eacute;cret n&deg; 2016-360 du 25 mars 2016</a></em></strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Jusqu&rsquo;au 30 septembre 2018,</strong> l&rsquo;acheteur a la facult&eacute; de d&eacute;mat&eacute;rialiser la proc&eacute;dure de passation du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">A compter du 1er octobre 2018, la d&eacute;mat&eacute;rialisation sera obligatoire pour les collectivit&eacute;s locales.</p> <h1 style="text-align: justify;">La d&eacute;mat&eacute;rialisation jusqu&rsquo;au 30 septembre 2018</h1> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/Demat1.PNG"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/170712-Demat.PNG" style="width: 645px; height: 325px; border-width: 3px; border-style: solid; margin: 3px; float: left;" /></a></p> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <h1 style="text-align: justify;">&nbsp;</h1> <p style="text-align: justify;"><strong>ATTENTION :&nbsp;</strong>Pour chaque &eacute;tape de la proc&eacute;dure, les candidats et soumissionnaires doivent utiliser le m&ecirc;me mode de transmission &agrave; l&#39;ensemble des documents qu&#39;ils transmettent &agrave; l&#39;acheteur.</p> <p style="text-align: justify;">Les candidats et soumissionnaires qui transmettent leurs documents par voie &eacute;lectronique peuvent - parall&egrave;lement au d&eacute;p&ocirc;t &eacute;lectronique - adresser &agrave; l&#39;acheteur, sur support papier ou sur support physique &eacute;lectronique, une copie de sauvegarde des m&ecirc;mes documents.</p> <h1 style="text-align: justify;">La d&eacute;mat&eacute;rialisation &agrave; compter du 1er octobre 2018</h1> <p style="text-align: justify;">La d&eacute;mat&eacute;rialisation se g&eacute;n&eacute;ralise et devient obligatoire &agrave; compter du 1er octobre 2018 pour tous les march&eacute;s publics pass&eacute;s selon la proc&eacute;dure adapt&eacute;e et la proc&eacute;dure formalis&eacute;e (i.e march&eacute;s d&#39;un montant sup&eacute;rieur ou &eacute;gal &agrave; 25 000 &euro; HT).</p> <p style="text-align: justify;">Les publications, les communications et les &eacute;changes des informations devront, en principe, se faire par la voie &eacute;lectronique.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/181001-Demat.PNG" style="width: 627px; height: 368px; border-width: 3px; border-style: solid; margin: 3px; float: left;" /></p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;"><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/marchespublics/17-G-PlanDemat2017-2022.pdf" target="_blank"><em>Plan de transformation num&eacute;rique de la commande publique (2017-2022)</em></a></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/dematerialisation-des-marches-publics Wed, 12 Jul 2017 12:01:00 +0200 Résiliation des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/resiliation-des-marches-publics <p style="text-align: justify;">La r&eacute;siliation d&rsquo;un contrat de march&eacute; public est le fait de mettre fin au contrat avant son terme.</p> <p style="text-align: justify;">Cette r&eacute;siliation peut &ecirc;tre automatique du fait de la survenance de certains &eacute;v&eacute;nements (I).</p> <p style="text-align: justify;">Elle peut aussi &ecirc;tre unilat&eacute;ralement d&eacute;cid&eacute;e par la personne publique (II).</p> <p style="text-align: justify;">En revanche, et en principe, le titulaire du march&eacute; ne peut se pr&eacute;valoir des fautes de la personne publique pour r&eacute;silier unilat&eacute;ralement le contrat (CE, 7 octobre 1988, OPHLM de la ville du Havre c/ St&eacute; nouvelle de chauffage Sochan, n&deg;59729).</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, si le contrat n&#39;a pas pour objet l&#39;ex&eacute;cution m&ecirc;me du service public, les parties peuvent pr&eacute;voir les conditions auxquelles le titulaire peut r&eacute;silier le contrat en cas de m&eacute;connaissance par la personne publique de ses obligations contractuelles.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">La clause de r&eacute;siliation ne peut cependant &ecirc;tre mise en &oelig;uvre qu&rsquo;apr&egrave;s que la personne publique a &eacute;t&eacute; mise &agrave; m&ecirc;me de faire valoir qu&rsquo;un motif d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, tir&eacute; notamment des exigences du service public, s&rsquo;oppose &agrave; la r&eacute;siliation. En pr&eacute;sence d&rsquo;un tel motif, le cocontractant ne peut, sans commettre de faute contractuelle, refuser de continuer &agrave; ex&eacute;cuter le contrat. Il peut toutefois demander au juge d&rsquo;en prononcer la r&eacute;siliation.&nbsp;</p> <h1 style="text-align: justify;">La r&eacute;siliation de plein droit</h1> <p style="text-align: justify;">La r&eacute;siliation est de &laquo; plein droit &raquo;, lorsque surviennent certains &eacute;v&eacute;nements.</p> <h2 style="text-align: justify;">La force majeure</h2> <p style="text-align: justify;">Le cas de &laquo; force majeure &raquo; qui met le titulaire du march&eacute; dans l&#39;impossibilit&eacute; absolue de poursuivre l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;, pour des raisons ind&eacute;pendantes de sa volont&eacute; et d&#39;obstacles qui ne peuvent &ecirc;tre surmont&eacute;s (CE, 7 ao&ucirc;t 1926, Bouxin).&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;indemnisation peut &ecirc;tre pr&eacute;vue par le contrat. A d&eacute;faut, le titulaire du contrat ne pourra se voir indemnis&eacute; que des pertes subies imputables &agrave; l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement constitutif de force majeure, &agrave; l&rsquo;exclusion de toute autre indemnit&eacute; (CE, 8 janvier 1925, Soci&eacute;t&eacute; Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire).&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">La disparition du titulaire du march&eacute;&nbsp;</h2> <p style="text-align: justify;">En cas de disparition physique ou juridique du titulaire du march&eacute;, en fonction de son statut (personne physique ou personne morale) telle que d&eacute;c&egrave;s, faillite ou incapacit&eacute; civile, la r&eacute;siliation du march&eacute; est op&eacute;r&eacute;e de plein droit.</p> <p style="text-align: justify;">Dans ce cas, aucune indemnit&eacute; n&rsquo;est due par la personne publique.</p> <h1 style="text-align: justify;">R&eacute;siliation unilat&eacute;rale par la personne publique</h1> <p style="text-align: justify;">La personne publique peut provoquer seule et sans l&rsquo;accord du titulaire la fin anticip&eacute;e du march&eacute;, soit dans l&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, soit pour sanctionner une faute du titulaire.</p> <h2 style="text-align: justify;">La r&eacute;siliation pour faute du titulaire</h2> <p style="text-align: justify;">Les hypoth&egrave;ses dans lesquelles la personne publique peut prononcer la r&eacute;siliation &agrave; titre de sanction peut &ecirc;tre de deux types.</p> <h3 style="text-align: justify;">R&eacute;siliation simple</h3> <p style="text-align: justify;">La faute justifiant la r&eacute;siliation peut &ecirc;tre l&rsquo;irrespect de ses obligations par le titulaire ou r&eacute;alisation par le titulaire d&rsquo;actes frauduleux au cours de l&rsquo;ex&eacute;cution du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Le titulaire est d&eacute;gag&eacute; de ses obligations contractuelles et ne peut pas percevoir d&rsquo;indemnisation<em> (CE, 20 janvier 1988, Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;tude et de r&eacute;alisation des applications du froid).</em></p> <p style="text-align: justify;">La personne publique supporte l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des cons&eacute;quences de cette r&eacute;siliation. Elle devra donc &eacute;ventuellement passer un nouveau march&eacute;, en respectant les dispositions l&eacute;gales et r&eacute;glementaires relatives aux march&eacute; publics <em>(ordonnance du 23/07/2015 et d&eacute;cret du 25/03/2016).</em></p> <h3 style="text-align: justify;">R&eacute;siliation aux frais et risques du titulaire</h3> <p style="text-align: justify;">Cette r&eacute;siliation impose au titulaire d&eacute;faillant le surco&ucirc;t engendr&eacute; par la passation d&rsquo;un march&eacute; de substitution pour achever les prestations faisant l&rsquo;objet du march&eacute; <em>(CE, 29 mai 1981, SA Roussey).&nbsp;</em></p> <p style="text-align: justify;">Deux conditions sont pos&eacute;es pour que le march&eacute; de substitution soit opposable au titulaire du march&eacute; initial :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">Il doit porter sur les prestations restantes qui sont celles d&eacute;finies dans le march&eacute; initial. Le dossier de consultation du nouveau march&eacute; ne pourra donc comporter aucune modification par rapport au premier contrat ;</li> <li style="text-align: justify;">Le titulaire d&eacute;faillant se verra notifier la d&eacute;cision de passer un nouveau march&eacute;. Il a le droit de suivre la passation du nouveau march&eacute; et son ex&eacute;cution, afin de sauvegarder ses int&eacute;r&ecirc;ts<em> (CE, 09 juin 2017, n&deg;399382).</em></li> </ol> <h2 style="text-align: justify;">R&eacute;siliation pour motif d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</h2> <p style="text-align: justify;">La personne publique dispose toujours du droit de r&eacute;silier unilat&eacute;ralement le march&eacute; pour un motif d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et ce, m&ecirc;me en l&rsquo;absence de toute clause contractuelle <em>(CE, 02 mai 1958, Distillerie de Magnac-Laval).</em></p> <p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs, une clause privant la personne publique de ce droit de r&eacute;silier est r&eacute;put&eacute;e nulle <em>(CE, 06 mai 1985, association Eurolat c/ Cr&eacute;dit foncier de France, n&deg;41589 et n&deg;41699).</em></p> <p style="text-align: justify;">Les motifs de r&eacute;siliation pour int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral peuvent &ecirc;tre, par exemple :&nbsp;</p> <ul> <li style="text-align: justify;">l&rsquo;abandon d&rsquo;un projet<em> (CE, 23 avril 2001, SARL Bureau d&rsquo;&eacute;tudes techniques d&rsquo;&eacute;quipement rural et urbain, n&deg;186424), </em>notamment en raison des difficult&eacute;s techniques rencontr&eacute;es en cours d&rsquo;ex&eacute;cution <em>(CE, 22 janvier 1965, soci&eacute;t&eacute; des &eacute;tablissements Michel Aubrun)</em> ;&nbsp;</li> <li style="text-align: justify;">le fait, non fautif, que le cocontractant ne dispose plus de garanties suffisantes pour remplir ses obligations<em> (CE, 31 juillet 1996, Soci&eacute;t&eacute; des t&eacute;l&eacute;ph&eacute;riques du Mont-Blanc, n&deg;126594).</em></li> </ul> <p style="text-align: justify;">La contrepartie est le droit &agrave; indemnisation du titulaire.</p> <p style="text-align: justify;">Cette indemnisation doit couvrir l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du dommage subi par le titulaire du march&eacute; <em>(CE, 04 mai 2011, CCI de N&icirc;mes Uz&egrave;s Bagnols Le Vigan, n&deg;334280)</em>, &agrave; condition qu&rsquo;il puisse en justifier le montant, et que cela n&rsquo;aboutisse pas &agrave; un enrichissement indu.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Elle prend en compte les d&eacute;penses engag&eacute;es (caract&egrave;re certain des pertes subies : CE, 18 novembre 1988, Ville d&rsquo;Amiens) ainsi que le gain manqu&eacute; par le titulaire <em>(CE, 16 f&eacute;vrier 1996, Syndicat intercommunal de l&rsquo;arrondissement de Pithiviers, n&deg;82880).</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette indemnisation ne saurait &ecirc;tre disproportionn&eacute;e au regard du pr&eacute;judice subi par le titulaire du fait de cette r&eacute;siliation <em>(CE, 03 mars 2017, n&deg;392446).