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Le rôle des syndicats de bassin versant

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Le rôle des syndicats de bassin versant
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Les Syndicats de Bassin Versant auront bientôt 10 ans d’existence. Ces jeunes structures se sont fortement mobilisées pour répondre à leur mission de protection des personnes et des biens, à travers la gestion des ruissellements qui ont pour conséquences les inondations, l’érosion mais également la pollution de la ressource.

Ils ont développé une philosophie forte de leurs actions à travers 2 axes et 4 volets et asseoir ainsi leur légitimité :

  • Le volet "hydraulique", le volet "agricole" et "urbain", et le volet "communication"
  • Les axes incitatif / réglementaire, et préventif / curatif.

Un énorme travail a été fait, mais aujourd’hui force est de constater que l’essentiel reste à construire en terme de gestion du risque inondation. Les mesures réparatrices importantes sont nécessaires et cette action devra se poursuivre sur le long terme. Mais aujourd’hui, plus que jamais, il convient d’Å“uvrer pour une stratégie de prévention, au cÅ“ur de laquelle se trouve l’aménagement et le développement du territoire.

Aussi, toute modification ou évolution du territoire doit nécessiter, en contrepartie, la mise en Å“uvre de mesures correctrices ou compensatoires, en terme de gestion des eaux pluviales. Sinon là ou il y a des ouvrages leur efficacité s’en trouvera réduite un peu plus chaque jour et là ou il n’y a pas d’ouvrage il y aura aggravation.

De même à l’avenir, en l’absence de mesures correctrices efficaces, il conviendra de se poser la question de savoir s’il faut poursuivre notre action curative, dont les coûts sont conséquents, si tout n’est pas mis en Å“uvre pour que la situation ne s’aggrave pas.

A titre d’exemple, sur le bassin versant de l’Austreberthe, en 30 ans et du fait de l’évolution de l’occupation du sol à la fois agricole (perte de 40% des prairies) et urbaine (hausse de 60% des constructions), les débits à l’exutoire ont été multipliés par deux, et les volumes par quatre.

Cette politique menée au niveau local en direction des Maires et des agriculteurs, principaux aménageurs de l’espace, demande une volonté et une capacité de conviction fortes, en l’absence d’une politique nationale et locale coordonnée, cohérente et anticipatrice.
En effet, le réglementaire est aujourd’hui très largement insuffisant (même si se posent les moyens du contrôle) et l’incitatif a ses limites.

C’est dans ce sens qu’un groupe de travail départemental sur la gestion des eaux pluviales urbaines composé notamment de Syndicats de Bassin versant, des services de l’Etat et de financeurs sur la prise en compte de la gestion des eaux pluviales dans les projets et documents d’urbanisme, a été créé, afin de faire émerger des propositions, pour sensibiliser les Maires et alerter le Ministère sur un certain nombre de manques et de dysfonctionnements, en particulier entre les deux codes, urbanisme et environnement, qui doivent être mis en concordance.


Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 08:47 )  

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