</em></p> <h2>Titulaire plac&eacute; en redressement judiciaire</h2> <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000005634379&amp;idArticle=LEGIARTI000006236646&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.622-13</a>&nbsp;du code de commerce, applicable aux proc&eacute;dures de sauvegarde et de redressement judiciaire, pose le principe de la poursuite des contrats en cours au jour du jugement d&#39;ouverture de la proc&eacute;dure collective et en d&eacute;termine les modalit&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Aucune indivisibilit&eacute;, r&eacute;siliation, ou r&eacute;solution du contrat ne peut r&eacute;sulter du seul fait de l&#39;ouverture de la proc&eacute;dure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.</p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que lorsqu&#39;un contrat est en cours &agrave; la date d&#39;ouverture de cette proc&eacute;dure collective, il peut &ecirc;tre poursuivi,&nbsp;les stipulations initiales &eacute;tant maintenues.</p> <p style="text-align: justify;">Dans l&#39;hypoth&egrave;se o&ugrave; une personne publique refuserait d&#39;ex&eacute;cuter les engagements r&eacute;sultant du march&eacute; public, l&#39;administrateur, qui a seul la facult&eacute; de le faire, peut exiger l&#39;ex&eacute;cution de ce march&eacute;&nbsp;<em>(Conseil d&#39;Etat, 24 octobre 1990, R&eacute;gie immobili&egrave;re de la Ville de Paris, n&deg;87327 et 88242). </em>Mais il peut &eacute;galement y renoncer.</p> <p style="text-align: justify;">Selon la proc&eacute;dure pr&eacute;vue par l&#39;article L.622-13&nbsp;du code de commerce, explicit&eacute;e par une&nbsp;instruction n&deg;12-005-M0&nbsp;du 26&nbsp;janvier 2012, la personne publique adressera &agrave; l&#39;administrateur une mise en demeure pour qu&#39;il se prononce sur la&nbsp;poursuite du contrat.</p> <p style="text-align: justify;">En l&#39;absence de r&eacute;ponse apr&egrave;s un d&eacute;lai d&#39;un mois, ou apr&egrave;s le d&eacute;lai fix&eacute; par le juge-commissaire qui peut accorder une prolongation de ce d&eacute;lai de deux mois au plus &agrave; l&#39;administrateur, le contrat en cours sera r&eacute;sili&eacute; de plein droit. Il revient donc &agrave; l&#39;administrateur de faire savoir au pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;qu&#39;il opte pour la continuation afin que le contrat se poursuive.</p> <p style="text-align: justify;">La d&eacute;cision de l&#39;administrateur est toutefois d&eacute;termin&eacute;e par la situation de l&#39;entreprise.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;administrateur qui exige l&#39;ex&eacute;cution des contrats en cours doit fournir la prestation promise au cocontractant du d&eacute;biteur. Lorsque la prestation porte sur le paiement d&#39;une somme d&#39;argent, l&#39;administrateur doit, au moment o&ugrave; il demande l&#39;ex&eacute;cution du contrat, s&#39;assurer qu&#39;il disposera des fonds n&eacute;cessaires pour payer le cocontractant.</p> <p style="text-align: justify;">La difficult&eacute; appara&icirc;tra en l&#39;esp&egrave;ce plus particuli&egrave;rement si l&#39;entreprise en difficult&eacute; doit faire appel &agrave; des fournisseurs ou des prestataires de service pour l&#39;ex&eacute;cution du march&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ordonnance n&deg;2014-326 du 12&nbsp;mars&nbsp;2014, portant r&eacute;forme de la pr&eacute;vention des difficult&eacute;s des entreprises et des proc&eacute;dures collectives, introduit une distinction selon que le d&eacute;biteur fait l&#39;objet d&#39;une proc&eacute;dure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.</p> <p style="text-align: justify;">En proc&eacute;dure de sauvegarde, l&#39;obligation de paiement au comptant dispara&icirc;t et les d&eacute;lais de paiements convenus entre les parties peuvent continuer &agrave; s&#39;appliquer. En revanche, en redressement judiciaire, le paiement doit se faire au comptant sauf pour l&#39;administrateur &agrave; obtenir l&#39;acceptation de d&eacute;lais de paiement par le cocontractant (art.L.631-14&nbsp;du code de commerce).</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;administrateur peut &eacute;galement demander la r&eacute;siliation du contrat, qui sera prononc&eacute;e par une autorit&eacute; judiciaire, le juge-commissaire, si cette r&eacute;siliation est n&eacute;cessaire &agrave; la sauvegarde du d&eacute;biteur et ne porte pas une atteinte excessive aux int&eacute;r&ecirc;ts du cocontractant.</p> <p style="text-align: justify;">Si la r&eacute;siliation est prononc&eacute;e, soit sur l&#39;initiative du cocontractant, soit sur celle de l&#39;administrateur, l&#39;inex&eacute;cution pourra donner lieu &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts au profit du premier, dont le montant devra &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute; au passif.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;ensemble des dispositions pr&eacute;cit&eacute;es assure le respect d&#39;un &eacute;quilibre entre les int&eacute;r&ecirc;ts du pouvoir&nbsp;adjudicateur&nbsp;et la n&eacute;cessit&eacute; de maintenir l&#39;activit&eacute; de l&#39;entreprise en difficult&eacute;, qu&#39;elle soit en cessation des paiements, comme dans le cas d&#39;un redressement judiciaire, ou non, comme en mati&egrave;re de sauvegarde.</p> <p style="text-align: justify;">C&#39;est &agrave; l&#39;administrateur d&#39;appr&eacute;cier les risques d&#39;une poursuite des contrats en cours au regard de la capacit&eacute; de l&#39;entreprise &agrave; r&eacute;pondre &agrave; ses obligations ainsi que ses avantages dans la perspective d&#39;un plan, qu&#39;il soit de&nbsp;redressement ou de cession.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;administrateur n&#39;a pas d&#39;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; conduire l&#39;entreprise &agrave; une liquidation judiciaire cons&eacute;cutive &agrave; une cessation d&#39;activit&eacute;, mais engagerait sa responsabilit&eacute;, le cas &eacute;ch&eacute;ant, en ne sollicitant pas cette cessation si la situation de la tr&eacute;sorerie ou si les capacit&eacute;s de l&#39;entreprise n&#39;&eacute;taient pas compatibles avec une poursuite de l&#39;exploitation. L&#39;objectif de l&#39;administrateur est de parvenir, sous le contr&ocirc;le du juge consulaire, au redressement des entreprises <em>(Source&nbsp;:<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-54169QE.htm" target="_blank">&nbsp;R&eacute;ponse minist&eacute;rielle,&nbsp;Question &eacute;crite n&deg;54169, JOAN du 25 novembre 2014 , page&nbsp;9921</a>).</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/resiliation-des-marches-publics Tue, 28 Nov 2017 15:10:00 +0100 Seuils des marchés publics https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/seuils-des-marches-publics <p style="text-align: justify;">Ainsi &agrave; compter du 1er janvier 2018, les nouveaux seuils passent :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">A 144 000 euros HT pour les march&eacute;s de fournitures et de services de l&rsquo;Etat (au lieu de 135.000 euros HT auparavant) ;</li> <li style="text-align: justify;">A 221 000 euros HT pour les march&eacute;s de fournitures et de services des collectivit&eacute;s territoriales et pour les march&eacute;s publics de fournitures des autorit&eacute;s publiques centrales op&eacute;rant dans le domaine de la d&eacute;fense (au lieu de 209.000 euros HT auparavant) ;</li> <li style="text-align: justify;">A 443 000 euros HT pour les march&eacute;s de fournitures et de services des entit&eacute;s adjudicatrices (au lieu de 418 000 euros HT auparavant) ;</li> <li style="text-align: justify;">A 5 548 000 euros HT pour les march&eacute;s de travaux et pour les contrats de concessions (au lieu de 5 225 000 euros HT auparavant).</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><strong><u>ATTENTION</u> : Ces seuils diff&egrave;rent du seuil&nbsp;de transmission des actes relatifs aux march&eacute;s publics au repr&eacute;sentant de l&#39;Etat (qui demeure &agrave; ce jour pour tous les march&eacute;s d&#39;un montant sup&eacute;rieur &agrave; 209 000 &euro;&nbsp;HT) </strong><a href="https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/controle-de-legalite-des-marches-publics" target="_blank"><em>En savoir plus sur l&#39;obligation de transmission des march&eacute;s au Pr&eacute;fet</em></a></p> <p><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/images/DIVERS/T-Seuils.PNG" style="width: 500px; height: 369px; border-width: 2px; border-style: solid; margin: 2px; float: left;" /></p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p><em><a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/gestionadministrative/marchespublics/171221-T-SeuilsMPdoc.pdf" target="_blank">T&eacute;l&eacute;charger le&nbsp;tableau des seuils (publicit&eacute;, proc&eacute;dure, d&eacute;mat&eacute;rialisation)</a></em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/marches-publics/seuils-des-marches-publics Thu, 21 Dec 2017 08:52:00 +0100 Responsabilité de la collectivité délégante https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/responsabilite-de-la-collectivite-delegante <p style="text-align: justify;">L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000031947577" target="_blank">article L.1411-1</a> du Code G&eacute;n&eacute;ral des Collectivit&eacute;s Territoriales dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Une d&eacute;l&eacute;gation de service public est un contrat de concession au sens de l&#39;ordonnance n&deg; 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession, conclu par &eacute;crit, par lequel une autorit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante confie la gestion d&#39;un service public &agrave; un ou plusieurs op&eacute;rateurs &eacute;conomiques, &agrave; qui est transf&eacute;r&eacute; un risque li&eacute; &agrave; l&#39;exploitation du service, en contrepartie soit du droit d&#39;exploiter le service qui fait l&#39;objet du contrat, soit de ce droit assorti d&#39;un prix&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Le service public d&eacute;l&eacute;gu&eacute; fonctionne sous la direction du d&eacute;l&eacute;gataire, sans pour autant d&eacute;responsabiliser&nbsp;la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, la d&eacute;l&eacute;gation transf&egrave;re la gestion du service au d&eacute;l&eacute;gataire, mais ne modifie aucunement la r&eacute;partition des comp&eacute;tences entre les collectivit&eacute;s publiques : les collectivit&eacute;s concern&eacute;es sont toujours responsables de la bonne marche du service et devront donc intervenir en cas de dysfonctionnement grave, voire d&#39;arr&ecirc;t du service d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.</p> <h1 style="text-align: justify;">Obligations de la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;&agrave; l&#39;&eacute;gard du d&eacute;l&eacute;gataire</h1> <h2>​Obligation de contr&ocirc;ler le d&eacute;l&eacute;gataire</h2> <p style="text-align: justify;">La collectivit&eacute; conc&eacute;dante a &nbsp;l&rsquo;obligation de contr&ocirc;ler son d&eacute;l&eacute;gataire et sa responsabilit&eacute; peut &ecirc;tre mise en cause en cas de d&eacute;faillances de son d&eacute;l&eacute;gataire, &agrave; la suite desquelles elle n&rsquo;aurait pas r&eacute;agi et mis en &oelig;uvre les pouvoirs qui sont les siens pour y mettre fin.</p> <p style="text-align: justify;">Cette obligation de contr&ocirc;le est assortie de pr&eacute;rogatives et de pouvoirs sp&eacute;cifiques qui peuvent (doivent) &ecirc;tre mis en &oelig;uvre m&ecirc;me s&rsquo;ils ne sont pas pr&eacute;vus par le contrat de concession, en application des&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=83D0766F73D14A65801AE2D78B74651B.tplgfr27s_2?idSectionTA=LEGISCTA000006164963&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;dateTexte=20070222" target="_blank">articles R.2222-1 et suivants</a> du CGCT.</p> <p style="text-align: justify;">Ces articles concernent : <em>&quot;toute entreprise li&eacute;e &agrave; une commune ou &agrave; un &eacute;tablissement public communal </em>[et par renvoi les EPCI&nbsp;et syndicats mixtes ferm&eacute;s] <em>par une convention financi&egrave;re comportant des r&egrave;glements de compte p&eacute;riodiques est tenue de fournir &agrave; la collectivit&eacute; contractante des comptes d&eacute;taill&eacute;s de ses op&eacute;rations&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;l&eacute;gataires font partie de cette cat&eacute;gorie d&rsquo;entreprises puisqu&rsquo;ils reversent p&eacute;riodiquement &agrave; la collectivit&eacute; une partie des redevances ou des recettes du service (&quot;surtaxe&quot; ou &quot;part collectivit&eacute;&quot; de la redevance eau potable/assainissement pay&eacute;e(s) par l&#39;usager).</p> <p style="text-align: justify;">Ces dispositions attribuent &agrave; la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante un pouvoir d&rsquo;investigation &eacute;tendu, comprenant notamment le droit de se faire communiquer par leurs entreprises d&eacute;l&eacute;gataires&nbsp;<em>&quot;tous livres et documents n&eacute;cessaires &agrave; la v&eacute;rification de ses comptes&quot;&nbsp;</em>lors de contr&ocirc;les sur place au si&egrave;ge de l&#39;entreprise et sur pi&egrave;ces, r&eacute;alis&eacute;s par des agents d&eacute;sign&eacute;s par l&rsquo;ex&eacute;cutif de la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;(art.R.2222-2).</p> <p style="text-align: justify;">Rien n&rsquo;interdit &agrave; la collectivit&eacute; de se faire assister d&rsquo;un organisme ext&eacute;rieur pour effectuer ce contr&ocirc;le, mais le(s) expert(s)&nbsp;en charge de cette assistance doivent &ecirc;tre personnellement d&eacute;sign&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Ce contr&ocirc;le porte sur les comptes d&eacute;taill&eacute;s des op&eacute;rations men&eacute;es par l&rsquo;entreprise, notamment :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">les op&eacute;rations financi&egrave;res entre la collectivit&eacute; et son contractant <em>(exemples : &laquo; part collectivit&eacute; &raquo; collect&eacute;e par un fermier et revers&eacute;e &agrave; la collectivit&eacute; dans un contrat de d&eacute;l&eacute;gation de service public ; justification de subventions le cas &eacute;ch&eacute;ant vers&eacute;e par une collectivit&eacute; ; v&eacute;rification de la r&eacute;gularit&eacute; des &laquo; non-valeurs &raquo; pr&eacute;sent&eacute;es par le d&eacute;l&eacute;gataire, qui se traduisent par des pertes de recettes pour la collectivit&eacute;, etc.)</em> ;</li> <li style="text-align: justify;">l&rsquo;&eacute;quilibre financier du contrat au travers de la v&eacute;rification des comptes d&eacute;taill&eacute;s de l&rsquo;ex&eacute;cution de la convention.</li> </ol> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article R.2222-3 ajoute que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">Pour <em>&quot;les communes ou &eacute;tablissements ayant des recettes de fonctionnement sup&eacute;rieures &agrave; 75 000 euros&quot;, </em>ce contr&ocirc;le des comptes est compl&eacute;t&eacute; par un examen<em> &quot;par une commission de contr&ocirc;le dont la composition est fix&eacute;e par une d&eacute;lib&eacute;ration du conseil municipal ou du conseil de l&#39;&eacute;tablissement&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article R.2222-4 pr&eacute;cise que :</p> <p style="text-align: justify;">Les <em>&quot;comptes d&eacute;taill&eacute;s (&hellip;) ainsi que les rapports des v&eacute;rificateurs et de la commission de contr&ocirc;le sont joints aux comptes de la commune ou de l&#39;&eacute;tablissement pour servir de justification &agrave; la recette ou &agrave; la d&eacute;pense r&eacute;sultant du r&egrave;glement de compte p&eacute;riodique pr&eacute;vu au m&ecirc;me article&quot;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette commission semble rarement mise en place m&ecirc;me si son absence est parfois relev&eacute;e par les chambres r&eacute;gionales des comptes (CRC).</p> <p style="text-align: justify;">Il est donc recommand&eacute; de proc&eacute;der &agrave; la cr&eacute;ation de la commission de contr&ocirc;le. Sa composition est fix&eacute;e par l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de la collectivit&eacute; et, en l&#39;absence de dispositions r&egrave;glementaires plus pr&eacute;cises, il est tout &agrave; fait possible qu&rsquo;y soient nomm&eacute;s outres des membres de l&rsquo;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante, des repr&eacute;sentants d&rsquo;association d&rsquo;usagers, des personnes qualifi&eacute;es, etc.</p> <p style="text-align: justify;">Plusieurs CRC confirment cette interpr&eacute;tation et m&ecirc;me parfois encouragent la d&eacute;signation de repr&eacute;sentants d&rsquo;usagers au sein de la commission de contr&ocirc;le financier par analogie avec la CCSPL.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">Obligation de ne pas entraver l&#39;activit&eacute; du d&eacute;l&eacute;gataire</h2> <p style="text-align: justify;">La collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;ne doit pas prendre de mesures manifestement susceptibles d&#39;emp&ecirc;cher le d&eacute;l&eacute;gataire de poursuivre la gestion du service public, notamment en organisant trop d&#39;activit&eacute;s concurrentes, m&ecirc;me si la d&eacute;l&eacute;gation ne pr&eacute;voit pas d&#39;exclusivit&eacute; au profit du d&eacute;l&eacute;gataire <em>(CAA Marseille, 07&nbsp;d&eacute;cembre&nbsp;1999, n&deg;96MA0243).</em></p> <p style="text-align: justify;">La d&eacute;l&eacute;gation du service public &eacute;tant exclusive, la&nbsp;collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante ne peut pas d&eacute;l&eacute;guer &agrave; un tiers l&#39;exploitation du service public d&eacute;j&agrave; d&eacute;l&eacute;gu&eacute;&nbsp;(<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000025821934&amp;fastReqId=605054072&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Lyon, 03&nbsp;mai 2012, n&deg;11LY00209</a>).</em></p> <h2 style="text-align: justify;">Fixation des tarifs</h2> <p style="text-align: justify;">Les tarifs du service public doivent &ecirc;tre fix&eacute;s &agrave; un niveau permettant d&#39;assurer le respect de l&#39;&eacute;quilibre financier du contrat et de garantir le droit &agrave; une r&eacute;mun&eacute;ration &eacute;quitable du d&eacute;l&eacute;gataire.</p> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">lorsque &quot;<em>la commune conc&eacute;dante s&#39;est refus&eacute;e &agrave; toute augmentation de tarifs et &agrave; r&eacute;tablir l&#39;&eacute;quilibre financier du contrat d&#39;affermage du service de distribution de l&#39;eau...</em> (elle) <em>a commis une faute de nature &agrave; engager sa responsabilit&eacute;&quot; (TA Nancy, 30 mars 2004, Cie des eaux et de l&#39;ozone c/ Cne Richardm&eacute;nil).</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Pour autant, le montant des redevances&nbsp;est fond&eacute; sur les co&ucirc;ts du service, voire sur la valeur &eacute;conomique de la prestation pour son b&eacute;n&eacute;ficiaire, mais ne peut&nbsp;tenir compte de d&eacute;penses &eacute;trang&egrave;res &agrave; l&#39;objet du service.</p> <h1 style="text-align: justify;">Obligations de la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante &agrave; l&#39;&eacute;gard des usagers</h1> <p style="text-align: justify;">La collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante demeure responsable du service</p> <p style="text-align: justify;">A ce titre, la collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;doit contr&ocirc;ler l&#39;activit&eacute; du d&eacute;l&eacute;gataire, en :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">s&#39;assurant&nbsp;que les techniques ou proc&eacute;dures employ&eacute;es sont conformes aux exigences du temps,</li> <li style="text-align: justify;">v&eacute;rifiant&nbsp;l&#39;adaptation du service aux n&eacute;cessit&eacute;s de la modernit&eacute;&nbsp;&nbsp;<em>(CE, 10 janvier&nbsp;1902, Cie nouvelle du gaz&nbsp;D&eacute;ville-l&egrave;s-Rouen)</em>,</li> <li style="text-align: justify;">en proc&eacute;dant &agrave; un (ou plusieurs en fonction de la dur&eacute;e du contrat et de son fonctionnement) audit de l&#39;ex&eacute;cution du contrat en cours de DSP ;</li> <li style="text-align: justify;">en imposant les changements n&eacute;cessaires.&nbsp;</li> </ul> <p style="text-align: justify;">La collectivit&eacute; d&eacute;l&eacute;gante&nbsp;peut mettre fin au contrat lorsqu&#39;elle estime que le service doit &ecirc;tre abandonn&eacute; ou compl&egrave;tement r&eacute;organis&eacute; <em>(CE, 02 f&eacute;vrier&nbsp;1987, St&eacute; TV6), </em>m&ecirc;me si le contrat ne pr&eacute;voit aucune disposition en ce sens<em> (CE, 22 avril&nbsp;1988, St&eacute; France 5 et a.).</em></p> <p style="text-align: justify;">Il appartient &eacute;galement &agrave; la collectivit&eacute; de veiller &agrave; ce que le&nbsp;d&eacute;l&eacute;gataire remplisse bien ses obligations et fasse fonctionner correctement le service ; &agrave; d&eacute;faut, il appartient &agrave; la collectivit&eacute; de mettre fin &agrave; la d&eacute;l&eacute;gation et de remplacer le d&eacute;l&eacute;gataire d&eacute;faillant ou insuffisant.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/concessions/responsabilite-de-la-collectivite-delegante Sat, 23 Dec 2017 11:07:00 +0100 L’emplacement réservé, outil de gestion foncière pour la réalisation d’ouvrages d’eau et d’assainissement https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/lemplacement-reserve-outil-de-gestion-fonciere-pour-la-realisation-douvrages-deau-et-dassainissement <p style="text-align: justify;">Le Code de l&rsquo;urbanisme (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000033035563&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20180116" target="_blank">art.L.151-41</a></em>) pr&eacute;voit la possibilit&eacute; d&rsquo;inscrire un terrain en &quot;emplacement r&eacute;serv&eacute;&quot;, m&ecirc;me s&rsquo;il se situe en zone constructible, afin d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;il fasse l&rsquo;objet d&rsquo;une utilisation incompatible avec sa destination future.</p> <h1 style="text-align: justify;">Des finalit&eacute;s limitatives</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;emplacement ne peut &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute; qu&rsquo;en vue d&rsquo;objectifs sp&eacute;cifiques pr&eacute;vus par le Code de l&rsquo;urbanisme, et notamment pour la r&eacute;alisation :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">De &quot;<em>voies et ouvrages publics dont il</em> [le PLU] <em>pr&eacute;cise la localisation et les caract&eacute;ristiques&quot;</em>&nbsp;;</li> <li style="text-align: justify;">D&rsquo; &quot;<em>installations d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral &agrave; cr&eacute;er ou &agrave; modifier&quot;</em>.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;&eacute;num&eacute;ration de ces destinations est limitative.</p> <p style="text-align: justify;">Elle exclut l&rsquo;institution d&rsquo;un emplacement r&eacute;serv&eacute; poursuivant une autre finalit&eacute;, notamment :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Une finalit&eacute; &agrave; caract&egrave;re priv&eacute; (<em>CE,&nbsp;15 avril 1996, n&deg; 9904383 et 990440</em>) ;</li> <li style="text-align: justify;">La constitution de r&eacute;serves fonci&egrave;res (<em>CE, 10 juillet 1987, Commune de Feucherolles</em>).</li> </ul> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;implantation d&rsquo;une station d&rsquo;&eacute;puration peut constituer un des objectifs d&rsquo;un emplacement r&eacute;serv&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">A &eacute;t&eacute; cependant annul&eacute;e la d&eacute;termination au sein d&rsquo;un POS d&rsquo;un emplacement r&eacute;serv&eacute; pour la r&eacute;alisation d&rsquo;une station d&rsquo;&eacute;puration au sein d&rsquo;une zone prot&eacute;g&eacute;e ND, en zone inondable au confluent de deux rivi&egrave;res, &quot;<em>en raison des inconv&eacute;nients pouvant r&eacute;sulter pour le milieu naturel du fonctionnement d&rsquo;une station d&rsquo;&eacute;puration en cas d&rsquo;inondation&quot;</em>&nbsp;(<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007528340&amp;fastReqId=1760231945&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Nantes, 14 octobre 1998, n&deg;96NT02136</a></em>), erreur qui n&rsquo;est pas reconnue si l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; de la station d&rsquo;&eacute;puration au POS est riveraine d&rsquo;une ZNIEFF (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007530615&amp;fastReqId=590459011&amp;fastPos=1">CAA Nantes, 17 f&eacute;vrier 1999, n&deg;97NT02355</a></em>).</p> <h1 style="text-align: justify;">Des finalit&eacute;s r&eacute;elles</h1> <p style="text-align: justify;">Au-del&agrave; de l&rsquo;indication de la finalit&eacute; de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; dans le PLU, la collectivit&eacute; doit justifier de l&rsquo;existence de cet objet, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;un projet r&eacute;pondant &agrave; l&rsquo;une des finalit&eacute;s pr&eacute;vues au code de l&rsquo;urbanisme.</p> <p style="text-align: justify;">Au stade de l&rsquo;&eacute;laboration et de l&rsquo;adoption du PLU, le projet, s&rsquo;il doit &ecirc;tre r&eacute;el, ne doit pas n&eacute;cessairement &ecirc;tre pr&eacute;cis (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019161173&amp;fastReqId=944432202&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 7 juillet 2008, n&deg;296439</a></em>).</p> <p style="text-align: justify;">Cette justification doit &ecirc;tre faite non seulement &agrave; la date de la d&eacute;lib&eacute;ration approuvant le PLU, mais &eacute;galement au moment de chacune des modifications et r&eacute;visions du PLU. Ainsi, si le projet qui a motiv&eacute; initialement le classement est abandonn&eacute;, ce dernier ne peut &ecirc;tre maintenu lors de la r&eacute;vision du document d&rsquo;urbanisme (<em>CE, 17 mai 2002, n&deg;221186</em>).</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; au PLU n&rsquo;est pas ill&eacute;gal, m&ecirc;me en l&rsquo;absence de r&eacute;alisation du projet plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s la mise en place de l&rsquo;emplacement (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000032571182&amp;fastReqId=376137711&amp;fastPos=1" target="_blank">CAA Nantes, 20 mai 2016, n&deg;15NT01153</a></em>), d&egrave;s lors que le projet est r&eacute;el.</p> <h1 style="text-align: justify;">Dur&eacute;e de la servitude d&#39;emplacement r&eacute;serv&eacute;</h1> <p style="text-align: justify;">La dur&eacute;e de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; n&rsquo;est pas limit&eacute;e dans le temps, et perdure tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas supprim&eacute; par modification du PLU.</p> <h1 style="text-align: justify;">B&eacute;n&eacute;ficiaire de la servitude</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;emplacement est r&eacute;serv&eacute; au profit d&rsquo;un b&eacute;n&eacute;ficiaire d&eacute;termin&eacute;. Dans l&rsquo;attente de son acquisition par le b&eacute;n&eacute;ficiaire, le terrain est inconstructible. La collectivit&eacute; doit se conformer strictement &agrave; la destination de l&rsquo;emplacement telle qu&rsquo;elle est pr&eacute;vue au PLU.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;interdiction de construire est opposable &agrave; toute demande, y compris lorsqu&rsquo;elle &eacute;mane de la personne b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute;. Peu importe que le projet ne fasse pas obstacle &agrave; la r&eacute;alisation ult&eacute;rieure de l&rsquo;ouvrage pr&eacute;vu (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000007787821&amp;fastReqId=1532540833&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 14 octobre 1991, n&deg;92532</a></em>).</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, une autorisation de construire peut &ecirc;tre accord&eacute;e si la demande :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">D&rsquo;une part, porte sur l&rsquo;op&eacute;ration en vue de laquelle l&rsquo;emplacement est r&eacute;serv&eacute; ;</li> <li style="text-align: justify;"><strong>Et</strong>, d&rsquo;autre part (condition cumulative) si elle porte simultan&eacute;ment sur un autre projet, d&egrave;s lors que celui-ci est compatible avec la destination de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000032739893&amp;fastReqId=1308224001&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 20 juin 2016, n&deg;386978</a></em>).</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Cons&eacute;quences pour le propri&eacute;taire du terrain</h1> <h2 style="text-align: justify;">Une inconstructibilit&eacute; quasi-absolue</h2> <p style="text-align: justify;">Le classement d&rsquo;une parcelle en emplacement r&eacute;serv&eacute; dans le PLU entra&icirc;ne l&rsquo;interdiction pour le propri&eacute;taire de construire sur son terrain, &agrave; deux exceptions pr&egrave;s :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">La r&eacute;alisation d&rsquo;une construction conforme au projet justifiant le classement en emplacement r&eacute;serv&eacute; (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000035245520&amp;fastReqId=416847294&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 19 juillet 2017, n&deg;397944</a></em>) ;</li> <li style="text-align: justify;">La r&eacute;alisation de constructions pr&eacute;caires (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000006815983" target="_blank">art.L.433-1</a></em> du Code de l&rsquo;urbanisme), c&rsquo;est-&agrave;-dire de constructions provisoires, temporaires et non d&eacute;finitives.</li> </ul> <h2 style="text-align: justify;">Le b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;un droit de d&eacute;laissement</h2> <p style="text-align: justify;">Le propri&eacute;taire peut faire valoir un droit de d&eacute;laissement. Il lui permet d&rsquo;exiger du b&eacute;n&eacute;ficiaire de la servitude de proc&eacute;der &agrave; son acquisition. Concr&egrave;tement, le propri&eacute;taire adresse une mise en demeure d&rsquo;acqu&eacute;rir &agrave; l&rsquo;attention de la personne b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute;.</p> <p style="text-align: justify;">Dans ce cas, la collectivit&eacute; destinataire doit se prononcer dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter de la r&eacute;ception en mairie, [guichet unique], de la demande du propri&eacute;taire (art.L.230-3 du Code de l&rsquo;urbanisme).</p> <p style="text-align: justify;">Si la collectivit&eacute; accepte d&rsquo;acqu&eacute;rir le bien, elle doit alors se prononcer dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an, le prix d&rsquo;acquisition devant &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute; au plus tard deux ans &agrave; compter de la r&eacute;ception en mairie de la demande du propri&eacute;taire.</p> <p style="text-align: justify;">En l&rsquo;absence d&rsquo;accord amiable sur le prix, le propri&eacute;taire du terrain ou la collectivit&eacute; b&eacute;n&eacute;ficiaire peuvent saisir le juge de l&rsquo;expropriation.</p> <p style="text-align: justify;">Si aucune des deux parties n&rsquo;a fait le choix de saisir le juge de l&rsquo;expropriation dans les trois mois &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai d&rsquo;un an, les limitations au droit de construire et la r&eacute;serve ne sont plus opposables (art.L.230-4 du Code de l&rsquo;urbanisme).</p> <p style="text-align: justify;">Durant ce d&eacute;lai, la personne publique b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; a la possibilit&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;rir finalement le bien. A d&eacute;faut, la r&eacute;serve devient inopposable au propri&eacute;taire et aux tiers, et ce, m&ecirc;me en cas de nouveau document d&rsquo;urbanisme.</p> <p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une inopposabilit&eacute; d&eacute;finitive, levant automatiquement les limitations de construire sur le terrain. Dans cette hypoth&egrave;se, la collectivit&eacute; a l&rsquo;obligation de supprimer l&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; de son PLU. Sans cette suppression, ce dernier sera consid&eacute;r&eacute; comme sans objet et inopposable au propri&eacute;taire et aux tiers.</p> <p style="text-align: justify;">Le propri&eacute;taire recouvre la pleine jouissance de son bien et peut effectuer l&rsquo;ensemble des travaux qu&rsquo;il souhaite, sans que ces derniers puissent &ecirc;tre refus&eacute;s par l&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de la d&eacute;livrance des autorisations d&rsquo;urbanisme au motif de l&rsquo;existence ancienne d&rsquo;un emplacement r&eacute;serv&eacute;.</p> <h1 style="text-align: justify;">Formalisme</h1> <h2 style="text-align: justify;">Inscription dans la partie &eacute;crite du r&egrave;glement du PLU</h2> <p style="text-align: justify;">La servitude d&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; est mat&eacute;rialis&eacute;e dans le r&egrave;glement du PLU (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000031211169" target="_blank">art.L.151-8</a> du Code de l&rsquo;urbanisme</em>).</p> <p style="text-align: justify;">Le r&egrave;glement est compos&eacute; d&rsquo;une partie &eacute;crite et d&rsquo;une partie graphique (<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=24091ACEC7A5C10F7D9FCE9829EBF9D6.tplgfr31s_1?idArticle=LEGIARTI000031720633&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;dateTexte=20180123" target="_blank">art.R.151-10</a></em> du Code de l&rsquo;urbanisme).</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000031720631&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074075" target="_blank">article R.151-11</a></em> pr&eacute;cise que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;les r&egrave;gles peuvent &ecirc;tre &eacute;crites et graphiques. Lorsqu&rsquo;une r&egrave;gle fait exclusivement l&rsquo;objet d&rsquo;une repr&eacute;sentation dans un document graphique, la partie &eacute;crite du r&egrave;glement le mentionne express&eacute;ment. Tout autre &eacute;l&eacute;ment graphique ou figuratif compris dans la partie &eacute;crite du document est r&eacute;put&eacute; constituer une illustration d&eacute;pourvue de caract&egrave;re contraignant, &agrave; moins qu&rsquo;il en soit dispos&eacute; autrement par une mention expresse&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Il en r&eacute;sulte que, sauf &agrave; ce que la partie &eacute;crite du r&egrave;glement d&rsquo;un PLU en dispose express&eacute;ment autrement, un emplacement r&eacute;serv&eacute; doit n&eacute;cessairement faire l&rsquo;objet d&rsquo;une identification &eacute;crite.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les seuls documents graphiques du r&egrave;glement sont insuffisants &agrave; prescrire une servitude d&rsquo;emplacement r&eacute;serv&eacute; :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Consid&eacute;rant qu&rsquo;il r&eacute;sulte des dispositions pr&eacute;cit&eacute;es que les servitudes relatives &agrave; l&rsquo;utilisation du sol ne peuvent &ecirc;tre prescrites que par des dispositions r&eacute;glementaires et que les repr&eacute;sentations graphiques du plan d&rsquo;occupation des sols qui accompagnent ces dispositions ne peuvent par elles-m&ecirc;mes cr&eacute;er de telles prescriptions&quot;</em>&nbsp;(<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000019802192&amp;fastReqId=120571966&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 19 novembre 2008, n&deg;297382</a></em> ; <em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000020381759&amp;fastReqId=1148562355&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 11 mars 2009, n&deg;312612</a></em> ; <em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000022330370&amp;fastReqId=143107281&amp;fastPos=1" target="_blank">CE, 26 mai 2010, n&deg;320780</a></em>).</p> </blockquote> <h2 style="text-align: justify;">Une justification en ce qui concerne les emplacements r&eacute;serv&eacute;s aux voies et ouvrages</h2> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&amp;idArticle=LEGIARTI000031211257" target="_blank">article L.151-43</a></em> du Code de l&rsquo;urbanisme pr&eacute;voit que le r&egrave;glement du PLU doit pr&eacute;ciser &laquo; [leur] <em>localisation</em> et [leurs] <em>caract&eacute;ristiques</em> &raquo;.</p> <p style="text-align: justify;">La partie &eacute;crite du r&egrave;glement du PLU doit donc, pour les emplacements r&eacute;serv&eacute;s aux voies et ouvrages :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Justifier en quoi l&rsquo;inconstructibilit&eacute; est n&eacute;cessaire &agrave; la r&eacute;alisation d&rsquo;une op&eacute;ration de cr&eacute;ation ou d&rsquo;am&eacute;nagement de voies ou d&rsquo;ouvrages publics ;</li> <li style="text-align: justify;">Pr&eacute;ciser la localisation des voies et ouvrages publics ;</li> <li style="text-align: justify;">Pr&eacute;ciser les caract&eacute;ristiques des voies et ouvrages publics.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Le Conseil d&rsquo;Etat rappelle en effet que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Les plans locaux d&rsquo;urbanisme (...) peuvent (...) / 8&deg; Fixer les emplacements r&eacute;serv&eacute;s aux voies et ouvrages publics, aux installations d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ainsi qu&rsquo;aux espaces verts (...) ; il appartient aux auteurs d&rsquo;un plan d&rsquo;occupation des sols ou d&rsquo;un plan local d&rsquo;urbanisme de d&eacute;terminer le parti d&rsquo;am&eacute;nagement &agrave; retenir sur le territoire concern&eacute; par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d&rsquo;avenir, et de fixer, notamment, la liste des emplacements r&eacute;serv&eacute;s pour la cr&eacute;ation ou l&rsquo;am&eacute;nagement des voies et ouvrages publics n&eacute;cessaires&quot;</em>&nbsp;(<em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000024062925&amp;fastReqId=1773705953&amp;fastPos=1" style="background-color: rgb(255, 255, 255);" target="_blank">CE, 16 mai 2011, n&deg;324967</a></em>).</p> </blockquote> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/urbanisme/lemplacement-reserve-outil-de-gestion-fonciere-pour-la-realisation-douvrages-deau-et-dassainissement Thu, 25 Jan 2018 08:50:00 +0100 Obligation de prévoyance des SPIC eau potable/assainissement gérés en régie https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/obligation-de-prevoyance-des-spic-eau-potableassainissement-geres-en-regie <p style="text-align: justify;">Mis en place par les partenaires sociaux, dans un premier temps, les accords de pr&eacute;voyance s&#39;adressaient essentiellement aux cadres (art.7 de la <a href="https://www.sidesa.fr/upload/files/pdf/GESTCOLLECT/fonctionnement/CCN_14mars1947.pdf" target="_blank">Convention Collective Nationale de retraite et de pr&eacute;voyance des cadres du 14 mars 1947</a>).</p> <h1 style="text-align: justify;">R&eacute;gime de pr&eacute;voyance</h1> <p style="text-align: justify;">Pour les cadres, une obligation de souscription d&rsquo;un r&eacute;gime de pr&eacute;voyance (a minima la garantie d&eacute;c&egrave;s) s&rsquo;est toujours impos&eacute;e depuis cette date.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;idArticle=LEGIARTI000006745462&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.911-1 du code de la s&eacute;curit&eacute; sociale</a> dispose que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;A moins qu&#39;elles ne soient institu&eacute;es par des dispositions l&eacute;gislatives ou r&eacute;glementaires, les garanties collectives dont b&eacute;n&eacute;ficient les salari&eacute;s, anciens salari&eacute;s et ayants droit en compl&eacute;ment de celles qui r&eacute;sultent de l&#39;organisation de la s&eacute;curit&eacute; sociale sont d&eacute;termin&eacute;es soit par voie de conventions ou d&#39;accords collectifs, soit &agrave; la suite de la ratification &agrave; la majorit&eacute; des int&eacute;ress&eacute;s d&#39;un projet d&#39;accord propos&eacute; par le chef d&#39;entreprise, soit par une d&eacute;cision unilat&eacute;rale du chef d&#39;entreprise constat&eacute;e dans un &eacute;crit remis par celui-ci &agrave; chaque int&eacute;ress&eacute;&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">La <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichIDCC.do?idConvention=KALICONT000005635338" target="_blank">convention collective des entreprises des services d&rsquo;eau et d&rsquo;assainissement</a> du 12 avril 2000, pr&eacute;voit (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichIDCC.do;jsessionid=FE33D91FC45B7BAEE996E1D42A93E050.tplgfr22s_3?idSectionTA=KALISCTA000005733097&amp;cidTexte=KALITEXT000005688622&amp;idConvention=KALICONT000005635338" target="_blank">art.7.2.2</a>) que :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;Les entreprises assujetties &agrave; la pr&eacute;sente convention collective doivent souscrire un contrat d&#39;assurance collective ou prendre des mesures identiques afin de faire b&eacute;n&eacute;ficier l&#39;ensemble de leurs salari&eacute;s de garanties conventionnelles dont le financement paritaire doit incomber auxdits salari&eacute;s, d&#39;une part, et &agrave; l&#39;employeur, d&#39;autre part. Les garanties souscrites au titre de ce r&eacute;gime de pr&eacute;voyance concerneront au minimum les risques d&eacute;c&egrave;s et invalidit&eacute;&quot;.</em></p> </blockquote> <h1 style="text-align: justify;">Couverture sant&eacute; compl&eacute;mentaire</h1> <p style="text-align: justify;">En outre, la couverture sant&eacute; compl&eacute;mentaire obligatoire pour les salari&eacute;s a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e par l&#39;article 1er de la loi du 14 juin 2013 relative &agrave; la s&eacute;curisation de l&#39;emploi :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;"><em>&quot;afin de permettre aux salari&eacute;s qui ne b&eacute;n&eacute;ficient pas d&#39;une couverture collective &agrave; adh&eacute;sion obligatoire en mati&egrave;re de remboursements compl&eacute;mentaires de frais occasionn&eacute;s par une maladie, une maternit&eacute; ou un accident [&hellip;] d&#39;acc&eacute;der &agrave; une telle couverture avant le 1er janvier 2016&quot;.</em></p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Tous les employeurs sont concern&eacute;s, quel que soit leur effectif.</p> <p style="text-align: justify;">En termes de couverture, seuls les salari&eacute;s sont vis&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">Certains salari&eacute;s sont dispens&eacute;s de l&rsquo;obligation d&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; la protection sociale compl&eacute;mentaire (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000029436181&amp;cidTexte=LEGITEXT000006073189" target="_blank">art.D.911-2</a> du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale). La loi n&rsquo;impose en revanche aucunement de couvrir les ayants droits des salari&eacute;s.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;employeur doit assurer le financement d&rsquo;au moins 50% de cette couverture sant&eacute; compl&eacute;mentaire.</p> <p style="text-align: justify;">La couverture sant&eacute; compl&eacute;mentaire a &eacute;t&eacute; mise en place de mani&egrave;re progressive par n&eacute;gociations de branche entre le 1er juin 2013 et le 1er juillet 2014 puis, par n&eacute;gociations d&#39;entreprise entre le 1er juillet 2014 et le 1er janvier 2016 pour les entreprises non couvertes par un accord de branche.</p> <p style="text-align: justify;">Et, en cas d&#39;&eacute;chec des n&eacute;gociations d&#39;entreprise dans ce laps de temps, depuis le 1er janvier 2016 les entreprises sont tenues de faire b&eacute;n&eacute;ficier leurs salari&eacute;s d&#39;une couverture minimale de remboursement de leurs frais de sant&eacute; par d&eacute;cision unilat&eacute;rale de l&#39;employeur.</p> <p style="text-align: justify;">Cette couverture minimale est d&eacute;finie par l&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;idArticle=LEGIARTI000027549125&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.911-7</a> du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/obligation-de-prevoyance-des-spic-eau-potableassainissement-geres-en-regie Tue, 10 Apr 2018 15:54:00 +0200 Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées (CLECT) https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/commission-locale-devaluation-des-charges-transferees-clect <p style="text-align: justify;">La Commission Locale d&rsquo;Evaluation des Charges Transf&eacute;r&eacute;es (CLECT) est constitu&eacute;e entre l&rsquo;EPCI soumis au r&eacute;gime de TPU et ses communes membres et est charg&eacute;e d&rsquo;&eacute;valuer les transferts de charges (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069577&amp;idArticle=LEGIARTI000006306646&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">art.1609 nonies C, IV du CGI</a>).</p> <p style="text-align: justify;">Elle est cr&eacute;&eacute;e par l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant de l&rsquo;EPCI qui en d&eacute;termine la composition &agrave; la majorit&eacute; des deux tiers. Elle est constitu&eacute;e de membres des conseils municipaux des communes concern&eacute;es ; chaque conseil municipal dispose d&#39;au moins un repr&eacute;sentant.</p> <p style="text-align: justify;">La CLECT est notamment charg&eacute;e, dans le cadre de transfert de comp&eacute;tences &agrave; l&rsquo;EPCI, d&#39;analyser, pour chaque commune, les d&eacute;penses et les recettes aff&eacute;rentes &agrave; chacune des comp&eacute;tences transf&eacute;r&eacute;es afin d&#39;&eacute;tablir le co&ucirc;t net des charges transf&eacute;r&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;&eacute;valuation du montant de ce transfert permet de d&eacute;terminer le montant de l&#39;attribution de compensation qui devra &ecirc;tre vers&eacute;e aux communes concern&eacute;es par le transfert. En effet, ce n&#39;est pas la CLECT qui d&eacute;finit le montant des attributions de compensation : elle se contente de fournir une &eacute;valuation du montant des transferts de charges aff&eacute;rents &agrave; l&#39;exercice de la comp&eacute;tence transf&eacute;r&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">Cette &eacute;valuation est mat&eacute;rialis&eacute;e par un rapport de la commission, adopt&eacute; coll&eacute;gialement par ses membres, selon les r&egrave;gles d&eacute;finies par le r&egrave;glement de cette commission ou selon les r&egrave;gles applicables aux assembl&eacute;es d&eacute;lib&eacute;rantes. Ce rapport doit ensuite &ecirc;tre approuv&eacute; par les conseils municipaux des communes membres de l&#39;EPCI, par d&eacute;lib&eacute;rations concordantes &agrave; la majorit&eacute; qualifi&eacute;e requise lors de la cr&eacute;ation de l&#39;EPCI.</p> <p style="text-align: justify;">C&#39;est &agrave; l&rsquo;organe d&eacute;lib&eacute;rant de l&rsquo;EPCI qu&#39;il revient ensuite, au vu de ce rapport, de constater le montant exact des attributions de compensation par diff&eacute;rence. Les d&eacute;cisions de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant doivent n&eacute;cessairement se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; des &eacute;valuations figurant dans ce rapport. Ainsi, l&rsquo;organe d&eacute;lib&eacute;rant de l&rsquo;EPCI ne peut, de lui-m&ecirc;me, introduire de nouvelles hypoth&egrave;ses concernant l&#39;&eacute;valuation des transferts. S&#39;il souhaite des projections compl&eacute;mentaires, il doit demander &agrave; la CLECT de les r&eacute;aliser. Ce n&#39;est qu&#39;apr&egrave;s la communication par la CLECT des r&eacute;sultats de ses nouvelles &eacute;valuations que l&rsquo;organe d&eacute;lib&eacute;rante de l&rsquo;EPCI peut statuer sur le montant des attributions de compensation.</p> <p style="text-align: justify;">Mais le rapport de la CLECT n&#39;en a pas, pour autant, la valeur d&#39;un avis conforme qui s&#39;imposerait &agrave; l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant. Il constitue un simple document pr&eacute;paratoire, et l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant peut ainsi s&#39;&eacute;carter des pr&eacute;conisations qui y sont contenues ou ne retenir qu&#39;une partie des facteurs de compensation.</p> <p style="text-align: justify;">En revanche,<em> &quot;il ne peut statuer que sur la base d&#39;&eacute;valuations expresses figurant dans le rapport qui lui est soumis (&hellip;). Il ne peut se reconna&icirc;tre la facult&eacute; d&#39;introduire de lui-m&ecirc;me des &eacute;l&eacute;ments nouveaux non expertis&eacute;s et non chiffr&eacute;s par la CLECT ou d&#39;imposer aux communes des suj&eacute;tions qui ne soient pas express&eacute;ment motiv&eacute;es par un besoin de financement d&ucirc;ment identifi&eacute; par les parties en pr&eacute;sence&quot; (<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-23253QE.htm" target="_blank">R&eacute;ponse minist&eacute;rielle, Question &eacute;crite n&deg;23253, JOAN du 30 juillet 2013, page 8240</a>).</em></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069577&amp;idArticle=LEGIARTI000006306646&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article 1609 nonies C (IV) du CGI </a>d&eacute;termine les modalit&eacute;s d&rsquo;&eacute;valuation des charges transf&eacute;r&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">Les d&eacute;penses de fonctionnement, non li&eacute;es &agrave; un &eacute;quipement, sont &eacute;valu&eacute;es d&#39;apr&egrave;s leur co&ucirc;t r&eacute;el dans les budgets communaux lors de l&#39;exercice pr&eacute;c&eacute;dant le transfert de comp&eacute;tences ou d&#39;apr&egrave;s leur co&ucirc;t r&eacute;el dans les comptes administratifs des exercices pr&eacute;c&eacute;dant ce transfert. Dans ce dernier cas, la p&eacute;riode de r&eacute;f&eacute;rence est d&eacute;termin&eacute;e par la commission.</p> <p style="text-align: justify;">Le co&ucirc;t des d&eacute;penses li&eacute;es &agrave; des &eacute;quipements concernant les comp&eacute;tences transf&eacute;r&eacute;es est calcul&eacute; sur la base d&#39;un co&ucirc;t moyen annualis&eacute;. Ce co&ucirc;t int&egrave;gre le co&ucirc;t de r&eacute;alisation ou d&#39;acquisition de l&#39;&eacute;quipement ou, en tant que de besoin, son co&ucirc;t de renouvellement. Il int&egrave;gre &eacute;galement les charges financi&egrave;res et les d&eacute;penses d&#39;entretien. L&#39;ensemble de ces d&eacute;penses est pris en compte pour une dur&eacute;e normale d&#39;utilisation et ramen&eacute; &agrave; une seule ann&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">Le co&ucirc;t des d&eacute;penses transf&eacute;r&eacute;es est r&eacute;duit, le cas &eacute;ch&eacute;ant, des ressources aff&eacute;rentes &agrave; ces charges.</p> <p style="text-align: justify;">La CLECT remet dans un d&eacute;lai de neuf mois &agrave; compter de la date du transfert un rapport &eacute;valuant le co&ucirc;t net des charges transf&eacute;r&eacute;es. Ce rapport est approuv&eacute; par d&eacute;lib&eacute;rations concordantes de la majorit&eacute; qualifi&eacute;e des conseils municipaux pr&eacute;vue au premier alin&eacute;a du II de l&#39;article L. 5211-5 du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales, prises dans un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter de la transmission du rapport au conseil municipal par le pr&eacute;sident de la commission. Le rapport est &eacute;galement transmis &agrave; l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant de l&rsquo;EPCI.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque le pr&eacute;sident de la commission n&#39;a pas transmis le rapport pr&eacute;cit&eacute; aux conseils municipaux des communes membres, ou &agrave; d&eacute;faut d&#39;approbation de celui-ci dans les conditions susmentionn&eacute;es, le co&ucirc;t net des charges transf&eacute;r&eacute;es est constat&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du Pr&eacute;fet. Il est &eacute;gal &agrave; la moyenne des d&eacute;penses figurant sur les comptes administratifs de la collectivit&eacute; &agrave; l&#39;origine du transfert, actualis&eacute;es en fonction de l&#39;indice des prix hors tabac tel que constat&eacute; &agrave; la date des transferts sur une p&eacute;riode de trois ans pr&eacute;c&eacute;dant le transfert pour les d&eacute;penses de fonctionnement et actualis&eacute;es en fonction de l&#39;indice des prix de la formation brute de capital fixe des administrations publiques, tel que constat&eacute; &agrave; la date des transferts, sur une p&eacute;riode de sept ans pr&eacute;c&eacute;dant le transfert pour les d&eacute;penses d&#39;investissement. Il est r&eacute;duit le cas &eacute;ch&eacute;ant des ressources aff&eacute;rentes &agrave; ces charges.</p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/commission-locale-devaluation-des-charges-transferees-clect Tue, 19 Jun 2018 09:23:00 +0200 Loi n°2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/loi-n2018-702-du-3-aout-2018-relative-a-la-mise-en-oeuvre-du-transfert-des-competences-eau-et-assainissement-aux-communautes-de-communes <p style="text-align: justify;">Apr&egrave;s moult rebondissements, amendements int&eacute;gr&eacute;s puis annul&eacute;s, l&rsquo;&eacute;chec d&rsquo;une commission mixte paritaire et de fortes divergences entre l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale et le S&eacute;nat, la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2018/8/3/INTX1801143L/jo/texte/fr" target="_blank">loi n&deg;2018-708 du 3 ao&ucirc;t 2018</a> relative &agrave; la mise en &oelig;uvre du transfert des comp&eacute;tences eau et assainissement des communaut&eacute;s de communes a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e au Journal Officiel le 5 ao&ucirc;t 2018.</p> <p style="text-align: justify;">Elle reprend l&rsquo;essentiel de la proposition de loi Ferrand-Fesneau et s&rsquo;analyse principalement comme :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Un sursis au transfert obligatoire des comp&eacute;tences aux communaut&eacute;s de communes, l&agrave; o&ugrave; le S&eacute;nat voulait r&eacute;instaurer le caract&egrave;re optionnel des comp&eacute;tences eau et assainissement tant pour les communaut&eacute;s de communes que pour les communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration ;</li> <li style="text-align: justify;">Un assouplissement des r&egrave;gles de subsistance des syndicats existants sur le p&eacute;rim&egrave;tre de communaut&eacute;s de communes et de communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">Le maintien de l&rsquo;intercommunalisation des comp&eacute;tences</h1> <h2>Le principe</h2> <p style="text-align: justify;">Le principe du transfert obligatoire au 1<sup>er</sup> janvier 2020 des comp&eacute;tences eau et assainissement des eaux us&eacute;es pour les communaut&eacute;s de communes et communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration est maintenu.</p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, pour les communaut&eacute;s de communes qui n&rsquo;ont pas pris l&rsquo;une des deux comp&eacute;tences ou les deux, &agrave; la date de publication de la loi (05/08/2018), le transfert obligatoire peut &ecirc;tre report&eacute; par exception au 1<sup>er</sup> janvier 2026.</p> <h2 style="text-align: justify;">Le r&eacute;gime d&rsquo;exception pour les communaut&eacute;s de communes</h2> <p style="text-align: justify;">Pour les communaut&eacute;s de communes uniquement, une minorit&eacute; de communes membres de celles-ci peut exercer un droit d&rsquo;opposition au transfert de la comp&eacute;tence eau et/ou assainissement.</p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;exercice du droit d&rsquo;opposition est tr&egrave;s encadr&eacute;, voire limit&eacute;, par les conditions cumulatives suivantes :</p> <ol> <li style="text-align: justify;">Ce droit d&rsquo;opposition ne concerne que les communes membres des communaut&eacute;s de communes ;</li> <li style="text-align: justify;">A la date de publication de la loi (05/08/2018), la communaut&eacute; de communes ne doit pas avoir d&eacute;cid&eacute; de prendre la comp&eacute;tence objet du droit d&rsquo;opposition, sauf si elle n&rsquo;exerce &ndash; pour la comp&eacute;tence assainissement &ndash; que l&rsquo;ANC (cf. Encadr&eacute; infra) ;</li> <li style="text-align: justify;">Les conseils municipaux d&rsquo;au moins 25% des communes membres de la communaut&eacute; de communes repr&eacute;sentant au moins 20% de la population totale de la communaut&eacute; de communes doivent d&eacute;lib&eacute;rer avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019<sup>&nbsp;</sup>sur la comp&eacute;tence non exerc&eacute;e par la communaut&eacute; de communes (eau ou assainissement) ;</li> <li style="text-align: justify;">A tout moment entre 2020 et 2026, la communaut&eacute; de communes pourra envisager de se doter de la comp&eacute;tence correspondante ou des comp&eacute;tences correspondantes, avec alors de nouveau la possibilit&eacute; pour les communes d&rsquo;exercer leur droit d&#39;opposition par d&eacute;lib&eacute;ration expresse dans un d&eacute;lai restreint de trois mois &agrave; compter de la d&eacute;cision de la communaut&eacute; de communes.</li> </ol> <p style="text-align: justify;"><strong>ATTENTION : </strong>Le &laquo;&nbsp;retour en arri&egrave;re&nbsp;&raquo; est impossible. Ainsi, une d&eacute;lib&eacute;ration d&rsquo;une communaut&eacute; de communes d&eacute;cidant de prendre la comp&eacute;tence au&nbsp;1er&nbsp;janvier 2019, qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e (modification statuaire - art.L.5211-17 du CGCT)&nbsp;avant le 5 ao&ucirc;t 2018, ne pourra plus faire l&rsquo;objet de l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;opposition par les communes membres, quand bien m&ecirc;me la comp&eacute;tence ne serait pas encore effectivement exerc&eacute;e.</p> <p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, si le droit d&rsquo;opposition est actionn&eacute; par les communes avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019, et dans le cas o&ugrave; la communaut&eacute; de communes ne prendrait pas la comp&eacute;tence entre le 1<sup>er</sup> janvier 2020 et le 1<sup>er</sup> janvier 2026, l&rsquo;intercommunalisation des comp&eacute;tences aura lieu le 1<sup>er</sup> janvier 2026.</p> <p style="text-align: justify;">En d&rsquo;autres termes, le report &eacute;ventuel du fait de l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;opposition n&rsquo;aura d&rsquo;effets que jusqu&rsquo;au 1<sup>er</sup> janvier 2026.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>NB</strong> : Les syndicats existants sur le territoire de la communaut&eacute; de communes sont &laquo; juridiquement inexistants &raquo; pour l&rsquo;exercice de ce droit d&rsquo;opposition et n&rsquo;ont pas &agrave; se prononcer. Seules les communes membres de la communaut&eacute; de communes d&eacute;lib&egrave;rent, m&ecirc;me si elles ont transf&eacute;r&eacute; la comp&eacute;tence &agrave; un syndicat.</p> <p style="text-align: center;"><br /> <img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/newsletter/encadre.JPG" style="width: 583px; height: 399px;" /><br /> <br /> <strong><u>Tableau r&eacute;capitulatif &laquo; Comp&eacute;tences de la communaut&eacute; de communes et exercice du droit d&rsquo;opposition &raquo;</u></strong></p> <h1 style="text-align: center;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/newsletter/tab.JPG" style="width: 574px; height: 349px;" /></h1> <h2 style="text-align: justify;">La libert&eacute; des communes de transf&eacute;rer librement la comp&eacute;tence &agrave; la communaut&eacute; de communes</h2> <p style="text-align: justify;">La minorit&eacute; de blocage ne concerne que le transfert obligatoire &agrave; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du 1<sup>er</sup> janvier 2020.</p> <p style="text-align: justify;">Les communes conservent donc la possibilit&eacute; de transf&eacute;rer librement la comp&eacute;tence &agrave; leur communaut&eacute; de communes dans les conditions de majorit&eacute; qualifi&eacute;e de droit commun, sans que la minorit&eacute; de blocage puisse y faire obstacle.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, si avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019 la minorit&eacute; de blocage est actionn&eacute;e, les communes membres de la communaut&eacute; de communes peuvent d&eacute;cider ensuite transf&eacute;rer la comp&eacute;tence &agrave; la communaut&eacute;.</p> <h1 style="text-align: justify;">Le caract&egrave;re optionnel de la comp&eacute;tence eau et assainissement pour les communaut&eacute;s de communes et la d&eacute;finition de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t communautaire</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;instruction minist&eacute;rielle du 28 ao&ucirc;t 2018 vient clarifier la possibilit&eacute; ou non de d&eacute;finir un int&eacute;r&ecirc;t communautaire pour les comp&eacute;tences eau et assainissement des communaut&eacute;s de communes, <strong>tant que celles-ci demeurent optionnelles<span style="font-size: 10.5px;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 10.5px;">(i.e Jusqu&rsquo;au 31 d&eacute;cembre 2019 ou au plus tard jusqu&rsquo;au 31 d&eacute;cembre 2025).</span></p> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000006393074&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">article L.5214-16 du&nbsp;CGCT</a>, dispose en effet que :</p> <p style="text-align: justify;"><em>&laquo; II - La communaut&eacute; de communes doit par ailleurs exercer, au lieu et place des communes, pour la conduite d&#39;actions d&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire, les comp&eacute;tences relevant d&#39;au moins trois des neuf groupes suivants &raquo;.&nbsp;</em></p> <p style="text-align: justify;">L&#39;exercice des comp&eacute;tences optionnelles est toujours soumis &agrave; la d&eacute;finition de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire, que celui-ci soit&nbsp;repr&eacute;cis&eacute;&nbsp;dans l&#39;intitul&eacute; de la comp&eacute;tence ou non, puisque les dispositions du premier alin&eacute;a s&#39;appliquent &agrave; l&#39;ensemble des comp&eacute;tences mentionn&eacute;es au II.</p> <p style="text-align: justify;">L&#39;exercice optionnel des comp&eacute;tences eau et assainissement des eaux us&eacute;es par les communaut&eacute;s de communes peut donc &ecirc;tre assorti de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire.</p> <h1 style="text-align: justify;">La situation des communes exer&ccedil;ant isol&eacute;ment la comp&eacute;tence&nbsp;</h1> <p>Lorsqu&rsquo;une commune exerce isol&eacute;ment la comp&eacute;tence eau et/ou assainissement, le principe est donc qu&rsquo;elle perd automatiquement cette comp&eacute;tence au 1<sup>er</sup> janvier 2020.</p> <p style="text-align: justify;">Cependant, si le droit d&rsquo;opposition a &eacute;t&eacute; activ&eacute; par les communes une premi&egrave;re fois avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019, la commune demeure comp&eacute;tente jusqu&rsquo;&agrave; ce que la communaut&eacute; de communes prenne la comp&eacute;tence :</p> <ul> <li style="text-align: justify;"><strong>Soit</strong> au 1<sup>er</sup> janvier 2026 si la communaut&eacute; de communes ne prend aucune d&eacute;cision sur la prise de comp&eacute;tence entre le 1<sup>er</sup> janvier 2020 et le 1<sup>er</sup> janvier 2026 ;</li> <li style="text-align: justify;"><strong>Soit</strong> au 1<sup>er</sup> janvier 2026 si la communaut&eacute; de communes d&eacute;cide de prendre la comp&eacute;tence mais qu&rsquo;elle est contr&eacute;e par l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;opposition par les communes membres &agrave; chacune de ses tentatives.</li> </ul> <h1 style="text-align: justify;">La situation des syndicats d&rsquo;eau et/ou d&rsquo;assainissement</h1> <p style="text-align: justify;">Pour les syndicats dont le territoire est int&eacute;gralement compris dans le p&eacute;rim&egrave;tre d&rsquo;un EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre (CC, CA, CU, M&eacute;tropole) la r&egrave;gle ne change pas.</p> <p style="text-align: justify;">Ils sont d&rsquo;office dissous et disparaissent &agrave; la date de prise de comp&eacute;tence par l&rsquo;EPCI.</p> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats <u>int&eacute;gralemen</u>t compris dans une communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration</h2> <p style="text-align: justify;">Ils sont d&rsquo;office dissous &agrave; la date de prise de comp&eacute;tence par celle-ci.</p> <p style="text-align: justify;">Si la communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration n&rsquo;a pas pris des comp&eacute;tences &agrave; titre optionnel avant le 1<sup>er </sup>janvier 2020, le syndicat est dissous le 1<sup>er</sup> janvier 2020.</p> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats <u>int&eacute;gralement </u>compris dans une communaut&eacute; de communes</h2> <p style="text-align: justify;">Ils sont d&rsquo;office dissous :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Avant le 1<sup>er </sup>janvier 2020 et &agrave; la date de prise de comp&eacute;tence(s) par la communaut&eacute; de communes, si elle prend la comp&eacute;tence avant cette date ;</li> <li style="text-align: justify;">Le 1<sup>er</sup> janvier 2020, si la communaut&eacute; de communes n&rsquo;a pas comp&eacute;tence avant cette date et que les communes de la communaut&eacute; de communes n&rsquo;ont pas actionn&eacute; le droit d&rsquo;opposition avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019 ;</li> <li style="text-align: justify;">&nbsp;Au plus tard le 1<sup>er</sup> janvier 2026, si les communes de la communaut&eacute; de communes ont actionn&eacute; le droit d&rsquo;opposition avant le 1<sup>er</sup> juillet 2019, <u><strong>et</strong></u> que la communaut&eacute; de communes n&rsquo;a pas valablement pris la comp&eacute;tence entre le 1<sup>er </sup>janvier 2020 et le 1<sup>er</sup> janvier 2026.</li> </ul> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats &agrave; cheval sur le p&eacute;rim&egrave;tre de deux communaut&eacute;s de communes et/ou d&rsquo;agglom&eacute;ration</h2> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;importante modification issue de la loi du 3 ao&ucirc;t 2018 pour les syndicats concerne ceux &laquo; &agrave; cheval &raquo; entre deux p&eacute;rim&egrave;tres de communaut&eacute;s de communes et/ou communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration.</p> <p style="text-align: justify;">Ces syndicats seront conserv&eacute;s avec application du r&eacute;gime de repr&eacute;sentation-substitution, mais avec la possibilit&eacute; pour les communaut&eacute;s d&#39;agglom&eacute;ration (et non pour les communaut&eacute;s de communes) de demander au Pr&eacute;fet leur retrait du syndicat dans l&#39;ann&eacute;e suivant le transfert.&nbsp;</p> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats &agrave; cheval sur le p&eacute;rim&egrave;tre d&rsquo;EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre dont une communaut&eacute; urbaine/m&eacute;tropole</h2> <p style="text-align: justify;">En revanche, les r&egrave;gles de repr&eacute;sentation-substitution et de retrait des syndicats en cas de prise de comp&eacute;tence par une communaut&eacute; urbaine ou une m&eacute;tropole demeurent inchang&eacute;es :&nbsp;</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Si le syndicat ne regroupe pas des communes appartenant &agrave; au moins trois EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre au moment du transfert de comp&eacute;tences &agrave; la communaut&eacute; urbaine ou &agrave; la m&eacute;tropole : retrait automatique et imm&eacute;diat des communes du syndicat ;</li> <li style="text-align: justify;">Si le syndicat regroupe des communes d&rsquo;au moins trois EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre, le principe de repr&eacute;sentation-substitution s&rsquo;applique, mais la CU ou la m&eacute;tropole conserve la possibilit&eacute; de demander au pr&eacute;fet, apr&egrave;s avis de la CDCI, de se retirer du syndicat avant le 1<sup>er</sup> janvier suivant la prise de comp&eacute;tence.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">Ainsi, les syndicats qui regroupent des communes membres d&rsquo;au moins deux communaut&eacute;s de communes subsistent apr&egrave;s la prise de comp&eacute;tences de tout ou partie des EPCI-FP, le cas &eacute;ch&eacute;ant sur un p&eacute;rim&egrave;tre r&eacute;duit en cas de demande de retrait au 1<sup>er</sup> janvier suivant la prise de comp&eacute;tence eau et/ou assainissement des CA, CU ou m&eacute;tropole, accept&eacute;e par le Pr&eacute;fet apr&egrave;s avis de la CDCI.</p> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats ne regroupant que des communes membres d&rsquo;une seule CC et d&rsquo;une CA</h2> <p style="text-align: justify;">Ces syndicats subsisteront, sauf si la CA demande et obtient du pr&eacute;fet (apr&egrave;s avis de la CDCI) son retrait au 1<sup>er</sup> janvier suivant la prise de comp&eacute;tence eau et/ou assainissement.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Dans ce cas, le syndicat sera automatiquement dissous au moment du retrait de la CA, si la CC exerce d&eacute;j&agrave; la comp&eacute;tence correspondante ou au moment de la prise de comp&eacute;tence par la CC si elle ne l&rsquo;a pas d&eacute;j&agrave; puisque le syndicat n&rsquo;aura alors plus qu&rsquo;un seul membre.</p> <h2 style="text-align: justify;">Syndicats ne regroupant que des communes membres d&rsquo;une seule CC et d&rsquo;une CU/M&eacute;tropole</h2> <p style="text-align: justify;">Ces syndicats seront automatiquement dissous :&nbsp;</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Au moment de la prise de comp&eacute;tence par la CU ou la m&eacute;tropole si la CC exerce d&eacute;j&agrave; la comp&eacute;tence correspondante ;</li> <li style="text-align: justify;">Ou au moment de la prise de comp&eacute;tence par la CC si elle ne l&rsquo;a pas d&eacute;j&agrave; puisque le syndicat n&rsquo;aura alors plus qu&rsquo;un seul membre (il pourra toutefois subsister s&rsquo;il exerce d&rsquo;autres comp&eacute;tences non transf&eacute;r&eacute;es &agrave; la CC).</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><u><strong>NB</strong></u> : La loi n&rsquo;interdit pas les fusions de syndicats, les extensions de comp&eacute;tences, ou autres mesures pr&eacute;ventives ou de r&eacute;organisation du territoire.</p> <h1 style="text-align: justify;">La comp&eacute;tence gestion des eaux pluviales urbaines</h1> <h2 style="text-align: justify;">D&eacute;finition</h2> <p style="text-align: justify;">La gestion des eaux pluviales urbaines est d&eacute;finie aux articles<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000029997399&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank"> L.2226-1</a> et <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=3CEF017A8E78CA4D2950F4D024E8E398.tplgfr21s_1?cidTexte=LEGITEXT000006070633&amp;idArticle=LEGIARTI000031081234&amp;dateTexte=20180829&amp;categorieLien=cid" target="_blank">R.2226-1</a> du CGCT.</p> <p style="text-align: justify;">Elle concerne<em> &laquo; la collecte, [le] transport, [le] stockage et [le] traitement des eaux pluviales des aires urbaines &raquo;.</em></p> <p style="text-align: justify;">On entend plus pr&eacute;cis&eacute;ment par &laquo; gestion des eaux pluviales urbaines &raquo; la gestion des eaux pluviales &laquo; dans les zones urbanis&eacute;es et &agrave; urbaniser &raquo;, zones pouvant &agrave; leur tour &ecirc;tre identifi&eacute;es, pour l&#39;application des dispositions de la loi relatives &agrave; la gestion des eaux pluviales, comme celles d&eacute;finies comme telles par un document d&#39;urbanisme&nbsp;(PLU ou document d&rsquo;urbanisme en tenant lieu), ou dans une &laquo; zone constructible &raquo; d&eacute;limit&eacute;e par une carte communale. Il en r&eacute;sulte que la gestion des eaux pluviales urbaines doit &ecirc;tre assur&eacute;e par la collectivit&eacute; comp&eacute;tente, y compris en zone rurale pour la partie du territoire class&eacute;e dans une zone constructible par un document d&#39;urbanisme.</p> <p style="text-align: justify;">Dans le cas de figure des territoires non couverts par un document d&#39;urbanisme et donc soumis au r&egrave;glement national d&#39;urbanisme (RNU), la d&eacute;termination des parties urbanis&eacute;es (au sens de l&#39;article L.111-3&nbsp;du code de l&#39;urbanisme)<em>,</em>&nbsp; rel&egrave;ve de l&#39;appr&eacute;ciation de l&#39;autorit&eacute; locale, sous le contr&ocirc;le du juge.</p> <p style="text-align: justify;">La densit&eacute; en constructions de la zone consid&eacute;r&eacute;e et l&#39;existence de voies d&#39;acc&egrave;s ou d&#39;&eacute;quipements constituent, selon le minist&egrave;re charg&eacute; de l&#39;urbanisme, les principaux crit&egrave;res dont il faut tenir compte. Ainsi, la partie urbanis&eacute;e d&#39;une commune est celle qui regroupe un nombre suffisant d&#39;habitations desservies par des voies d&#39;acc&egrave;s <em>(Conseil d&rsquo;Etat, 30&nbsp;octobre 1987, Madame&nbsp;Cadel, n&deg;81236).</em></p> <p style="text-align: justify;">Dans les zones soumises au RNU, l&#39;identification d&#39;un secteur urbanis&eacute; s&#39;effectue donc &agrave; partir d&#39;une vision quasi photographique de la structure du b&acirc;ti, sans id&eacute;e pr&eacute;con&ccedil;ue de ce que doit &ecirc;tre une urbanisation. Par ailleurs, la partie urbanis&eacute;e ne se limite pas n&eacute;cessairement au centre du bourg : plusieurs secteurs ou hameaux de la commune peuvent r&eacute;pondre &agrave; ces crit&egrave;res et constituer plusieurs parties urbanis&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">C&#39;est ainsi en recourant &agrave; un faisceau d&#39;indices qu&#39;il convient de proc&eacute;der pour identifier les parties urbanis&eacute;es des zones soumises au RNU, sur lesquelles les EPCI &agrave; fiscalit&eacute; propre comp&eacute;tents en mati&egrave;re de gestion des eaux pluviales urbaines sont tenus d&#39;intervenir.</p> <p style="text-align: justify;">Le service public attach&eacute; &agrave; cette comp&eacute;tence est express&eacute;ment d&eacute;fini par l&rsquo;article L.2226-1 comme &laquo; un service public administratif relevant des communes &raquo;.</p> <p style="text-align: justify;">La loi du 3 ao&ucirc;t 2018 remet en cause la jurisprudence <em>(Conseil d&rsquo;Etat, 04 d&eacute;cembre 2013, n&deg;349614)</em>, la doctrine et les circulaires minist&eacute;rielles <em>(circulaires du 13 juillet 2016&nbsp;et du&nbsp;18 septembre 2017)&nbsp;</em>qui int&eacute;graient d&rsquo;office dans le bloc de la comp&eacute;tence &laquo; assainissement &raquo; la gestion des eaux pluviales urbaines, tout au moins pour les communaut&eacute;s de communes et les communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration.</p> <h3 style="text-align: justify;">Pour les communaut&eacute;s de communes</h3> <p style="text-align: justify;">Les eaux pluviales urbaines constituent une comp&eacute;tence distincte de la comp&eacute;tence &laquo; assainissement &raquo; pour les communaut&eacute;s de communes.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">La comp&eacute;tence des communaut&eacute;s de communes en mati&egrave;re d&rsquo;assainissement est d&eacute;sormais explicitement limit&eacute;e aux missions relatives au service public de l&rsquo;assainissement des eaux us&eacute;es.</p> <p style="text-align: justify;">Ainsi, la prise de comp&eacute;tence assainissement par une communaut&eacute; de communes n&rsquo;emporte plus automatiquement et obligatoirement la prise de comp&eacute;tence &laquo; gestion des eaux pluviales urbaines &raquo;.</p> <p style="text-align: justify;">La gestion des eaux pluviales urbaines demeure une comp&eacute;tence des communes, transf&eacute;rable &agrave; la communaut&eacute; de communes &agrave; titre facultatif et devant &ecirc;tre indiqu&eacute;e comme telle dans les statuts de la communaut&eacute; de communes.</p> <p style="text-align: justify;">Si elle est prise de mani&egrave;re facultative par la communaut&eacute; de communes, cette comp&eacute;tence pourra &ecirc;tre librement d&eacute;finie, sans r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t communautaire, mais de mani&egrave;re suffisamment pr&eacute;cise pour d&eacute;finir la ligne de partage entre les comp&eacute;tences de la communaut&eacute; et celles de ses communes membres.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">En effet, une circulaire du 25 avril 2006 pr&eacute;cise que les comp&eacute;tences facultatives transf&eacute;r&eacute;es par les communes membres aux communaut&eacute;s ne sont pas soumises &agrave; la d&eacute;termination de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Cette notion ne concerne que certaines comp&eacute;tences obligatoires ou optionnelles. Ainsi, les comp&eacute;tences facultatives doivent faire l&#39;objet dans les statuts d&#39;une d&eacute;finition sans r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Dans le cas o&ugrave; une communaut&eacute; aurait eu recours aux termes &laquo; d&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire &raquo; pour qualifier une comp&eacute;tence facultative, les dispositions l&eacute;gislatives relatives &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t communautaire ne peuvent &ecirc;tre mises en &oelig;uvre.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, la d&eacute;finition de cet int&eacute;r&ecirc;t communautaire post&eacute;rieure &agrave; l&#39;adoption de la comp&eacute;tence ne peut intervenir que selon les r&egrave;gles de modification statutaire de l&#39;article L. 5211-17 du CGCT et l&#39;absence de pr&eacute;cision de la comp&eacute;tence concern&eacute;e n&#39;entra&icirc;ne pas son transfert int&eacute;gral &agrave; l&#39;issue du d&eacute;lai de deux ans, elle risque au contraire, de ne pas &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute;e &agrave; l&#39;EPCI.</p> <h3 style="text-align: center;"><img alt="" src="https://www.sidesa.fr/upload/images/Capture.JPG" style="width: 587px; height: 331px;" /></h3> <h3>Pour les communaut&eacute;s d&rsquo;agglom&eacute;ration</h3> <p style="text-align: justify;">&Agrave; compter du 1<sup>er</sup> janvier 2020, il est ajout&eacute; aux comp&eacute;tences obligatoires la <em>&laquo; gestion des eaux pluviales urbaines au sens de l&rsquo;article L.2226-1 du CGCT &raquo;.</em></p> <p style="text-align: justify;">Cette comp&eacute;tence est distincte de la comp&eacute;tence assainissement.&nbsp;</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, si une communaut&eacute; d&#39;agglom&eacute;ration est ce jour comp&eacute;tente pour &laquo; l&#39;assainissement &raquo; sans plus de pr&eacute;cision, cette expression se comprend comme d&eacute;signant le seul assainissement des eaux us&eacute;es. Le service public de gestion des eaux pluviales urbaines n&#39;en fait plus partie.</p> <p style="text-align: justify;">Pour autant, si la communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration souhaite poursuivre une mission qu&rsquo;elle exer&ccedil;ait effectivement avant la publication de la loi, il conviendra de mettre &agrave; jour ses statuts afin d&rsquo;int&eacute;grer express&eacute;ment la comp&eacute;tence &laquo; gestion des eaux pluviales urbaines &raquo; et ce &agrave; titre facultatif. Cela implique, selon l&rsquo;instruction minist&eacute;rielle du 28 ao&ucirc;t 2018, que les &laquo; communes membres d&eacute;cident de prononcer ce transfert intercommunal &raquo;.</p> <h3 style="text-align: justify;">Pour les communaut&eacute;s urbaines et les m&eacute;tropoles</h3> <p style="text-align: justify;">La gestion des eaux pluviales urbaines est ajout&eacute;e de fa&ccedil;on explicite au bloc de comp&eacute;tences eau et assainissement (&laquo; assainissement des eaux us&eacute;es, dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article L.2224-8, gestion des eaux pluviales urbaines au sens de l&rsquo;article L. 2226-1 et eau &raquo;).</p> <p style="text-align: justify;">La loi confirme donc la jurisprudence du Conseil d&rsquo;Etat <em>(Conseil d&rsquo;Etat, 04 d&eacute;cembre 2013, n&deg;349614)</em>&nbsp;qui avait assimil&eacute; le service public de gestion des eaux pluviales urbaines &agrave; un service public relevant de la comp&eacute;tence assainissement.</p> <h2 style="text-align: justify;">Financement du service public gestion des eaux pluviales urbaines</h2> <p style="text-align: justify;">En tant que service public administratif, la gestion des eaux pluviales urbaines ne peut &ecirc;tre financ&eacute;e par le biais d&#39;une redevance et reste &agrave; la charge du budget g&eacute;n&eacute;ral de la collectivit&eacute; ou de l&rsquo;EPCI qui en assure l&#39;exercice.</p> <p style="text-align: justify;">Par cons&eacute;quent, l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante de la collectivit&eacute; ou de l&#39;EPCI comp&eacute;tent en mati&egrave;re d&#39;assainissement devra fixer forfaitairement la proportion des charges de fonctionnement et d&#39;investissement qui fera l&#39;objet d&#39;une participation du budget g&eacute;n&eacute;ral vers&eacute; au budget annexe du service public d&#39;assainissement, selon les recommandations de la circulaire du 12 d&eacute;cembre 1978 relative aux modalit&eacute;s d&#39;application du d&eacute;cret n&deg;67-945 du 24 octobre 1967 concernant l&#39;institution, le recouvrement et l&#39;affectation des redevances dues par les usagers des r&eacute;seaux d&#39;assainissement et des stations d&#39;&eacute;puration.</p> <p style="text-align: justify;">Cette circulaire sugg&egrave;re des modalit&eacute;s pour la r&eacute;partition des co&ucirc;ts entre budget g&eacute;n&eacute;ral et budget assainissement dans le cas de r&eacute;seaux totalement unitaires et des r&eacute;seaux s&eacute;paratifs.</p> <h1 style="text-align: justify;">IV- R&eacute;gie unique</h1> <p style="text-align: justify;">L&rsquo;article L.1412-1 du CGCT relatif &agrave; la gestion directe (r&eacute;gie) des SPIC est compl&eacute;t&eacute; pour autoriser :</p> <ul> <li style="text-align: justify;">Les r&eacute;gies exer&ccedil;ant &agrave; la fois l&rsquo;exploitation du service public de l&rsquo;assainissement des eaux us&eacute;es (SPIC) et du service public de gestion des eaux pluviales urbaines (SPA) ;&nbsp;</li> <li style="text-align: justify;">Dans le cas des r&eacute;gies intercommunales et sous r&eacute;serve de les doter de la personnalit&eacute; morale - les r&eacute;gies exer&ccedil;ant &agrave; la fois l&rsquo;exploitation du service public de de l&rsquo;eau (SPIC), du service public de l&rsquo;assainissement des eaux us&eacute;es (SPIC), et du service public de gestion des eaux pluviales urbaines (SPA), sous r&eacute;serve d&rsquo;individualisation budg&eacute;taire des diff&eacute;rents services publics (budgets M49 pour l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement des eaux us&eacute;es ; budget M14 pour la gestion des eaux pluviales urbaines).&nbsp;</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em>T&eacute;l&eacute;charger&nbsp;la note mise &agrave; jour r&eacute;guli&egrave;rement sur l&#39;<a href="https://www.sidesa.fr/extranet/connection" target="_blank">Extranet du SIDESA </a>(acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute; aux collectivit&eacute;s adh&eacute;rentes)</em></p> https://www.sidesa.fr/tous-les-articles/gestion-des-collectivites/fonctionnement/loi-n2018-702-du-3-aout-2018-relative-a-la-mise-en-oeuvre-du-transfert-des-competences-eau-et-assainissement-aux-communautes-de-communes Tue, 28 Aug 2018 15:58:00 +0200